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Mise à jour: 30-Oct-2000 Kosovo: un an après

Introduction

Il y a un an, lOTAN a lanc sa puissance arienne pour mettre fin la rpression au Kosovo et lopration a t couronne de succs. Dans le dluge de commentaires que cette action a provoqu, ce simple fait passe facilement inaperu. De nombreux malentendus subsistent propos de ce qui sest pass. Le temps est venu maintenant de considrer laction de lOTAN pendant le conflit, de voir ce que la KFOR est parvenue faire depuis lors, et de se tourner vers lavenir. Les risques taient grands lOTAN devait faire face de nombreux problmes et le prix payer tait lev. Mais comme lAlliance lavait promis alors, les forces serbes sont parties, la KFOR est l, et les rfugis sont rentrs chez eux. Toutefois, il ne faut pas se voiler la face : la tche qui reste accomplir est considrable.

La crise, qui couvait depuis longtemps, ne peut tre rgle en un an. Si le travail accompli, souvent sans fanfares, est norme, personne ne peut se satisfaire de la situation actuelle. Mais, pour ceux qui auraient des doutes, il suffit de regarder le choix qui soffrait. Le rapport de lOSCE, Kosovo/Kosova As seen, As Told, est horriblement parlant; il brosse un tableau bouleversant dune campagne de violence dlibre contre la population albanaise civile du Kosovo. Il y est dit que personne ntait en scurit : On a la preuve, horrifiante, que des enfants taient pris pour cible, afin de terroriser et de punir les adultes et les communauts auxquelles ils appartenaient. Si lOTAN ntait pas intervenue, la spirale de violence se serait intensifie et le nombre des morts naurait fait quaugmenter. Les rfugis se compteraient dsormais par centaines de milliers, pesant lourdement sur les pays voisins, et toute la rgion se trouverait dstabilise. Les dtracteurs de lAlliance, y compris ceux qui critiquent lOTAN pour son action, la condamneraient alors pour son inaction.

Le dfi, et pas seulement pour lOTAN, consiste dsormais mener lentreprise bon escient. La campagne arienne et lentre de la KFOR ont permis de poser les premiers jalons, mais il faut maintenant des ressources et une dtermination sans faille, sinon le succs durement acquis pourrait nous chapper. La population du Kosovo et ses dirigeants doivent galement saisir les opportunits qui leur sont offertes au risque de perdre le soutien de la communaut internationale, qui pourrait finir par se lasser. Ce sont les haines interethniques qui par le pass ont conduit la catastrophe et, aussi durs, aussi amers que soient les souvenirs, ces haines doivent tre surmontes si lon veut que lavenir soit vraiment diffrent.

Edmund Burke a dit un jour que, pour que le mal triomphe, il suffit que les hommes de bonne volont ne fassent rien. En mars de lanne dernire, les dix-neuf pays de lOTAN ont agi. Je vous livre ici mes rflexions personnelles sur le Kosovo un an aprs.

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