Le terrorisme endogène en
La tribune des experts
 

L’élément déclencheur du désastre que fut la Première Guerre mondiale fut un acte de terrorisme endogène. L’archiduc François-Ferdinand d’Autriche fut assassiné à Sarajevo, en juin 1914, par un étudiant serbe de 19 ans, Gavrilo Princip. L’archiduc se trouvait en Bosnie-Herzégovine pour y superviser des manœuvres de l’armée autrichienne. Peu de temps après sa mort, l’empire austro-hongrois déclara la guerre à la Serbie.

La Fraction Armée rouge, tristement connue sous le nom de « bande à Baader » ou « groupe Baader-Meinhof », se présentait comme un mouvement de lutte contre un État qualifié d’extrême droite où d’anciens nazis avaient encore pignon sur rue. Ses activités allaient des assassinats ciblés aux attentats à la bombe contre des installations politiques ou militaires. Elle avait placé une voiture piégée devant l’École de l’OTAN à Oberammergau, en Allemagne, mais celle-ci n’avait pas explosé.

L’Italie fut confrontée, dans les années 1970 et au début des années 1980, à une organisation terroriste marxiste-léniniste, les Brigades rouges, qui finançaient leurs activités par des attaques de banques et des enlèvements, et dont l’acte le plus tristement célèbre fut l’assassinat de l’ancien premier ministre Aldo Moro, en 1978. L’un des objectifs des brigades était le départ de l’Italie de l’OTAN.

La menace que les groupes terroristes révolutionnaires faisaient peser sur les hommes d’affaires et les personnalités politiques était très réelle en Italie dans les années 1970. Sur cette photo de Silvio Berlusconi (qui appartenait aux deux catégories) prise à l’époque, on distingue un révolver sur le bureau derrière lui.

L’une des pires atrocités commises par l’IRA - une bombe placée près d’un monument aux morts a explosé pendant une cérémonie du « Jour du souvenir », faisant 11 morts et 63 blessés ; une douzième personne, qui était dans le coma depuis l’attentat, décédera 13 ans plus tard. À l’exception d’une seule, toutes les victimes étaient des civils.

Timothy McVeigh à la sortie d’un tribunal de comté, en 1995. Il fut reconnu coupable d’un attentat à la bombe contre un bâtiment fédéral américain à Oklahoma City, qui fit 168 morts, dont 19 enfants qui se trouvaient dans la garderie qu’abritait l’immeuble. Il fut exécuté le 11 juin 2001, exactement trois mois avant que son acte cesse d’être l’attentat terroriste le plus meurtrier commis sur le sol américain. © Reuters

L’ancien gourou de la secte japonaise Aoum Shinrikyo, Shoko Asahara, fut condamné à la pendaison en février 2004 pour l’organisation d’un attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, qui fit 12 morts et des milliers de blessés. © Reuters

11 des 19 pirates de l’air présumés responsables des attentats commis contre le World Trade Center, le Pentagone et l’avion qui s’est écrasé en Pennsylvanie le 11 septembre 2001. Ils n’étaient pas Américains mais avaient suivi une formation aux États-Unis. © Reuters

Tous les avions destinés à la pulvérisation des cultures furent interdits de vol aux États-Unis après le 11 septembre lorsque l’on a su que le pirate de l’air terroriste Mohamed Atta avait pris des renseignements sur les caractéristiques opérationnelles de ces appareils. Lui-même et d’autres pirates de l’air du 11 septembre avaient aussi suivi des cours de pilotage à l’école d’aviation de Norman, dans l’Oklahoma. © Reuters

Les chaussures qui ont failli provoquer la destruction en vol d’un avion de ligne. Richard Reid, dit « le terroriste à la chaussure piégée », est un Britannique converti à l’islam, qui s’est réclamé d’Al-Qaïda. On pense que s’il n’a pu déclencher la bombe dissimulée dans ses chaussures, c’est parce que le temps pluvieux avait rendu la mèche humide.

Quatre ressortissants britanniques, dont trois d’origine pakistanaise, se sont fait sauter dans les transports londoniens le 7 juillet 2005, faisant 52 morts et plus de 700 blessés. Trois d’entre eux avaient 22 ans ou moins. Dans des enregistrements vidéo, deux des kamikazes ont déclaré que les Britanniques faisaient de bonnes cibles puisqu’ils avaient voté pour le gouvernement.

L’ETA, ou Euskadi Ta Askatasuna (Pays basque et liberté). Depuis son premier attentat mortel, en juin 1968, l’ETA est considérée comme responsable de plus de 800 morts. Elle a formellement renoncé à la violence armée en octobre 2011. Elle visait des cibles variées – depuis des casernes et des supermarchés, jusqu’au premier ministre espagnol.

Utoya, à présent tristement célèbre, est une petite île norvégienne située à 40 km d’Oslo. Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik est arrivé sur l’île vêtu d’une tenue de policier. Lourdement armé, il s’est livré, pendant une heure et demie, à une fusillade meurtrière au cours de laquelle 69 personnes, âgées pour la plupart de moins de 18 ans, ont trouvé la mort.

