Au sommet de Lisbonne, en novembre 2010, les Alliés ont souligné l’importance de l’OSCE comme organisation de sécurité régionale et comme forum de dialogue sur les questions liées à la sécurité euro‑atlantique – comme en témoigne le processus de Corfou. (Le processus de Corfou a été lancé lors d’une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’OSCE (juin 2009), à la suite de la crise géorgienne d’août 2008, qui a clairement fait ressortir les risques que continuent de faire peser sur la sécurité collective les conflits non résolus dans la zone euro-atlantique. Il a pour objectif de rétablir la confiance et de faire progresser le dialogue concernant la sécurité de l’Europe au sens large.)
Embrassant les dimensions politico-militaire, économico-environnementale et humaine, l’OSCE joue un rôle important s'agissant de promouvoir la sécurité et la coopération. Les Alliés entendent renforcer encore la coopération entre l’OTAN et l’OSCE, tant au niveau politique qu’au niveau opérationnel, en particulier dans des domaines tels que la prévention et la résolution des conflits, le relèvement post‑conflit et la réponse aux nouvelles menaces de sécurité.
À l’échelon politique, l’OTAN et l’OSCE se consultent mutuellement au sujet de questions qui ont trait à la sécurité régionale. Chacune de ces organisations a également lancé ses propres initiatives à l'adresse des pays du bassin méditerranéen.
Sur le plan opérationnel, la coopération en matière de prévention des conflits, de gestion des crises et de relèvement post-conflit est particulièrement dynamique dans les Balkans occidentaux. Les activités des deux organisations se complètent sur le terrain : les initiatives prises par l’OTAN en faveur de la réforme des appareils de défense, y compris en matière de maîtrise des armements, de déminage et de destruction de stocks d’armes et de munitions, s’harmonisent avec les efforts que l’OSCE consacre à la prévention des conflits et à la restauration de la stabilité après les conflits.
En plus de coordonner leurs interventions sur le terrain, l’OTAN et l’OSCE échangent régulièrement leurs points de vue et des informations sur les grandes questions de sécurité, comme la sécurité des frontières, le désarmement, la maîtrise des armements (en particulier pour ce qui est de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre), la sécurité énergétique et le terrorisme.
Par le biais de l'initiative « Environnement et sécurité » (ENVSEC)1, leur collaboration porte également sur les questions environnementales qui constituent une menace pour la sécurité, la stabilité et la paix.
Pour mettre en place une « approche globale » internationale de la gestion des crises, qui implique le déploiement efficace de moyens civils et militaires, il est important que l’OTAN et l’OSCE collaborent étroitement. À Lisbonne, les Alliés ont décidé d’accroître la contribution de l’OTAN à une approche globale de la gestion de crise dans le cadre de l’effort de la communauté internationale, et de renforcer l’aptitude de l’OTAN à obtenir des résultats en matière de stabilisation et de reconstruction. La décision de s’engager en Afghanistan prise par l’OSCE lors de sa réunion ministérielle tenue à Madrid en novembre 2007 ouvre une nouvelle sphère de coopération entre les deux organisations dans le cadre de l'approche globale adoptée par divers acteurs internationaux.
1. L'initiative ENVSEC, à laquelle est associé le Programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité, rassemble l'OSCE, le Programme des Nations Unies pour le développement et le Programme des Nations Unies pour l'environnement.