Pourquoi est-il désormais plus dangereux de patrouiller en mer Noire ?

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Pourquoi est-il désormais plus dangereux

de patrouiller en mer Noire ?

Lorsque la Russie

a annexé la Crimée en 2014,

toute la région de la mer Noire

a été touchée.

L'Ukraine a notamment

dû s'adapter au fait

que son voisin russe

était devenu une menace.

Moscou a, hélas, brisé

l'équilibre des forces dans la région.

Le premier port militaire

d'Ukraine était en Crimée.

Les forces russes ont capturé

de nombreux navires ukrainiens

lors de l'annexion.

Mais certains

ont pu s'échapper

et gagner Odessa.

La Revue de l'OTAN a accompagné

les gardes-frontières d'Odessa

pour voir comment ils vivent

la nouvelle donne en mer Noire.

Les gardes partent

contrôler un navire suspect

rôdant au large

du port d'Odessa.

Odessa est devenue

un nouveau pôle militaire

au sud du pays.

Mais elle est mal

outillée pour tenir ce rôle

dans un contexte évolutif

et potentiellement hostile.

La mission première des équipages

de bâtiments de ce type

est plutôt liée aux problèmes

de contrebande, de fraude,

de traite des êtres humains, etc.,

et moins aux événements

et aux difficultés à l'est.

Leur mission

est soudain

devenue plus risquée

qu'auparavant.

En juin, un navire comme celui-ci

patrouillait près de Marioupol, dans l'est.

L'équipage a vu

un objet suspect dans l'eau

et tenté de le repêcher.

L'objet a explosé : des gardes sont morts.

Qu'ils le veuillent ou non, les gardes

ont été entraîné dans cette situation.

Odessa est importante :

c'est le plus grand port du pays

et le centre industriel

du sud de l'Ukraine.

Elle a donc beaucoup

de cibles potentielles

mais peut-être pas assez

de moyens pour les défendre.

Avant, on n'avait qu'un bateau

pour défendre la zone.

Maintenant on patrouille en permanence,

en se focalisant

sur les sites industriels,

c.-à-d. les ports du pays

et leurs environs.

À ce stade de l'opération,

certains des hommes

de ce bâtiment-ci

vont monter sur ce bateau-là,

qui nous a accostés.

Ils prendront ensuite

contact avec le porte-conteneurs

qui se trouve là-bas

et qui n'est pas encore

autorisé à entrer dans le port.

Il s'agit de vérifier

qu'il transporte bien

ce qu'il est censé

transporter

et rien d'autre, sinon

ces hommes interviendront.

La nouvelle donne sécuritaire

en mer Noire signifie

que les exercices menés par l'OTAN ici,

comme celui-ci,

Sea Breeze, sont plus importants

qu'ils ne l'auraient été

il y a deux ans.

En annexant la Crimée,

Moscou a provoqué l'OTAN.

À l'UE et à l'OTAN, on dit

que nous devons

réévaluer, redéfinir

et refondre

notre stratégie pour la mer Noire.

Les gardes ont abordé

et contrôlé le navire

et dans ce cas-ci

tout était en ordre.

L'opération est terminée.

Nous rentrons au port.

C'était un exemple

de ce que font

des pays comme l'Ukraine

et des structures comme l'OTAN

pour assurer la sécurité

en mer Noire.

L'Ukraine s'adapte

à la nouvelle donne en mer Noire,

mais le comble est que

Moscou avait un bail

lui permettant de baser sa flotte

à Sébastopol, en Crimée,

au moins jusqu'en 2042.

Moscou n'avait donc pas besoin

militairement d'annexer la Crimée.

Pourquoi est-il désormais plus dangereux

de patrouiller en mer Noire ?

Lorsque la Russie

a annexé la Crimée en 2014,

toute la région de la mer Noire

a été touchée.

L'Ukraine a notamment

dû s'adapter au fait

que son voisin russe

était devenu une menace.

Moscou a, hélas, brisé

l'équilibre des forces dans la région.

Le premier port militaire

d'Ukraine était en Crimée.

Les forces russes ont capturé

de nombreux navires ukrainiens

lors de l'annexion.

Mais certains

ont pu s'échapper

et gagner Odessa.

La Revue de l'OTAN a accompagné

les gardes-frontières d'Odessa

pour voir comment ils vivent

la nouvelle donne en mer Noire.

Les gardes partent

contrôler un navire suspect

rôdant au large

du port d'Odessa.

Odessa est devenue

un nouveau pôle militaire

au sud du pays.

Mais elle est mal

outillée pour tenir ce rôle

dans un contexte évolutif

et potentiellement hostile.

La mission première des équipages

de bâtiments de ce type

est plutôt liée aux problèmes

de contrebande, de fraude,

de traite des êtres humains, etc.,

et moins aux événements

et aux difficultés à l'est.

Leur mission

est soudain

devenue plus risquée

qu'auparavant.

En juin, un navire comme celui-ci

patrouillait près de Marioupol, dans l'est.

L'équipage a vu

un objet suspect dans l'eau

et tenté de le repêcher.

L'objet a explosé : des gardes sont morts.

Qu'ils le veuillent ou non, les gardes

ont été entraîné dans cette situation.

Odessa est importante :

c'est le plus grand port du pays

et le centre industriel

du sud de l'Ukraine.

Elle a donc beaucoup

de cibles potentielles

mais peut-être pas assez

de moyens pour les défendre.

Avant, on n'avait qu'un bateau

pour défendre la zone.

Maintenant on patrouille en permanence,

en se focalisant

sur les sites industriels,

c.-à-d. les ports du pays

et leurs environs.

À ce stade de l'opération,

certains des hommes

de ce bâtiment-ci

vont monter sur ce bateau-là,

qui nous a accostés.

Ils prendront ensuite

contact avec le porte-conteneurs

qui se trouve là-bas

et qui n'est pas encore

autorisé à entrer dans le port.

Il s'agit de vérifier

qu'il transporte bien

ce qu'il est censé

transporter

et rien d'autre, sinon

ces hommes interviendront.

La nouvelle donne sécuritaire

en mer Noire signifie

que les exercices menés par l'OTAN ici,

comme celui-ci,

Sea Breeze, sont plus importants

qu'ils ne l'auraient été

il y a deux ans.

En annexant la Crimée,

Moscou a provoqué l'OTAN.

À l'UE et à l'OTAN, on dit

que nous devons

réévaluer, redéfinir

et refondre

notre stratégie pour la mer Noire.

Les gardes ont abordé

et contrôlé le navire

et dans ce cas-ci

tout était en ordre.

L'opération est terminée.

Nous rentrons au port.

C'était un exemple

de ce que font

des pays comme l'Ukraine

et des structures comme l'OTAN

pour assurer la sécurité

en mer Noire.

L'Ukraine s'adapte

à la nouvelle donne en mer Noire,

mais le comble est que

Moscou avait un bail

lui permettant de baser sa flotte

à Sébastopol, en Crimée,

au moins jusqu'en 2042.

Moscou n'avait donc pas besoin

militairement d'annexer la Crimée.