Questions and Answers

at the final press conference by NATO Secretary General Jaap de Hoop Scheffer

  • 04 Apr. 2009
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  • Last updated: 07 Apr. 2009 15:34

Q: Laurent Zecchini, Le Monde, douze formateurs espagnols, 65 soldats belges, 150 gendarmes français. Cette énumération, même elle s'accroît dans les jours qui viennent par d'autres contributions européennes est cruelle, comparée à 21 000 soldats américains supplémentaires. Est-ce que vous ne craignez pas que dans la conduite de la guerre en Afghanistan on assiste à une américanisation de plus en plus marquée de cette guerre et à terme à une américanisation de plus en plus marquée de l'Alliance atlantique?

JAAP DE HOOP SCHEFFER (Secrétaire général de l'OTAN): Après deux réunions et 24 heures... 28 heures de réunions, je peux vous dire que ce matin, pendant les discussions sur l'Afghanistan, j'ai entendu plus que 10 alliés avec des contributions substantielles dans le sens financier, dans le sens militaire, dans le sens civil. Alors, on peut absolument dire que ce sommet aussi dans ce sens a été un grand succès.

On va... On va soutenir les élections. On va améliorer l'entraînement, la formation. On a le fonds d'affectation spécial. J'ai vu des bataillons pour le soutien des élections n'est-ce pas. Alors, le résultat quand à moi, c'est un résultat très important de ce sommet aussi dans le sens matériel, argent, formateurs, entraîneurs je dois dire. Alors, pour moi, le résultat est un bon résultat.

NICOLAS SARKOZY (Président de la France): Qu'il me soit permis de rendre hommage de l'humour de M. Zecchini qui, en vérité, moi, qui le connaît bien, vous n'avez pas compris qu'il avait une volonté de détendre l'atmosphère. Dire que l'Europe a moins d'influence au sein de l'OTAN alors même que le nouveau président des États-Unis vient de présenter la nouvelle stratégie américaine qui correspond point pour point à ce que les Européens demandaient depuis des mois et des années, je le dis très gentiment, c'est une forme de provocation bien sympathique.

Mais qu'il me soit permis de vous dire que sur le fonds des choses, c'est la thèse qui a toujours été défendu par l'Europe sur l'Afghanistan qui est en train de triompher. Et le président des États-Unis, son pays a fait mouvement vers cette thèse.

Deuxièmement, je ne savais que M. Rasmussen était un Américain, que nous venions de désigner un secrétaire-général américain. Je n'avais pas immédiatement compris. Mais, enfin, voilà, je rappelle qu'il est profondément européen et même qu'il y a eu un débat hier soir de certains membres, avec certains membres non-européens qui nous disaient. Bien quand même l'Europe, vous êtes forts dans l'OTAN, mais enfin ne prenez pas tous les pouvoirs. Voilà, vous voyez, au fond, quand on est à la table de discussion et de décision, on n'a pas toujours la même vision que quand on est à l'extérieur de la salle où se prennent les décisions.

Q: (ALLEMAND)

Q: Alexander (INAUDIBLE)... Monsieur le Président, après les deux sommets de Londres et ici, est-ce que nous avons vraiment vu un nouveau démarrage dans les relations France-Atlantique? (ALLEMAND)

ANGELA MERKEL (Chancelière de l'Allemagne): (ALLEMAND)

NICOLAS SARKOZY: Oui moi, je crois profondément que c'est une nouvelle étape dans le lien transatlantique, profondément. On peut avoir des désaccords. On en a eu au G20. Mais on fait partie de la même famille. Dans une famille il peut y avoir des désaccords. Mais on a le devoir de les régler dans un climat constructif. Chacun a fait un effort. Et je crois que l'époque des malentendus, des soupçons respectifs, cette époque est tournée.

Écoutez, on a quand même tellement de vrais problèmes à régler: la crise économique, le conflit en... l'engagement en Afghanistan, tous les conflits régionaux qui existent, franchement concentrons-nous sur les vraies difficultés du monde et non pas sur les problèmes d'ego, les susceptibilités, les malentendus. Nous, en Europe, nous voulons travailler avec les États-Unis.

