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Updated: 08-May-2009 IMS News Release

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7 mai 2009

 

Fin des deux jours de réunions du Comité militaire de l’OTAN
à Bruxelles

Au coeur de l'événement
6-7 mai 2009
Réunions du Comité militaire de l’OTAN

Siège de l’OTAN, Bruxelles – Les chefs d’état-major de la défense (CEMD) de plus de 40 pays, ainsi que les commandants suprêmes alliés « Opérations » et « Transformation » de l’OTAN ont participé aux réunions de printemps du Comité militaire de l’OTAN, dans le cadre des différentes sessions tenues les 6 et 7 mai, sous la présidence de l’amiral Di Paola, président du Comité militaire de l’OTAN.

Les pays membres de l’OTAN et les pays non OTAN fournissant des troupes à la FIAS ont examiné un vaste éventail de questions, en faisant le point sur l’ensemble des missions et des opérations dirigées par l’OTAN, y compris la FIAS. La présence du général Henri Bentégeat, président du Comité militaire de l’Union européenne, a été particulièrement appréciée, ainsi que la participation, par vidéoconférence, du général Mohammadi, chef d’état-major de la défense de l’Afghanistan, du général Mangal, vice-ministre de l’intérieur et de la sécurité de l’Afghanistan, et du général Formica, du commandement multinational sur la transition en matière de sécurité en Afghanistan (CSTCA).

Après avoir souhaité la bienvenue aux quatre nouveaux CEMD, l’Albanie et la Croatie particpant pour la première fois à la réunion en tant que membres à part entière de l’OTAN, l’amiral Di Paola a demandé une minute de silence à la mémoire des femmes et des hommes qui ont sacrifié leur vie au cours des missions de paix et de sécurité de l’OTAN.

En ce qui concerne l’Afghanistan, une mise à jour a été présentée au Comité militaire sur les progrès de l’armée nationale afghane et sur le programme de formation et de mentorat de la police nationale afghane. De ce point de vue, la coordination renforcée entre la FIAS et la mission EUPOL a amélioré l’approche globale adoptée en matière de sécurité. Une attention particulière a ensuite été accordée à la deuxième élection présidentielle afghane, prévue en août prochain, et à la sécurité des bureaux de vote et des candidats. Il a été noté que bien que les effectifs affectés à la FIAS aient augmenté l’année dernière, des troupes et des capacités supplémentaires seront nécessaires à l’appui de cet événement clé. À cet égard, plusieurs CEMD ont déclaré que leur pays avait l’intention de renforcer sa contribution aux opérations dirigées par l’OTAN dans le cadre de la FIAS, en fournissant des troupes, des instructeurs et du matériel.

À la suite de la décision prise par les chefs d’État et de gouvernement à Strasbourg/Khel de mettre sur pied une mission OTAN de formation en Afghanistan afin de superviser l’entraînement de haut niveau des forces de sécurité nationales afghanes, le commandant suprême allié « Opérations » (SACEUR), le général John Craddock, a présenté au Comité militaire un exposé sur l’état d’avancement du projet. Cette initiative contribuerait à la stratégie de développement national de l’Afghanistan et sera une occasion supplémentaire d’harmoniser les efforts et d’apporter un soutien aux forces de sécurité afghanes. Ce projet important fera l’objet de nouvelles discussions au cours de la réunion des ministres de la défense en juin prochain.

Le Comité militaire a pris note des progrès réalisés en Afghanistan depuis le sommet de l’OTAN de Bucarest. Les opérations récentes de lutte contre la drogue ont été jugées efficaces. Au cours des trois derniers mois, le nombre d’opérations menées avec succès par les forces de sécurité nationales afghanes avec le soutien de la FIAS a augmenté. À Kaboul, la sécurité incombe désormais en grande partie aux forces afghanes et une armée nationale afghane toujours plus expérimentée participe à 80 % des opérations de la FIAS, en prenant la direction de la moitié d’entre elles. Le Comité militaire a souligné qu’il était urgent que les Afghans disposent d’un personnel militaire et de sécurité plus nombreux, afin de poursuivre la mise en œuvre de la stratégie de développement national de l’Afghanistan. Cepandant, il existe toujours certaines lacunes au sein des équipes opérationnelles de mentorat et de liaison (OMLT), qui sont essentielles pour atteindre l’objectif de 134 000 soldats afghans formés en 2011.

Il a également été souligné que l’OTAN doit intensifier ses efforts de communication stratégique, afin que l’opinion publique soit mieux informée de son rôle et de ses activités militaires, et, notamment, des objectifs et des activités de la mission de la FIAS.

