La tribune des experts

L’énergie et l’environnement : le bon, l’inquiétant et le truand

Nous demandons à l’expert de l’énergie et de l’environnement Jason Blackstock comment il voit les changements en cours, s’ils donnent matière à optimisme et où se situent à son sens les points névralgiques potentiels.

L'énergie et l'environnement: le bon, l'inquiétant et le truand

Quels sont les changements les plus significatifs

s'agissant de l'effet de l'énergie sur l'environnement?

L'un des grands changements auxquels nous avons assisté ces 5 dernières années

est l'exploitation sérieuse de ce que j'ai appelé le nouveau carbone,

mais il s'agit essentiellement de carburants fossiles non conventionnels.

La révolution du gaz de schiste, comme on l'appelle aux Etats-Unis,

a des effets majeurs

et pas seulement pour la combinaison des ressources énergétiques que les EU utilisent,

avec des implications potentielles pour la sécurité énergétique à long terme.

D'après les projections,

le gaz de schiste dont disposeraient les EU pourrait être de l'ordre

des ressources dont dispose l'Arabie saoudite.

Si tel est le cas, cela modifie radicalement la donne de la géopolitique de l'énergie.

Quels ont été les progrès concernant le réduction des gaz à effet de serre?

Aux EU, par exemple, nous avons constaté un passage important

de l'utilisation du charbon à l'utilisation de gaz naturel

pour produire de l'électricité. Qu'est-ce que cela signifie?

Etant donné que le gaz naturel libère la moitié du carbone

que le charbon libère par unité d'énergie produite,

nous avons constaté une baisse des émissions de gaz à effet de serre

de 7% aux EU rien que pour les 5 dernières années.

Le niveau des émissions équivaut aujourd'hui à peu près à ce qu'il était en 1992.

Les EU sont l'un des acteurs de premier plan

pour la réduction des gaz à effet de serre,

mais pas pour des raisons qui touchent au climat. C'est uniquement la transition énergétique.

La question est-elle abordée dans une perspective mondiale ou régionale?

Si le gaz carbonique représente sans conteste le facteur qui pèse le plus

sur le système climatique, nous émettons aussi d'autres choses:

du méthane, de l'ozone troposphérique, du sulfate, du carbone noir,

et la liste est longue;

toutes ces choses ont des effets qui sont de plus en plus locaux.

Le gaz carbonique monte et reste là-haut pendant une centaine d'années.

Le carbone noir est de la suie. Il monte et redescend après quelques jours

sur quelques centaines de kilomètres.

Lorsque cela se produit, les conséquences du changement climatique

qui s'ensuit sont beaucoup plus locales et régionales.

Lorsque des régions commencent à essayer de gérer leur pollution locale

avec un objectif climatique en vue, on constate

des tensions potentielles entre: je veux la gérer de telle manière

parce que je veux que les précipitations tombent ici,

et que l'eau s'écoule de ce côté-ci de l'Himalaya,

et : je veux que les précipitations tombent dans d'autres régions

et que l'eau s'écoule là-bas - je suis allé en Chine récemment

pour des travaux de recherche et des conversations

sur le développement du programme chinois de modification météorologique -

et cela a des implications potentielles

dans le cadre du débat sur les facteurs de forçage climatique à courte durée

et de nombreux pays pourraient commencer à considérer ce genre d'approches

comme des stratégies climatiques nationales, plutôt que de dépendre

de tel ou tel traité mondial pour ces questions.

Qu'est-ce que cela signifie pour la sécurité?

Une fois que vous ouvrez la boîte de Pandore -

il s'agira davantage d'avoir un impact sur le système

pour tenter d'obtenir un résultat donné -

cela conduit vraiment à certaines questions très ouvertes,

même si on exclut les questions philosophiques

sur la manipulation de la planète par l'humanité;

même en dehors de cela, les questions de "politique"

sur le point de savoir qui fixera le niveau du thermostat

ou qui déterminera le schéma des précipitations, ou...

Ce type de questions aura des implications très réelles sur le plan sécuritaire.

Et avec la dynamique régionale des conversations sur le climat,

l'émergence des technologies de géoingénierie se produit

au moment où les pays commencent à ressentir les effets climatiques

et on en arrive à une nationalisation ou une régionalisation

en même temps que sont développés des outils

susceptibles d'avoir une véritable influence mondiale pour un faible investissement financier.

Il y a vraiment là des tensions importantes

que nous ferions bien d'évaluer tandis que nous oeuvrons

à la mise en place d'un cadre de coopération pour faire face au changement climatique.

