NATO - North Atlantic Treaty Organization

  • ACO (Commandement allié Opérations)
    Mis à jour le: 15-Apr-2014 13:31 Nouvelles
  • Active Endeavour, Opération -
    Mis à jour le: 28-Feb-2011 16:11 newYTPlayer('dfc5bdc473s','76835m'); Extending Air Surveillance in Meditteranean 14 Mar. 2011 Operation Active Endeavour 30 Dec. 2009 Dossiers Terrorisme, L'OTAN et la lutte contre le -
  • Afghanistan, L'OTAN et l' -
    Mis à jour le: 23-Jan-2014 17:36 Dossiers
  • Afghanistan, Le haut représentant civil de l’OTAN en -
    Le haut représentant civil de l’OTAN en Afghanistan Le haut représentant civil de l’OTAN met en œuvre les objectifs politico-militaires de l’Alliance en Afghanistan, en liaison avec le gouvernement afghan, la société civile, les représentants de la communauté internationale et les pays voisins. Il représente de façon officielle et publique les responsables politiques de l’OTAN en Afghanistan. Qui exerce actuellement cette fonction ? L'ambassadeur Maurits R. Jochems (Pays-Bas) a pris ses fonctions en tant que haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan le 10 octobre 2012. Quels sont ses pouvoirs, ses tâches et ses responsabilités ? Travaillant en étroite coopération avec la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), le haut représentant civil est un interlocuteur direct pour les communications entre le théâtre, le siège de l'OTAN et le Conseil de l'Atlantique Nord, principal organe décisionnel de l'Alliance.  Il fournit des avis au Conseil sur les moyens les plus efficaces de garantir la cohérence globale des relations de l'Alliance avec l'Afghanistan ; il lui incombe également de préserver l'image de l'OTAN dans l'opinion publique. Il se tient en liaison avec les hauts responsables du gouvernement afghan et travaille en coordination avec d'autres organisations internationales actives en Afghanistan, en particulier la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan et l'Union européenne. Le représentant entretient également des contacts avec les représentants des pays voisins ainsi qu'avec divers acteurs politiques, représentants de la société civile afghane et représentants d'ONG internationales. Comment est-il/est-elle choisi(e) et pour combien de temps ? Le représentant est nommé par le secrétaire général sur une base ad hoc. Son mandat est d'une durée limitée mais peut-être renouvelé à la lumière des développements politiques intervenant en Afghanistan. Comment ce poste a-t-il évolué ? L’OTAN a créé le poste de haut représentant civil en octobre 2003 pour que les dirigeants politiques de l'Alliance soient représentés à Kaboul.
  • africaine, L'aide de l'OTAN à l’Union -
    Mis à jour le: 28-Jan-2014 17:33 Nouvelles
  • africaine : Contribuer à la création d’une Force africaine en attente
    Mis à jour le: 20-Apr-2012 12:35 Dossiers
  • africaine en Somalie, Aider l’Union -
    Aider l’Union africaine en Somalie © US DOD L’OTAN a accepté d’aider la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en apportant, dans le domaine du transport aérien et maritime stratégique, un soutien aux États membres de l’UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de cette opération. L’OTAN a ainsi mis en place un soutien aérien du Burundi à Mogadiscio, et elle a escorté un bâtiment de l’UA qui transportait des équipements militaires burundais destinés à l’un des bataillons transférés par voie aérienne vers Mogadiscio. L’OTAN a aussi mis des experts à la disposition de la Division des opérations de soutien de la paix (PSOD) de l’UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts offrent des compétences dans des domaines spécifiques pour des périodes de six mois renouvelables à la demande de l’UA. Outre cet appui en matière logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international pour la Somalie. Comment le soutien de l’OTAN a évolué Transport aérien stratégique Le 17 janvier 2007, l’UA a lancé un appel général à tous ses partenaires, dont l'OTAN, concernant un appui logistique et financier à l’AMISOM. Le 22 mai 2007, elle a adressé à l’OTAN une demande plus précise portant sur un soutien à apporter dans le domaine du transport aérien aux États membres de l'UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de l'AMISOM. Le 7 juin, le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande. Le soutien de l’OTAN a été initialement autorisé jusqu’au 21 août 2007. Depuis lors, et à la suite de nouvelles demandes de l’UA, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé à plusieurs reprises de prolonger ce soutien pour des périodes de six mois et, plus récemment, pour une année. Suite à la dernière approbation du Conseil, le soutien est prolongé jusqu’au 16 janvier 2013. Transport maritime stratégique Le soutien au transport maritime stratégique a été demandé un peu plus tard, et le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande le 15 septembre 2009. Ce soutien est actuellement autorisé, suivant la requête de l’UA, jusqu’au 16 janvier 2013. Experts L’OTAN met aussi des experts à la disposition de la PSOD de l’UA qui appuie l’AMISOM. Ces experts offrent des compétences dans divers domaines : planification maritime, planification stratégique, planification et suivi en matière financière, planification des acquisitions, coordination des mouvements aériens, communications, technologies de l’information, logistique, ressources humaines, gestion du personnel militaire et planification de circonstance. À l’heure actuelle, autorisation a été donnée d’affecter trois experts à Addis-Abeba pour une période de six mois, renouvelable, à la demande de l’UA. Les spécialités de ces trois experts sont les suivantes : planification stratégique, logistique et ressources humaines, et communications et technologies de l’information. Formation L’OTAN offre à des ressortissants des pays de l’UA la possibilité de suivre des stages à l’École de l’OTAN à Oberammergau dans divers domaines, comme celui des exercices de gestion des crises. D’autres centres de formation adéquats sont en cours de recensement, sur la base des exigences de l’UA. Coopérer avec d’autres organisations internationales Outre l’appui qu’elle apporte en matière logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international pour la Somalie. C’est en juin 2009 qu’elle a été invitée pour la première fois à assister aux réunions de ce Groupe, auxquelles elle participe régulièrement depuis lors – la dernière en date de ces réunions s’est tenue en septembre 2011 à Copenhague.
