L’OTAN et l’industrie : l
La tribune des experts

L’OTAN et l’industrie : les mêmes objectifs, une langue différente ?

Imaginez que vous teniez boutique et que 28 clients franchissent votre porte. Comment les satisfaire tous par une seule et même offre ? C’est là le défi que doivent relever l’OTAN et l’industrie. Des dirigeants du secteur nous livrent leur point de vue sur leurs relations avec l’Alliance, sur les moyens de les améliorer et sur l’atout que représente la défense intelligente.

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L’OTAN et l’industrie :

les mêmes objectifs, une langue différente ?

En 2012, les dépenses militaires mondiales

ont chuté pour la première fois

en 15 ans, à 1 700 milliards de dollars.

Le secteur de la défense sait

qu’il est temps d’être créatif.

Churchill aimait à dire :

« maintenant que nos poches sont vides,

nous devons commencer à réfléchir »,

et je pense

que l’industrie se doit d’engager

une telle réflexion.

Le secteur de la défense doit

savoir prendre les devants,

en développant des idées, tout autant

que des produits.

Certaines idées peuvent venir

de l’utilisateur final sur le champ de bataille.

Nous consacrons beaucoup

de temps à nos clients, les combattants,

lorsqu’ils reviennent

de théâtres comme l’Afghanistan,

où ils utilisent nos produits, tels

le Chinook. Chaque fois que les membres

d’une unité rentrent,

nous envoyons une équipe

pour discuter avec eux

et savoir comment s’est comporté

l’hélicoptère, comment

nous pouvons l’améliorer,

et le rendre plus sûr

pour eux, et pour l’équipage.

Près de 25 % des collaborateurs

de Lockheed Martin sont des vétérans.

Ils ont porté l’uniforme,

ils ont combattu.

Au-delà de l’empathie,

nous pensons

qu’il nous revient de veiller

à ce qu’ils puissent

accomplir leur mission

et rentrer chez eux,

mais aussi de leur donner un avantage.

Cela étant, l’industrie ne vend pas aux soldats ;

elle vend à des organisations,

à des gouvernements.

Est-ce facile de traiter avec l’OTAN,

où sont représentés

28 gouvernements ?

Nous nous adressons à l’OTAN,

qui a donc tendance à parler

d’une seule voix, et à nous passer

une seule et même commande.

Nous ignorons tout, d’ailleurs,

des tractations éventuellement

menées pour aboutir

à cette demande.

L’une des réponses de l’OTAN à l’évolution

de la situation sécuritaire et

économique est la défense intelligente.

Comment cadre-t-elle avec l’industrie ?

La défense intelligente implique

une collaboration accrue ;

les industriels pensent-ils pouvoir

la mettre en œuvre aisément ?

Il s’agit selon moi

d’un projet très intéressant,

car ce n’est pas un programme OTAN,

mais un programme de coopération

entre les pays.

L’OTAN en est l’organisateur,

le catalyseur. Le financement,

l’exécution…

seront assurés par les pays.

On constate souvent un décalage entre

ce que les pays finissent

par développer

et ce dont l’OTAN

a vraiment besoin pour l’Alliance.

La difficulté, pour l’OTAN,

est ainsi de transformer ce concept

de défense intelligente

en véritable outil de planification

à l’échelle nationale.

Les orientations viennent d'en haut,

mais elles doivent être

mises en œuvre

au plus bas niveau.

Reste à savoir comment y parvenir,

en évitant que chaque pays

de l’Alliance dise :

« j’aime bien l’idée,

à condition

que vous achetiez chez moi ».

Il faut dépasser ces raisonnements.

Je n’ai rencontré personne

qui n’adhère pas au minimum

à la philosophie

de la défense intelligente,

mais les obstacles concrets sont nombreux.

Quels sont donc les obstacles

qui freinent sa mise en œuvre ?

La réglementation actuelle

du commerce international,

principalement

issue de la Guerre froide,

ne cadre pas avec la notion

de défense intelligente.

La plus grande difficulté ne tient pas

à la bonne volonté des individus,

mais à la capacité

de partager réellement des informations,

sans accroître les coûts

ou prolonger les délais,

car cela a un prix.

Mais l’OTAN gagne

en influence au sein du secteur,

ce qui pourrait lui donner

plus de poids à l’avenir.

Les groupes comme les nôtres

qui, voilà cinq ans, ne voyaient

en l’OTAN qu’une mince opportunité,

ont désormais

saisi toute son importance.

Nous avons dix contrats en cours

avec l’OTAN,

ce qui est considérable.

L’OTAN est probablement

notre troisième ou quatrième client

dans le monde,

ce qui n’était nullement

le cas il y a quelques années.

Et j’estime que c’est positif.

Mais pour certains industriels,

l’important, ce n’est pas

de créer la collaboration,

mais de l’améliorer.

On se focalise trop souvent sur

l’interopérabilité :

« vous devez acheter ma radio,

vous devez acheter cet avion…. »

À l’OTAN, nous avons montré

ces dernières décennies

qu’en travaillant, en s’entraînant

en se formant et en buvant

une bière ensemble,

on pouvait régler les problèmes

du type « je n’ai pas la même radio »,

« mon avion largue des bombes différentes »

ou « je n’ai pas

les mêmes capacités ».

