La tribune des experts

Du carburant pour la réflexion

L’utilisation de l’énergie n’est pas un dossier accessoire pour la sécurité. Les pannes d’électricité qu’ont connues de nombreux pays de l’OTAN ont montré à quel point nous sommes tous vulnérables quand l'énergie vient à manquer. À mesure que la demande de ressources énergétiques supplémentaires augmente, comment faire en sorte que la situation ne débouche pas sur des conflits ?

Du carburant pour la réflexion?

Ces dernières années, de véritables tensions sont déjà apparues s'agissant de l'énergie,

des ressources en nourriture et en eau, et de facteurs environnementaux clés.

Un monde globalisé présente des avantages évidents,

mais il s'agit là de certains de ses inconvénients les plus patents.

Les changements dans l'Arctique ont des effets,

et personne n'est à l'abri de ces effets;

il y a des impacts en cascade,

et une fois que les glaces maritimes diminuent trop, le courant-jet est modifié.

Un certain nombre de conditions météorologiques extrêmes,

peut-être même celles que nous avons connues cet été,

peuvent être attribuées aux changements dans l'Arctique.

En Allemagne, nous avons subi des pannes d'électricité en 2005 et 2006

et nous avons été complètement surpris. Elles n'ont pas seulement touché la région,

11 autres pays de l'UE et même le Maroc ont été affectés.

Nous pouvons déjà constater quelques signes très clairs

de la fonte de la calotte glaciaire, de la disparition de glaciers, et compte tenu de

l'importance des glaciers par exemple pour l'eau potable,

peut-être moins en Europe, mais certainement dans l'Himalaya,

si les glaciers disparaissent,

c'est l'eau potable qui disparaît pour des millions de personnes

et cela pose un véritable problème.

Prenons l'énergie. Comment pouvons-nous mieux assurer la sécurité énergétique?

La sécurité énergétique comporte trois éléments fondamentaux.

L'un d'eux est la sécurité des approvisionnements, qui tient aussi à la disponibilité globale.

Elle est liée aux questions de compétitivité économique,

particulièrement importante pour l'industrie de l'énergie.

Et elle est liée aux questions environnementales, comme le changement climatique.

Ces trois facteurs déterminent donc la sécurité énergétique au niveau national,

ainsi qu'au niveau régional et mondial.

Le défi fondamental

est qu'il faut établir un équilibre entre ces trois facteurs.

La modification des besoins a aussi conduit à la modification de nombreuses politiques.

L'énergie est de plus en plus un élément moteur

des relations internationales, y compris sur le plan sécuritaire.

Parallèlement à la mondialisation de l'économie,

il y a une mondialisation de la sécurité,

qui est aussi souvent le résultat de nouvelles dépendances, de nouvelles infrastructures,

notamment dans le domaine de l'information et de la communication,

de l'énergie, comme les pipelines,

comme les capacités croissantes de GNL et les importations dans ce domaine.

Une partie du défi consiste à tenter d'adapter des infrastructures énergétiques

concues pour une époque différente.

Nous avons construit nos infrastructures en supposant qu'elles ne seraient pas modifiées,

or elles le sont de manière spectaculaire. Nous le constatons partout dans le monde.

Et nos structures économiques internes ont été édifiées

exactement dans le cadre de ces infrastructures physiques. Prenez Shangai.

Shanghai est une ville comme La Nouvelle-Orléans, qui se trouve dans un delta, s'affaisse,

et qui se trouve sur la trajectoire de typhons... bref qui est à la mauvaise place.

Et non seulement nos ressources énergétiques traditionnelles diminuent,

mais la population mondiale s'accroît dans le même temps.

Une estimation des besoins en ressources de la Chine est en cours

et il est dit : nous n'avons pas assez de ressources,

donc nous allons réduire la demande en réduisant la population.

Mais dans le même temps les Chinois ont commencé à s'approvisionner à l'extérieur.

Il y a un accroissement considérable de la demande

pour le moyen terme - jusqu'en 2035.

Selon l'AIE les besoins en énergie vont augmenter de 40%

et 70 à 80% de l'énergie proviennent toujours des carburants fossiles.

Enfin, il y a le défi de la réponse collective à trouver.

Agir individuellement pourrait aggraver les problèmes.

Si les pays suivent non pas une approche coopérative

mais une approche strictement nationale

pour assurer la sécurité des ressources énergétiques -

prenez la Chine, dont les dirigeants politiques voient surtout les choses

à travers le prisme de la stabilité du régime -

cela conduit alors à un accroissement de la concurrence

et la concurrence peut très souvent engendrer même

une intensification des conflits politiques, voire plus.

Sommes-nous donc en train de nous précipiter vers un désastre environnemental et énergétique?

Pas nécessairement.

Les solutions existent déjà en un certain sens. Il y a beaucoup de technologies.

Il y a la conscience de ce qui va se passer.

Et il y a la possibilité d'utiliser beaucoup moins de carburants fossiles.

Il y a la possibilité d'économiser beaucoup d'eau.