  • Agence OTAN d'information et de communication
    Mis à jour le: 03-Jul-2012 09:14 Dossiers
  • Agence OTAN de soutien (NSPA)
    Agence OTAN de soutien L'Agence OTAN de soutien (NSPA), entité responsable de la logistique intégrée et prestataire des services correspondants, est une agence financée intégralement par ses clients qui ne peut enregistrer ni pertes ni profits. Elle regroupe les activités de soutien logistique et de soutien aux acquisitions de l'OTAN au sein d'une seule et même organisation, qui propose à ses parties prenantes des solutions en matière de soutien multinational intégré. Principales tâches et responsabilités La NSPA a pour mission d'assurer des services de soutien logistique, qui soient à la fois adaptés, efficaces et d'un bon rapport coût-efficacité, s'agissant des systèmes et des opérations. Ce soutien est fourni – en temps de paix, de crise ou de guerre et en fonction des besoins – aux pays membres de l'Alliance, aux autorités militaires de l'OTAN et aux pays partenaires, à titre individuel ou collectif. Conformément aux directives données par le Conseil de l'Atlantique Nord, l'objectif de ce soutien est de maximiser l'aptitude et l'adaptabilité des forces armées, des contingents et autres organisations concernées à exécuter leur mission principale. La NSPA est organisée en trois segments métiers : le programme OTAN de gestion du transport aérien (NAM), le programme OTAN du réseau d'oléoducs en Centre-Europe (CEPS) et les Opérations logistiques. Le programme OTAN de gestion du transport aérien porte sur l'acquisition, la gestion et le maintien en condition opérationnelle de moyens de transport aérien auxquels les pays peuvent faire appel pour remplir leurs engagements nationaux et à l'égard de l'OTAN, de l'Union européenne et de l'Organisation des Nations Unies. Il offre des services financiers, logistiques et administratifs à l'appui de l'escadre de transport lourd (HAW), unité militaire multinationale implantée en Hongrie et responsable de l'exploitation des appareils du programme de gestion du transport aérien utilisés pour répondre aux obligations des pays participants définies selon une formule préalablement agréée d'attribution des heures de vol. Les pays membres du programme NAM sont la Bulgarie, l'Estonie, la Finlande, la Hongrie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, la Roumanie, la Slovénie, la Suède et les États-Unis. Le comité du programme, qui agit dans l'intérêt collectif de tous ses pays membres, est l'organe directeur chargé de l'exécution du programme. Le programme OTAN du réseau d'oléoducs en Centre-Europe est le cadre qui permet de gérer l'exploitation, le financement et la maintenance d'un réseau intégré transfrontière d'oléoducs et de dépôts de carburant à l'appui des besoins militaires opérationnels de l’OTAN, y compris pour les opérations expéditionnaires. Le Bureau de programme CEPS, situé en France, assure la coordination et la conception des plans de trafic transfrontières ainsi que la gestion du contrôle de qualité des produits. Il est responsable du contrôle opérationnel, technique et financier, et de la coordination du développement des activités. Opérationnel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le Bureau sert d'interface entre les fournisseurs et les organisations nationales, les autorités de l'OTAN et les clients non militaires. Les pays membres du programme CEPS sont la Belgique, la France, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et les États-Unis. Le comité du programme, qui agit dans l'intérêt collectif de tous ses pays membres, est l'organe directeur chargé de l'exécution du programme. Le segment Opérations logistiques regroupe un ensemble diversifié de capacités de soutien de systèmes d'arme et d'équipement, dont certaines sont très spécialisées. Ces capacités sont mises à disposition selon des cadres juridiques multinationaux ainsi qu'en vertu d'arrangements bilatéraux et multinationaux qui permettent le regroupement et la centralisation des fonctions de gestion logistique à l'échelle de l'OTAN. Toutes ces capacités peuvent être mobilisées à l'appui de l'OTAN et de ses pays membres pendant des exercices et des déploiements dans le cadre d'opérations entérinées par le Conseil de l'Atlantique Nord. La majeure partie du soutien logistique est confié à des entreprises extérieures, sélectionnées sur la base d'appels d'offres internationaux. Ce segment dispose également d'une capacité interne de soutien et génie technique maîtrisant un certain nombre de technologies spécifiques comme l'optoélectronique et l'étalonnage. Le segment Opérations logistiques gère un centre d'exploitation Sud (SOC) en Italie. Un certain nombre d'agents de ce centre sont déployés dans le cadre d'opérations ou détachés auprès des commandements de l'OTAN pour assurer un soutien de contact. Structure de la NSPA La NSPA, dont le siège se trouve à Capellen (Luxembourg), emploie environ 1 200 personnes dans ses centres opérationnels au Luxembourg, en France, en Hongrie et en Italie. Placée sous la conduite d'un directeur général, l'Agence est l'organe exécutif de l'Organisation OTAN de soutien (NSPO). Les 28 pays membres de l'OTAN sont tous membres de la NSPO, chaque pays étant représenté au comité de surveillance de l'Agence (ASB). Ce comité dirige et contrôle les activités de la NSPA, publie des directives et prend des décisions de politique générale devant permettre à la NPSO de remplir sa mission. Il relève du Conseil de l'Atlantique Nord. Évolution Au sommet de Lisbonne, en novembre 2010, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont décidé de réformer les 14 agences OTAN existantes, implantées dans sept États membres. En particulier, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience de la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires et de développer la transparence et la responsabilisation. Dans le cadre du processus de réforme, la NSPA a été créée le 1er juillet 2012 ; elle est le produit de la fusion des agences de soutien en place avant cette date : l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA), l'Agence OTAN de gestion du transport aérien (NAMA) et l'Agence de gestion des oléoducs en Centre-Europe (CEPMA)
  • Agences, Organisations et -
