OTAN-Russie : Malaise dans le partenariat

L'OTAN et la Russie ne se considèrent pas comme des ennemies. Elles collaborent dans plusieurs domaines. Alors pourquoi ce blues entre entre elles ?

map
Full video transcript

OTAN-Russie : Malaise dans le partenariat ?

En 1997, l'OTAN et la Russie

ont signé l'Acte fondateur,

affirmant qu'elles ne se voyaient pas

comme des adversaires.

Alors pourquoi ces frictions

plus de 15 ans après ?

Les dirigeants actuels,

à Moscou,

sont convaincus que

la plus grande menace pour eux

est la propagation

des valeurs occidentales

et du système démocratique libéral

dans ce qu'ils voient comme

leur propre sphère et

qu'ils définissent encore

comme l'ex-URSS.

En Russie, le gouvernement

et l'armée restent

convaincus que

fin des années 80,

début des années 90,

les États-Unis

et les grands pays de l'Alliance

avaient promis

que l'OTAN ne s'élargirait plus à l'est.

Les Russes se sentent

floués par l'OTAN.

Mais quel est le nœud du problème

pour les relations OTAN-Russie ?

Et que peuvent nous en dire

les récents événements en Ukraine ?

Leur souci, c'est vraiment

l'élargissement de l'OTAN.

Et ce qui les ennuie surtout

c'est que si on a plus d'OTAN,

dans des pays comme l'Ukraine,

tout devient plus "otanien" :

l'organisation de la défense

et de la sécurité,

le fonctionnement de l'État...

Et ça, ils n'en veulent pas.

C'est là leur vraie peur,

mais tant que nous restons chez nous,

ils ne nous considèrent pas

vraiment comme une menace.

Pour autant, la Russie

ne rejette pas la collaboration.

Depuis 2002, il y a

le Conseil OTAN-Russie,

où l'on coopère justement

face aux menaces

pesant sur les deux parties.

Nous devons réfléchir

à la façon de nous protéger

contre les menaces et défis nouveaux

C'est là un des points clés

de notre agenda de sécurité.

Pour moi, cet agenda

du Conseil OTAN-Russie

comporte deux volets :

d'abord, être apte à déceler

les défis de sécurité liés

aux menaces émergentes.

Puis tenter de voir

comment y répondre ensemble.

La Russie est un État multinational,

menacé par l'extrémisme,

par la sophistication

et la mondialisation

du terrorisme,

et il est clair qu'ici, le potentiel

de coopération est important.

La liste des domaines

de coopération est déjà longue.

L'OTAN et la Russie viennent

de présenter le projet STANDEX,

dont le but est d'empêcher les attentats

à l'explosif dans les transports en commun.

La coopération est aussi très bonne

dans les opérations Ocean Shield,

menée par l'OTAN,

et Atalanta,

menée par l'UE.

En Afghanistan, la coopération

est solide dans bien des secteurs

et pour le transit du fret

la Russie est un acteur crucial

pour la communauté internationale

et pour les pays de la FIAS.

Nous sommes aussi

très actifs dans la formation

d'agents de lutte antidrogue

pour l'Afghanistan,

le Pakistan, l'Asie centrale,

et nous travaillons

sur des projets très précis

destinés à améliorer

la sécurité dans les transports

et dans d'autres secteurs

vulnérables aux attentats-suicide.

Et ici, le projet STANDEX

est très prometteur.

Bref,

vu la liste des menaces

et défis communs,

notre coopération

se porte très bien.

Outre qu'ils ont des résultats,

ces projets stimulent la confiance.

STANDEX et l'initiative sur

l'espace aérien en coopération

fonctionnent très bien

grâce à deux éléments

importants.

Primo, les bénéfices sont équilibrés

de part et d'autre.

Secundo, ces projets

ne sont pas politisés.

Ils sont d'ordre technique

et ils aident concrètement

à traiter des questions concrètes.

La confiance reste

le problème clé

et on peut dire que

le manque de confiance actuel

semble être un frein à une

relation plus fructueuse.

