Trois raisons à l'effet boomerang de la stratégie de Poutine en Ukraine

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Trois raisons à l'effet boomerang

de la stratégie de Poutine en Ukraine

En 2013,

Poutine avait un allié proche

en la personne de Ianoukovitch.

L'Ukraine était affaiblie

par une corruption rampante

et ses forces armées étaient

inexpérimentées et inconnues.

Mais d'ici fin 2014,

de par sa réaction

face à l'ingérence russe,

sur son sol,

le pays aura inversé la tendance,

au détriment de la Russie.

1. Création d'une unité nationale

Grâce à Vladimir Poutine

les Ukrainiens se sont découvert

une identité, un sens de la solidarité

et un sens du patriotisme

inédits depuis 25 ans,

voire depuis

bien plus longtemps.

Les gens sont enfin prêts

à faire des sacrifices pour le pays.

Du jamais vu, sauf peut-être

pendant la Révolution orange.

Mais maintenant, c'est le cas.

Preuve en est le grand nombre

de volontaires qui intègrent

les forces d'autodéfense,

la garde nationale et autres.

Ils prennent part au combat.

Beaucoup y perdent la vie.

La cible est toute désignée.

Les gens voient

que la source de ces problèmes

n'est plus Ianoukovitch.

Avant, il cristallisait

leurs craintes et colères.

Maintenant, c'est la Russie.

2. Développement des forces armées

Grâce à Poutine et à son agression

dans l'est de l'Ukraine,

plus qu'aux événements en Crimée,

l'armée se doit d'être à la hauteur,

et les militaires aussi.

Bien sûr, ça ne suffit pas,

mais c'est très important

pour créer une sorte

d'esprit de corps,

une certaine identité, une mission.

Il n'était pas prévu que

ces gens combattent.

En Ukraine et en Occident,

on s'accordait à dire:

ils sont peut-être tous incompétents,

ils ne combattront pas

ou ne rétabliront pas l'ordre public.

On avait tort de A à Z.

3. Intensification de la lutte

contre la corruption

La corruption mine l'ensemble

de la société et de l'État

La question n'est pas

de lui résister,

elle s'est insinuée

dans le quotidien.

La question est d'amener

45 millions de personnes

- pas que les bureaucrates,

toute la population -

à commencer à penser autrement.

Car les gens doivent cesser d'être

prêts à payer des pots-de-vin,

et les responsables

à les accepter.

C'est donnant donnant.

Ils semblent aller vers

un dégraissement de l'État

et une augmentation des salaires,

ce qui permettra

de réduire l'incitation

à la corruption.

Trois raisons à l'effet boomerang

de la stratégie de Poutine en Ukraine

En 2013,

Poutine avait un allié proche

en la personne de Ianoukovitch.

L'Ukraine était affaiblie

par une corruption rampante

et ses forces armées étaient

inexpérimentées et inconnues.

Mais d'ici fin 2014,

de par sa réaction

face à l'ingérence russe,

sur son sol,

le pays aura inversé la tendance,

au détriment de la Russie.

1. Création d'une unité nationale

Grâce à Vladimir Poutine

les Ukrainiens se sont découvert

une identité, un sens de la solidarité

et un sens du patriotisme

inédits depuis 25 ans,

voire depuis

bien plus longtemps.

Les gens sont enfin prêts

à faire des sacrifices pour le pays.

Du jamais vu, sauf peut-être

pendant la Révolution orange.

Mais maintenant, c'est le cas.

Preuve en est le grand nombre

de volontaires qui intègrent

les forces d'autodéfense,

la garde nationale et autres.

Ils prennent part au combat.

Beaucoup y perdent la vie.

La cible est toute désignée.

Les gens voient

que la source de ces problèmes

n'est plus Ianoukovitch.

Avant, il cristallisait

leurs craintes et colères.

Maintenant, c'est la Russie.

2. Développement des forces armées

Grâce à Poutine et à son agression

dans l'est de l'Ukraine,

plus qu'aux événements en Crimée,

l'armée se doit d'être à la hauteur,

et les militaires aussi.

Bien sûr, ça ne suffit pas,

mais c'est très important

pour créer une sorte

d'esprit de corps,

une certaine identité, une mission.

Il n'était pas prévu que

ces gens combattent.

En Ukraine et en Occident,

on s'accordait à dire:

ils sont peut-être tous incompétents,

ils ne combattront pas

ou ne rétabliront pas l'ordre public.

On avait tort de A à Z.

3. Intensification de la lutte

contre la corruption

La corruption mine l'ensemble

de la société et de l'État

La question n'est pas

de lui résister,

elle s'est insinuée

dans le quotidien.

La question est d'amener

45 millions de personnes

- pas que les bureaucrates,

toute la population -

à commencer à penser autrement.

Car les gens doivent cesser d'être

prêts à payer des pots-de-vin,

et les responsables

à les accepter.

C'est donnant donnant.

Ils semblent aller vers

un dégraissement de l'État

et une augmentation des salaires,

ce qui permettra

de réduire l'incitation

à la corruption.

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