    Organisations et agences Les agences OTAN constituent un élément essentiel de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et sont un mécanisme vital pour l'acquisition et le maintien collectifs de capacités. Elles sont les organes exécutifs de leurs organisations d'acquisition, de logistique ou de service respectives, et fonctionnent selon les dispositions de chartes approuvées par le Conseil de l'Atlantique Nord. Les agences OTAN sont créées pour répondre à des besoins collectifs de plusieurs Alliés, ou de l'ensemble de ceux-ci, dans le domaine de l'acquisition, de la logistique et pour assurer d'autres formes de services, de soutien et de coopération. Bien que les organisations et agences OTAN soient autonomes, elles sont tenues de respecter les conditions énoncées dans leur charte. Réforme des agences de l’OTAN L'initiative de revue des agences de l'OTAN s’inscrit dans le processus actuel de réforme de l'OTAN, qui a également pour objet d'examiner les changements à apporter à la structure de commandement militaire. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience de la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires, et de développer la transparence et la responsabilisation. Au sommet de Lisbonne, en 2010, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont décidé de réformer les 14 agences OTAN existantes, implantées dans sept pays membres. En particulier, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences de l'OTAN autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. En juillet 2012, une grande étape du processus de réforme a été franchie, avec la création de quatre nouvelles organisations OTAN reprenant les fonctions et responsabilités des agences existantes. Le processus s'est déroulé en plusieurs phases, qui ont permis d'améliorer progressivement l'efficacité et l'efficience, et de réaliser des économies, tout en préservant la fourniture des capacités et des services. L'Agence OTAN d'information et de communication (NCIA), ayant son siège à Bruxelles, assure à l'échelle de l'OTAN les prestations informatiques d'ordre général touchant aux services, aux acquisitions et au soutien dans les domaines tels que les systèmes C2 (commandement et contrôle), les communications tactiques et stratégiques, et les systèmes de cyberdéfense. L'Agence OTAN de soutien (NSPA), ayant son siège à Capellen (Luxembourg), fournit le soutien en matière de maintien en condition opérationnelle, de maintenance et de logistique pour les systèmes d'armes, tout en assurant aussi la logistique opérationnelle et d'autres services au bénéfice des pays et de l'Alliance dans son ensemble. L'Organisation OTAN d'acquisition (NPO) – Le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé de fusionner les agences d'acquisition et de soutien début 2014, ramenant ainsi de quatre à trois le nombre de nouvelles agences initialement prévues. Il a reporté l'activation de l'entité d'acquisition au sein de la NSPA jusqu'au moment où des programmes lui auront été effectivement confiés par les pays participants. L'Or ganisation pour la science et la technologie (STO) comprend un Bureau de programme pour la collaboration S&T et un Centre pour la recherche et l'expérimentation maritimes. La STO est dirigée par un conseiller scientifique, basé à Bruxelles, qui joue un rôle consultatif de haut niveau dans le domaine scientifique à l'échelle de l'OTAN. Les fonctions et les activités de l' Agence OTAN de normalisation (AON) seront transférées vers un Bureau OTAN de normalisation d'ici au 1 er juillet 2014.
  • AGS (Capacité alliée de surveillance terrestre)
    Capacité alliée de surveillance terrestre (AGS) L’OTAN prévoit d’acquérir un système de surveillance terrestre (AGS), qui donnera aux commandants de l’Alliance une image complète de la situation au sol. L'opération de l'OTAN destinée à protéger les civils en Libye a montré toute l’importance d’une telle capacité. Un groupe d'Alliés a l’intention d’acquérir cinq véhicules aériens sans pilote (UAV), ainsi que les stations de commandement et de contrôle correspondantes. L'OTAN assurera ensuite leur fonctionnement et leur maintenance pour le compte des 28 Alliés. Le système AGS, qui devrait être acquis par 14 Alliés (Bulgarie, Danemark, République tchèque, Estonie, Allemagne, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et États-Unis), sera mis à la disposition de l'Alliance entre 2015 et 2017. Ce programme transatlantique majeur est en cours d'exécution suite à la signature du contrat d'acquistion au sommet de Chicago, en mai 2012, par les quatorze pays participants. La capacité centrale de l’AGS, qui sera possédée et exploitée par l’OTAN, permettra à l’Alliance d’assurer en continu la surveillance de larges zones au moyen de plateformes aériennes sans pilote de type HALE (« haute altitude, longue endurance ») opérant à des distances de sécurité considérables, par tous les temps et dans toutes les conditions de luminosité. Grâce à leurs capteurs radar avancés, ces systèmes assureront en permanence la détection et le suivi des objets en mouvement dans l’ensemble des zones observées, et ils fourniront des images radar des zones d’intérêt et des objets fixes. La base d'opérations principale de l'AGS sera implantée sur la base aérienne de Sigonella (Italie), qui servira un double objectif : base OTAN de déploiement JISR (renseignement, surveillance et reconnaissance interarmées) et centre de formation et d’exploitation de données. Tout comme les avions de la Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (NAEW&CF) – les AWACS – surveillent l’espace aérien de l’Alliance, l’AGS aura la capacité d’observer ce qui se passe à la surface de la terre, assurant ainsi une connaissance de la situation avant, pendant et, si nécessaire, après les opérations de l'OTAN. L'AGS répond à l'un des engagements capacitaires majeurs pris au sommet de Lisbonne. Composantes L’AGS central sera un système intégré composé d’un segment air, d’un segment sol et d’un segment soutien. Le segment air comprendra cinq UAV Global Hawk Block 40 HALE. Ces UAV seront équipés du radar de surveillance terrestre avancé MP-RTIP (radar multiplateformes) et d’une série de moyens de communication large bande et longue portée, en vue directe et au-delà de la vue directe. Le segment air comprendra également les stations de contrôle de vol des UAV. Le segment sol assurera une interface entre l’AGS central et de nombreux systèmes C2ISR (commandement et contrôle, renseignement, surveillance et reconnaissance), permettant ainsi de se connecter et d’envoyer des données à de multiples utilisateurs opérationnels déployés et non déployés, y compris à des moyens de télésoutien éloignés de la zone de surveillance. Le segment sol comprendra plusieurs stations terrestres de configurations