Les États-Unis veulent travailler avec nous. C'est quand même une bonne nouvelle qu'alors qu'il y a tant de sujets de division, de guerre et d'affrontement dans le monde, ce rassemblement-là entre les États-Unis et l'Europe bien il porte ses fruits. Il commence bien sûr à l'intérieur. Moi, je croyais que vous alliez me demander est-ce que c'est une nouvelle étape de l'axe franco-allemand? Peut-être que jusqu'à présent Madame Merkel et moi on a dirigé cet axe comme nos prédécesseurs, le mieux possible, et puis aussi avec des hésitations. Mais là, je pense qu'entre l'Allemagne et la France on a vu que quand on décidait de prendre des initiatives ensemble ça l'avait une force considérable. Et franchement, moi, je suis très fier et très heureux de ce qu'on a fait avec Angela.

SCHEFFER: Et la seule raison que je suis au milieu... C'est que je suis secrétaire général de l'OTAN. Sinon on avait le président et la chancelière n'est-ce pas, "side by side".

ANGELA MERKEL: (ALLEMAND)

Q: My name is Mahmoud Gushe (?) from BBC Afghanistan. My question is to secretary general. American President Barrack Obama has promised to send more troops for Afghanistan. Well, other members of NATO have really to send more troop for Afghanistanor not?

SCHEFFER: Oh, the answer is absolutely yes. As I said in another language already a few minutes ago. Many allies have set up to the plate this morning. And the concrete results of this summit are very, very good indeed as far as money is concerned and the civilian side is concerned; as far as training is concerned; but also as far as troops are concerned. And I can tell you that also on the direct obligation or challenge I should say from supporting the Afghan elections on 20th of August, possibly a rerun in October, the result of the summit has been very good indeed.

SARKOZY: Et nous avons tous demandé de façon unanime que les droits de la femme, et les droits de l'homme soient défendus et soient respectés par le gouvernement afghan. C'est quelque chose qui nous tient extrêmement à coeur, notamment s'agissant d'une législation récente, nous demandons qu'il y ait une nouvelle délibération du Parlement conforme à la constitution afghane. Nous sommes là-bas pour défendre des valeurs.

Et ces valeurs, elles concernent tout le monde, et spécialement le gouvernement que l'on aide. Et nous ne sommes pas décidés à transiger sur ces valeurs. Les femmes ont des droits. Il y a des droits de l'homme qui sont aussi naturellement ceux de la femme, droits de l'homme au sens être humain. Et nous ne sommes pas décidés à transiger là-dessus, personne, aucun d'entre nous. Et je pense que le message a été reçu directement.

MERKEL: (ALLEMAND)

SCHEFFER: And you see this reflected in the Afghanistandeclaration and the communiqué of this meeting.

UNIDENTIFIED: The last question.

SCHEFFER: The last question...

Q: (INAUDIBLE) Norwegian Broadcasting. I have a question on here, Secretary General, right in front of you here.

SCHEFFER: Right in front of me.

Q: Madame, stand beside me here. The question is regarding on this Fogh Anders Rasmussen. You said you didn't want to make more problem of personality question, when there are big problems in the world. But the Turks have said publicly and repeatedly that this is a problem... this is a case about respect and dialogue to the Muslim world. Is that an area where Fogh Rasmussen can build bridges do you think?

SCHEFFER: That is entirely. I'm not going to speak. Let me use President Obama's word... there one secretary general. And Anders Rasmussen has been chosen and appointed by unanimity; that is a very important decision. And I think that the Président de la République and the Federal German Chancellor will agree with me. I'll say it in French. C'est le résultat qui compte. And Anders Rasmussen is an extremely capable and competent next NATO secretary general.

SARKOZY: C'est un homme qui a toujours respecté les droits de l'homme. C'est un démocrate. Il n'y avait aucune raison qui ait quelque présupposé sur lui. Et en terminant qu'il me soit permis de remercier la ville de Strasbourg, la ville de Baden-Baden aussi, mais la ville de Kehl. La ville de Strasbourg qui nous a merveilleusement accueillis. Et certainement, je voudrais remercier les habitants d'avoir supporté les gênes que peuvent bien sûr, pour leurs vies quotidiennes générer un sommet de cette importance. Merci à tous.

MERKEL: (ALLEMAND) Auf Wiedersehen.

SCHEFFER: Merci à vous tous.