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Mise-à-jour: Août 2005 Digithèque de l'OTAN

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Environnement et sécurité

3. Domaines d'OTAN concernant la sécurité d'environnement

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  1. Environnement et sécurité
  2. Projets d'OTAN concernant la sécurité d'environnement
 3. Domaines d'OTAN concernant la sécurité d'environnement
 4. Interview express
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Décontamination de l'air par élimination des impuretés chimiques et biologiques

La fabrication et le stockage d'agents de guerre chimique sont strictement interdits par les Nations Unies. Toutefois, les méthodes traditionnelles de destruction de ces agents (incinération et neutralisation) produisent toujours de grandes quantités de sous-produits dangereux. L'OTAN a lancé un projet pour la mise au point d'une autre solution prometteuse: la photo-catalyse. Ce processus dégrade entièrement les agents de guerre chimique qui deviennent des produits inoffensifs. Les photo-catalyseurs et les réacteurs ont un large domaine d'application pour la décontamination de l'air en éliminant les impuretés chimiques et biologiques. Le projet a déjà permis d'améliorer la connaissance des voies et mécanismes de la dégradation photo-catalytique de simili-agents de guerre chimique.

Qu'est-ce qu'un agent de guerre chimique?

En 1969, un rapport des Nations Unies a donné la définition suivante des agents de guerre chimique: ce sont des "substances chimiques, gazeuses, liquides ou solides, qui pourraient être utilisées en raison de leurs effets toxiques directs sur les hommes, les animaux et les plantes". La Convention sur les armes chimiques les définit comme englobant non seulement les produits chimiques toxiques, mais aussi les munitions et l'équipement servant à leur dispersion. Selon la Convention, on entend par "produit chimique toxique" "tout produit chimique qui, par son action chimique sur des processus biologiques, peut provoquer chez les êtres humains ou les animaux, la mort, une incapacité temporaire ou des dommages permanents".

Le saviez-vous?

  • La Convention sur les armes chimiques est le premier accord sur le désarmement négocié dans un cadre multilatéral prévoyant l'élimination d'une catégorie entière d'armes de destruction massive.
  • Les quantités d'agents de guerre chimique les plus importantes sont stockées aux États-Unis et en Russie.

Travaux sur la contamination radiologique au Kazakhstan

Les essais nucléaires effectués par les Soviétiques à Semipalatinsk, dans le nord-est du Kazakhstan pendant la Guerre froide, ont eu des incidences sérieuses sur l'environnement d'une région de 18 500 m2. Les explosions ont contaminé les terres agricoles, les rendant inutilisables à cause des radionucléides libérés.

Elles ont également perturbé les cycles hydrogéologiques, endommagé la production régionale et l'infrastructure et provoqué un grand isolement de la région en raison du secret dans lequel elle était tenue auparavant.

En 1997, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé que l'existence du site pouvait représenter de graves risques pour la santé et, la même année, les Nations Unies ont adopté une résolution appelant la communauté internationale à prendre des mesures collectives afin de financer "une solution viable aux problèmes écologiques rencontrés sur le site d'essais de Semipalatinsk"

C'est ainsi que les Nations Unies ont lancé un projet réalisé conjointement par des scientifiques du Kazakhstan et des pays occidentaux visant à étudier les niveaux de contamination par rayonnement dans la région. L'OTAN a répondu en lançant le projet SEMIRAD en janvier 2000, dans le cadre du programme d'assainissement de Semipalatinsk, coordonné par le PNUD. Des scientifiques du Royaume-Uni et du Kazakhstan ont travaillé ensemble pour déterminer le niveau de contamination radioactive dans la vallée Tel'kem, zone située au sud-ouest du site d'essais, à proximité du village de Sarzhal. Ce projet a été mené à terme en décembre 2002, et le projet SEMIRAD II, entrepris en automne 2004, lui a succédé.

SEMIRAD II a pour but d'étudier, sur un nouveau site qui se trouve au sud-ouest de Maisk, dans le nord-est du site d'essais, les concentrations de radionucléides qui, dans certains cas, pourraient être suffisamment élevées pour présenter une menace à la sécurité. La région à l'étude est plus étendue et plus diversifiée que celle de la vallée Tel'kem, et comprend notamment des lacs de boue et des lacs salés pour lesquels des méthodes de surveillance doivent encore être mises au point. SEMIRAD II utilisera de nouvelles méthodes pour accélérer le rythme de l'évaluation du site, et l'AIEA et les autorités kazakhes seront régulièrement informées des résultats. Cela permettra de définir les paramètres d'assainissement et les stratégies de développement pour la région.

Etude des sites d'élimination des déchets radioactifs au Turkménistan

Le Turkménistan est l'un des principaux producteurs d'iode après le Chili, le Japon et les États-Unis. Les composés iodés sont utilisés en médecine, en photographie et pour les teintures. L'iode sert notamment à diagnostiquer et à traiter les maladies thyroïdiennes. La matière première servant à la production d'iode est de l'eau souterraine fortement minéralisée contenant de l'iode et du brome. Malheureusement, des déchets radioactifs sont un produit secondaire du processus d'extraction.

À l'heure actuelle, 18 000 tonnes de déchets radioactifs sont stockées dans des conditions inadéquates près de la mer Caspienne, et plusieurs kilomètres carrés de terres ont été contaminés. En 1998, l'OTAN a lancé, dans le cadre du programme " La science au service de la paix ", un projet comprenant la mise en place d'un laboratoire radiochimique à Achgabat, l'installation et l'exploitation de matériels de radioprotection et la formation d'équipes turkmènes. À moyen et à long terme, cela permettra au Turkménistan d'acquérir son autonomie scientifique et technique dans le domaine de la caractérisation des déchets et de la radioprotection.