diverses (notamment mobiles et transportables) qui permettront l’interconnexion des liaisons de données, offriront des moyens de traitement et d’exploitation des données, et assureront l’interface pour l’interopérabilité avec les systèmes C2ISR. Le segment soutien de l’AGS central comportera des moyens dédiés de soutien des missions, qui seront implantés à la base d’opérations principale de l’AGS, à Sigonella (Italie). Les contributions en nature de la France et du Royaume-Uni compléteront l'AGS par des systèmes de surveillance supplémentaires. De par leur composition, l’AGS central et ces contributions en nature donneront à l’OTAN une grande souplesse pour l’emploi de ses moyens de surveillance terrestre. L'ensemble sera complété par d'autres systèmes nationaux aéroportés interopérables de surveillance appartenant aux pays de l'OTAN, en fonction des besoins de telle ou telle opération ou mission spécifique menée par l'Alliance. Mécanismes L’Organisation de gestion de l'AGS de l'OTAN (NAGSMO) est chargée de l’acquisition de la capacité centrale de l’AGS au nom des quatorze pays participants. Le Bureau de mise en œuvre de l’AGS, implanté au Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe (SHAPE), est chargé d’assurer l’intégration opérationnelle et de faciliter l’utilisation de la capacité centrale de l’AGS de l’OTAN. L’Agence de gestion de l’AGS de l’OTAN (NAGSMA), qui représente les quatorze pays acquéreurs de l'AGS, a reçu la proposition finale du contractant principal, et le contrat a été négocié avec succès. Les dispositions contractuelles sont à l’étude dans les pays acquéreurs. L'attribution du contrat était attendue au sommet de Chicago ou peu après. Les industriels des quatorze pays participants seront impliqués dans la construction du système AGS. Les fonds communs OTAN pour l'infrastructure, les communications, l'exploitation et le soutien seront engagés conformément aux procédures normales d'autorisation de financement en vigueur au sein de l'Alliance. Lorsque l'AGS sera pleinement opérationnel, en 2017, la France et le Royaume‑Uni signeront avec le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) un mémorandum d'entente (MOU) définissant les modalités selon lesquelles leurs contributions en nature seront mises à la disposition de l'Alliance. Soutien aux tâches fondamentales de l’OTAN Le sommet de Lisbonne a exposé la vision des chefs d'État et de gouvernement des pays de l'Alliance pour l'évolution de l'OTAN et la sécurité de ses pays membres. Cette vision est basée sur trois tâches fondamentales, détaillées dans le nouveau concept stratégique : la sécurité coopérative la gestion de crise la défense collective À Lisbonne, il a été pris acte de ce que l’AGS était une capacité critique pour l'Alliance, une capacité qui devrait contribuer grandement à l'ambition de l'OTAN en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance interarmées (JISR). L'AGS contribuera à ces trois tâches fondamentales grâce à ses moyens radar à synthèse d’ouverture (SAR) fonctionnant en mode « fauchée » et « image ponctuelle » et à ses moyens de suppression des échos fixes au sol (GMTI), qui permettront de collecter les informations voulues pour donner aux décideurs politiques et militaires une image complète de la situation au sol. Évolution Conçu à l’origine par le Comité des plans de défense, en 1992, le programme AGS était présenté comme un effort d'acquisition de capacités lorsque, en 1995, les ministres de la Défense des pays de l'OTAN sont convenus que « l'Alliance devait poursuivre les travaux visant à se doter d'une capacité AGS centrale minimale essentielle appartenant à l'OTAN et exploitée par elle, complétée par des moyens nationaux interopérables ». Le programme AGS devait fournir à l'OTAN une capacité de surveillance terrestre complète et intégrée, qui donnerait à l'Alliance et à ses pays membres accès, sans restriction ni filtrage, aux données de surveillance terrestre, en temps quasi réel et de manière interopérable. Il devait inclure un segment air comprenant des capteurs radar aéroportés et un segment sol composé de stations terrestres fixes, transportables ou mobiles pour l'exploitation et la diffusion de données, tous ces éléments étant interconnectés grâce à des liaisons de données hautement performantes. Dès le départ, la capacité AGS devait être basée sur un ou plusieurs types de moyens de surveillance terrestre existants ou en développement dans les pays de l'OTAN, approche dans laquelle ont ensuite été inclus des systèmes en développement basés sur des radars américains ou européens. Cependant, aucune de ces approches n'a obtenu un appui suffisant des pays de l'OTAN pour être mise en œuvre. En 2001, le Conseil de l'Atlantique Nord (renforcé) a décidé de redynamiser l'AGS par un programme accessible à tous les pays de l'OTAN et par le développement parallèle du TCAR (radar AGS développé en coopération transatlantique). En 2004, l'OTAN a décidé d'appliquer l'approche dite de « flotte mixte ». Le segment air devait inclure des avions pilotés, à savoir des Airbus A321, et des UAV, à savoir des Global Hawk Block 40, les uns et les autres équipés de radars TCAR, tandis que le segment sol devait comprendre un large ensemble de stations terrestres fixes et déployables. Suite à la contraction des budgets de défense européens, l'OTAN a décidé en 2007 d'abandonner l'approche « flotte mixte » et d'adopter à la place un système AGS plus simple, dans lequel le segment air est basé sur l'UAV Global Hawk Block 40 de série et sur le radar MP-RTIP correspondant. Le segment sol, qui sera en grande partie développé et construit par les industriels européens et canadiens, est pratiquement inchangé, ses caractéristiques fonctionnelles et opérationnelles étant largement indépendantes de l'aéronef et du capteur effectivement utilisés. En février 2009, les pays membres de l’OTAN qui participent au programme AGS ont entamé le processus de signature du mémorandum d’entente du programme. C’est là une étape importante dans la concrétisation d’une capacité essentielle sur le plan des opérations, et dont l’OTAN a un besoin urgent. La NAGSMA a été créée en septembre 2009, après que tous les pays participants ont approuvé le mémorandum d’entente cadre, qui sert de référence pour l’acquisition de cette nouvelle capacité de l’OTAN. Une autre étape majeure pour le programme AGS a été le sommet de Lisbonne en 2010, où l’importance du besoin opérationnel d'une capacité AGS possédée et exploitée par l’OTAN a été reconfirmée dans le nouveau