Le Collège de défense de l'OTAN au Brésil – 9 mai : table ronde sur le Brésil et la région euro-atlantique

  • 09 May. 2013 -
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  • Mis à jour le: 31 May. 2013 12:48

La coopération en faveur de la paix et de la sécurité internationales ne peut se développer que lorsque les États et les organisations internationales telles que l'OTAN font un effort délibéré pour identifier et mieux comprendre les acteurs du nouveau contexte géopolitique et économique, afin de dégager des possibilités de synergie ou, à tout le moins, d'harmonisation. S'il importe de tenir compte des mandats et des capacités de chacun, tout autant que des aspirations et des perceptions mutuelles, la coopération est donc le maître-mot de tout ce processus.

(From the right) Amb. Zacarias, Mr Dane, Dr Lazarou, Lt Gen Dalhaug and Maj Gen Branco welcome participants to the Roundtable Meeting.

Pour sa part, la Division de la recherche du Collège de défense de l'OTAN établit régulièrement des évaluations objectives des possibilités de sécurité coopérative. À cette fin, elle organise des colloques et rédige des publications avec d'autres établissements universitaires, nourrissant ainsi des échanges de vues et des débats entre chercheurs, acteurs de la société civile et responsables issus de la région euro-atlantique et au-delà.

Le Brésil est représentatif des pays du Sud ; comme l'a souligné le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), il est l'exemple d'un important prestataire de sécurité à l'échelle internationale. Sixième économie mondiale, le Brésil défend la primauté de l'ONU pour ce qui est de maintenir la paix et la sécurité internationales. Des forces brésiliennes sont à la tête de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et de la force opérationnelle maritime de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Telle est la toile de fond sur laquelle, le 9 mai 2013, le Collège de défense de l'OTAN (NADEFCOL), la Fundação Getulio Vargas (FGV) et la fondation Konrad Adenauer (KAS) ont organisé ensemble une conférence d'une journée sur les relations entre le Brésil et l'OTAN, et la perception qu'ils ont l'un de l'autre.  

La conférence visait à susciter une meilleure compréhension entre les partenaires brésilien et euro-atlantique dans le cadre d'une table ronde scientifique de haut niveau, en favorisant le dialogue entre quelque 40 éminents universitaires et hauts responsables. Les participants ont débattu de la position du Brésil et de l'OTAN en tant que prestataires de sécurité à l'échelle mondiale et ont étudié ensemble les possibilités de dialogue et de coopération entre le Brésil et l'Alliance, ainsi qu'avec l'ONU et d'autres acteurs, pour faire face aux défis de sécurité communs.

Les promoteurs de la conférence sont parvenus à rassembler une riche palette de participants de haut vol. Ceux-ci ont été chaleureusement accueillis par le général de corps d'armée Dalhaug, commandant du NADEFCOL, Mme Elena Lazarou, chef du Centre pour les relations internationales de la FGV, et M. Felix Dane, représentant de la KAS.

La journée s'articulait autour de cinq groupes de discussion, dont chacun était rehaussé de la présence d'éminents orateurs.

Le premier débat portait sur « Le Brésil et l'OTAN : perception de soi, perception de l'autre », tandis que le deuxième traitait des « Regards sur la responsabilité de protéger et la responsabilité dans la protection ». Au programme de l'après-midi figuraient un troisième débat abordant les « Approches de la sûreté maritime dans l'Atlantique », un quatrième portant sur les « Opérations de soutien de la paix et d'assistance humanitaire : l'expérience du Brésil et de l'OTAN », et, pour terminer, un échange sur les « Points de vue sur la prolifération nucléaire et des armes de destruction massive ».

Il est revenu à M. Brooke Smith-Windsor, de la Division de la recherche du NADEFCOL, M. Felix Dane, de la KAS, Mme Elena Lazarou, du Centre pour les relations internationales de la FGV, et M. Carlos Ivan Simonsen Leal, président de la FGV, de clôturer la journée par leurs observations.