Photoreportage : La réalité du terrain pour les soldats de la Première Guerre mondiale

 

Les armes. La cadence de tir des fusils utilisés durant les guerres napoléoniennes, cent ans avant la Première Guerre mondiale, était d'environ quatre coups par minute. Celles des mitrailleuses utilisées en 1914, après la révolution industrielle, était de quatre coups… par seconde. Les grenades et l’artillerie avaient quant à elles décuplé le nombre de blessures par éclat.

Les lignes de combat. Faire bouger les lignes dans une guerre de tranchées était difficile et extrêmement coûteux. Lors de la seule bataille de la Somme, plus d’un million d’hommes ont été tués ou blessés. Le premier jour de la confrontation, l’armée britannique a essuyé les pires pertes de son histoire, déplorant 57 470 victimes, dont plus de 19 000 tués.

Les blessures. C’est pendant la Grande guerre que le gaz chloré et le gaz moutarde ont fait leur apparition sur le champ de bataille. De nombreux soldats, ignorant des dangers liés à ces substances, ne se sont pas protégés, ce qui leur a été fatal. Blessés par des tirs d’artillerie, beaucoup d’hommes ont perdu bras ou jambes, même si les médecins essayaient en général d’éviter l'amputation. Très nombreux étaient ceux qui souffraient d’obusite, une forme de stress post-traumatique – mais, à l’époque, on pensait que c'était dû à une trop grande proximité avec les explosions, voire à une faiblesse génétique.

Les évacuations. Les hôpitaux de campagne avaient été rapprochés du front mais, pour y amener les patients, il fallait encore, dans bien des cas, que des hommes les portent sur des civières à travers des secteurs boueux. À partir des hôpitaux, les blessés graves étaient souvent transportés en train hors des zones de combat.

Les hôpitaux. Les soins dispensés aux soldats blessés étaient sommaires. La plupart des soignants étaient volontaires. Des médecins étaient parfois expédiés d’urgence au front sans y avoir été pleinement préparés. Par rapport à ce qu’ils sont aujourd’hui, les médicaments étaient rudimentaires. Il n’existait ni antibiotiques ni pénicilline.

Les séquelles. Certaines des blessures de guerre étaient véritablement horribles. Parmi les pires : celles des « gueules cassées ». Il a donc fallu reconstruire les visages, ce qui a donné lieu à des progrès majeurs dans le domaine de la chirurgie esthétique, mais a aussi amené certains des soldats opérés, en butte à la répulsion de leur entourage une fois chez eux, à créer, dans un château, une demeure pour les hommes ainsi mutilés.

La Grande Faucheuse (1). Les déplacements de soldats aux quatre coins de la planète au cours de cette guerre d'envergure mondiale ont probablement favorisé la propagation de la pire épidémie de grippe espagnole de l’histoire. Les journaux rapportaient la progression fulgurante de la maladie, de ville en ville et de pays en pays. Comme les facteurs de propagation n'étaient guère connus, rien ou presque n’a été fait pour lutter contre le virus, qui a continué de se répandre, décimant des millions de vies.

La Grande Faucheuse (2). Cette carte donne une indication de l’ampleur de l’épidémie de grippe espagnole. À l'échelle mondiale, ce seul virus a été plus meurtrier que la Première Guerre mondiale.

Mais l'autodestruction à laquelle l'humanité s'est livrée pendant la Grande Guerre reste l’une des plus grandes cicatrices de l’histoire. Le nombre total de morts varie, selon les estimations, entre 9 à 16 millions. C'est presque une génération entière de jeunes hommes qui a été sacrifiée : morts au combat, blessés, invalides ou mutilés. La guerre a enfin cessé le 11e jour du 11e mois de l’année 1918, à 11 heures.

Les armes. La cadence de tir des fusils utilisés durant les guerres napoléoniennes, cent ans avant la Première Guerre mondiale, était d'environ quatre coups par minute. Celles des mitrailleuses utilisées en 1914, après la révolution industrielle, était de quatre coups… par seconde. Les grenades et l’artillerie avaient quant à elles décuplé le nombre de blessures par éclat.

Les lignes de combat. Faire bouger les lignes dans une guerre de tranchées était difficile et extrêmement coûteux. Lors de la seule bataille de la Somme, plus d’un million d’hommes ont été tués ou blessés. Le premier jour de la confrontation, l’armée britannique a essuyé les pires pertes de son histoire, déplorant 57 470 victimes, dont plus de 19 000 tués.

Les blessures. C’est pendant la Grande guerre que le gaz chloré et le gaz moutarde ont fait leur apparition sur le champ de bataille. De nombreux soldats, ignorant des dangers liés à ces substances, ne se sont pas protégés, ce qui leur a été fatal. Blessés par des tirs d’artillerie, beaucoup d’hommes ont perdu bras ou jambes, même si les médecins essayaient en général d’éviter l'amputation. Très nombreux étaient ceux qui souffraient d’obusite, une forme de stress post-traumatique – mais, à l’époque, on pensait que c'était dû à une trop grande proximité avec les explosions, voire à une faiblesse génétique.

Les évacuations. Les hôpitaux de campagne avaient été rapprochés du front mais, pour y amener les patients, il fallait encore, dans bien des cas, que des hommes les portent sur des civières à travers des secteurs boueux. À partir des hôpitaux, les blessés graves étaient souvent transportés en train hors des zones de combat.

Les hôpitaux. Les soins dispensés aux soldats blessés étaient sommaires. La plupart des soignants étaient volontaires. Des médecins étaient parfois expédiés d’urgence au front sans y avoir été pleinement préparés. Par rapport à ce qu’ils sont aujourd’hui, les médicaments étaient rudimentaires. Il n’existait ni antibiotiques ni pénicilline.

Les séquelles. Certaines des blessures de guerre étaient véritablement horribles. Parmi les pires : celles des « gueules cassées ». Il a donc fallu reconstruire les visages, ce qui a donné lieu à des progrès majeurs dans le domaine de la chirurgie esthétique, mais a aussi amené certains des soldats opérés, en butte à la répulsion de leur entourage une fois chez eux, à créer, dans un château, une demeure pour les hommes ainsi mutilés.

La Grande Faucheuse (1). Les déplacements de soldats aux quatre coins de la planète au cours de cette guerre d'envergure mondiale ont probablement favorisé la propagation de la pire épidémie de grippe espagnole de l’histoire. Les journaux rapportaient la progression fulgurante de la maladie, de ville en ville et de pays en pays. Comme les facteurs de propagation n'étaient guère connus, rien ou presque n’a été fait pour lutter contre le virus, qui a continué de se répandre, décimant des millions de vies.

La Grande Faucheuse (2). Cette carte donne une indication de l’ampleur de l’épidémie de grippe espagnole. À l'échelle mondiale, ce seul virus a été plus meurtrier que la Première Guerre mondiale.

Mais l'autodestruction à laquelle l'humanité s'est livrée pendant la Grande Guerre reste l’une des plus grandes cicatrices de l’histoire. Le nombre total de morts varie, selon les estimations, entre 9 à 16 millions. C'est presque une génération entière de jeunes hommes qui a été sacrifiée : morts au combat, blessés, invalides ou mutilés. La guerre a enfin cessé le 11e jour du 11e mois de l’année 1918, à 11 heures.