Le MAP est une manifestation pratique de la politique de la porte ouverte de l’OTAN. C’est un cadre dans lequel les Alliés fournissent des avis, une assistance et un soutien pratique aux pays candidats afin de les aider à préparer leur adhésion à l’OTAN.
Au-delà de l’accent mis sur la réforme, le soutien du pays aux opérations dirigées par l’OTAN constitue un autre domaine important de coopération. Depuis de nombreuses années, l’ex-République yougoslave de Macédoine1 fournit en tant que pays hôte un soutien précieux aux troupes de la Force pour le Kosovo (KFOR) qui transitent par son territoire. Le pays contribue également à la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan.
Au sommet tenu à Bucarest en avril 2008, les Alliés ont reconnu le travail important accompli par l’ex-République yougoslave de Macédoine1 et l’engagement dont elle fait preuve à l’égard des valeurs de l’OTAN et des opérations de l’Alliance. Ils sont convenus qu’une invitation serait faite à l’ex-République yougoslave de Macédoine1 dès qu’une solution mutuellement acceptable aura été trouvée avec la Grèce sur la question du nom.
Cadre de la coopération
Dans le cadre du MAP, l’ex-République yougoslave de Macédoine1 inscrit ses plans et calendriers de réforme dans son programme national annuel (ANP). Les principales réformes concernent les domaines politique et militaire et le secteur de la sécurité. Le pays s’efforce en priorité de respecter les normes démocratiques, de garantir la tenue d’élections libres et équitables et de favoriser la réduction de la corruption et la lutte contre la criminalité organisée, la réforme du système judiciaire, l’amélioration de l’administration publique et la promotion des relations de bon voisinage. Les Alliés communiquent en retour des informations sur les réformes envisagées et évaluent la mise en œuvre de celles-ci.
Des équipes de l’OTAN se rendent dans l’ex-République yougoslave de Macédoine1 afin d’élaborer un rapport d’activité sur la mise en œuvre de l’ANP, ainsi que d’éventuelles recommandations pour la voie à suivre. Ces recommandations sont approuvées par les Alliés, puis examinées par le Conseil de l’Atlantique Nord et des représentants de l’ex-République yougoslave de Macédoine1 au cours d’une réunion de haut niveau tenue en fin de cycle. Des réformes plus spécifiques et plus techniques dans le domaine de la défense sont examinées parallèlement, dans le contexte du processus de planification et d’examen (PARP) du PPP, qui fixe des objectifs de planification - ou objectifs du Partenariat – dans une large gamme de domaines en rapport avec les capacités de défense.
L’ex-République yougoslave de Macédoine1 coopère également avec l’OTAN et les pays partenaires dans un grand nombre d’autres domaines, dans le cadre du programme du Partenariat pour la paix (PPP) et du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA). Elle adapte sa participation au PPP grâce à un programme annuel de partenariat individuel, en sélectionnant les activités qui l’aideront à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés dans son programme national annuel.
Domaines clés de la coopération
La coopération dans le domaine de la sécurité
L’ex-République yougoslave de Macédoine1 a été un partenaire clé de par son soutien aux opérations de stabilisation menées par l'OTAN au Kosovo en 1999. Des forces de l’OTAN ont été déployées dans le pays pour empêcher l’extension du conflit, mais aussi pour apporter un soutien logistique à la Force pour le Kosovo (KFOR). Les Alliés ont également fourni une assistance humanitaire aux réfugiés du Kosovo arrivant dans le pays. Ce dernier continue d’apporter en tant que pays hôte un soutien précieux aux troupes de la KFOR qui transitent par son territoire.
L’OTAN est venue porter assistance à l’ex-République yougoslave de Macédoine1 lorsque des violences entre insurgés albanophones et forces de sécurité ont éclaté dans l’ouest du pays en février 2001. Les insurgés avaient pris le contrôle d’un certain nombre de villes situées près de la frontière avec le Kosovo, amenant le pays au bord de la guerre civile. L’OTAN a facilité la négociation d’un cessez-le-feu en juin de cette même année, ce qui a ouvert la voie à un règlement politique – l’accord-cadre d’Ohrid – en août 2001. Conformément à cet accord, l’OTAN a déployé une force opérationnelle, “Essential Harvest”, destinée à collecter les armes remises par les insurgés au moment où ils se préparaient à se dissoudre. La mission internationale de surveillance dirigée par l’OTAN a continué de soutenir la mise en œuvre de l’accord d’Ohrid jusqu’au 31 mars 2003, date à laquelle l’Union européenne a pris le relais.
