La cyberguerre : une réal
La tribune des experts

La cyberguerre : une réalité ?

La cyberguerre est un mythe. C’est le constat pur et simple auquel aboutit Thomas Rid, du King’s College de Londres, qui estime que les cyberattaques ne remplissent aucune des conditions de la guerre. La Revue de l’OTAN lui a demandé comment il était parvenu à cette conclusion et quelles en étaient les conséquences pour le secteur de la sécurité.

La cyberguerre : une réalité ?

"Cyberguerre" s'entend souvent de nos jours,

mais que signifie ce terme au juste ?

La Revue de l'OTAN a rencontré un expert

qui prétend que c'est un mythe

et que le terme est mal employé.

S'il se passe quelque chose,

disons un acte de violence classique,

peu importe que nous le qualifions d'acte de guerre...

ou que je le qualifie ainsi,

je ne suis qu'un universitaire.

Ce qui importe, c'est de savoir si des dirigeants

le qualifient d'acte de guerre.

Ce qui est une décision politique.

Prenez les attentats de Boston.

Quel rapport avec la cyberattaque

qui a paralysé l'Estonie en 2007?

Un pays comme l'Estonie

n'a certes pas été anéanti

par des attaques par déni de service.

Si ça s'était vraiment produit,

le président de l'Estonie

n'aurait pas écrit dans le NY Times

que c'était en fait

une bonne chose

car l'Estonie en avait tiré

quelques leçons intéressantes.

Alors, quelle différence entre

cyberattaque et attaque classiques ?

Dans les attaques informatiques,

avoir des moyens offensifs

ne signifie pas forcément

avoir des moyens de défense.

La supériorité offensive

ne veut pas dire supériorité en défense.

Une nette différence avec

bien des systèmes d'armes classiques.

Alors jusqu'où doit aller

une cyberattaque

pour devenir un acte de guerre ?

On n'a jamais vu un acte...

une attaque d'abord violente,

puis politique, avec quelqu'un qui dit :

c'est moi qui vous ai fait ça,

et la différence est là :

car quelqu'un dit

qu'il a fait ça pour vous

faire changer de comportement,

car en général les hackers et les États

ne revendiquent pas leurs attaques.

Les statistiques sont là :

il s'agit surtout d'espionnage,

de cybercriminalité,

un peu de sabotage,

et bien sûr, d'hacktivisme, de subversion.

Nous n'avons rien vu

qui constituerait...

un recours à la force

par logiciel interposé.

Pourquoi ne pas parler des vrais problèmes,

voir comment les résoudre,

au lieu de parler

de ce qui pourrait se passer

et du nom que ça porterait ?

Est-il dangereux d'amplifier

les effets des cyberattaques ?

Nous sommes encore humains

et à part sur Facebook,

notre existence est encore physique.

C'est comme avec les rencontres en ligne.

Ce qui compte, ça se passe hors ligne.

Et c'est très vrai aussi

en matière de violence.

La cyberguerre : une réalité ?

"Cyberguerre" s'entend souvent de nos jours,

mais que signifie ce terme au juste ?

La Revue de l'OTAN a rencontré un expert

qui prétend que c'est un mythe

et que le terme est mal employé.

S'il se passe quelque chose,

disons un acte de violence classique,

peu importe que nous le qualifions d'acte de guerre...

ou que je le qualifie ainsi,

je ne suis qu'un universitaire.

Ce qui importe, c'est de savoir si des dirigeants

le qualifient d'acte de guerre.

Ce qui est une décision politique.

Prenez les attentats de Boston.

Quel rapport avec la cyberattaque

qui a paralysé l'Estonie en 2007?

Un pays comme l'Estonie

n'a certes pas été anéanti

par des attaques par déni de service.

Si ça s'était vraiment produit,

le président de l'Estonie

n'aurait pas écrit dans le NY Times

que c'était en fait

une bonne chose

car l'Estonie en avait tiré

quelques leçons intéressantes.

Alors, quelle différence entre

cyberattaque et attaque classiques ?

Dans les attaques informatiques,

avoir des moyens offensifs

ne signifie pas forcément

avoir des moyens de défense.

La supériorité offensive

ne veut pas dire supériorité en défense.

Une nette différence avec

bien des systèmes d'armes classiques.

Alors jusqu'où doit aller

une cyberattaque

pour devenir un acte de guerre ?

On n'a jamais vu un acte...

une attaque d'abord violente,

puis politique, avec quelqu'un qui dit :

c'est moi qui vous ai fait ça,

et la différence est là :

car quelqu'un dit

qu'il a fait ça pour vous

faire changer de comportement,

car en général les hackers et les États

ne revendiquent pas leurs attaques.

Les statistiques sont là :

il s'agit surtout d'espionnage,

de cybercriminalité,

un peu de sabotage,

et bien sûr, d'hacktivisme, de subversion.

Nous n'avons rien vu

qui constituerait...

un recours à la force

par logiciel interposé.

Pourquoi ne pas parler des vrais problèmes,

voir comment les résoudre,

au lieu de parler

de ce qui pourrait se passer

et du nom que ça porterait ?

Est-il dangereux d'amplifier

les effets des cyberattaques ?

Nous sommes encore humains

et à part sur Facebook,

notre existence est encore physique.

C'est comme avec les rencontres en ligne.

Ce qui compte, ça se passe hors ligne.

Et c'est très vrai aussi

en matière de violence.

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