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Réunis à Montebello, les Ministres du Groupe des plans nucléaires ont déclaré que la politique de l’Alliance est de sauvegarder la paix tout en maintenant ses forces au niveau minimum indispensable pour écarter la menace du Pacte de Varsovie.
En exécution de cette politique, l’Alliance a entrepris, dès 1977, une analyse pour s’assurer que l’arsenal nucléaire de l’OTAN est maintenu au minimum nécessaire aux besoins de la dissuasion, en tenant compte de l’évolution des armements tant conventionnels que nucléaires.
Sur la base des premiers résultats de cette analyse, l’Alliance a décidé, dès décembre 1979, qu’à moins d’être rendu superflu par l’issue des négociations engagées avec l’Union Soviétique, le déploiement d’armes à plus longue portée (Pershing II et missiles de croisière) était indispensable pour restaurer l’équilibre et maintenir la capacité de dissuasion de l’Alliance. Cette dernière demeure attachée à la double décision et à son exécution 1. En même temps, les Ministres ont décidé de réduire l’arsenal de l’OTAN de 1.000 têtes. Ce retrait a déjà été accompli. En outre, les Ministres ont prescrit une étude complémentaire, afin d’examiner la possibilité d’opérer, en toute sécurité, une nouvelle réduction - en sus du retrait de 1.000 têtes déjà décidé - sans compromettre la politique axée sur le maintien de la dissuasion au moyen du potentiel minimum.
Cette nouvelle étude ayant porté ses fruits, le Groupe des plans nucléaires a décidé, le 27 octobre 1983, de supprimer 1.400 têtes durant les prochaines années. Compte tenu des 1.000 têtes déjà retirées, cette décision ministérielle portera à 2.400 le nombre total des têtes qui auront été retirées d’Europe depuis 1979. De plus, cette réduction ne sera pas affectée par un éventuel déploiement de forces nucléaires intermédiaires à plus longue portée, puisque tout déploiement d’une tête de Pershing II ou de missile de croisière donnera lieu au retrait d’une tête existante.
Les modalités détaillées d’exécution de cette décision, touchant à la composition précise des stocks, sont du ressort des autorités militaires compétentes, et un programme sera élaboré à cet effet et exécuté au cours des cinq ou six années à venir. Dans ce contexte, les systèmes à courte portée recevront l’attention appropriée. Les autorités militaires de l’OTAN feront connaître les résultats de leurs travaux lors d’une prochaine réunion du NPG.
Les Ministres ont reconnu que, pour obtenir de cet arsenal réduit à son minimum la contribution la plus efficace possible à la dissuasion, tant les systèmes de lanceurs que les têtes doivent être aptes à la survie, efficaces et capables de réagir rapidement, et c’est pourquoi ils ont recensé une série d’améliorations possibles. Ils ont établi des critères de caractère général, qui resteront valables au cours de la prochaine décennie, en soulignant notamment qu’il est important de continuer à renforcer les forces conventionnelles. L’Alliance devra cependant tenir compte, à tout instant, de l’évolution du potentiel soviétique au cours de cette période.
Contrairement aux affirmations de ceux qui prétendent que l’OTAN a encouragé la course aux armements en accroissant son arsenal nucléaire, l’Alliance, grâce à son programme soutenu de réductions, va ramener son stock d’armes nucléaires à son niveau le plus bas depuis 20 ans. Les Ministres exhortent l’Union soviétique à suivre l’exemple donné par l’Alliance, à cesser d’accroître et même à diminuer ses forces nucléaires, et à s’associer à l’OTAN dans la recherche d’un avenir plus sûr.