C’est la deuxième fois que des pays non OTAN fournissant des troupes à la FIAS ont participé à des discussions au niveau des chefs d’état-major de la défense, et leur contribution a été précieuse.

Le Comité militaire a ensuite suivi avec intérêt l’analyse et l’aperçu présentés par le secrétaire général de l’OTAN, S.E. M. Jaap de Hoop Scheffer, au cours d’une réunion informelle durant laquelle le nouveau concept stratégique a été discuté. Le Comité militaire a présenté au secrétaire général les conclusions de son dernier symposium, qui était axé sur la définition de de la dimension militaire du nouveau concept stratégique. Ce document du Comité militaire devrait constituer le point de départ qui pemettra d’alimenter le débat politique, de fixer le cadre militaire du nouveau concept stratégique et de contribuer à une perception commune des nouvelles menaces stratégiques mondiales. Le secrétaire général, M. de Hoop Scheffer, a remercié le Comité militaire de la rapidité de sa contribution et a qualifié ces travaux de premier pas très important vers l’élaboration du nouveau concept stratégique de l’OTAN.

Les chefs d’état-major de la défense de l’Ukraine et de la Géorgie ont rencontré les membres du Comité militaire chacun dans le cadre d’une réunion distincte. Le Comité militaire a encouragé ces deux pays à poursuivre leur réforme militaire et de défense malgré la conjoncture économique défavorable, et a rendu hommage à leur volonté et à leur détermination de participer et de contribuer aux opérations dirigées par l’OTAN – ce qui est d’autant plus remarquable dans le climat économique actuel. Au nom de l’OTAN, l’amiral Di Paola a également remercié l’Ukraine, qui est le premier pays partenaire de l’OTAN à contribuer à la force de réaction de l’OTAN.

En ce qui concerne le Kosovo, le Comité militaire a analysé la situation sécuritaire du pays et les nouvelles tâches de la KFOR liées à la mise sur pied de la force de sécurité du Kosovo. Il a également suivi une mise à jour, par vidéoconférence, sur les progrès de la mission EULEX de l’Union européenne, présentée par le général Yves de Kermabon, chef de la mission EULEX. Le but de cette dernière est d’appuyer les autorités du Kosovo en assurant des fonctions de contrôle, de mentorat et de conseil pour ce qui est de tous les aspects de l’État de droit, notion qui est fondamentale pour la sécurité du Kosovo à l’avenir. Au terme d’un débat éclairé sur la situation actuelle et future de la KFOR, les CEMD de l’OTAN ont conclu, compte tenu de l’engagement durable de l’OTAN dans la région, qu’un rapport spécial sur ce point serait présenté lors de la prochaine réunion des ministres de la défense qui se tiendra en juin.

Le SACEUR a présenté au Comité militaire une mise à jour sur la réexamen en cours de la force de réaction de l’OTAN (NRF). Comme cela a été réaffirmé lors du sommet de Strasbourg/Kehl, la NRF est établie afin de fournir à l’Alliance une force rapidement déployable et crédible, qui constitue le moteur de la transformation et du développementun capacitaire. Elle doit être en mesure de réagir à des crises nouvelles et imprévues, qu’il s’agisse de défense collective ou d’opérations de crise en dehors des frontières de l’Alliance. À ce titre, le Comité militaire a analysé les options qui ont été étudiées afin de renforcer la déployabilité, le soutien prolongé et l’interopérabilité de la NRF, et donc son employabilité. Les options relatives à une NRF réaménagée seront présentées aux ministres de la défense afin qu’ils en discutent au cours de leur réunion en juin prochain.

La nécessité pour l’Alliance d’envisager que l’OTAN joue un rôle durable en matière de lutte contre la piraterie avait également été évoquée lors du récent sommet de Strasbourg/Khel. Les incidents récents survenus dans la région de la Corne de l’Afrique ont entraîné la prolongation de la mission du 1er groupe maritime permanent de l’OTAN jusqu’au 28 juin. Le Comité militaire a fait le point sur les opérations en cours et étudié en détail la question du détournement de bâtiments et de navires au large de la côte somalienne. Compte tenu des actions maritimes menées à l’heure actuelle par l’OTAN pour lutter contre la piraterie, le Comité militaire rappelle que l’OTAN ne peut intervenir qu’à la suite d’une analyse approfondie et de directives données au niveau politique. Le Conseil de l’Atlantique Nord est en train de mettre au point pour les autorités militaires de l’OTAN une directive politique sur un rôle durable en matière d’activités de lutte contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique.

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