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Le programme de défense contre le terrorisme

Concrètement, qu'est-ce que cela représente?

Le programme de travail « Défense contre le terrorisme » (DAT) est axé sur dix domaines dans lesquels on estime que la technologie peut apporter une contribution.

Des pays de l'OTAN ou des groupes issus de la Conférence des Directeurs nationaux des armements (CDNA) dirigent les divers projets avec l'appui et les contributions d'autres pays membres.

Les dix domaines suivants sont retenus dans le programme :

Réduction de la vulnérabilité des avions gros porteurs civils et militaires aux systèmes portatifs de défense aérienne (MANPAD) . Les travaux en cours abordent les contre-mesures techniques, tactiques et de formation, tandis qu'une stratégie est en cours d'établissement en coopération avec les autorités de l'aviation civile. Les activités principales dans ce domaine visent à équiper les avions du système aéroporté de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (NAEW&C) de contre-mesures à infrarouge dirigé. Le Royaume-Uni dirige les travaux pour cette initiative.

Protection des ports et des navires contre les vedettes rapides piégées et les plongeurs sous-marins à l'aide de réseaux de capteurs, de détecteurs électro-optiques, de moyens de réaction rapide et de véhicules sous-marins sans pilote. Ces travaux sont menés sous la conduite de l'Italie, avec le soutien du Centre de recherche sous-marine de l'OTAN.

Réduction de la vulnérabilité des hélicoptères aux grenades propulsées par fusée (RPG). La Bulgarie assure la conduite de ces travaux avec le soutien de la Grèce. Les efforts menés dans ce domaine sont actuellement axés sur l'amélioration des capacités de détection des RPG et autres armes tirées au sol afin de lutter contre elles et d'assurer une plus grande protection des équipages, des passagers et des aéronefs.

Mise en échec, par leur destruction et leur détection ou leur neutralisation, des dispositifs explosifs artisanaux comme les voitures piégées et les bombes placées aux abords des routes . C ette initiative est conduite par l'Espagne, avec une participation importante des États-Unis. Elle s'appuie également sur les compétences des industries de plusieurs pays membres et fait appel au Groupe consultatif industriel OTAN (NIAG). Diverses nouvelles technologies ont été explorées, et des résultats prometteurs ont été obtenus, en particulier dans le domaine de la détection à distance.

Technologie de largage de précision pour les forces d'opérations spéciales . Les activités dans ce domaine sont dirigées vers la mise en place de capacités permettant de larguer furtivement et avec précision des hommes ou des équipements, quelles que soient les conditions climatiques, partout où ils sont requis. Les États-Unis assurent la conduite de cette initiative.

Détection et mise en échec des armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN) et protection contre ces armes. Cette initiative vise à empêcher des terroristes de recourir à des armes CBRN, et à protéger les forces et les populations contre les effets de ces armes, au cas où la prévention échouerait. La France dirige les travaux, qui ont des objectifs défensifs (détection, protection, décontamination) et offensifs (frappes de précision à distance de sécurité) . La République tchèque, en qualité de pays de soutien, a aussi été très active dans la formation de personnes et d'équipes travaillant dans ce domaine.

Utilisation contre les terroristes de moyens de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et d'acquisition d'objectifs, le but étant de concevoir des outils améliorés de détection avancée et d'identification des terroristes et de leurs activités. L'Allemagne assure la conduite des travaux.

Neutralisation des explosifs et munitions, l'objectif étant de faire en sorte que les stocks existants de munitions ne tombent pas entre les mains des terroristes et d'améliorer les capacités technologiques et opérationnelles de l'OTAN d'éliminer ces stocks. C es travaux sont menés sous la conduite de la Slovaquie, avec l'appui de la Norvège .

Technologies de défense contre les attaques au mortier . Cette initiative, liée au nombre croissant d'attentats terroristes au mortier en Afghanistan et en Iraq, a été prise par les Pays-Bas, qui conduisent les travaux dans ce domaine, au cours de la réunion de la CDNA de novembre 2004. L'Allemagne assure le soutien des travaux. L'objectif est d'employer les technologies nouvelles et futures pour détecter les positions de tirs au mortier et de réagir ensuite avec suffisamment de rapidité et de précision contre l'attaquant ou de détruire les projectiles eux-mêmes.

Protection des infrastructures essentielles. Cette initiative a été proposée par le Ministre belge de la défense à la réunion informelle tenue à Berlin en septembre 2005 et a été récemment ajoutée au programme de travail "Défense contre le terrorisme" (DAT). Le champ de cette initiative est en cours de définition et les travaux seront dirigés par la Belgique.