Un Soldat à la Une

Ltn Antonio Ruiz González
Première publication dans le
Journal de la SFOR#146, 29 août 2002

Ferenc Toth-Bera n’est pas un soldat comme les autres. Il est Brigadier-chef au sein du Régiment étranger de cavalerie (1er REC), qui appartient au Groupement tactique français. Il est né à Szeghalom en Hongrie, mais est devenu citoyen français.
“Je me suis engagé dans la Légion il y a huit ans. Auparavant, j’étais mineur dans mon pays d’origine,” explique le Bch Toth-Bera.
Les légionnaires sont des volontaires, et avant tout des fantassins. Ils passent quatre mois de formation à Castelnaudary, en France, au sein du 4e Régiment étranger d’infanterie, un régiment de recrutement. Lorsque leur formation est terminée, ils sont affectés dans des régiments d’infanterie de combat.
“ J’ai passé deux ans en Guyane française (Amérique du sud) au sein du 3e REI (Régiment étranger d’infanterie) en tant que grenadier voltigeur, dans une section de combat,” dit-il. “ Nous nous sommes entraînés au combat dans la forêt vierge pendant un mois complet, lors d’un exercice sans aucune interruption. La jungle est un environnement difficile. Une fois, j’ai été blessé, j’ai pris un morceau de bois dans la jambe,” poursuit-il.
A son retour en France, il a été affecté au 1er REC, ou il a commencé sa formation de cavalier. A ce moment, il terminait son premier contrat de cinq ans et avait la possibilité d’accéder à la citoyenneté française. Après quelques stages, il fut promu de simple légionnaire à son grade actuel.
“J’ai participé à des missions en ex-République yougoslave de Macédoine et à l’île de la Réunion (Océan Indien), et aujourd’hui je suis en Bosnie-Herzegovine,” explique-t-il.
“J’aime le travail que je fais ici ; de plus, il y a une bonne ambiance dans toute la section. Quant à l’avenir, nous verrons bien. Si la Légion a encore besoin de mes services, j’aimerais y rester pour longtemps.”
Comme on dit dans la Légion : “ Il y a une raison pour venir, mais il y en a une toute autre pour rester.”
Depuis sa création en 1831, ce corps d’élite a perdu 902 officiers, 3 176 sous-officiers et plus de 30 000 légionnaires au cours des conflits militaires auxquels il a participé.

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