Il faut apprendre à surmonter tout ça.

L’OTAN et l’industrie :

les mêmes objectifs, une langue différente ?

En 2012, les dépenses militaires mondiales

ont chuté pour la première fois

en 15 ans, à 1 700 milliards de dollars.

Le secteur de la défense sait

qu’il est temps d’être créatif.

Churchill aimait à dire :

« maintenant que nos poches sont vides,

nous devons commencer à réfléchir »,

et je pense

que l’industrie se doit d’engager

une telle réflexion.

Le secteur de la défense doit

savoir prendre les devants,

en développant des idées, tout autant

que des produits.

Certaines idées peuvent venir

de l’utilisateur final sur le champ de bataille.

Nous consacrons beaucoup

de temps à nos clients, les combattants,

lorsqu’ils reviennent

de théâtres comme l’Afghanistan,

où ils utilisent nos produits, tels

le Chinook. Chaque fois que les membres

d’une unité rentrent,

nous envoyons une équipe

pour discuter avec eux

et savoir comment s’est comporté

l’hélicoptère, comment

nous pouvons l’améliorer,

et le rendre plus sûr

pour eux, et pour l’équipage.

Près de 25 % des collaborateurs

de Lockheed Martin sont des vétérans.

Ils ont porté l’uniforme,

ils ont combattu.

Au-delà de l’empathie,

nous pensons

qu’il nous revient de veiller

à ce qu’ils puissent

accomplir leur mission

et rentrer chez eux,

mais aussi de leur donner un avantage.

Cela étant, l’industrie ne vend pas aux soldats ;

elle vend à des organisations,

à des gouvernements.

Est-ce facile de traiter avec l’OTAN,

où sont représentés

28 gouvernements ?

Nous nous adressons à l’OTAN,

qui a donc tendance à parler

d’une seule voix, et à nous passer

une seule et même commande.

Nous ignorons tout, d’ailleurs,

des tractations éventuellement

menées pour aboutir

à cette demande.

L’une des réponses de l’OTAN à l’évolution

de la situation sécuritaire et

économique est la défense intelligente.

Comment cadre-t-elle avec l’industrie ?

La défense intelligente implique

une collaboration accrue ;

les industriels pensent-ils pouvoir

la mettre en œuvre aisément ?

Il s’agit selon moi

d’un projet très intéressant,

car ce n’est pas un programme OTAN,

mais un programme de coopération

entre les pays.

L’OTAN en est l’organisateur,

le catalyseur. Le financement,

l’exécution…

seront assurés par les pays.

On constate souvent un décalage entre

ce que les pays finissent

par développer

et ce dont l’OTAN

a vraiment besoin pour l’Alliance.

La difficulté, pour l’OTAN,

est ainsi de transformer ce concept

de défense intelligente

en véritable outil de planification

à l’échelle nationale.

Les orientations viennent d'en haut,

mais elles doivent être

mises en œuvre

au plus bas niveau.

Reste à savoir comment y parvenir,

en évitant que chaque pays

de l’Alliance dise :

« j’aime bien l’idée,

à condition

que vous achetiez chez moi ».

Il faut dépasser ces raisonnements.

Je n’ai rencontré personne

qui n’adhère pas au minimum

à la philosophie

de la défense intelligente,

mais les obstacles concrets sont nombreux.

Quels sont donc les obstacles

qui freinent sa mise en œuvre ?

La réglementation actuelle

du commerce international,

principalement

issue de la Guerre froide,

ne cadre pas avec la notion

de défense intelligente.

La plus grande difficulté ne tient pas

à la bonne volonté des individus,

mais à la capacité

de partager réellement des informations,

sans accroître les coûts

ou prolonger les délais,

car cela a un prix.

Mais l’OTAN gagne

en influence au sein du secteur,

ce qui pourrait lui donner

plus de poids à l’avenir.

Les groupes comme les nôtres

qui, voilà cinq ans, ne voyaient

en l’OTAN qu’une mince opportunité,

ont désormais

saisi toute son importance.

Nous avons dix contrats en cours

avec l’OTAN,

ce qui est considérable.

L’OTAN est probablement

notre troisième ou quatrième client

dans le monde,

ce qui n’était nullement

le cas il y a quelques années.

Et j’estime que c’est positif.

Mais pour certains industriels,

l’important, ce n’est pas

de créer la collaboration,

mais de l’améliorer.

On se focalise trop souvent sur

l’interopérabilité :

« vous devez acheter ma radio,

vous devez acheter cet avion…. »

À l’OTAN, nous avons montré

ces dernières décennies

qu’en travaillant, en s’entraînant

en se formant et en buvant

une bière ensemble,

on pouvait régler les problèmes

du type « je n’ai pas la même radio »,

« mon avion largue des bombes différentes »

ou « je n’ai pas

les mêmes capacités ».

Il faut apprendre à surmonter tout ça.

citations
Ernest Hemingway
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le mieux c'est de lui faire confiance."
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