La tribune des experts

Mission impossible ?

Les États-Unis sont un pays vaste, dont la population s’accroît, et qui compte une multitude de cultures. Il n’est dès lors pas toujours facile d’y faire passer un message, et l’OTAN ne fait pas exception à la règle. Nous avons donc demandé à cinq Américains comment ils s’y prendraient pour tenter de convaincre leurs compatriotes de la valeur de l’Alliance.

Comment "vendriez-vous" l'OTAN aux Américains?

La plupart des Américains,

étant donné que le pourcentage de gens qui servent activement est très faible,

ne se posent pas vraiment la question de savoir comment l'OTAN influe sur leur vie,

ni même parfois comment le reste du monde peut avoir une influence sur leur vie,

ce qui s'est passé en Grèce, la situation économique là-bas,

ce qui s'est passé à la bourse américaine, c'est difficile;

il y a un sentiment isolationniste

lorsque vous êtes préoccupé par votre situation économique, votre remboursement hypothécaire,

que vous vous demandez si vous allez conserver votre emploi, c'est dur de regarder au-delà.

Il est donc très difficile de répondre à cette question.

Il y a une frange de la population américaine

qui ne s'intéressera pas aux questions liées à l'OTAN

parce qu'elle est plus préoccupée par les questions d'emploi,

de soins de santé, etc.

Et je pense que c'est normal.

Il ne faut pas forcer les gens à savoir quelque chose.

Mais je pense que cela signifie que ceux qui adhèrent à la mission

et aux valeurs d'une alliance comme l'OTAN

doivent en parler régulièrement.

Beaucoup de gens disent que c'est le rôle des politiciens,

mais c'est plus large que cela parce que, pour la plupart, nous ne connaissons pas -

et beaucoup de gens ne se soucient sans doute pas de connaître des politiciens -

cela doit vraiment se faire en parlant avec les amis et les collègues.

J'insisterais sur les liens culturels qui existent

entre les Etats-Unis et l'Europe depuis 400, 500 ans ou plus.

Une grande partie de l'héritage américain vient du continent européen.

Je pense que c'est un message qui trouve une résonance auprès de beaucoup d'Américains.

La deuxième chose que je dirais, c'est que les pays européens

qui font partie de l'Alliance aux côtés des Etats-Unis

figurent parmi les meilleurs alliés, les alliés les plus fiables de l'Amérique.

Je ne manquerais pas une occasion de dire

que ces Alliés font partie de l'OTAN, qu'ils sont l'OTAN,

et que l'efficacité militaire de notre pays se trouve considérablement accrue

grâce aux accords de commandement et de contrôle, aux normes,

aux politiques d'acquisition en commun que l'OTAN a rendus possibles.

Mais cela signifie que l'OTAN doit être citée

chaque fois que de telles déclarations sont faites,

et je ne sais pas dans quelle mesure cela pourrait effectivement être le cas.

Comment "vendriez-vous" l'OTAN aux Américains?

La plupart des Américains,

étant donné que le pourcentage de gens qui servent activement est très faible,

ne se posent pas vraiment la question de savoir comment l'OTAN influe sur leur vie,

ni même parfois comment le reste du monde peut avoir une influence sur leur vie,

ce qui s'est passé en Grèce, la situation économique là-bas,

ce qui s'est passé à la bourse américaine, c'est difficile;

il y a un sentiment isolationniste

lorsque vous êtes préoccupé par votre situation économique, votre remboursement hypothécaire,

que vous vous demandez si vous allez conserver votre emploi, c'est dur de regarder au-delà.

Il est donc très difficile de répondre à cette question.

Il y a une frange de la population américaine

qui ne s'intéressera pas aux questions liées à l'OTAN

parce qu'elle est plus préoccupée par les questions d'emploi,

de soins de santé, etc.

Et je pense que c'est normal.

Il ne faut pas forcer les gens à savoir quelque chose.

Mais je pense que cela signifie que ceux qui adhèrent à la mission

et aux valeurs d'une alliance comme l'OTAN

doivent en parler régulièrement.

Beaucoup de gens disent que c'est le rôle des politiciens,

mais c'est plus large que cela parce que, pour la plupart, nous ne connaissons pas -

et beaucoup de gens ne se soucient sans doute pas de connaître des politiciens -

cela doit vraiment se faire en parlant avec les amis et les collègues.

J'insisterais sur les liens culturels qui existent

entre les Etats-Unis et l'Europe depuis 400, 500 ans ou plus.