Un objectif clé de la coopération de l'OTAN avec l'ex-République yougoslave de Macédoine1 consiste à développer l'aptitude des forces armées du pays à travailler aux côtés des forces alliées dans des opérations de soutien de la paix et des opérations de gestion des crises.
Le pays a d’abord contribué à la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, en août 2002. Une nouvelle équipe médicale conjointe, composée par les trois pays du MAP, a été déployée à l’appui de la FIAS en août 2005. Le pays s’emploie à augmenter considérablement sa contribution à la FIAS.
L’ex-République yougoslave de Macédoine1 a augmenté de façon substantielle les forces qu’elle est disposée à déployer à l’appui d’opérations du PPP dirigées par l’OTAN. Parmi les unités concernées, on trouve un bataillon d’infanterie renforcé, une section spécialisée dans les opérations en montagne/en milieu alpin, une équipe de lutte contre le terrorisme, une compagnie de reconnaissance avancée, des unités de police militaire et d’autres forces. Le pays continue également d’accueillir toute une série d’exercices et d’activités PPP, auxquels il participe.
La coopération dans la lutte contre le terrorisme se déroule dans le cadre du plan d’action du Partenariat contre le terrorisme. Il s’agit notamment de partager des renseignements et des analyses avec l’OTAN, de renforcer les capacités nationales de lutte contre le terrorisme et d’améliorer la sécurité aux frontières. En consultation avec les Alliés, l’ex-République yougoslave de Macédoine1 a pris des mesures visant à mettre en place des organismes et services compétents chargés de s’occuper des formes contemporaines de terrorisme.
La réforme du secteur de la défense et de la sécurité
L’OTAN soutient le vaste processus de réforme en cours dans l’ex-République yougoslave de Macédoine1. S’agissant de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, l’OTAN et les différents Alliés possèdent des compétences considérables dont le pays peut tirer parti. En consultation avec les Alliés, le pays continue de mettre en œuvre toute une série de réformes, conformément à sa revue de défense stratégique.
Les Alliés ont apporté leur aide pour l’établissement d’un plan de transformation des forces armées du pays. Ce plan comprend des programmes détaillés relatifs à la logistique, au personnel, au matériel et à l’entraînement, ainsi qu’un calendrier de restructuration des unités militaires clés. Parmi les autres objectifs essentiels, on trouve l’amélioration de la représentation des minorités ethniques dans les structures de défense civiles/militaires et la réforme du système judiciaire et de la police.
La participation du pays au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP depuis 1999 a contribué à améliorer l’aptitude des forces à travailler avec l’OTAN et a facilité la réforme de la défense. Le PARP est un élément essentiel du MAP. Le quartier général de l’OTAN à Skope, établi en 2003, joue également un rôle en favorisant la mise en œuvre des plans de réforme de la défense, en particulier grâce à l’équipe consultative de l’OTAN, implantée dans les locaux du ministère de la Défense.
Le pays a adhéré au concept de capacités opérationnelles (OCC) en 2005. L’OCC est un mécanisme qui permet d’évaluer les unités disponibles pour des opérations PPP et de mieux les intégrer aux forces de l’OTAN, en vue d’une plus grande efficacité opérationnelle.
Les plans civils d'urgence
L’ex-République yougoslave de Macédoine1 renforce ses capacités nationales pour la réaction aux situations d’urgence et la gestion des catastrophes dans le domaine civil en coopérant avec l'OTAN et en participant à des activités organisées par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). Elle participe également aux travaux du Haut Comité pour l’étude des plans d’urgence dans le domaine civil.
En consultation avec l’OTAN, un système national de gestion des crises a été établi afin de faire en sorte que les structures en place soient utilisées de façon efficace et rationnelle en cas de crise nationale.
La science et l’environnement
Au titre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), l’ex-République yougoslave de Macédoine1 a reçu des subventions pour plus de 40 projets en collaboration, notamment des ateliers de recherche avancée sur la sécurité de l’information et des études sur la gestion des crises et la lutte contre le terrorisme.
