NATO REVIEW 2010
Numéro 1: La sécurité maritime : couler ou nager
Présent numéro:
Les activités de prolifération nucléaire – en passe de croître comme des champignons?
Dans le prochain numéro Panorama d’Amérique
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En raison de la traduction la version française de la Revue de l'OTAN paraît en ligne une quinzaine de jours après la version anglaise
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Les activités de prolifération nucléaire – en passe de croître comme des champignons?
Les armes nucléaires existent depuis des générations. Mais tandis que le président Obama expose sa vision d’un monde dénucléarisé, la Revue de l’OTAN se penche sur la manière dont les choses fonctionneraient, sur les embûches potentielles et sur les menaces les plus lourdes qui se profilent actuellement. Dans le présent numéro, une série d’experts internationaux s’expriment sur la question de savoir si le monde connaîtra un jour « l’option zéro » en matière d’armements nucléaires.
Parmi les premiers engagements pris par le président Obama figure une initiative en faveur d’un monde exempt d’armes nucléaires. La Revue de l’OTAN examine pourquoi sa démarche est importante, en recensant les obstacles auxquels il est confronté et en posant la question de savoir si la réussite peut être au bout du chemin.
2010 sera-t-elle une année décisive s’agissant de notre capacité de parvenir à un monde dénucléarisé ? Avec un ordre du jour marqué par tant de questions cruciales - du traité START au dossier iranien - 2010 sera-t-elle l’année dont l’histoire retiendra qu'elle fut déterminante pour le désarmement nucléaire ?
Nombreux sont ceux qui considèrent le dossier iranien comme un test clé de la détermination de la communauté internationale. Si Téhéran parvenait à se doter de l’arme nucléaire, cela signifierait que n’importe qui devrait pouvoir en faire autant ? Quel va donc être, dans cette dernière phase cruciale, le comportement de l’Iran, d’une part, et de ceux qui s’efforcent d’arrêter Téhéran dans sa course, d’autre part ?
Verra-t-on au final se réaliser les idéaux vers lesquels tend le Traité sur la non-prolifération ? Ou alors ce traité va-t-il être de plus en plus dépassé par l’évolution du monde ? Que peut-il contre ceux qui violent les règles, contre les acteurs non étatiques, et en matière de contrôle de l’application de ses dispositions ? Un traité fondamental face à l’avenir – tel est le thème sur lequel la Revue de l’OTAN se penche ici.
La menace nucléaire la plus lourde provient-elle en fait non pas des armements atomiques, mais bien des matières nucléaires que des terroristes pourraient faire exploser dans une bombe sale ? Beaucoup le pensent. Nous examinons ici les dangers qui se profilent et les conséquences que nous subirions.
Si l’on doit poser en principe que les pays et les organisations n’enfreignent pas les règles nucléaires mondiales, il faut néanmoins pouvoir s’en assurer par le biais d’un organisme de surveillance. Cet organisme c’est l’Agence internationale de l’énergie atomique. Mais celle-ci dispose-t-elle des moyens financiers et de la liberté que son rôle requiert ?
Quel rôle jouent les questions nucléaires au sein de l’OTAN ? Comment l’Alliance voit-elle les changements qui sont apparus cette année dans le paysage politique nucléaire, et comment cela se reflétera-t-il dans son nouveau Concept stratégique ?

Pour la plupart des gens, la date du 1er juillet 1968 n’évoque rien de particulier. Elle suit de quelques semaines la date de l’assassinat de Bobby Kennedy et précède de quelques semaines la date du premier détournement d’avion – un appareil de la compagnie El Al – par l’Organisation de libération de la Palestine ; elle se situe, par ailleurs, à une période où, en Asie du Sud-Est, le conflit vietnamien s’éternisait, et où un nouvel épisode de l’antagonisme de la Guerre froide allait s’écrire en Tchécoslovaquie, au mois d’août.

Tous ces événements ont fait la une de l’actualité à l’époque, et ont ensuite occupé une place importante dans les livres d’histoire. Mais il en est un qui n’a jamais bénéficié d’une couverture aussi vaste, ni sur le moment ni depuis : la signature, le 1er juillet 1968, d’un traité dont l’influence s’est sans doute avérée plus durable que celle de tous les événements évoqués plus haut et de bien d’autres qui se sont produits entre-temps. Ce jour-là, la mise en place du Traité de non-prolifération (TNP) avait marqué le lancement mondial du processus visant à débarrasser la planète des armes nucléaires.

Aujourd’hui, le TNP est le traité qui compte le plus grand nombre de signataires. C’est essentiellement ce texte qui a permis d’empêcher la quasi-totalité des États non dotés d’armes nucléaires d’acquérir de telles armes, et de focaliser l’attention sur les efforts à mener par les États qui détiennent l’arme nucléaire pour entamer le processus devant conduire à l’élimination de leurs arsenaux.

Cette année, l’importance du TNP apparaît plus que jamais compte tenu de la place qu’occupent dans l’ordre du jour international des questions telles que le programme nucléaire de l’Iran, le contrôle des matériaux nucléaires éparpillés sur la planète et les nouvelles réductions des arsenaux nucléaires.

Et alors que l’on célèbre le quarantième anniversaire de ce traité (entré en vigueur en mars 1970), la Revue de l’OTAN demande aux experts comment il peut être adapté à la nouvelle donne concernant ceux qui cherchent à se procurer des armes nucléaires (comme les organisations terroristes), si ses règles peuvent vraiment être mises en œuvre, et si 2010 va être une année déterminante pour les dossiers nucléaires.

Paul King, rédacteur en chef