L’EIIL ne peut vaincre la Jordanie. La Jordanie peut-elle vaincre l’EIIL ?

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L’EIIL ne peut vaincre la Jordanie.

La Jordanie peut-elle vaincre l’EIIL ?

Un pays que cerneraient

les guerres civiles, qui devrait accueillir

des centaines de milliers de réfugiés

et serait menacé par

une organisation terroriste barbare

serait normalement pris de panique.

Mais pas la Jordanie.

Nous en avons vu d’autres,

et cela

depuis que la Jordanie existe.

Et nous sommes parvenus

à nous en sortir.

La principale menace pour la Jordanie

vient d’Iraq et de Syrie, pays frontaliers

où l’EIIL gagne du terrain,

malgré les frappes aériennes,

auxquelles la Jordanie participe.

Je crois fermement que nos frontières

sont entre de bonnes mains.

L’EIIL a déclaré

que la Jordanie était

la prochaine sur sa liste.

La Jordanie est-elle menacée ?

Je dirais que

tous les pays modérés

de la région

sont menacés.

On peut le voir ici,

la Jordanie prône

l’ouverture,

la modération et la liberté.

Or ce sont précisément ces valeurs

que l’EIIL entend éradiquer.

Les Jordaniens ont confiance

en leur armée,

convaincus qu’elle a

de quoi les défendre.

On ne se sent pas menacés

par l’EIIL,

en particulier parce qu’on a

la meilleure armée de la région.

En fait, Amman

semble privilégier

une solution à plus long terme,

en combattant l’idéologie

qui rend les groupes

djihadistes attrayants

plutôt que d’agir

sur le plan militaire.

Par une riposte militaire,

on éliminerait 80 à 90 %

de ces âmes égarées,

mais si on ne combat pas

ce qui les pousse à se battre,

ces 15 à 20 000 djihadistes

ne seront-ils pas remplacés par d’autres,

encore plus nombreux ?

Les méthodes de recrutement de l’EIIL

sont un autre problème :

la Jordanie accueille

plus de 2 millions de réfugiés,

de Palestine

mais aussi d’Iraq et de Syrie,

et l’EIIL cherche à recruter parmi eux

grâce aux réseaux sociaux.

Il existe beaucoup de faux profils,

qui donnent l’illusion du nombre.

Cela inspire la confiance

et éveille la curiosité,

et certains tombent dans le panneau.

L’EIIL peut aussi attaquer

en envoyant des mails

à partir de fausses adresses

ou en ciblant des personnes vulnérables.

Et la Jordanie a des problèmes

plus urgents encore.

Son économie souffre

des mutations

induites par les révolutions

du Printemps arabe

et par la guerre civile en Syrie.

Notre facture énergétique a explosé.

On importait du gaz d’Égypte.

C’est fini.

On consacre à l’énergie

20 % de notre budget.

Les indicateurs économiques

sont tous à la baisse.

La Jordanie est un pays

avec lequel l’Occident peut commercer.

Ici, à Amman, on dénombre

des centaines de sociétés occidentales,

attirées par la stabilité

politique et un environnement

propice aux investissements,

sans compter

un vaste programme de privatisation.

Mais l’économie

a beaucoup souffert

durant le Printemps arabe.

Ainsi, à l’heure où menacent

l’EIIL et d’autres encore,

la sécurité en Jordanie

passera aussi

par une économie efficace.

La stabilité du pays se mesure

notamment à l’affluence

des touristes, attirés par

la mer Morte, les cités antiques

ou encore les stations thermales.

Le tourisme

est indispensable à l’économie.

Il rapporte des milliards de dollars par an.

Mais c’est surtout la stabilité

qui attire les touristes.

Sans stabilité, moins de touristes,

et donc moins de recettes.

Les troubles qui ont suivi

le Printemps arabe

ont fait fuir les touristes,

faisant perdre au pays

plus d’un milliard de dollars.

L’afflux croissant de réfugiés

ajoute encore aux

problèmes du pays,

notamment l’approvisionnement en eau.

L’eau est un problème.

Nous sommes le quatrième pays

le plus pauvre du monde

pour les ressources en eau.

Malgré tout, la Jordanie

ne cède pas à la panique :

ce n’est pas la première fois

qu’on lui prédit le pire

et que les faits

contredisent ces prédictions.

Des études

sur les conséquences stratégiques

du Printemps arabe

avaient établi que la Jordanie

risquait fort de connaître

une période d'instabilité

et que les plus stables seraient...

l’Iraq, la Syrie et la Libye.