C'est donc beaucoup plus une question de volonté

de s'engager sur la voie de nouvelles politiques.

Du carburant pour la réflexion?

Ces dernières années, de véritables tensions sont déjà apparues s'agissant de l'énergie,

des ressources en nourriture et en eau, et de facteurs environnementaux clés.

Un monde globalisé présente des avantages évidents,

mais il s'agit là de certains de ses inconvénients les plus patents.

Les changements dans l'Arctique ont des effets,

et personne n'est à l'abri de ces effets;

il y a des impacts en cascade,

et une fois que les glaces maritimes diminuent trop, le courant-jet est modifié.

Un certain nombre de conditions météorologiques extrêmes,

peut-être même celles que nous avons connues cet été,

peuvent être attribuées aux changements dans l'Arctique.

En Allemagne, nous avons subi des pannes d'électricité en 2005 et 2006

et nous avons été complètement surpris. Elles n'ont pas seulement touché la région,

11 autres pays de l'UE et même le Maroc ont été affectés.

Nous pouvons déjà constater quelques signes très clairs

de la fonte de la calotte glaciaire, de la disparition de glaciers, et compte tenu de

l'importance des glaciers par exemple pour l'eau potable,

peut-être moins en Europe, mais certainement dans l'Himalaya,

si les glaciers disparaissent,

c'est l'eau potable qui disparaît pour des millions de personnes

et cela pose un véritable problème.

Prenons l'énergie. Comment pouvons-nous mieux assurer la sécurité énergétique?

La sécurité énergétique comporte trois éléments fondamentaux.

L'un d'eux est la sécurité des approvisionnements, qui tient aussi à la disponibilité globale.

Elle est liée aux questions de compétitivité économique,

particulièrement importante pour l'industrie de l'énergie.

Et elle est liée aux questions environnementales, comme le changement climatique.

Ces trois facteurs déterminent donc la sécurité énergétique au niveau national,

ainsi qu'au niveau régional et mondial.

Le défi fondamental

est qu'il faut établir un équilibre entre ces trois facteurs.

La modification des besoins a aussi conduit à la modification de nombreuses politiques.

L'énergie est de plus en plus un élément moteur

des relations internationales, y compris sur le plan sécuritaire.

Parallèlement à la mondialisation de l'économie,

il y a une mondialisation de la sécurité,

qui est aussi souvent le résultat de nouvelles dépendances, de nouvelles infrastructures,

notamment dans le domaine de l'information et de la communication,

de l'énergie, comme les pipelines,

comme les capacités croissantes de GNL et les importations dans ce domaine.

Une partie du défi consiste à tenter d'adapter des infrastructures énergétiques

concues pour une époque différente.

Nous avons construit nos infrastructures en supposant qu'elles ne seraient pas modifiées,

or elles le sont de manière spectaculaire. Nous le constatons partout dans le monde.

Et nos structures économiques internes ont été édifiées

exactement dans le cadre de ces infrastructures physiques. Prenez Shangai.

Shanghai est une ville comme La Nouvelle-Orléans, qui se trouve dans un delta, s'affaisse,

et qui se trouve sur la trajectoire de typhons... bref qui est à la mauvaise place.

Et non seulement nos ressources énergétiques traditionnelles diminuent,

mais la population mondiale s'accroît dans le même temps.

Une estimation des besoins en ressources de la Chine est en cours

et il est dit : nous n'avons pas assez de ressources,

donc nous allons réduire la demande en réduisant la population.

Mais dans le même temps les Chinois ont commencé à s'approvisionner à l'extérieur.

Il y a un accroissement considérable de la demande

pour le moyen terme - jusqu'en 2035.

Selon l'AIE les besoins en énergie vont augmenter de 40%

et 70 à 80% de l'énergie proviennent toujours des carburants fossiles.

Enfin, il y a le défi de la réponse collective à trouver.

Agir individuellement pourrait aggraver les problèmes.

Si les pays suivent non pas une approche coopérative

mais une approche strictement nationale

pour assurer la sécurité des ressources énergétiques -

prenez la Chine, dont les dirigeants politiques voient surtout les choses

à travers le prisme de la stabilité du régime -

cela conduit alors à un accroissement de la concurrence

et la concurrence peut très souvent engendrer même

une intensification des conflits politiques, voire plus.

Sommes-nous donc en train de nous précipiter vers un désastre environnemental et énergétique?

Pas nécessairement.

Les solutions existent déjà en un certain sens. Il y a beaucoup de technologies.

Il y a la conscience de ce qui va se passer.

Et il y a la possibilité d'utiliser beaucoup moins de carburants fossiles.

Il y a la possibilité d'économiser beaucoup d'eau.

C'est donc beaucoup plus une question de volonté

de s'engager sur la voie de nouvelles politiques.

citations
Ahmed Raafat Amin,
22 ans, Le Caire
Lettre d'information
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Le régime est parvenu à nous isoler en tant qu’individus pendant des années.
Une fois que nous avons cessé de réfléchir en tant qu’individus et que nous avons commencé à réfléchir en tant que groupe, le changement est devenu possible.
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