À l’heure où nous nous remémorons la chute de l'Union soviétique, il y a vingt ans, il me semble opportun de rappeler une parole de Winston Churchill.
D’aucuns penseront sans doute au discours-phare qu’il prononça à Fulton, dans le Missouri, il y a soixante-cinq ans, lorsqu’il fit entrer l’expression «rideau de fer» dans le langage courant.
Mais le contenu des articles du présent numéro m’a plutôt fait repenser à son mot d’esprit sur l’éducation. « Beaucoup d’entre nous sont toujours prêts à apprendre, », disait-il, « mais peu d’entre nous aiment qu’on leur donne des leçons. »
À l’heure où nous nous remémorons la chute de l'Union soviétique, il y a vingt ans, il me semble opportun de rappeler une parole de Winston Churchill.
D’aucuns penseront sans doute au discours-phare qu’il prononça à Fulton, dans le Missouri, il y a soixante-cinq ans, lorsqu’il fit entrer l’expression « rideau de fer » dans le langage courant.
Mais le contenu des articles du présent numéro m’a plutôt fait repenser à son mot d’esprit sur l’éducation. « Beaucoup d’entre nous sont toujours prêts à apprendre, », disait-il, « mais peu d’entre nous aiment qu’on leur donne des leçons. »
C’est peut-être cette dynamique-là qui est au cœur des relations entre l’OTAN et la Russie. Les deux parties ont beaucoup à offrir, et toutes deux le savent.
Elles ont réalisé des avancées majeures au niveau de la coopération pratique. Néanmoins, la question de savoir qui est aux commandes et quelle est l’orientation à suivre ne semble toujours pas réglée dans le cadre de cette relation, ni même d’ailleurs celle de savoir s’il faut qu’il y ait un seul «pilote».
D’une certaine manière, considérer la Russie et l’OTAN comme des partenaires similaires équivaut à comparer des pommes et des poires.
- L’histoire de la Russie remonte à plusieurs siècles. L’OTAN ne compte que soixante-deux années d’existence.
- La Russie est un État-nation souverain. L’OTAN est une alliance.
- La Russie s’est défendue avec succès contre ceux qui l’ont attaquée, des armées napoléoniennes aux panzers d’Hitler. Aucun pays de l’OTAN n’a jamais subi d’invasion après son adhésion.
Mais la Russie était le centre d’un ancien empire de premier plan, l’Union soviétique, dont l’OTAN était le contrepoids occidental.
Depuis la fin de l’Union soviétique, les deux parties ont indiqué clairement qu’elles n’étaient pas ennemies l’une de l’autre. Elles ont accru leur coopération. Mais, même si soixante-cinq années se sont écoulées depuis le discours prononcé par Churchill aux États-Unis, la question subsiste : l’ombre de leur relation passée pèse-t-elle toujours sur elles aujourd’hui ?
Paul King

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