NATO - North Atlantic Treaty Organisation

Le/La Secrétaire général(e) de l'OTAN

New NATO Secretary General, Anders Fogh Rasmussen poses in front of the NATO logo at the Main Entrance to the Headquarters

Le secrétaire général est le plus haut fonctionnaire international de l'Alliance. Il est chargé de piloter le processus de consultation et de prise de décision de l'Alliance et de faire en sorte que les décisions soient exécutées.

Le secrétaire général est aussi le principal porte-parole de l'OTAN et le chef du Secrétariat international de l'Organisation.

Ce poste est occupé actuellement par Anders Fogh Rasmussen, ancien premier ministre du Danemark, qui a pris ses fonctions le 1er août 2009.

La fonction de secrétaire général est occupée par un homme d'État de haut niveau, ayant acquis une solide expérience politique au sein du gouvernement de l'un des pays membres. Le secrétaire général est désigné par les gouvernements alliés pour une période initiale de quatre ans, qui peut être prorogée par consentement mutuel.

  • Trois responsabilités principales

    Président du Conseil de l'Atlantique Nord et d'autres organes clés

    Tout d'abord, le secrétaire général préside le Conseil de l'Atlantique Nord - principal organe de décision politique de l'Alliance - ainsi que d'autres comités décisionnels de haut niveau : Comité des plans de défense, Groupe des plans nucléaires, Conseil OTAN-Russie, Conseil de partenariat euro-atlantique et Groupe de coopération méditerranéenne. Il préside par ailleurs la Commission OTAN-Ukraine, aux côtés d'un représentant de l'Ukraine, ainsi que la Commission OTAN-Géorgie.

    Outre son rôle de président, le secrétaire général est habilité à proposer des thèmes de discussion et à offrir ses bons offices en cas de différend entre des pays membres. Il joue le rôle de facilitateur, en pilotant et guidant le processus de construction du consensus et de prise de décision dans l'ensemble de l'Alliance.

    Il se tient en contact direct avec les chefs d'État et de gouvernement, ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays alliés et partenaires, afin de faciliter ce processus. Cela implique des visites fréquentes dans les pays de l'OTAN et les pays partenaires, ainsi que des rencontres bilatérales avec de hauts responsables nationaux lorsque ceux-ci viennent en visite au siège de l'OTAN.

    Dans les faits, son rôle lui permet d'influer sur le processus décisionnel, tout en respectant le principe fondamental selon lequel seuls les gouvernements des États membres sont habilités à prendre les décisions.

    Porte-parole principal

    Le secrétaire général est également le porte-parole principal de l'Alliance ; il représente l'Alliance en public pour le compte des États membres, reflétant ainsi leurs positions communes sur les questions politiques.

    Il représente aussi l'OTAN auprès d'autres organisations internationales, auprès des médias et du grand public. À cet effet, le secrétaire général organise régulièrement des points et des conférences de presse, il donne aussi des conférences et des discours publics.

    Chef du Secrétariat international

    Enfin, le secrétaire général est l'administrateur exécutif en chef du Secrétariat international de l'OTAN ; il est responsable des nominations de personnel et chargé de superviser le travail de celui-ci.

  • Soutien du secrétaire général

    Dans son travail quotidien, le secrétaire général bénéficie du soutien direct d'un Cabinet et d'un secrétaire général délégué, qui assiste le secrétaire général et le remplace en son absence. Le secrétaire général délégué est également le président de plusieurs comités, groupes ad hoc et groupes de travail de haut niveau.

    De façon plus générale, l'ensemble du Secrétariat international du siège de l'OTAN apporte son soutien - direct ou indirect - au secrétaire général.

  • Le processus de sélection

    Le secrétaire général est un homme d'État de haut rang, issu d'un État membre de l'OTAN et nommé par les États membres pour une période de quatre ans. La sélection se fait par le biais de consultations diplomatiques informelles entre les États membres, qui proposent des candidats.

    Aucune décision n'est confirmée tant qu'il n'y a pas consensus sur un candidat. À la fin de son mandat, le titulaire peut se voir offrir de rester une cinquième année.

    Traditionnellement, ce poste est occupé par un homme d'État européen.