Évolution de l'Arctique :
La tribune des experts

Évolution de l'Arctique : quel rôle pour l'OTAN ?

À enjeu mondial, approche mondiale. La fonte des glaces de l'Arctique est assurément une question qui aura des répercussions à l'échelle planétaire. Mais dans quelle mesure cette question concerne-t-elle l'OTAN ? Quel rôle l'Alliance peut-elle - ou doit-elle - jouer ? La Revue de l'OTAN a interviewé le ministre norvégien des Affaires étrangères, M. Espen Barth Eide, pour comprendre pourquoi il a invité l'OTAN à se pencher plus attentivement sur la question.

Évolution de l'Arctique :

quel rôle pour l'OTAN ?

En 2009, la Revue de l'OTAN

est allée dans le Grand Nord

analyser l'impact sécuritaire

de la fonte de l'Arctique.

L'une des questions clés à

régler est celle de la mer.

Il reste encore une énorme masse

de glace autour du Pôle Nord,

mais la fonte est rapide.

Une fois ces eaux navigables,

il restera à savoir

à qui appartient quoi.

Quatre ans après, le Conseil

de l'Atlantique Nord,

qui représente les 28 pays membres,

s'est rendu dans la région

à l'invitation du ministre norvégien

des Affaires étrangères, Espen Barth Eide.

Nous lui avons demandé pourquoi

la région méritait plus d'attention

et comment l'OTAN pouvait aider.

M. le ministre, vous avez invité

le Conseil dans le Grand Nord.

Pourriez-vous me dire

pourquoi ?

C'est une région à laquelle

l'Alliance devrait vivement s'intéresser.

Pas à cause d'une crise

ou de tensions,

bien au contraire :

c'est une zone de coopération,

mais aussi une zone

qui s'ouvre à de nouvelles activités,

impossibles avant

à cause de la calotte glaciaire.

Cette question préoccupe

le monde entier, l'Europe,

l'Amérique, le Canada

mais aussi la Russie.

On constate aussi que beaucoup

de pays asiatiques,

la Chine, la Corée du Sud,

le Japon, Singapour et l'Inde,

beaucoup de pays lointains,

s'y intéressent.

Pour eux, c'est une évolution

de portée planétaire.

Dans l'Arctique,

il y a différents pays,

qui ont des optiques

et des priorités différentes.

Doit-on y voir un défi ? C'est une zone

de sécurité aux intérêts divergents.

Les opinions varient

sur la question de savoir

à quel point l'OTAN

est impliquée.

C'est vrai, mais j'espère

que nous saurons nous entendre.

Pour qu'il soit clair que ceux

d'entre nous qui sont pour

ne souhaitent pas

une présence militaire OTAN

pour bloquer quelqu'un, mais

pensent juste que la zone est importante.

C'est une zone proche

et un point d'accès

à l'Amérique du Nord

et à l'Europe du Nord,

et, en tant que telle,

l'OTAN doit la surveiller.

Tout comme nous nous intéressons

à la mer Noire,

proche de l'OTAN,

à la Méditerranée,

ou à la Baltique,

nous pensons que l'OTAN

doit aussi s'intéresser à l'Arctique.

C'est de plus en plus important,

et pas seulement pour ceux

d'entre nous qui y vivent...

Il y a de nouvelles routes

et liaisons maritimes, la course aux ressources...

Il y a d'énormes réserves

de combustibles fossiles.

Et ce genre de régions,

comme le monde arabe,

nous a toujours intéressés.

Il y a de nouvelles opportunités :

les minerais, la navigation, la pêche...

Beaucoup de pays souhaiteront

surveiller si c'est bien géré.

Le plus gros problème est

probablement territorial.

Quel territoire appartient à qui ?

Cette question n'est pas réglée

alors que les autres vont l'être.

Est-il possible d'avancer

alors que la question territoriale

continue de diviser ?

Il reste certes des revendications

territoriales concurrentes,

mais la bonne nouvelle c'est que tous

s'accordent sur la manière de procéder.

En faisant prévaloir le droit,

auquel nous croyons,

plutôt que les conflits et les combats.

C'est très bien.

Je pense que les défis auxquels

nous ferons face dans l'Arctique

ne seront pas tant entre pays,

mais plutôt des défis communs

que les pays devront relever ensemble.

Je ne pense pas que c'est l'OTAN

qui doive résoudre toutes ces questions.

Certaines devront l'être

par le Conseil de l'Arctique.

D'autres par l'OMI,

parce qu'il s'agit de qualité

des transports ou de plateformes.

La région est porteuse de nombreux enjeux.

Les ressources en minerais,

les voies maritimes, le transit, etc.

Par où commencer ?

- Nous disposons d'instruments

capables de faire face au niveau

d'activité d'aujourd'hui.

Mais aucun n'est en mesure

de faire face au niveau

que nous aurons dans dix ans.

Nous devons donc redoubler d'efforts

en matière de règlementation

des voies de transport,

de qualité des transports maritimes,

et essayer de trouver un compromis entre

exploitation des hydrocarbures

et pêche ou exploitation

des autres richesses marines.