concept stratégique de l'OTAN. L'AGS figurait également parmi les besoins capacitaires les plus pressants de l'Alliance recensés dans le paquet de Lisbonne. Le 3 février 2012, le Conseil de l'Atlantique Nord a approuvé une voie à suivre pour financer collectivement les coûts d'exploitation de l'AGS au service de l'Alliance. La décision de recourir au financement commun OTAN pour l'infrastructure, les communications par satellite, l'exploitation et le soutien ouvre la voie à la conclusion du contrat d'acquisition de l'AGS par ces 13 Alliés. En outre, un accord a été trouvé pour que le système Sentinel du Royaume-Uni et le futur système Heron-TP de la France soient mis à disposition comme contributions nationales en nature, qui remplaceront partiellement les contributions financières de ces deux Alliés. Faits et chiffres Caractéristiques générales de l'UAV Global Hawk Block 40  Fonction principale : renseignement, surveillance et reconnaissance « haute altitude, longue endurance » Groupe propulseur : réacteur à double flux Rolls Royce-North American AE 3007H Poussée : 7 600 livres Envergure : 39,8 m / 130,9 pieds Longueur : 14,5 m / 47,6 pieds Hauteur : 4,7 m / 15,3 pieds Poids : 6 781 kg / 14 950 livres Poids maximal au décollage : 14 628 kg / 32 250 livres Capacité en carburant : 7 847 kg / 17 300 livres Charge utile : 1 360 kg / 3 000 livres Vitesse : 575 km/h / 310 nœuds / 357 mi/h Rayon d'action : 16 113 km / 8 700 milles nautiques / 10 112 miles Plafond : 18 288 m / 60 000 pieds
  • Ambassades points de contact de l’OTAN
    Ambassades points de contact de l’OTAN Aider l’OTAN à coopérer étroitement avec ses partenaires Depuis le début des années 1990, l’OTAN a mis en place un réseau d'ambassades points de contact (CPE) chargées de contribuer aux activités de partenariat et de diplomatie publique de l’Alliance dans les pays participant au Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), au Partenariat pour la paix (PPP), au Dialogue méditerranéen (DM) et à l’Initiative de coopération d'Istanbul (ICI). Suite à la revue de la politique de partenariat de l’OTAN, menée en avril 2011, le réseau des CPE a également été étendu à d’autres partenaires dans le monde. Les CPE sont un outil précieux à l’appui des efforts d’ouverture de l’OTAN. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle de point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l'Alliance. Le mandat des CPE a été élargi et englobe désormais, outre ce rôle de diplomatie publique, le soutien – le cas échéant – à la mise en œuvre d’autres activités agréées avec les partenaires. Les CPE coopèrent étroitement avec la Division Diplomatie publique de l’OTAN afin de fournir des informations sur les objectifs et les activités de l’Alliance dans le pays hôte. Elles assistent également la Division Affaires politiques et politique de sécurité dans la gestion des politiques liées au CPEA, au PPP, au DM et à l’ICI. Les CPE ne sont pas des missions diplomatiques de l'OTAN dans le pays hôte, mais elles jouent un rôle essentiel en diffusant des informations concernant l’Alliance. Les CPE identifient les principaux décideurs et leaders d'opinion ainsi que les occasions de mener des activités de diplomatie publique dans le pays, et elles assurent la coordination des activités conjointement avec la Division Diplomatie publique. Les CPE informent également les ressortissants du pays hôte sur la manière de postuler pour les bourses d’étude de l’OTAN et de participer à des programmes scientifiques. Les CPE fournissent des avis au siège de l'OTAN sur différentes propositions de projets ainsi que sur un éventail de sujets ayant trait à l'OTAN dans le pays hôte, notamment des discussions politiques, des débats, des préoccupations et des changements survenus dans l’opinion publique. Les CPE contribuent également, par un soutien logistique, des avis politiques et des exposés sur les développements pertinents intervenus dans le pays hôte, à la préparation des visites du secrétaire général, de membres du Secrétariat international et de forces de l’OTAN. Par ailleurs, elles entretiennent des contacts réguliers avec les ambassades des autres pays membres de l'OTAN dans le pays hôte, de façon à les informer sur le programme d'activités de l'OTAN et à les associer à des activités ou à des événements en rapport avec l’OTAN. Les pays membres de l’OTAN offrent les services de leurs ambassades dans les pays partenaires pour remplir les fonctions d’une CPE pendant une période de deux ans. La décision finale quant à la désignation des CPE est prise par consensus au Conseil de l'Atlantique Nord, le principal organe décisionnel de l’OTAN. La Division Diplomatie publique coordonne le réseau des CPE et entretient des relations étroites avec chaque ambassade.
  • Antimissile balistique, Défense -
    Mis à jour le: 28-Jul-2014 17:15 newYTPlayer('3LPdmxnBkIU','70125m'); NATO Ballistic Missile Defence 18 May. 2012 Ramstein Passes Missile Defence Test 13 Apr. 2012 Enhancing NATO’s Missile Defence 12 Mar. 2012 Testing NATO’s Missile Defence 17 Nov. 2011 Milestone in NATO Missile Defence capability 28 Jan. 2011 Missile Defence: Two independent systems (NATO Secretary General's blog) 19 Jan. 2011 How Missile Defence works 20 Nov. 2010 Why is missile defence important? 19 Nov. 2010 Nouvelles
  • Approche globale de la gestion de crise, Une -
    Mis à jour le: 03-Oct-2013 15:20 Nouvelles
  • Armements conventionnels, Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des -
    Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des armements conventionnels Le Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des armements conventionnels (HLTF) est un organe consultatif qui rassemble des experts des gouvernements en vue de communiquer des avis sur les questions de maîtrise des armements conventionnels aux ministères des affaires étrangères et de la défense. Tous les pays membres sont représentés dans le Groupe et délèguent des responsables de haut niveau venant des capitales pour participer à ses réunions. Créé en 1986, le HLTF est présidé par le secrétaire général délégué. Son président par intérim est le secrétaire général adjoint pour les affaires politiques et la politique de sécurité. Un groupe de suppléants du HLTF, formé de représentants des délégations des pays de l’OTAN à Bruxelles, épaule le HLTF, dont les travaux bénéficient du soutien de la Section Maîtrise des armements et coordination de la Division Affaires politiques et politique de sécurité du Secrétariat international de l’OTAN.
