Dans ses fonctions de coordonnateur de la réponse des pays de l'OTAN et des pays partenaires, l'EADRCC est à la fois l'acteur chargé de la gestion des conséquences et l'instrument d'échange d'informations pour ce qui est de l'aide en cas de catastrophe, au travers des séminaires organisés dans le but d'examiner les enseignements tirés des opérations et des exercices de réponse aux catastrophes coordonnés par l'OTAN.
Outre ses activités courantes et les réponses à apporter sans délai en cas d'une urgence, le Centre conduit chaque année des exercices de grande ampleur sur le terrain faisant intervenir des scénarios réalistes, afin d'améliorer les interactions entre l'OTAN, les pays du Partenariat pour la paix (PPP) et autres pays partenaires. Des exercices mettant en jeu des catastrophes majeures ont été organisés régulièrement dans différents pays participants, avec pour objectifs de mettre en pratique les procédures, d'assurer la formation des intervenants locaux et internationaux, de renforcer les compétences et les capacités de l'Unité euro-atlantique de réaction en cas de catastrophe, et de mettre à profit l'expérience et les enseignements tirés pour les opérations futures.
À ce jour, l'EADRCC a conduit treize exercices en Ukraine, en Croatie, dans la Fédération de Russie, en Ouzbékistan, en Roumanie, en Italie, en Finlande, au Kazakhstan, en Arménie, en Turquie, et dans la République de Moldova. Le prochain exercice aura lieu à Tbilissi (Géorgie) en septembre 2012. En 2009, un accès direct a été donné aux pays du Dialogue méditerranéen (DM)1 et à ceux de l'Initiative de coopération d'Istanbul (ICI)2 , puis élargi aux partenaires mondiaux3 en décembre 2011.
Toutes les tâches de l'EADRCC sont effectuées en étroite collaboration avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations Unies, qui reste le coordonnateur principal pour les opérations internationales de secours en cas de catastrophe. L'EADRCC a été conçu comme un mécanisme de coordination régionale destiné à soutenir et à compléter l'action de l'ONU. Il a d'ailleurs pour principale fonction de coordonner et non de diriger. Face à une catastrophe rendant nécessaire une aide internationale, il incombe à chaque pays de l'OTAN et à chaque pays partenaire de décider de fournir ou non des secours, en fonction des informations communiquées par l'EADRCC.
1. Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Mauritanie, Maroc et Tunisie.2. Initialement, six pays du Conseil de coopération du Golfe avaient été invités à participer à cette Initiative. À l'heure actuelle, quatre d'entre eux – Bahreïn, Qatar, Koweït et Émirats arabes unis – l'ont rejointe. L'Arabie saoudite et le sultanat d'Oman ont également manifesté un intérêt pour cette Initiative. Fondée sur le principe de l'inclusivité, l'ICI est cependant ouverte à tous les pays intéressés de la région du Moyen-Orient élargi qui souscrivent à ses objectifs et à son contenu.
3. Afghanistan, Australie, Iraq, Japon, Mongolie, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Corée du Sud (depuis mars 2012).
