États-Unis et Europe : pr
La tribune des experts

États-Unis et Europe : protection ou défense ?

Il y a entre les entreprises de défense européennes et américaines des barrières claires. Certes, des sociétés basées de part et d'autre de l'Atlantique collaborent, mais cela n'a bien souvent rien à voir avec le fait que leurs pays font partie de l'Alliance. Toutefois, de nouvelles initiatives commerciales devraient permettre de rapprocher ces deux grands marchés. Au bénéfice de la collaboration en matière de défense et, par là, de tous les pays de l'OTAN ?

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États-Unis et Europe :

protection ou défense ?

La sombre réalité économique

plombe le secteur de la défense.

Les restrictions sont bien là,

c'est la vie.

Prenez par exemple

la réduction des armées,

celle des ministères

de la défense,

ou encore celle

de l'industrie de défense.

C'est un état de fait.

Même aux États-Unis,

quand on évoque la "séquestration"

et la récente paralysie de l'administration,

on voit bien que les budgets

dictent nos choix capacitaires.

Il faut donc une approche différente.

Une approche qui

permette d'éliminer

des pratiques bien ancrées,

notamment les barrières

entre les entreprises de défense

européennes et américaines.

Nous coopérons avec plusieurs

grandes entreprises européennes

qui exportent leurs produits.

Elles sont toujours partantes,

mais au dernier moment, c'est :

"Je dois consulter mon gouvernement".

Une industrie de défense doit d'abord

conquérir son marché intérieur.

Il est quasi impossible d'exporter

sans ce label national.

C'est le marché à l'export qui veut ça.

Le Partenariat transatlantique

de commerce et d'investissement

pourrait contribuer à rapprocher

l'Europe et les États-Unis.

Même si, comme l'OMC,

ce nouveau partenariat

exclut la défense,

qui est une prérogative nationale,

il va permettre de créer

un environnement favorable,

un cadre dans lequel

les acteurs de la défense pourront

développer aussi leurs relations.

Il faut que nous trouvions

le moyen de lever certaines barrières.

Ces barrières ne sont pas invisibles,

elles sont bien là.

Et il faut s'en affranchir.

Mais qu'en est-il du "pivot"

des États-Unis vers l'Asie ?

Comment s'articule-t-il

avec le lien transatlantique ?

On pourrait parler longuement

de ce pivot par rapport à l'Europe.

Je suis fan de basket

et quand on me parle de pivot,

je cherche toujours à savoir

s'il existe bien un point d'ancrage.

Pour l'industrie de défense,

et pour les États-Unis aussi,

ce point d'ancrage, c'est l'Europe.

Le succès et les fondements

de la défense intelligente

sont conditionnés

par le lien transatlantique,

par l'Europe et les États-Unis.

Et il est clair

que ce lien est plus solide

que certains le pensent,

par souhait ou par nécessité.

Si Boeing veut entrer

sur le marché européen,

il doit absolument

trouver des partenaires.

Il est presque impossible

d'opérer en Europe

sans avoir un tiers

comme chef de file,

qu'il s'agisse de Thalès ou de BAE,

ou encore d'une petite firme

polonaise ou italienne.

Nous avons six partenaires

ici en Europe

et chacun est représenté

par une pièce ou un composant

dans tous les F-35 en service aujourd'hui.

Alors pourquoi ces barrières

demeurent-elles un obstacle ?

Quand un pays détient une technologie unique,

qu'il s'agisse des États-Unis,

de l'Allemagne, de l'Italie,

de la France ou d'un autre pays,

il doit la protéger comme il se doit.

Mais je pense que beaucoup

tendent à surprotéger leurs produits.

Il y a pourtant bien d'autres choses

que nous pourrions régler

en souplesse et en transparence

avec nos amis et nos alliés.

États-Unis et Europe :

protection ou défense ?

La sombre réalité économique

plombe le secteur de la défense.

Les restrictions sont bien là,

c'est la vie.

Prenez par exemple

la réduction des armées,

celle des ministères

de la défense,

ou encore celle

de l'industrie de défense.

C'est un état de fait.

Même aux États-Unis,

quand on évoque la "séquestration"

et la récente paralysie de l'administration,

on voit bien que les budgets

dictent nos choix capacitaires.

Il faut donc une approche différente.

Une approche qui

permette d'éliminer

des pratiques bien ancrées,

notamment les barrières

entre les entreprises de défense

européennes et américaines.

Nous coopérons avec plusieurs

grandes entreprises européennes

qui exportent leurs produits.

Elles sont toujours partantes,

mais au dernier moment, c'est :

"Je dois consulter mon gouvernement".

Une industrie de défense doit d'abord

conquérir son marché intérieur.

Il est quasi impossible d'exporter

sans ce label national.

C'est le marché à l'export qui veut ça.

Le Partenariat transatlantique

de commerce et d'investissement

pourrait contribuer à rapprocher

l'Europe et les États-Unis.

Même si, comme l'OMC,

ce nouveau partenariat

exclut la défense,

qui est une prérogative nationale,

il va permettre de créer

un environnement favorable,

un cadre dans lequel

les acteurs de la défense pourront

développer aussi leurs relations.

Il faut que nous trouvions

le moyen de lever certaines barrières.

Ces barrières ne sont pas invisibles,

elles sont bien là.

Et il faut s'en affranchir.

Mais qu'en est-il du "pivot"

des États-Unis vers l'Asie ?

Comment s'articule-t-il

avec le lien transatlantique ?

On pourrait parler longuement

de ce pivot par rapport à l'Europe.

Je suis fan de basket

et quand on me parle de pivot,

je cherche toujours à savoir

s'il existe bien un point d'ancrage.

Pour l'industrie de défense,

et pour les États-Unis aussi,

ce point d'ancrage, c'est l'Europe.

Le succès et les fondements

de la défense intelligente

sont conditionnés

par le lien transatlantique,

par l'Europe et les États-Unis.

Et il est clair

que ce lien est plus solide

que certains le pensent,

par souhait ou par nécessité.

Si Boeing veut entrer

sur le marché européen,

il doit absolument

trouver des partenaires.

Il est presque impossible

d'opérer en Europe

sans avoir un tiers

comme chef de file,

qu'il s'agisse de Thalès ou de BAE,

ou encore d'une petite firme

polonaise ou italienne.

Nous avons six partenaires

ici en Europe

et chacun est représenté

par une pièce ou un composant

dans tous les F-35 en service aujourd'hui.

Alors pourquoi ces barrières

demeurent-elles un obstacle ?

Quand un pays détient une technologie unique,

qu'il s'agisse des États-Unis,

de l'Allemagne, de l'Italie,

de la France ou d'un autre pays,

il doit la protéger comme il se doit.

Mais je pense que beaucoup

tendent à surprotéger leurs produits.

Il y a pourtant bien d'autres choses

que nous pourrions régler

en souplesse et en transparence

avec nos amis et nos alliés.

citations
Ernest Hemingway
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