Press point on Libya

by NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen following his bilateral meeting with French President Nicolas Sarkozy in Paris, France

  • 01 Sep. 2011
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  • Last updated: 06 Sep. 2011 16:49

ANDERS FOGH RASMUSSEN (Secrétaire général de l'OTAN): Le président Sarkozy et moi, nous avons eu une rencontre très fructueuse. Je tiens à saluer les contributions substantielles françaises à l'Alliance. La France est vraiment un pilier de nos opérations en Afghanistan, en Libye, au Kosovo. Je tiens à saluer le courage des soldats français en Afghanistan. Et je tiens à offrir mes condoléances sur les pertes de vos forces cet été.

Aujourd'hui, nous avons discuté la situation en Libye. Nous sommes d'accord que l'opération de l'OTAN en Libye a été un grand succès. Nous avons mis en oeuvre le mandat de l'ONU en vue de protéger la population civile en Libye. Et je suis heureux de constater que la communauté internationale est prête à assister les nouvelles autorités libyennes dans la reconstruction du pays.

Enfin, en ce qui concerne l'OTAN, il y a des leçons positives tirées de notre opération en Libye. Avant tout que cette opération a démontré un leadership européen. Et c'est vraiment un renforcement de notre Alliance. Mais en même temps, l'opération en Libye a démontré que l'OTAN est indispensable pour une telle opération. Nous avons besoin des capacités uniques des États-Unis.

Et finalement, nous avons constaté que les partenaires dans la région, dans le monde arabe apprécient le rôle joué par l'OTAN. Parce que l'OTAN a offert un cadre connu, un cadre éprouvé pour la coopération pratique et la consultation politique parmi les Alliés et les Partenaires.

Donc, en conclusion, pour l'OTAN, l'opération en Libye a été un grand succès. Mais avant tout, c'est grâce à la détermination du peuple libyen que la liberté a triomphé en Libye.

Q: S'il-vous-plaît, Nadège Puljak de l'Agence France-Presse. Vous parlez de l'Opération en Libye au passé. Or, elle dure toujours. Combien de temps vous pensez qu'elle va durer? Et est-ce que l'on sait exactement où se trouve le colonel Qadhafi en ce moment?

ANDERS FOGH RASMUSSEN: Nous sommes déterminés de mettre en oeuvre le mandat des Nations-Unies pleinement, c'est-à-dire de protéger la population civile contre les attaques. Donc, nous allons continuer notre opération aussi longtemps qu'il y a des menaces contre la population en Libye. C'est prématuré de présenter une feuille de route. Mais c'est notre intention de terminer l'opération quand la situation le permet.

Q: Dans combien de temps? Vous ne pouvez pas, parce que vous ne savez pas peut-être?

ANDERS FOGH RASMUSSEN: Comment?

Q: Excusez-moi, vous pouvez nous dire à peu près dans combien de temps cela pourra être terminé ou bien est-ce que vous ne savez pas actuellement?

ANDERS FOGH RASMUSSEN: Nous ne savons pas. Ça dépend de la situation sur place. Notre objectif est de protéger la population civile. Et nous sommes déterminés de continuer cette opération aussi longtemps qu'il y a des menaces.

Q: Et pour le colonel Qadhafi, il est plutôt de côté de Sirte ou plutôt du côté de la capitale de Tripoli?

ANDERS FOGH RASMUSSEN: Je ne sais pas, mais je vais souligner que le colonel Qadhafi n'est pas une cible de nos opérations.

Q: Mais à partir du moment où il aura été arrêté, le colonel Qadhafi, d'une façon ou d'une autre, est-ce qu'on pourra dire à ce moment-là, c'est terminé?

ANDERS FOGH RASMUSSEN: Non, mais, la décision de terminer notre mission sera basée sur une évaluation politique globale, incluant la capacité du Conseil National de Transition d'assurer la sécurité du peuple libyen, incluant une évaluation militaire de l'OTAN et peut-être aussi incluant une évaluation pour une décision des Nations Unies.

Q: Oui, bonjour, aujourd'hui, la Russie a estimé que l'OTAN avait conduit cette opération pour le pétrole libyen....

ANDERS FOGH RASMUSSEN: Pour?

Q: ... pour le pétrole libyen et non pour protéger les civils. Et que l'OTAN en quelque sorte dépassait ou allait plus loin que la résolution des Nations-Unies.

ANDERS FOGH RASMUSSEN: Je vais... je tiens à souligner que nous avons effectué, exécuté nos opérations en Libye strictement en conformité avec le mandat des Nations Unies, c'est-à-dire nous avons exécuté ces opérations pour protéger la population civile en Libye.