  • Arménie, Les relations entre l’OTAN et l’ -
    Les relations entre l’OTAN et l’Arménie L’OTAN et l’Arménie coopèrent à la mise en œuvre de réformes dans les domaines de la démocratie, des institutions et de la défense, et travaillent ensemble dans de nombreux autres domaines, comme les opérations de soutien de la paix. Le plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) expose le programme de coopération entre l’Arménie et l’OTAN et comporte un plan directeur de vaste portée pour les réformes. L’Arménie compte se rapprocher de l’Alliance en intensifiant sa coopération pratique et politique avec elle, mais elle ne souhaite pas devenir membre de l’Organisation. Au-delà du travail de réforme, le soutien de l’Arménie aux opérations dirigées par l’OTAN constitue un domaine de coopération important. Des soldats arméniens sont actuellement déployés dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), en Afghanistan, ainsi que dans le cadre de la Force pour le Kosovo (KFOR). Cadre de la coopération L’Arménie définit ses plans de réforme et le calendrier correspondant dans son IPAP, qui est adopté par elle-même et par l’OTAN pour une période de deux ans. Le plus récent a été approuvé en novembre 2011. Cet IPAP est axé tant sur le renforcement du dialogue politique entre l’OTAN et l’Arménie que sur le soutien des réformes entreprises par le pays en matière de démocratie et de défense. Étant donné la vaste portée de l’IPAP, l’Arménie est amenée non seulement à coopérer avec l’OTAN dans le domaine de la défense, mais également à consulter régulièrement les Alliés sur des questions politiques et des questions de sécurité, notamment les relations avec les pays voisins, les exigences démocratiques, la primauté du droit, le contre-terrorisme et la lutte contre la corruption. En tant que partie à l’IPAP, l’OTAN accepte d’aider l’Arménie à réaliser ses objectifs de réforme en lui fournissant des avis et une assistance ciblés. L’Arménie apporte également d’importantes contributions aux opérations dirigées par l’OTAN. L’Arménie coopère également avec l’OTAN et avec d’autres pays partenaires dans un large éventail de domaines au travers du programme du Partenariat pour la paix (PPP) et du processus de planification et d'examen (PARP) du PPP et dans le cadre du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA). L’Arménie personnalise sa participation au PPP en inscrivant chaque année dans son programme individuel de partenariat et de coopération les activités qui l’aideront à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés. Domaines clés de la coopération La coopération dans le domaine de la sécurité Depuis son adhésion au PPP, en 1994, l’Arménie contribue à la sécurité euro-atlantique avec les Alliés. Depuis 2004, elle met des troupes à la disposition de la KFOR. Actuellement, une section d’infanterie de 35 soldats est déployée au Kosovo. Depuis 2009, l’Arménie fournit aussi des troupes à la FIAS, en Afghanistan. Sa contribution est actuellement de 3 sections. Avec le déploiement de 80 soldats supplémentaires à la mi-juin 2011, la contribution de l’Arménie à la FIAS est passée de 40 à 120 personnes. En outre, 5 instructeurs d’infanterie ont été envoyés en Afghanistan en juillet dernier. L’Arménie s’efforce, en coopération avec l’OTAN et avec différents pays de l’Alliance, d’améliorer l’interopérabilité de son bataillon de maintien de la paix, qui doit devenir une brigade composée d’unités d’appui tactique et d’unités de soutien logistique du combat d’ici à 2015, avec les unités des pays de l’OTAN. Des spécialistes de l’instruction et de l’entraînement militaires, qui viennent de pays membres et de pays partenaires et dont le travail est coordonné par du personnel de l’OTAN, passent en revue avec des responsables militaires arméniens les progrès accomplis par l’Arménie en ce qui concerne le concept de formation militaire. Ce concept fournira des orientations pour la révision du contenu des stages destinés aux officiers subalternes et aux officiers supérieurs. Le processus de planification et d’examen (PARP) du PPP est un élément central de la coopération de l’Arménie avec l’OTAN, qui lui permet de développer l’aptitude de ses forces à travailler avec celles des pays de l’OTAN dans des opérations. Par ailleurs, un pays de l’Alliance aide l’Arménie pour l’insertion de civils au sein du ministère de la Défense, la coordination étant assurée par du personnel de l’OTAN. L’Arménie participe au PARP depuis 2002. L’Arménie contribue à la lutte contre le terrorisme en participant aux activités qui sont menées dans le cadre du plan d’action du Partenariat contre le terrorisme (PAP-T), ce qui implique notamment le partage du renseignement et l’échange d’analyses avec l’OTAN, le renforcement des capacités nationales de formation à la lutte contre le terrorisme et l’amélioration de la sécurité des frontières. S’agissant de la sécurité des frontières, des experts en la matière venus de pays membres et de pays partenaires ont apporté leur concours à l’Arménie. Dans un rapport de 2010, ces experts ont formulé des recommandations sur l’amélioration de la sécurité des frontières, recommandations qui ont été converties en objectifs pour la force arménienne de contrôle des frontières. Un nouvel atelier OTAN‑Arménie s’est déroulé sur ce thème en octobre 2011. L’Arménie a entamé, en consultation avec l’OTAN, un réexamen de ses procédures et dispositions de gestion des crises. L’OTAN ne joue aucun rôle direct dans les négociations destinées à résoudre le conflit du Haut Karabakh. Celles ci sont menées dans le cadre du groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L’OTAN s’intéresse toutefois à ce processus et encourage toutes les parties à poursuivre leurs efforts en vue d’un règlement pacifique du conflit. Le règlement pacifique des conflits est une valeur essentielle de l’OTAN et l’un des principaux engagements que prennent tous les Partenaires au moment de leur adhésion au PPP. La réforme des secteurs de la défense et de la sécurité L’OTAN soutient l’Arménie dans le vaste processus de réforme qu’elle a entrepris dans les domaines de la démocratie et des institutions. En ce qui concerne la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité, l’OTAN et les différents pays de l’Alliance ont un savoir‑faire considérable, sur lequel l’Arménie peut compter. L’une des grandes priorités de l’Arménie est de veiller au contrôle démocratique des forces armées, ce en quoi elle est aidée par sa participation aux activités proposées dans le plan d’action du Partenariat pour l’établissement d’institutions de défense. L’Arménie a procédé à des consultations avec les Alliés pour élaborer une stratégie nationale de sécurité et une nouvelle doctrine militaire. S’appuyant sur les orientations énoncées dans ces documents, elle a achevé sa revue de défense stratégique en mai 