Des manifestants protestent contre le président de la Syrie, Bachar el-Assad, après la prière du vendredi, à Qamichli, le 29 juin 2012. Preuve évidente de la manière dont les définitions de « terroristes » varient, le président syrien a parlé de « groupes terroristes armés » pour désigner ces manifestants. © Reuters

L’élément déclencheur du désastre que fut la Première Guerre mondiale fut un acte de terrorisme endogène. L’archiduc François-Ferdinand d’Autriche fut assassiné à Sarajevo, en juin 1914, par un étudiant serbe de 19 ans, Gavrilo Princip. L’archiduc se trouvait en Bosnie-Herzégovine pour y superviser des manœuvres de l’armée autrichienne. Peu de temps après sa mort, l’empire austro-hongrois déclara la guerre à la Serbie.

La Fraction Armée rouge, tristement connue sous le nom de « bande à Baader » ou « groupe Baader-Meinhof », se présentait comme un mouvement de lutte contre un État qualifié d’extrême droite où d’anciens nazis avaient encore pignon sur rue. Ses activités allaient des assassinats ciblés aux attentats à la bombe contre des installations politiques ou militaires. Elle avait placé une voiture piégée devant l’École de l’OTAN à Oberammergau, en Allemagne, mais celle-ci n’avait pas explosé.

L’Italie fut confrontée, dans les années 1970 et au début des années 1980, à une organisation terroriste marxiste-léniniste, les Brigades rouges, qui finançaient leurs activités par des attaques de banques et des enlèvements, et dont l’acte le plus tristement célèbre fut l’assassinat de l’ancien premier ministre Aldo Moro, en 1978. L’un des objectifs des brigades était le départ de l’Italie de l’OTAN.

La menace que les groupes terroristes révolutionnaires faisaient peser sur les hommes d’affaires et les personnalités politiques était très réelle en Italie dans les années 1970. Sur cette photo de Silvio Berlusconi (qui appartenait aux deux catégories) prise à l’époque, on distingue un révolver sur le bureau derrière lui.

L’une des pires atrocités commises par l’IRA - une bombe placée près d’un monument aux morts a explosé pendant une cérémonie du « Jour du souvenir », faisant 11 morts et 63 blessés ; une douzième personne, qui était dans le coma depuis l’attentat, décédera 13 ans plus tard. À l’exception d’une seule, toutes les victimes étaient des civils.

Timothy McVeigh à la sortie d’un tribunal de comté, en 1995. Il fut reconnu coupable d’un attentat à la bombe contre un bâtiment fédéral américain à Oklahoma City, qui fit 168 morts, dont 19 enfants qui se trouvaient dans la garderie qu’abritait l’immeuble. Il fut exécuté le 11 juin 2001, exactement trois mois avant que son acte cesse d’être l’attentat terroriste le plus meurtrier commis sur le sol américain. © Reuters

L’ancien gourou de la secte japonaise Aoum Shinrikyo, Shoko Asahara, fut condamné à la pendaison en février 2004 pour l’organisation d’un attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, qui fit 12 morts et des milliers de blessés. © Reuters

11 des 19 pirates de l’air présumés responsables des attentats commis contre le World Trade Center, le Pentagone et l’avion qui s’est écrasé en Pennsylvanie le 11 septembre 2001. Ils n’étaient pas Américains mais avaient suivi une formation aux États-Unis. © Reuters

Tous les avions destinés à la pulvérisation des cultures furent interdits de vol aux États-Unis après le 11 septembre lorsque l’on a su que le pirate de l’air terroriste Mohamed Atta avait pris des renseignements sur les caractéristiques opérationnelles de ces appareils. Lui-même et d’autres pirates de l’air du 11 septembre avaient aussi suivi des cours de pilotage à l’école d’aviation de Norman, dans l’Oklahoma. © Reuters

Les chaussures qui ont failli provoquer la destruction en vol d’un avion de ligne. Richard Reid, dit « le terroriste à la chaussure piégée », est un Britannique converti à l’islam, qui s’est réclamé d’Al-Qaïda. On pense que s’il n’a pu déclencher la bombe dissimulée dans ses chaussures, c’est parce que le temps pluvieux avait rendu la mèche humide.

Quatre ressortissants britanniques, dont trois d’origine pakistanaise, se sont fait sauter dans les transports londoniens le 7 juillet 2005, faisant 52 morts et plus de 700 blessés. Trois d’entre eux avaient 22 ans ou moins. Dans des enregistrements vidéo, deux des kamikazes ont déclaré que les Britanniques faisaient de bonnes cibles puisqu’ils avaient voté pour le gouvernement.

L’ETA, ou Euskadi Ta Askatasuna (Pays basque et liberté). Depuis son premier attentat mortel, en juin 1968, l’ETA est considérée comme responsable de plus de 800 morts. Elle a formellement renoncé à la violence armée en octobre 2011. Elle visait des cibles variées – depuis des casernes et des supermarchés, jusqu’au premier ministre espagnol.

Utoya, à présent tristement célèbre, est une petite île norvégienne située à 40 km d’Oslo. Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik est arrivé sur l’île vêtu d’une tenue de policier. Lourdement armé, il s’est livré, pendant une heure et demie, à une fusillade meurtrière au cours de laquelle 69 personnes, âgées pour la plupart de moins de 18 ans, ont trouvé la mort.

Des manifestants protestent contre le président de la Syrie, Bachar el-Assad, après la prière du vendredi, à Qamichli, le 29 juin 2012. Preuve évidente de la manière dont les définitions de « terroristes » varient, le président syrien a parlé de « groupes terroristes armés » pour désigner ces manifestants. © Reuters

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