De tous les partenariats de l'OTAN,

c'est avec la Russie que le potentiel

est le plus grand.

Mais ce potentiel a du mal

à se réaliser pleinement.

À la base, le problème

est très simple,

c'est le manque de confiance,

de part et d'autre.

OTAN-Russie : Malaise dans le partenariat ?

En 1997, l'OTAN et la Russie

ont signé l'Acte fondateur,

affirmant qu'elles ne se voyaient pas

comme des adversaires.

Alors pourquoi ces frictions

plus de 15 ans après ?

Les dirigeants actuels,

à Moscou,

sont convaincus que

la plus grande menace pour eux

est la propagation

des valeurs occidentales

et du système démocratique libéral

dans ce qu'ils voient comme

leur propre sphère et

qu'ils définissent encore

comme l'ex-URSS.

En Russie, le gouvernement

et l'armée restent

convaincus que

fin des années 80,

début des années 90,

les États-Unis

et les grands pays de l'Alliance

avaient promis

que l'OTAN ne s'élargirait plus à l'est.

Les Russes se sentent

floués par l'OTAN.

Mais quel est le nœud du problème

pour les relations OTAN-Russie ?

Et que peuvent nous en dire

les récents événements en Ukraine ?

Leur souci, c'est vraiment

l'élargissement de l'OTAN.

Et ce qui les ennuie surtout

c'est que si on a plus d'OTAN,

dans des pays comme l'Ukraine,

tout devient plus "otanien" :

l'organisation de la défense

et de la sécurité,

le fonctionnement de l'État...

Et ça, ils n'en veulent pas.

C'est là leur vraie peur,

mais tant que nous restons chez nous,

ils ne nous considèrent pas

vraiment comme une menace.

Pour autant, la Russie

ne rejette pas la collaboration.

Depuis 2002, il y a

le Conseil OTAN-Russie,

où l'on coopère justement

face aux menaces

pesant sur les deux parties.

Nous devons réfléchir

à la façon de nous protéger

contre les menaces et défis nouveaux

C'est là un des points clés

de notre agenda de sécurité.

Pour moi, cet agenda

du Conseil OTAN-Russie

comporte deux volets :

d'abord, être apte à déceler

les défis de sécurité liés

aux menaces émergentes.

Puis tenter de voir

comment y répondre ensemble.

La Russie est un État multinational,

menacé par l'extrémisme,

par la sophistication

et la mondialisation

du terrorisme,

et il est clair qu'ici, le potentiel

de coopération est important.

La liste des domaines

de coopération est déjà longue.

L'OTAN et la Russie viennent

de présenter le projet STANDEX,

dont le but est d'empêcher les attentats

à l'explosif dans les transports en commun.

La coopération est aussi très bonne

dans les opérations Ocean Shield,

menée par l'OTAN,

et Atalanta,

menée par l'UE.

En Afghanistan, la coopération

est solide dans bien des secteurs

et pour le transit du fret

la Russie est un acteur crucial

pour la communauté internationale

et pour les pays de la FIAS.

Nous sommes aussi

très actifs dans la formation

d'agents de lutte antidrogue

pour l'Afghanistan,

le Pakistan, l'Asie centrale,

et nous travaillons

sur des projets très précis

destinés à améliorer

la sécurité dans les transports

et dans d'autres secteurs

vulnérables aux attentats-suicide.

Et ici, le projet STANDEX

est très prometteur.

Bref,

vu la liste des menaces

et défis communs,

notre coopération

se porte très bien.

Outre qu'ils ont des résultats,

ces projets stimulent la confiance.

STANDEX et l'initiative sur

l'espace aérien en coopération

fonctionnent très bien

grâce à deux éléments

importants.

Primo, les bénéfices sont équilibrés

de part et d'autre.

Secundo, ces projets

ne sont pas politisés.

Ils sont d'ordre technique

et ils aident concrètement

à traiter des questions concrètes.