2011, avant de passer à l’exécution des mesures prévues. Les services compétents de l’Arménie et de l’OTAN, assistés par des experts des pays, travaillent ensemble sur les procédures d'établissement des plans et des budgets de défense, qui seront des instruments clés de la mise en œuvre de la revue de défense stratégique et de la préparation des plans de défense. L’OTAN et l’Arménie collaborent à la mise en place, à Erevan, d’un centre de situation qui facilitera la gestion des crises et la coordination de la lutte contre le terrorisme. Les plans civils d'urgence L’Arménie est déterminée à accroître son état de préparation aux situations d'urgence et ses capacités d’intervention pour être en mesure de faire face aux catastrophes et aux menaces asymétriques. Dans le cadre de l’IPAP, l’Office arménien des opérations de sauvetage prend un certain nombre de mesures pour améliorer le processus d’établissement de plans de circonstance, et il contribue activement à la réalisation du projet de centre gouvernemental de gestion des crises. L’Arménie s’emploie également à renforcer ses liens avec le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC), situé au siège de l’OTAN, pour pouvoir prendre part aux opérations internationales de secours en cas de catastrophe. L’Office arménien des opérations de sauvetage constitue actuellement deux équipes d’experts (recherche et sauvetage, et risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires) qui pourront être mises à disposition et apporter leur aide en cas de catastrophe. En septembre 2010, l’Arménie a accueilli un vaste exercice OTAN/PPP sur le terrain, consacré à la gestion des conséquences (« Armenia 2010 »). La science et l’environnement Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), l’Arménie a reçu des subventions pour quelque 38 projets de collaboration scientifique et environnementale. Parmi les sujets abordés, on peut citer la prévention et la détection des menaces nucléaires et radiologiques ainsi que les moyens d’agir face à ces menaces, l’évaluation des risques liés aux catastrophes naturelles, la sécurité de l’accès à l’eau et le recensement des pesticides mis au rebut, étape préalable à leur élimination selon les règles de l’art. Par ailleurs, des chercheurs arméniens travaillent sur un projet du programme SPS qui concerne toute la région du Caucase. Il s’agit de recueillir un ensemble d’observations sismologiques, d’analyser l’aléa sismique et de se préparer à réagir efficacement et rapidement en cas d’urgence. L’amélioration de la qualité des ressources en eau transfrontières est le thème d’un projet de collaboration avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Des études sur la technologie des réseaux sont également financées sur le programme SPS. L’Arménie a en outre participé au projet « Route de la soie virtuelle », dont le but est de permettre à des universitaires et à des chercheurs des pays du Caucase et de l’Asie centrale d’avoir plus facilement accès à l’internet via un réseau de télécommunications par satellite. Le programme SPS parraine aussi des ateliers en Arménie, comme celui qui a eu lieu à Erevan en mai 2009 sur les thèmes de l’énergie nucléaire et de la sécurité énergétique. Au total, des scientifiques et des experts arméniens ont eu un rôle de premier plan dans 143 activités. L’information du public Une fois par an, l’Arménie organise une « semaine OTAN » afin de mieux faire connaître l’Organisation et la coopération du pays avec celle-ci. L’Arménie s’emploie aussi à améliorer l’information qu’elle adresse au public à propos de la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité. De son côté, l’OTAN continue de donner les avis et l’assistance sollicités, notamment dans le cadre de formations et de consultations. En 2007, un centre d’information OTAN a été ouvert officiellement à Erevan avec l’appui du gouvernement arménien et de l’Organisation. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un pays de l’OTAN sert de point de contact et de vecteur de diffusion des informations sur le rôle et les politiques de l’Alliance. Actuellement, c’est l’ambassade du Royaume-Uni qui joue ce rôle en Arménie. Évolution des relations Les relations entre l’OTAN et l’Arménie ont débuté en 1992, lorsque l’Arménie est devenue membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé « Conseil de partenariat euro-atlantique » (CPEA) en 1997). La coopération s’est approfondie et étendue lorsque le pays a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP), en 1994. La participation de l’Arménie au processus de planification et d’examen du PPP depuis 2002 et sa première contribution à la KFOR en 2004 ont encore renforcé les relations. Fin 2005, l’Arménie a conclu avec l’OTAN son premier plan d’action individuel pour le Partenariat. Les grandes étapes 1992 L’Arménie devient membre du tout nouveau Conseil de coopération nord‑atlantique, rebaptisé « Conseil de partenariat euro‑atlantique » (CPEA) en 1997. 1994 L’Arménie adhère au PPP. 2002 L’Arménie est connectée à la « Route de la soie virtuelle ».   Elle participe au PARP. 2003 L’Arménie accueille en juin l’exercice PPP « Cooperative Best Effort 2003 ». 2004 Un contingent arménien se joint aux troupes de la KFOR. Au sommet d’Istanbul, les dirigeants des pays de l’Alliance mettent tout particulièrement l’accent sur le Caucase. Un représentant spécial de l’OTAN et un agent de liaison sont désignés pour cette région. 2005 Le 16 juin, le ministre des Affaires étrangères, Vartan Oskanian, présente le premier IPAP de l’Arménie au Conseil de l’Atlantique Nord.   Le président Kotcharian se rend en visite au siège de l’OTAN.   L’Arménie conclut son premier IPAP avec l’OTAN. 2006 Les Alliés et l’Arménie procèdent à Bruxelles à la première évaluation de la mise en œuvre de l’IPAP, avec la participation du ministre des Affaires étrangères, M. Oskanian, et du ministre de la Défense, M. Sarkissian. 2007 Un centre d’information OTAN est ouvert officiellement à Erevan. 2008 L’Arménie accueille l’exercice PPP « Cooperative Longbow/Lancer ».   Le président Serge Sarkissian se rend en visite au siège de l’OTAN. 2009 L’Arménie commence à mettre des troupes à la disposition de la FIAS, en Afghanistan.   Le président Serge Sarkissian se rend en visite au siège de l’OTAN. 2010 L’Arménie accueille, dans la région de Kotayk, près d’Erevan, l’exercice de l’EADRCC portant sur les plans civils d’urgence. 2011 L’Arménie conclut son troisième IPAP avec l’OTAN.   Le président Serge Sarkissian se rend en visite au siège de l’OTAN.   Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, participe à une réunion du sommet de l’OTAN à Chicago, en mai, où il se joint aux hauts représentants des pays qui soutiennent la mission de stabilisation dirigée par l’OTAN en Afghanistan. En septembre, le secrétaire général de l’OTAN effectue une visite en Arménie.