Diplomatie publique
Dans la mesure où l’ex-République yougoslave de Macédoine1 vise à rejoindre l’Alliance dans un avenir proche, il est important de mieux faire connaître au public la manière dont l’OTAN fonctionne, ainsi que les droits et obligations liés au statut de membre. Les activités de diplomatie publique visent également à tisser et à entretenir des liens avec les acteurs de la société civile et à faciliter l’organisation dans le pays d’activités et de programmes en rapport avec la sécurité. La Division Diplomatie publique de l’OTAN joue un rôle clé dans ce domaine, ainsi que les différents pays alliés et partenaires.
Des groupes de leaders d’opinion macédoniens sont régulièrement invités au siège de l’OTAN et au Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE). Le pays a accueilli des séminaires et des conférences. Il a également établi un Centre régional de formation aux relations publiques, qui forme le personnel d’autres pays partenaires. En outre, le pays a accueilli en 2007 le Forum du CPEA sur la sécurité.
Évolution des relations
Les relations entre l’OTAN et l’ex-République yougoslave de Macédoine1 remontent à 1995, au moment de l’adhésion du pays au Partenariat pour la paix (PPP), qui fut suivie par l’adhésion au Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA) en 1997.
Les relations se sont renforcées pendant la crise du Kosovo en 1999, à un moment où l’ex-République yougoslave de Macédoine1 a été un partenaire clé de par son soutien aux opérations de l’OTAN, et où des forces alliées ont été déployées dans le pays pour empêcher l’extension du conflit et fournir une assistance humanitaire aux réfugiés du Kosovo. La même année, l’ex-République yougoslave de Macédoine1 est devenue membre du Plan d’action pour l’adhésion (MAP).
En 2001, les relations se sont encore intensifiées, l’OTAN et l’UE étant venues porter assistance à l’ex-République yougoslave de Macédoine1 lorsque des violences entre insurgés albanophones et forces de sécurité ont éclaté dans l’ouest du pays en février 2001. Ayant facilité la négociation d’un cessez-le-feu qui a conduit à un accord de paix, l'OTAN, à la demande du gouvernement, a déployé une force opérationnelle chargée de collecter les armes des insurgés et de soutenir la mise en œuvre de l'accord. Cette mission a été transférée à l’Union européenne en mars 2003, mais l’OTAN a maintenu un quartier général à Skopje, la capitale, en vue d’aider le pays dans ses réformes de défense.
Les grandes étapes
| 1995 |
L’ex-République yougoslave de Macédoine1 adhère au Partenariat pour la paix. |
| 1996 |
Le pays accueille son premier exercice d’entraînement du PPP : « Rescuer ». |
| 1999 |
Le pays joue un rôle clé en soutenant les opérations de l’OTAN au Kosovo, et les Alliés lui fournissent une assistance pour atténuer la crise humanitaire après l’arrivée dans le pays de réfugiés du Kosovo. |
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L’ex-République yougoslave de Macédoine1 devient membre du Plan d’action pour l’adhésion (MAP) et participe au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP. |
| 2001 |
Des violences éclatent dans l’ouest du pays. L’OTAN joue un rôle clé en facilitant les négociations sur un cessez-le-feu, conclu en juin. Les Alliés déploient une force opérationnelle chargée de collecter les armes des anciens combattants et de soutenir la mise en œuvre de l’accord-cadre d’Ohrid. |
| 2002 |
Le pays déploie du personnel à l’appui de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. |
| 2003 |
La mission OTAN de maintien de la paix dans l’ex-République yougoslave de Macédoine1 est transférée à l’Union européenne. |
| 2005 |
Une équipe médicale conjointe formée par les trois pays du MAP rejoint en août les forces déployées par l’OTAN en Afghanistan. |
| 2007 |
Le pays accueille à Ohrid le Forum du CPEA sur la sécurité. |
| 2008 |
En avril 2008, les Alliés conviennent que l’ex-République yougoslave de Macédoine1 sera invitée à entamer des pourparlers d’adhésion dès qu’une solution mutuellement acceptable aura été trouvée avec la Grèce sur la question du nom. |