Nous devons toujours régler

les réclamations territoriales

en cours. Nous avons réglé

celles que nous avions avec les Russes.

Récemment, le Canada et le Danemark

se sont accordés sur le tracé

de leurs frontières

dans la mer de Lincoln.

Il y a moins de litiges,

mais tout n'est pas réglé.

Évolution de l'Arctique :

quel rôle pour l'OTAN ?

En 2009, la Revue de l'OTAN

est allée dans le Grand Nord

analyser l'impact sécuritaire

de la fonte de l'Arctique.

L'une des questions clés à

régler est celle de la mer.

Il reste encore une énorme masse

de glace autour du Pôle Nord,

mais la fonte est rapide.

Une fois ces eaux navigables,

il restera à savoir

à qui appartient quoi.

Quatre ans après, le Conseil

de l'Atlantique Nord,

qui représente les 28 pays membres,

s'est rendu dans la région

à l'invitation du ministre norvégien

des Affaires étrangères, Espen Barth Eide.

Nous lui avons demandé pourquoi

la région méritait plus d'attention

et comment l'OTAN pouvait aider.

M. le ministre, vous avez invité

le Conseil dans le Grand Nord.

Pourriez-vous me dire

pourquoi ?

C'est une région à laquelle

l'Alliance devrait vivement s'intéresser.

Pas à cause d'une crise

ou de tensions,

bien au contraire :

c'est une zone de coopération,

mais aussi une zone

qui s'ouvre à de nouvelles activités,

impossibles avant

à cause de la calotte glaciaire.

Cette question préoccupe

le monde entier, l'Europe,

l'Amérique, le Canada

mais aussi la Russie.

On constate aussi que beaucoup

de pays asiatiques,

la Chine, la Corée du Sud,

le Japon, Singapour et l'Inde,

beaucoup de pays lointains,

s'y intéressent.

Pour eux, c'est une évolution

de portée planétaire.

Dans l'Arctique,

il y a différents pays,

qui ont des optiques

et des priorités différentes.

Doit-on y voir un défi ? C'est une zone

de sécurité aux intérêts divergents.

Les opinions varient

sur la question de savoir

à quel point l'OTAN

est impliquée.

C'est vrai, mais j'espère

que nous saurons nous entendre.

Pour qu'il soit clair que ceux

d'entre nous qui sont pour

ne souhaitent pas

une présence militaire OTAN

pour bloquer quelqu'un, mais

pensent juste que la zone est importante.

C'est une zone proche

et un point d'accès

à l'Amérique du Nord

et à l'Europe du Nord,

et, en tant que telle,

l'OTAN doit la surveiller.

Tout comme nous nous intéressons

à la mer Noire,

proche de l'OTAN,

à la Méditerranée,

ou à la Baltique,

nous pensons que l'OTAN

doit aussi s'intéresser à l'Arctique.

C'est de plus en plus important,

et pas seulement pour ceux

d'entre nous qui y vivent...

Il y a de nouvelles routes

et liaisons maritimes, la course aux ressources...

Il y a d'énormes réserves

de combustibles fossiles.

Et ce genre de régions,

comme le monde arabe,

nous a toujours intéressés.

Il y a de nouvelles opportunités :

les minerais, la navigation, la pêche...

Beaucoup de pays souhaiteront

surveiller si c'est bien géré.

Le plus gros problème est

probablement territorial.

Quel territoire appartient à qui ?

Cette question n'est pas réglée

alors que les autres vont l'être.

Est-il possible d'avancer

alors que la question territoriale

continue de diviser ?

Il reste certes des revendications

territoriales concurrentes,

mais la bonne nouvelle c'est que tous

s'accordent sur la manière de procéder.

En faisant prévaloir le droit,

auquel nous croyons,

plutôt que les conflits et les combats.

C'est très bien.

Je pense que les défis auxquels

nous ferons face dans l'Arctique

ne seront pas tant entre pays,

mais plutôt des défis communs

que les pays devront relever ensemble.

Je ne pense pas que c'est l'OTAN

qui doive résoudre toutes ces questions.

Certaines devront l'être

par le Conseil de l'Arctique.

D'autres par l'OMI,

parce qu'il s'agit de qualité

des transports ou de plateformes.

La région est porteuse de nombreux enjeux.

Les ressources en minerais,

les voies maritimes, le transit, etc.

Par où commencer ?

- Nous disposons d'instruments

capables de faire face au niveau

d'activité d'aujourd'hui.

Mais aucun n'est en mesure

de faire face au niveau

que nous aurons dans dix ans.

Nous devons donc redoubler d'efforts

en matière de règlementation

des voies de transport,

de qualité des transports maritimes,

et essayer de trouver un compromis entre

exploitation des hydrocarbures

et pêche ou exploitation

des autres richesses marines.

Nous devons toujours régler

les réclamations territoriales

en cours. Nous avons réglé

celles que nous avions avec les Russes.

Récemment, le Canada et le Danemark

se sont accordés sur le tracé

de leurs frontières

dans la mer de Lincoln.

Il y a moins de litiges,

mais tout n'est pas réglé.

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S.M. la Reine Elizabeth II
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