Comme on peut le voir aujourd’hui,

c’est l’inverse qui s’est produit.

L’EIIL ne peut vaincre la Jordanie.

La Jordanie peut-elle vaincre l’EIIL ?

Un pays que cerneraient

les guerres civiles, qui devrait accueillir

des centaines de milliers de réfugiés

et serait menacé par

une organisation terroriste barbare

serait normalement pris de panique.

Mais pas la Jordanie.

Nous en avons vu d’autres,

et cela

depuis que la Jordanie existe.

Et nous sommes parvenus

à nous en sortir.

La principale menace pour la Jordanie

vient d’Iraq et de Syrie, pays frontaliers

où l’EIIL gagne du terrain,

malgré les frappes aériennes,

auxquelles la Jordanie participe.

Je crois fermement que nos frontières

sont entre de bonnes mains.

L’EIIL a déclaré

que la Jordanie était

la prochaine sur sa liste.

La Jordanie est-elle menacée ?

Je dirais que

tous les pays modérés

de la région

sont menacés.

On peut le voir ici,

la Jordanie prône

l’ouverture,

la modération et la liberté.

Or ce sont précisément ces valeurs

que l’EIIL entend éradiquer.

Les Jordaniens ont confiance

en leur armée,

convaincus qu’elle a

de quoi les défendre.

On ne se sent pas menacés

par l’EIIL,

en particulier parce qu’on a

la meilleure armée de la région.

En fait, Amman

semble privilégier

une solution à plus long terme,

en combattant l’idéologie

qui rend les groupes

djihadistes attrayants

plutôt que d’agir

sur le plan militaire.

Par une riposte militaire,

on éliminerait 80 à 90 %

de ces âmes égarées,

mais si on ne combat pas

ce qui les pousse à se battre,

ces 15 à 20 000 djihadistes

ne seront-ils pas remplacés par d’autres,

encore plus nombreux ?

Les méthodes de recrutement de l’EIIL

sont un autre problème :

la Jordanie accueille

plus de 2 millions de réfugiés,

de Palestine

mais aussi d’Iraq et de Syrie,

et l’EIIL cherche à recruter parmi eux

grâce aux réseaux sociaux.

Il existe beaucoup de faux profils,

qui donnent l’illusion du nombre.

Cela inspire la confiance

et éveille la curiosité,

et certains tombent dans le panneau.

L’EIIL peut aussi attaquer

en envoyant des mails

à partir de fausses adresses

ou en ciblant des personnes vulnérables.

Et la Jordanie a des problèmes

plus urgents encore.

Son économie souffre

des mutations

induites par les révolutions

du Printemps arabe

et par la guerre civile en Syrie.

Notre facture énergétique a explosé.

On importait du gaz d’Égypte.

C’est fini.

On consacre à l’énergie

20 % de notre budget.

Les indicateurs économiques

sont tous à la baisse.

La Jordanie est un pays

avec lequel l’Occident peut commercer.

Ici, à Amman, on dénombre

des centaines de sociétés occidentales,

attirées par la stabilité

politique et un environnement

propice aux investissements,

sans compter

un vaste programme de privatisation.

Mais l’économie

a beaucoup souffert

durant le Printemps arabe.

Ainsi, à l’heure où menacent

l’EIIL et d’autres encore,

la sécurité en Jordanie

passera aussi

par une économie efficace.

La stabilité du pays se mesure

notamment à l’affluence

des touristes, attirés par

la mer Morte, les cités antiques

ou encore les stations thermales.

Le tourisme

est indispensable à l’économie.

Il rapporte des milliards de dollars par an.

Mais c’est surtout la stabilité

qui attire les touristes.

Sans stabilité, moins de touristes,

et donc moins de recettes.

Les troubles qui ont suivi

le Printemps arabe

ont fait fuir les touristes,

faisant perdre au pays

plus d’un milliard de dollars.

L’afflux croissant de réfugiés

ajoute encore aux

problèmes du pays,

notamment l’approvisionnement en eau.

L’eau est un problème.

Nous sommes le quatrième pays

le plus pauvre du monde

pour les ressources en eau.

Malgré tout, la Jordanie

ne cède pas à la panique :

ce n’est pas la première fois

qu’on lui prédit le pire

et que les faits

contredisent ces prédictions.

Des études

sur les conséquences stratégiques

du Printemps arabe

avaient établi que la Jordanie

risquait fort de connaître

une période d'instabilité

et que les plus stables seraient...

l’Iraq, la Syrie et la Libye.

Comme on peut le voir aujourd’hui,

c’est l’inverse qui s’est produit.

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