Ukraine et Occident : l'union fait la force ?

Quels étaient les principaux objectifs du président russe Vladimir Poutine lorsqu'il a entrepris de soutenir les rebelles pro-russes en Ukraine ? Au-delà d'une question de territoire, s'agissait-il de créer des divisions entre les pays occidentaux, ou de les accentuer ? Dans ce cas, sa stratégie a-t-elle fonctionné ? La Revue de l'OTAN a posé la question à certains des grands responsables de la sécurité.

Full video transcript

Ukraine et Occident :

l'union fait la force ?

Que cherchait vraiment

le président russe Poutine

en allant en Ukraine ?

La Crimée était-elle

une annexion pure et simple

ou était-ce plus compliqué ?

Les manœuvres dans l'est

de Ukraine visaient-elles

juste à diviser l'Occident ?

Il ne rate aucune occasion

d'attiser les

tensions possibles

dans la coopération atlantique

et nous devons éviter

de lui offrir plus d'occasions

de nous diviser. Restons unis.

Quelles qu'aient été ses

intentions premières,

Poutine a déjà atteint plusieurs

objectifs stratégiques russes.

Pour sûr, ses

premiers objectifs.

Primo, il a obtenu une grande

base navale en eaux chaudes,

essentielle pour la

stratégie de défense russe.

Secundo, il a

déstabilisé le régime ukrainien.

Tertio, il a aussi

montré son attachement à

une russianité passée.

L'Ukraine joue un rôle

important dans l'identité russe

et nous devons

en avoir conscience.

Quarto,

il a déséquilibré l'Europe

et l'Alliance.

Nous ne sommes pas divisés,

mais déséquilibrés.

Quelle part des divisions

occidentales existait déjà ?

Et quelle part est l'œuvre

récente de Poutine ?

Bonne question.

Je ne suis pas sûr que tout

le mérite lui revienne.

Il s'est certes fait un

devoir d'essayer de diviser.

De fait, il y a maintenant

de plus grandes

divergences d'approche politique

entre alliés,

plutôt dans les recommandations

que dans l'analyse,

qu'il y en a eu depuis longtemps.

Je parlerais de...

On ne sait plus ce qu'est la dissuasion.

Quant à savoir s'il a divisé

l'Occident, les avis divergent.

Certains pensent que

ses actes seront à long terme

utiles à l'Occident et à l'Alliance.

Il a échoué lamentablement.

Il a suscité un débat interne,

à l'échelle de l'Alliance

et à l'Union européenne.

Au sein de l'Alliance,

ce débat n'aurait peut-être

jamais eu lieu

si nos échanges d'octobre

prochain

se limitaient à la fin de la FIAS

et à un débat théorique

sur l'article 5.

Il en a fait un débat

tout sauf théorique.

Il est clair que le sommet

de l'OTAN au pays de Galles

offre l'occasion d'envoyer un

message fort au président Poutine.

Ce sera capital, car nul

ne sait ce qu'il va faire après.

Sans message très clair

au pays de Galles,

avant ou après ça,

si la Russie continue

d'avancer,

demain ce pourrait être

la Transnistrie, Chisinau,

Kiev ou Tbilissi.

C'est un défi de Poutine,

depuis qu'il a pris la Crimée.

Mais ce n'est pas tout.

Nous devons aussi

bien réfléchir

à ce que Poutine

envisage maintenant.

Poutine comprend

le langage de la force.

C'est pourquoi il a accru

le budget de la défense

et lancé un plan de

723 milliards de dollars sur 10 ans

pour moderniser l'armée russe.

Certains pensent qu'on ne

peut répondre à Poutine

qu'avec un langage

qu'il comprend.

Face à la Russie,

il faut avoir à l'esprit

la célèbre phrase de

Teddy Roosevelt :

Parler doucement,

mais un bâton à la main.

Ukraine et Occident :

l'union fait la force ?

Que cherchait vraiment

le président russe Poutine

en allant en Ukraine ?

La Crimée était-elle

une annexion pure et simple

ou était-ce plus compliqué ?

Les manœuvres dans l'est

de Ukraine visaient-elles

juste à diviser l'Occident ?

Il ne rate aucune occasion

d'attiser les

tensions possibles

dans la coopération atlantique

et nous devons éviter

de lui offrir plus d'occasions

de nous diviser. Restons unis.

Quelles qu'aient été ses

intentions premières,

Poutine a déjà atteint plusieurs

objectifs stratégiques russes.

Pour sûr, ses

premiers objectifs.

Primo, il a obtenu une grande

base navale en eaux chaudes,

essentielle pour la

stratégie de défense russe.

Secundo, il a

déstabilisé le régime ukrainien.

Tertio, il a aussi

montré son attachement à

une russianité passée.

L'Ukraine joue un rôle

important dans l'identité russe

et nous devons

en avoir conscience.

Quarto,

il a déséquilibré l'Europe

et l'Alliance.

Nous ne sommes pas divisés,

mais déséquilibrés.

Quelle part des divisions

occidentales existait déjà ?

Et quelle part est l'œuvre

récente de Poutine ?

Bonne question.

Je ne suis pas sûr que tout

le mérite lui revienne.

Il s'est certes fait un

devoir d'essayer de diviser.

De fait, il y a maintenant

de plus grandes

divergences d'approche politique

entre alliés,

plutôt dans les recommandations

que dans l'analyse,

qu'il y en a eu depuis longtemps.

Je parlerais de...

On ne sait plus ce qu'est la dissuasion.

Quant à savoir s'il a divisé

l'Occident, les avis divergent.

Certains pensent que

ses actes seront à long terme

utiles à l'Occident et à l'Alliance.

Il a échoué lamentablement.

Il a suscité un débat interne,

à l'échelle de l'Alliance

et à l'Union européenne.

Au sein de l'Alliance,

ce débat n'aurait peut-être

jamais eu lieu

si nos échanges d'octobre

prochain

se limitaient à la fin de la FIAS

et à un débat théorique

sur l'article 5.

Il en a fait un débat

tout sauf théorique.

Il est clair que le sommet

de l'OTAN au pays de Galles

offre l'occasion d'envoyer un

message fort au président Poutine.

Ce sera capital, car nul

ne sait ce qu'il va faire après.

Sans message très clair

au pays de Galles,

avant ou après ça,

si la Russie continue

d'avancer,

demain ce pourrait être

la Transnistrie, Chisinau,

Kiev ou Tbilissi.

C'est un défi de Poutine,

depuis qu'il a pris la Crimée.

Mais ce n'est pas tout.

Nous devons aussi

bien réfléchir

à ce que Poutine

envisage maintenant.

Poutine comprend

le langage de la force.

C'est pourquoi il a accru

le budget de la défense

et lancé un plan de

723 milliards de dollars sur 10 ans

pour moderniser l'armée russe.

Certains pensent qu'on ne

peut répondre à Poutine

qu'avec un langage

qu'il comprend.

Face à la Russie,

il faut avoir à l'esprit

la célèbre phrase de

Teddy Roosevelt :

Parler doucement,

mais un bâton à la main.

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