La confiance reste

le problème clé

et on peut dire que

le manque de confiance actuel

semble être un frein à une

relation plus fructueuse.

De tous les partenariats de l'OTAN,

c'est avec la Russie que le potentiel

est le plus grand.

Mais ce potentiel a du mal

à se réaliser pleinement.

À la base, le problème

est très simple,

c'est le manque de confiance,

de part et d'autre.

Related videos
|
  • Quand défense rime avec intelligence
  • Ces irremplaçables hélicoptères !
  • Translation of NATO and Industry: same goals, different languages?
  • Translation of US and the EU: more protection than defence?
  • Football et défense en mutation
  • Quelles seront les plus grandes menaces dans les 10 ans à venir ?
  • Translation of NATO-Russia: re-reset?
  • Translation of Ahmed Rashid: It's about ballots, not boots
  • « Une union des Balkans occidentaux ? »
  • Quelle est vraiment la force du lien transatlantique ?
  • Franco Frattini : « Budgétisez, qu'ils disaient ! »
  • On recherche hackers
  • La cyberguerre : une réalité ?
  • Les cyberattaques, l'OTAN et les Angry Birds
  • Évolution de l'Arctique : quel rôle pour l'OTAN ?
  • Les partenaires comptent. Quatre ministres des Affaires étrangères s'en expliquent
  • Irlande : partenariat OTAN et neutralité
  • Ashton et Paloméros : pourquoi l'UE et l'OTAN ont besoin de partenaires
  • Les femmes dans la sécurité : quels progrès ?
  • Les femmes au front
  • Les femmes dans la sécurité: témoignages...
  • La révolution libyenne de 2011... en 2 minutes
  • « Water » ou « WARter » ? Un dossier «aqueux» belliqueux ?
  • Forces de la nature et forces armées
  • L’énergie et l’environnement : le bon, l’inquiétant et le truand
  • Du carburant pour la réflexion
  • Le terrorisme endogène : comment l’OTAN peut-elle le combattre ?
  • Terrorisme endogène: le point de vue de l'UE
  • De Cronkite à la Corée : les enseignements tirés
  • Monsieur Transatlantique
  • Aperçu de l’Afghanistan : le point de vue des experts
  • Mission impossible ?
  • Le sommet de l’OTAN de 2012 : que signifie-t-il pour Chicago ?
  • Faire du concept une réalité
  • Les médias sociaux et l’OTAN : c’est compliqué
  • Turquie : interview du ministre de la Défense, M. Yilmaz
  • Grèce : ce que signifient soixante années d’appartenance à l’OTAN
  • La Grèce et l’OTAN : le point de vue de la nouvelle génération
  • Turquie : ce que signifient soixante années d’appartenance à l’OTAN
  • Mladic , Srebrenica et la justice
  • Mladic, la justice et 2011 : le point de vue de la Serbie
  • Le point de vue de la région
  • Mladic, la justice et 2011 : le point de vue de la Croatie
  • Double vision - une perspective afghano-américaine
  • Quid de l'Afghanistan maintenant? Entretien avec Ahmed Rashid
  • L'OTAN et la Russie aujourd'hui: entretien avec Dmitri Trenine
  •  La sécurité par le nombre? L'OTAN et ses partenaires
  • Histoire : quels sont les éléments qui ont façonné le Concept stratégique ?
  • Armes légères: les véritables armes de destruction massive?
  • L'OTAN et la Suède: de nouvelles perspectives pour de vieux partenaires?
  • L'OTAN et ses partenaires: des relations qui évoluent?
  • Partenariat durable : la corruption est-elle devenue le principal champ de bataille de l’Afghanistan ?
  • Les médias sociaux peuvent-ils aussi nuire à la démocratie ?
  • Changement politique: ce que les médias sociaux peuvent et ne peuvent pas faire
  • Printemps arabe = révolution Facebook #1 ?
  • Optimisme – ou réalisme ?
  • Mourir pour manger
  • Cuisiner pour la planète
