L'OTAN s'adresse à de jeunes Afganes et de jeunes Afghans

  • 08 Mar. 2013 -
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  • Mis à jour le: 20 Mar. 2013 17:14

À l'occasion de la Journée internationale de la femme, Mme l'ambassadeur Kolinda Grabar, secrétaire générale adjointe pour la diplomatie publique, s'est adressée par visioconférence aux étudiants des universités de Kunduz, Kandahar et Baghlan. La directrice des questions de genre au ministère afghan de l'enseignement supérieur, Mme Sohaila Hofyani, a participé à cet événement et présenté à cette occasion la politique relative à la condition des femmes menée par son ministère. L'auditoire était composé de conférenciers, d'étudiants et de membres d'associations culturelles et sportives.

Mme Grabar-Kitarovic a ouvert la séance en déclarant : « Je tiens à vous adresser un message spécial d'amitié et de solidarité. Je voudrais partager avec vous un sentiment d'accomplissement. De nombreux combats, aujourd'hui derrière nous, ont amené les femmes à bénéficier d'un statut très différent, non seulement dans le domaine de la sécurité et de la défense, mais aussi dans la société en général ».

Une séance interactive de questions-réponses a suivi l'allocution de Mme Grabar-Kitarovic. Les étudiants ont mis en avant les progrès accomplis au cours des dernières années et appelé l'attention sur ce qui reste à faire pour les femmes qui étudient dans les universités d'Afghanistan.

Les femmes restent confrontées à de nombreux obstacles, comme le nombre limité de dortoirs, le manque de connexions Internet dans certains secteurs et, d'une manière générale, la médiocrité de l'enseignement. La préoccupation majeure est l'insuffisance des transports qui empêche de nombreuses jeunes femmes d'aller à l'université. Les jeunes femmes éprouvent également des difficultés à pratiquer des sports, comme le basket-ball ou la gymnastique.

« Il faut qu'il y ait un droit à l'enseignement », a déclaré une étudiante de l'université de Kunduz, tandis que des étudiants de l'université de Baghlan ont appelé à pouvoir bénéficier de meilleures installations et conditions d'enseignement. Tous ont néanmoins reconnu les progrès réalisés dans les services de communication grâce aux connexions Internet fournies par le projet OTAN « Route de la soie virtuelle ».

Une étudiante de Kandahar a expliqué pourquoi la prise en compte de la dimension de genre ne concerne pas exclusivement « l'autonomisation des femmes » : « Si l'on n'éduque pas les hommes, comment peut-on attendre d'eux qu'ils envoient leurs filles à l'école ? », a-t-elle demandé.

Mme Hofyani a rappelé les efforts engagés par son ministère pour l'autonomisation des femmes, les droits humains et la fin des violences à l'encontre des femmes.

Mme Grabar a ajouté à ce sujet que l'ONU proclame chaque année une Journée internationale de la femme, qui, cette année, a pour thème : « Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l'action pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes. » « C'est un thème tout à fait d'actualité, les violences à l'encontre des femmes sont en effet un sujet qui requiert toujours autant d'attention », a‑t‑elle ajouté.

Mme Grabar-Kitarovic a conclu en rappelant les efforts engagés par l'OTAN pour mettre en œuvre la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité. « Nous n'allons pas baisser la garde en ce qui concerne la défense des droits fondamentaux – et des droits humains universellement reconnus – , notamment ceux des femmes afghanes, à qui nous exprimons toute notre sympathie et notre solidarité », a-t-elle ajouté.