Insécurité énergétique : quel rôle pour l'OTAN ?

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Insécurité énergétique:

quel rôle pour l'OTAN ?

A l'heure de la mondialisation,

aucun homme n'est une île.

Environ 50% des importations

gazières de l'UE venant de Russie

transitent toujours par l'Ukraine,

et elles ont déjà

été interrompues deux fois,

en 2006 et 2009.

La crise ukrainienne

suscite de nouvelles

craintes pour la sécurité

énergétique de l'Europe.

L'interdépendance créée

par la mondialisation signifie

que personne ne peut

échapper à l'instabilité

où que l'on se trouve.

La crise ukrainienne

en est un parfait exemple,

tout comme le 11 septembre

ou l'épidémie de SRAS.

Le monde est beaucoup

plus interdépendant.

Mais pour l'énergie, les décisions

sont surtout le fait

de sociétés commerciales,

du moins en Occident.

Quel rôle peut donc jouer une

organisation internationale comme l'OTAN ?

L'OTAN ne prétend pas contrôler

la sécurité énergétique.

Ce sont les pays,

l'économie,

les infrastructures,

l'UE...qui dictent les décisions.

Mais l'OTAN peut servir

de forum de consultation,

où des pays

comme les Etats baltes

peuvent évoquer leurs préoccupations

avec d'autres Alliés,

discuter

de l'effet des dépendances,

de la nécessité d'y remédier,

et de la façon de partager les difficultés.

Il est clair selon moi

que l'OTAN doit repenser

le rôle hérité de 1949,

par exemple en associant

d'autres ministères,

comme les Finances,

aux réunions du Conseil.

C'est ce qu'exigent les défis globaux

qui se présentent à nous aujourd'hui.

Cette adaptation nécessitera

de nouvelles compétences.

Mais ce n'est pas la première fois

que l'OTAN doit s'adapter

à l'évolution des défis de sécurité.

Si nous n'avons pas d'experts,

ça n'est pas une excuse,

il faut en trouver.

Quand j'étais à l'OTAN,

par exemple,

on a réalisé que personne

ne parlait arabe.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Mais pourquoi il n'y en avait pas avant ?

Parce que ça n'avait jamais été

nécessaire, mais maintenant oui.

Enfin, il ne fait guère de doute

que l'énergie peut avoir

un effet majeur sur le rééquilibrage

des relations avec la Russie.

La sécurité énergétique et la stabilité

économique limitent la liberté

d'action de la Russie bien plus que

n'importe quel équilibre des forces militaires.

Insécurité énergétique:

quel rôle pour l'OTAN ?

A l'heure de la mondialisation,

aucun homme n'est une île.

Environ 50% des importations

gazières de l'UE venant de Russie

transitent toujours par l'Ukraine,

et elles ont déjà

été interrompues deux fois,

en 2006 et 2009.

La crise ukrainienne

suscite de nouvelles

craintes pour la sécurité

énergétique de l'Europe.

L'interdépendance créée

par la mondialisation signifie

que personne ne peut

échapper à l'instabilité

où que l'on se trouve.

La crise ukrainienne

en est un parfait exemple,

tout comme le 11 septembre

ou l'épidémie de SRAS.

Le monde est beaucoup

plus interdépendant.

Mais pour l'énergie, les décisions

sont surtout le fait

de sociétés commerciales,

du moins en Occident.

Quel rôle peut donc jouer une

organisation internationale comme l'OTAN ?

L'OTAN ne prétend pas contrôler

la sécurité énergétique.

Ce sont les pays,

l'économie,

les infrastructures,

l'UE...qui dictent les décisions.

Mais l'OTAN peut servir

de forum de consultation,

où des pays

comme les Etats baltes

peuvent évoquer leurs préoccupations

avec d'autres Alliés,

discuter

de l'effet des dépendances,

de la nécessité d'y remédier,

et de la façon de partager les difficultés.

Il est clair selon moi

que l'OTAN doit repenser

le rôle hérité de 1949,

par exemple en associant

d'autres ministères,

comme les Finances,

aux réunions du Conseil.

C'est ce qu'exigent les défis globaux

qui se présentent à nous aujourd'hui.

Cette adaptation nécessitera

de nouvelles compétences.

Mais ce n'est pas la première fois

que l'OTAN doit s'adapter

à l'évolution des défis de sécurité.

Si nous n'avons pas d'experts,

ça n'est pas une excuse,

il faut en trouver.

Quand j'étais à l'OTAN,

par exemple,

on a réalisé que personne

ne parlait arabe.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Mais pourquoi il n'y en avait pas avant ?

Parce que ça n'avait jamais été

nécessaire, mais maintenant oui.

Enfin, il ne fait guère de doute

que l'énergie peut avoir

un effet majeur sur le rééquilibrage

des relations avec la Russie.

La sécurité énergétique et la stabilité

économique limitent la liberté

d'action de la Russie bien plus que

n'importe quel équilibre des forces militaires.