Une grande partie de l'héritage américain vient du continent européen.

Je pense que c'est un message qui trouve une résonance auprès de beaucoup d'Américains.

La deuxième chose que je dirais, c'est que les pays européens

qui font partie de l'Alliance aux côtés des Etats-Unis

figurent parmi les meilleurs alliés, les alliés les plus fiables de l'Amérique.

Je ne manquerais pas une occasion de dire

que ces Alliés font partie de l'OTAN, qu'ils sont l'OTAN,

et que l'efficacité militaire de notre pays se trouve considérablement accrue

grâce aux accords de commandement et de contrôle, aux normes,

aux politiques d'acquisition en commun que l'OTAN a rendus possibles.

Mais cela signifie que l'OTAN doit être citée

chaque fois que de telles déclarations sont faites,

et je ne sais pas dans quelle mesure cela pourrait effectivement être le cas.

Colin Clark, rédacteur en chef d’AOL Defence

Si je voulais faire en sorte que l’opinion publique américaine apprécie davantage l’OTAN, je ne manquerais pas une occasion de dire que ces Alliés font partie de l’OTAN, qu’ils sont l’OTAN, et que l’efficacité militaire de notre pays se trouve considérablement accrue grâce aux accords de commandement et de contrôle, aux normes, aux politiques d’acquisition en commun que l’OTAN a rendus possibles, etc. Mais cela signifie que les politiciens devraient citer l’OTAN dans toutes les déclarations pertinentes, et je ne sais pas si cela pourrait effectivement être le cas.

Robert Haddick, directeur de la rédaction du Small Wars Journal, et contributeur au Foreign Policy Magazine

J’insisterais sur les liens culturels qui existent entre les États-Unis et l’Europe depuis 400, 500 ans, ou plus. Une grande partie de l’héritage américain vient du continent européen. Je pense que c’est un message qui trouve une résonance auprès de beaucoup d’Américains. La deuxième chose que je dirais, c’est que les pays européens qui font partie de l’Alliance aux côtés des États-Unis figurent parmi les meilleurs alliés, les alliés les plus fiables de l’Amérique, et qu'il importe de maintenir cela pour l’avenir.

Dan Futrell, vétéran de l’armée américaine, Harvard Kennedy School

Il y a une frange de la population américaine qui ne s’intéressera pas aux questions liées à l’OTAN parce qu’elle est plus préoccupée par les questions d’emploi, de soins de santé, etc. Et je pense que c’est normal. Il est certain qu’il ne faut pas forcer les gens à savoir quelque chose. Mais je pense que cela signifie que ceux qui adhèrent à la mission et aux valeurs d’une alliance comme l’OTAN doivent en parler régulièrement. Cela doit en permanence faire partie du débat lors des conversations avec les amis et les collègues.

ceux qui adhèrent à la mission et aux valeurs d’une alliance comme l’OTAN doivent en parler régulièrement

Jim Arkedis, directeur du projet concernant la sécurité nationale du Progressive Policy Institute

J’ai constaté que pour être vraiment efficace, il faut prendre le temps de s’adresser aux petits journaux régionaux et à certains sites Web régionaux, parce qu’ils ont des centaines de milliers de lecteurs qui ne jugent pas nécessaire de lire le New York Times tous les jours. Je pense, par exemple, au Norfolk Virginian Pilot, qui paraît dans une région où vivent de très nombreux membres des forces navales américaines, avec leurs familles, et d’autres civils, qui s'intéressent à ce genre de questions. Ces journaux et sites relayent sans doute les informations du New York Times, mais quelques reportages originaux et quelques bonnes interviews avec des correspondants de ce type de publications pourraient contribuer à renforcer l'efficacité de la communication.

Ronda Scholting, journaliste-blogueuse et experte en relations publiques

La plupart des Américains, vu le très faible pourcentage de gens qui servent activement, ne se posent pas vraiment la question de savoir comment l’OTAN influe leur leur vie, ni même d'ailleurs parfois comment le reste du monde peut avoir une influence sur leur vie - ce qui s'est passé en Grèce, la situation économique là-bas, ce qui s’est passé à la bourse américaine; il y a un sentiment isolationniste difficile à dépasser lorsque vous êtes préoccupé par votre situation économique, votre remboursement hypothécaire, que vous vous demandez si vous aurez un emploi demain. Il est donc très difficile de répondre à cette question.

citations
Barack Obama
sénateur américain, 2006
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