  • L’économie mondiale en 2011 : à la hausse ou à la baisse ?
  • Les terres rares : le nouveau pétrole en 2011 ?
  • Lisbonne : le lieu de naissance idéal pour le nouveau Concept stratégique de l’OTAN ?
  • Oeuvrer ensemble : pourquoi une optique globale est importante
  • Le nouveau Concept stratégique de l’OTAN : un exercice d’équilibrage réussi ?
  • Le mouvement Tea Party : seul à la maison ?
  • Obama, les élections et la politique étrangère: la responsabilité commence ici?
  • Ivo Daalder, ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN
  • Quelle importance les femmes revêtent-elles dans le nouveau Concept stratégique de l’OTAN ?
  • La sécurité : toujours une carrière d’hommes ?
  • La Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU : un heureux dixième anniversaire ?
  • Pourquoi devons-nous nous préoccuper du Yémen ?
  • Yémen : 10 raisons d’être inquiet
  • Le football: diviseur ou rassembleur?
  • Défense et attaque - comment les forces armées voient le football
  • Quel regard l’OTAN porte-t-elle sur les changements qui interviennent dans le domaine nucléaire ?
  • L’AIEA : l’organisme mondial clé ?
  • La bombe sale : coût faible, risque élevé
  • Le TNP : le traité le plus important au monde ?
  • Partie d’échecs nucléaire : l'Iran au trait - quel coup va-t-il jouer ?
  • 2010 : l’an zéro du zéro nucléaire ?
  • Le rêve nucléaire d’Obama : « Yes, he can ? »
  • Opération Active Endeavour – vue de l’œil de Dieu
  • La marine marchande et la piraterie: le point de vue d'un haut dirigeant
  • La sécurité maritime change de visage
  • La Chine et l’Ouest: des conflits par clavier interposé?
  • La Chine et l’Ouest: des conflits par clavier interposé?
  • Le général Klaus Naumann, ancien président du Comité militaire de l'OTAN
  • Madeleine K. Albright, présidente du Groupe d’experts sur le Concept stratégique de l’OTAN
  • L'amiral James G. Stavridis, commandant suprême des forces alliées en Europe
  • Un calendrier déterminant ?
  • Jeroen Van der Veer, vice-président du Groupe d’experts sur le Concept stratégique de l’OTAN
  • La grande question que doit aborder le Concept stratégique est celle…
  • Siège de l’OTAN- l’heure du relookage ?
  • Une bataille d'idées
  • Qu’est-ce que cela signifie pour les militaires ?
  • Compréhension publique - le génie c'est la simplicité (partie 1)
  • Compréhension publique - le génie c'est la simplicité (partie 2)
  • Nouvelle ère, nouvelles menaces, nouvelles réponses
  • Groupes appartenant à la criminalité organisée et groupements terroristes : camarades ou caméléons ?
  • Piraterie, ports et États défaillants : les avant-postes de la criminalité organisée ?
  • Pourquoi la crise financière concerne la sécurité: visite guidée en trois minutes
  • La crise financière : questions aux experts
  • De la finance à la défense
  • La gouverneure afghane Habiba Sarabi:
  • M. Amin, gouverneur de la province de Farah:
  • Interview de Paddy Ashdown
  • Jamie Shea: le Kosovo, hier et aujourd'hui
  • Sous la glace du globe…
  • Interview: le ministre des Affaires étrangères de la Norvège, Jonas Gahr Støre
  • Interview: ministre de la Défense du Danemark
  • Interview vidéo - Ahmed Rashid
  • Talibans, télévision, téléphones – et terreur
  • La réforme de la police en Bosnie: mission incomplète ou mission impossible?
  • Karadzic : de Sarajevo à La Haye
  • Bosnie : une nouvelle armée modèle ?
  • Partenariat ou adhésion pour la Finlande ?
  • Interview vidéo
  • Débat vidéo : les nouveaux médias – une aide ou un obstacle dans les situations de conflit ?