Ahmed Rachid: il ne s'agi
La tribune des experts

Ahmed Rachid: il ne s'agira pas de bottes, mais de votes

En Afghanistan, en 2014, c'est le désengagement des forces internationales qui sera déterminant. Faux : Ahmed Rachid estime que c'est l'élection qui aura le plus d'incidence sur l'avenir du pays.

Ahmed Rachid :

Le vrai combat se livrera dans l’isoloir

L’important, selon moi,

dans ce désengagement,

ce n’est pas le départ des troupes.

Pas plus que la date

du départ des Américains,

ou la poursuite ou non de la lutte

des Afghans contre les talibans.

L’important,

c’est l’élection à venir.

Si nous disposons, fin avril,

d’un gouvernement légitime à Kaboul,

qui soit plus ou moins accepté

par la majorité des gens…

Pas forcément…

un gouvernement parfait,

mais plus ou moins accepté,

alors nous serons

sur la voie de la réussite.

Mais si la population estime

que l’élection a été truquée d’emblée,

et si un vaste

mouvement d’opposition s’amorce,

la situation sera délicate.

Et en termes de sécurité ?

Qui oserait affirmer

que cette élection sera

plus ou moins

transparente, libre et équitable ?

De nombreux Afghans

se souviennent de l’élection de 2009,

amplement truquée

par les seigneurs de la guerre,

des membres du gouvernement,

presque tout le monde.

Répéter cette erreur serait

désastreux pour l’Afghanistan,

et pourrait même déclencher

une guerre civile multiforme,

car je ne pense pas

que les candidats

de l’opposition,

s’ils se sentent lésés,

accepteront la situation, comme en 2009,

et donc la médiation des États-Unis.

Les États-Unis et l’OTAN

n’auront ni la position de force,

ni les troupes, ni l’influence

qu’ils avaient alors.

Des solutions ?

Personnellement, je pense que

compte tenu du fossé qui sépare

les deux camps,

nous devrions peut-être

penser à

un gouvernement provisoire.

Est-il possible de former

un tel gouvernement ?

Le président Karzaï se retire

deux mois avant l’élection ;

on crée alors

un gouvernement provisoire

neutre, dont les membres

sont candidats à la présidence.

Les anciens entrent en jeu,

organisent l’élection

et il est impossible de faire grief

à l’un ou l’autre camp.

Ahmed Rachid :

Le vrai combat se livrera dans l’isoloir

L’important, selon moi,

dans ce désengagement,

ce n’est pas le départ des troupes.

Pas plus que la date

du départ des Américains,

ou la poursuite ou non de la lutte

des Afghans contre les talibans.

L’important,

c’est l’élection à venir.

Si nous disposons, fin avril,

d’un gouvernement légitime à Kaboul,

qui soit plus ou moins accepté

par la majorité des gens…

Pas forcément…

un gouvernement parfait,

mais plus ou moins accepté,

alors nous serons

sur la voie de la réussite.

Mais si la population estime

que l’élection a été truquée d’emblée,

et si un vaste

mouvement d’opposition s’amorce,

la situation sera délicate.

Et en termes de sécurité ?

Qui oserait affirmer

que cette élection sera

plus ou moins

transparente, libre et équitable ?

De nombreux Afghans

se souviennent de l’élection de 2009,

amplement truquée

par les seigneurs de la guerre,

des membres du gouvernement,

presque tout le monde.

Répéter cette erreur serait

désastreux pour l’Afghanistan,

et pourrait même déclencher

une guerre civile multiforme,

car je ne pense pas

que les candidats

de l’opposition,

s’ils se sentent lésés,

accepteront la situation, comme en 2009,

et donc la médiation des États-Unis.

Les États-Unis et l’OTAN

n’auront ni la position de force,

ni les troupes, ni l’influence

qu’ils avaient alors.

Des solutions ?

Personnellement, je pense que

compte tenu du fossé qui sépare

les deux camps,

nous devrions peut-être

penser à

un gouvernement provisoire.

Est-il possible de former

un tel gouvernement ?

Le président Karzaï se retire

deux mois avant l’élection ;

on crée alors

un gouvernement provisoire

neutre, dont les membres

sont candidats à la présidence.

Les anciens entrent en jeu,

organisent l’élection

et il est impossible de faire grief

à l’un ou l’autre camp.

Lire la suite:Afghanistan, élections
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