Le consortium multinational de transport aérien ainsi créé affrète actuellement six Antonov An‑124‑100, capables d'accueillir du fret exceptionnellement volumineux (hors gabarit).
Ces aéronefs russes et ukrainiens sont utilisés comme solution provisoire pour pallier les lacunes des capacités de transport aérien stratégique de l'Alliance, en attendant la livraison des Airbus A400M. C'est la raison pour laquelle le projet a été baptisé Solution intérimaire pour le transport aérien stratégique (SALIS).
Le consortium regroupe douze pays OTAN (Belgique, République tchèque, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Luxembourg, Norvège, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Royaume‑Uni) ainsi que deux pays partenaires (Finlande et Suède).
Cette solution intérimaire est le pendant d'une autre initiative qui vise elle aussi à doter l'OTAN de moyens long‑courriers : la Capacité de transport aérien stratégique (SAC), au titre de laquelle dix pays membres de l'OTAN et deux pays partenaires ont fait l'acquisition de trois gros porteurs Boeing C‑17.
