Petite équipe, grande zone de responsabilité

Sch Lisa M. Simpson
Première publication dans le
Journal de la SFOR#136, 11 avril 2002

Le Détachement de liaison de la SFOR en Croatie (SFOR Liaison to Croatia, SLTC) est installé à Zagreb. Ses effectifs sont réduits ; malgré cela police militaire internationale et équipe d’évacuation sanitaire par air remplissent parfaitement leurs missions. Leur zone de responsabilité : la Croatie toute entière.

Zagreb – Le petit détachement de Zagreb, capitale de la Croatie, couvre tout le pays. Cela en impressionnerait plus d’un mais pour les six membres de la Police militaire internationale (IMP) et les trois de l’équipe médicale affectés au SLTC, c’est de la routine.
En 1998, il y avait 22 policiers militaires à Zagreb. Réduits désormais à six, en comptant le prévôt, leur zone de responsabilité est demeurée la même. Le SLTC est installé dans une caserne croate. La police militaire (“vojna policija”, VP) du pays est responsable de la sécurité autour du camp, tandis que l’IMP est chargée du personnel de la SFOR.
Le casernement croate
“Le casernement est sous la responsabilité croate mais la sécurité ici relève d’une coopération réelle entre les IMP, la VP et les Nations-unies,” explique le maître de la marine danoise Elo Sorensen, prévôt. Par exemple, bien que les soldats à l’entrée soient croates, ce sont les IMP de la SFOR qui leur notifient le niveau d’alerte. A part le prévôt, l’équipe se compose de quatre carabiniers italiens venant de Naples et d’un quartier maître de la Royal Navy britannique. La SFOR, les Nations-unies et l’armée de terre croate se partagent le casernement.
La mission la plus importante des IMP se situe à l’extérieur du camp : la protection de la force sur le territoire croate. “Lorsque je suis arrivé et que l’on m’a présenté ma zone de responsabilité, j’ai demandé où se trouvait le reste du personnel. La zone est sacrément étendue pour cinq personnes,” précise le MT Sorensen. Quoi qu’il en soit, ils accomplissent sans état d’âme leur tâche. “Nous nous occupons de tout accident de la circulation impliquant du personnel de la SFOR, où que ce soit en Croatie,” ajoute le MT Sorensen, qui précise que les IMP doivent travailler en étroite collaboration avec les forces civiles de police et le service judiciaire de la SFOR pour traiter les déclarations d’accident.
De la polyvalence
La polyvalence est le propre de toute petite équipe, ce qui est le cas de celles du SLTC : la caserne accueille moins de 50 militaires de la SFOR. Les trois membres de l’équipe médicale ne s’occupent pas seulement du personnel à Zagreb mais de tout celui de la coalition basé en Croatie.
“Nous sommes une équipe d’évacuation sanitaire de trois personnes, explique le Sgt Al Plenderleith, auxiliaire médical. Nous sommes détachés de l’hôpital principal [britannique] de Sipovo. Toute personne devant être évacuée [vers le Royaume-Uni] passe par là pour être examinée avant de venir à Zagreb. Le patient se rend ensuite ici car c’est l’aéroport principal au départ de la Croatie.” Selon l’aviateur de première classe Emma Shore, auxiliaire médicale, bien que l’équipe s’occupe essentiellement des soldats britanniques au départ de la Croatie, elle auscultera tout patient avant une évacuation sanitaire vers son pays d’origine.
“Par chance nous n’avons pas eu à traiter beaucoup de patients à la fois mais ce serait une gageure si la mission se compliquait,” précise le 1Cl Shore. Un jour comme les autres, l’équipe effectue des opérations courantes. “Un docteur croate vient deux heures par jour,” poursuit le 1Cl Shore. En dehors des heures de présence du médecin, l’équipe est capable de prendre en charge la plupart des cas médicaux. De fait, l’équipe de sous-officiers est autorisée à prescrire certains médicaments même en l’absence de médecin. Cependant, d’autres ne peuvent l’être que par lui. L’équipe médicale est aussi en liaison avec l’hôpital local. “Une de nos [collègues] est tombée subitement malade. Nous avons dû contacter l’hôpital local pour nous assurer qu’elle recevrait les soins appropriés avant de s’envoler pour l’Angleterre. Notre personnel est très réduit. Le médecin ayant recommandé de surveiller [la patiente] 24h/24, nous n’étions pas assez nombreux pour le faire pendant la durée de sa présence ici,” explique le 1Cl Shore.
Chaque jour, les équipes du SLTC de Zagreb accomplissent ainsi de nombreuses missions avec bien peu de personnel.

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La SFOR en action

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Photos : MT Susan Rose

L'équipe de la Police militaire internationale du SLTC de Zagreb.


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Le Cch Janko Pozaic, de l'armée croate, contrôle les cartes d'identité du carabinier Vincenzo Savino et du QM Stuart Higman, de la Royal Navy.


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Les 1Cl Kate Butterworth et Emma Shore effectuent l'inventaire d'une trousse médicale.