Évaluation des risques sismiques en Ouzbékistan et dans la République Kirghize

On sait depuis longtemps que c'est en Asie centrale que l'activité sismique est la plus élevée au monde. Tachkent, en Ouzbékistan, et Bichkek, dans la République kirghize, ont connu des tremblements de terre dévastateurs, et ce sera encore le cas à l'avenir. Ces pays, à l'économie fragile, risquent l'effondrement économique, ce qui rend d'autant plus nécessaire une bonne planification urbaine et l'adoption de mesures spéciales en matière de construction.

C'est pourquoi l'OTAN a lancé un projet relevant du programme "La science au service de la paix" visant à recueillir des données sur les caractéristiques sismologiques et géologiques de la région et à établir des cartes des risques sismiques et des modèles des secousses potentielles pour Bichkek et Tachkent. L'OTAN a acheté et installé l'équipement et le logiciel du système d'information géographique et a formé de jeunes scientifiques locaux. Ce projet doit servir de modèle pour les études sur la réduction du risque sismique en Asie centrale.

Utilisation des ressources en sols et en eau Karakalpakstan (Ouzbékistan)

L'Ouzbékistan connaît un assèchement sévère de la mer d'Aral, dans le bassin de laquelle se trouve le pays. Ce phénomène est dû en grande partie à la mauvaise gestion de l'irrigation, qui a fortement réduit le débit de deux affluents de la mer d'Aral, causant de graves problèmes écologiques et économiques.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont déclaré que la situation de la région de la mer d'Aral était une catastrophe écologique. L'engorgement des sols, la salinisation qui en résulte, la poussière et le sel emportés du fond asséché de la mer ont ruiné une terre agricole jadis fertile.

La biodiversité végétale et faunique disparaît rapidement, et la population souffre de problèmes de santé aigus liés aux conditions de vie difficiles et à la dégradation de l'environnement.

C'est pourquoi l'OTAN a lancé un projet relevant du programme "La science au service de la paix" en vue d'étudier l'écosystème de la mer d'Aral. Elle a mis à disposition de l'équipement pour la création d'un centre d'exploitation de systèmes d'information géographique à l'Université d'État du Karakalpakstan à Noukous. Avec le soutien de la Russie, le centre a établi des modèles de prévision permettant de détecter des modifications de l'écosystème et d'autres modèles permettant d'estimer à l'avance le rendement des récoltes. Les scientifiques ont également reçu la formation nécessaire pour veiller à l'amélioration de la gestion des eaux et de la planification agricole.

Les résultats de cette étude ont été communiqués à la Commission intergouvernementale de coordination de la gestion des eaux, ainsi qu'aux services compétents des gouvernements de l'Ouzbékistan et du Karakalpakstan et à des organisations non gouvernementales.

Utilisation de l'écologie du paysage pour l'évaluation environnement

Dans le passé, les politiques environnementales étaient réactives plutôt que préventives, et les activités étaient axées sur la résolution de problèmes locaux à court terme, comme la réduction de la pollution. Actuellement, la philosophie de gestion de l'environnement évolue vers l'examen de problèmes environnementaux critiques touchant des régions plus vastes et l'évaluation du risque cumulatif résultant de multiples sources de difficulté. On attend de plus en plus des gestionnaires de l'environnement, des urbanistes et des décideurs qu'ils examinent les problèmes environnementaux et économiques dans un contexte géographique plus large afin d'élaborer des stratégies de gestion et des solutions qui pourraient contribuer à réduire la vulnérabilité de l'environnement et de l'économie.

Dans ce contexte, l'évaluation de l'utilisation des terres, et les conséquences que cela peut avoir sur l'environnement, est une activité extrêmement importante pour la gestion contemporaine des terres. Les pratiques humaines liées à l'utilisation des terres influent considérablement sur la gestion des ressources naturelles aux niveaux local, régional, national et mondial.

En 2001, l'OTAN a lancé une étude pilote visant à explorer la possibilité de quantifier et d'évaluer les conditions environnementales. L'étude est dirigée conjointement par les États-Unis et l'Allemagne, et des représentants des pays membres et des pays partenaires y participent également. Le projet a pour but d'encourager l'échange d'informations sur les approches d'écologie du paysage utilisées pour l'évaluation environnementale et de transférer des technologies d'évaluation du paysage aux pays membres pour qu'ils les utilisent dans les programmes de protection et de préservation de l'environnement.

De nombreux sites d'Europe et des États-Unis ont été choisis pour cette étude, qui observera le processus de dégradation des sols et l'incidence qu'il aura sur les ressources humaines et naturelles. A cette fin, l'étude associera les techniques évoluées que sont la télédétection et les systèmes d'information géographique. Elle utilisera également des modèles de processus bénéficiant de l'apport de l'écologie du paysage, qui offre une approche plus théorique.

Questions de prévention et de réduction de la pollution dans le secteur industriel

En octobre 2002, une étude pilote a été lancée en vue de recenser et d'étudier les meilleures pratiques permettant de réduire les effets sur la santé et l'environnement de la détérioration des sols et des eaux souterraines causée par les activités industrielles.

Ce projet a pour objectif d'étudier les techniques et technologies pouvant empêcher et éviter les rejets dans les sols et les eaux souterraines et de communiquer les résultats à l'industrie et au secteur privé en général au niveau transnational. Les pays suivants participent au projet: Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, France, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Moldova, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Slovénie, Suisse, Turquie, sous la direction des États-Unis.

La contribution apportée par ce projet pilote et ce qui, en fait, le rend unique, est son rôle en vue de faire la synthèse des informations sur les meilleures pratiques, les succès, les échecs et les incertitudes qui subsistent.

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