L'énergie et l'environnement: le bon, l'inquiétant et le truand

Quels sont les changements les plus significatifs

s'agissant de l'effet de l'énergie sur l'environnement?

L'un des grands changements auxquels nous avons assisté ces 5 dernières années

est l'exploitation sérieuse de ce que j'ai appelé le nouveau carbone,

mais il s'agit essentiellement de carburants fossiles non conventionnels.

La révolution du gaz de schiste, comme on l'appelle aux Etats-Unis,

a des effets majeurs

et pas seulement pour la combinaison des ressources énergétiques que les EU utilisent,

avec des implications potentielles pour la sécurité énergétique à long terme.

D'après les projections,

le gaz de schiste dont disposeraient les EU pourrait être de l'ordre

des ressources dont dispose l'Arabie saoudite.

Si tel est le cas, cela modifie radicalement la donne de la géopolitique de l'énergie.

Quels ont été les progrès concernant le réduction des gaz à effet de serre?

Aux EU, par exemple, nous avons constaté un passage important

de l'utilisation du charbon à l'utilisation de gaz naturel

pour produire de l'électricité. Qu'est-ce que cela signifie?

Etant donné que le gaz naturel libère la moitié du carbone

que le charbon libère par unité d'énergie produite,

nous avons constaté une baisse des émissions de gaz à effet de serre

de 7% aux EU rien que pour les 5 dernières années.

Le niveau des émissions équivaut aujourd'hui à peu près à ce qu'il était en 1992.

Les EU sont l'un des acteurs de premier plan

pour la réduction des gaz à effet de serre,

mais pas pour des raisons qui touchent au climat. C'est uniquement la transition énergétique.

La question est-elle abordée dans une perspective mondiale ou régionale?

Si le gaz carbonique représente sans conteste le facteur qui pèse le plus

sur le système climatique, nous émettons aussi d'autres choses:

du méthane, de l'ozone troposphérique, du sulfate, du carbone noir,

et la liste est longue;

toutes ces choses ont des effets qui sont de plus en plus locaux.

Le gaz carbonique monte et reste là-haut pendant une centaine d'années.

Le carbone noir est de la suie. Il monte et redescend après quelques jours

sur quelques centaines de kilomètres.

Lorsque cela se produit, les conséquences du changement climatique

qui s'ensuit sont beaucoup plus locales et régionales.

Lorsque des régions commencent à essayer de gérer leur pollution locale

avec un objectif climatique en vue, on constate

des tensions potentielles entre: je veux la gérer de telle manière

parce que je veux que les précipitations tombent ici,

et que l'eau s'écoule de ce côté-ci de l'Himalaya,

et : je veux que les précipitations tombent dans d'autres régions

et que l'eau s'écoule là-bas - je suis allé en Chine récemment

pour des travaux de recherche et des conversations

sur le développement du programme chinois de modification météorologique -

et cela a des implications potentielles

dans le cadre du débat sur les facteurs de forçage climatique à courte durée

et de nombreux pays pourraient commencer à considérer ce genre d'approches

comme des stratégies climatiques nationales, plutôt que de dépendre

de tel ou tel traité mondial pour ces questions.

Qu'est-ce que cela signifie pour la sécurité?

Une fois que vous ouvrez la boîte de Pandore -

il s'agira davantage d'avoir un impact sur le système

pour tenter d'obtenir un résultat donné -

cela conduit vraiment à certaines questions très ouvertes,

même si on exclut les questions philosophiques

sur la manipulation de la planète par l'humanité;

même en dehors de cela, les questions de "politique"

sur le point de savoir qui fixera le niveau du thermostat

ou qui déterminera le schéma des précipitations, ou...

Ce type de questions aura des implications très réelles sur le plan sécuritaire.

Et avec la dynamique régionale des conversations sur le climat,

l'émergence des technologies de géoingénierie se produit

au moment où les pays commencent à ressentir les effets climatiques

et on en arrive à une nationalisation ou une régionalisation

en même temps que sont développés des outils

susceptibles d'avoir une véritable influence mondiale pour un faible investissement financier.

Il y a vraiment là des tensions importantes

que nous ferions bien d'évaluer tandis que nous oeuvrons

à la mise en place d'un cadre de coopération pour faire face au changement climatique.

citations
Ahmed Raafat Amin,
22 ans, Le Caire
Lettre d'information
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Le régime est parvenu à nous isoler en tant qu’individus pendant des années.
Une fois que nous avons cessé de réfléchir en tant qu’individus et que nous avons commencé à réfléchir en tant que groupe, le changement est devenu possible.
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