  • Armes de destruction massive
    Mis à jour le: 27-Sep-2012 10:50 Dossiers
  • Armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines
    Mis à jour le: 20-Feb-2014 11:21 newYTPlayer('BkyP5t1skZg','104935m'); Stepping into a minefield: enemies beneath the ground 13 Nov. 2013 Nouvelles
  • Article 5 (Défense collective)
    Défense collective Le principe de la défense collective est au cœur du traité fondateur de l’OTAN. Il reste unique et immuable, il unit les membres de l'Alliance, ceux-ci s'engageant à se protéger mutuellement, et il instaure un esprit de solidarité au sein de l'Alliance. Ce principe est consacré dans l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, qui stipule que si un pays de l’OTAN est victime d’une attaque armée, chaque membre de l’Alliance considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendra les mesures qu’il jugera nécessaires pour venir en aide au pays allié attaqué. C'est à la suite des attentats terroristes perpétrés contre les États-Unis le 11 septembre 2001 que, pour la première fois de son histoire, l'OTAN a invoqué l'Article 5 du Traité de Washington.
  • Assemblée parlementaire de l'OTAN, L' -
    L'Assemblée parlementaire de l'OTAN L'Assemblée parlementaire de l'OTAN (AP-OTAN) est une organisation interparlementaire réunissant des élus des pays membres de l'Alliance. Elle est chargée de débattre des questions de sécurité qui intéressent l'ensemble de ses membres. Bien que totalement indépendante de l'Organisation, l'Assemblée constitue un lien entre l'OTAN et les parlements de ses pays membres, ce qui contribue à l'édification du consensus parlementaire et public qui doit sous-tendre les politiques alliées. Depuis les années 1980, l'Assemblée parlementaire de l'OTAN a élargi son mandat en faisant participer à ses travaux des parlementaires issus des pays partenaires de l'OTAN en Europe et ailleurs. Promotion de la compréhension mutuelle L'Assemblée a pour principal objectif de favoriser, entre les parlementaires des pays de l'Alliance, une compréhension mutuelle des grands défis de sécurité auxquels le partenariat transatlantique est confronté. Travaux menés avec les parlementaires des pays membres Ces travaux ont pour but : d’encourager le dialogue interparlementaire sur les grandes questions de sécurité ; de sensibiliser les parlementaires aux problèmes de sécurité majeurs et aux grandes politiques de l'Alliance et de les aider à mieux les comprendre ; de donner une idée de l'opinion parlementaire collective à l'OTAN et aux gouvernements de ses pays membres ; d’accroître la transparence des politiques de l'OTAN et de promouvoir la redevabilité collective ; de renforcer le lien transatlantique. En réalisant ses objectifs, l'Assemblée constitue une source centrale d'information et un point de contact pour les parlementaires qui en sont membres et pour leurs parlements nationaux respectifs. Coopération avec les parlementaires des pays partenaires Depuis 1989, l'Assemblée vise également les objectifs suivants : contribuer à l'essor de la démocratie parlementaire dans l'ensemble de la région euro-atlantique en faisant participer à ses travaux des parlementaires de pays non membres ; apporter une aide directe aux parlements des pays qui cherchent activement à devenir membres de l'Alliance ; renforcer la coopération avec les pays qui souhaitent coopérer avec l'OTAN plutôt qu'y adhérer, notamment les pays des régions du Caucase et de la Méditerranée ; œuvrer au développement des mécanismes, pratiques et savoir-faire parlementaires essentiels pour un réel contrôle démocratique des forces armées. Pays membres et pays associés L'AP-OTAN est constituée de 257 délégués issus des 28 pays membres de l'Alliance. Chaque délégation, dont la composition numérique est fonction de la population du pays, reflète les couleurs politiques du parlement national, représentant donc ainsi un large éventail d'opinions politiques. Ces délégués sont désignés par leurs parlements respectifs suivant les procédures nationales. À leurs côtés, les délégués de quatorze pays associés et de quatre pays associés méditerranéens ainsi que des observateurs de sept autres pays participent aux travaux de l'Assemblée. Des assemblées interparlementaires, telles que l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) et l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale, y envoient également des délégations. Le Parlement européen a le droit d'envoyer dix délégués aux sessions de l'Assemblée et peut participer à la plupart des travaux des commissions et sous-commissions. Travaux des commissions La majeure partie du travail mené par l'Assemblée est réalisée par ses cinq commissions et huit sous-commissions, chargées des grandes questions de sécurité et de politique générale auxquelles est confrontée l'Alliance : la gouvernance démocratique, la coopération transatlantique en matière de défense, les capacités futures, les dimensions civile et économique de la sécurité, la science et la technologie, y compris la sécurité énergétique et environnementale, les partenariats et la Méditerranée et le Moyen-Orient. Les sous-commissions se réunissent plusieurs fois par an pour des missions exploratoires dans le but de collecter des informations destinées à leurs rapports et à ceux des commissions. Les rapports des sous-commissions, tout comme ceux produits directement pour les commissions, sont amendés et adoptés par celles-ci dans le cadre d’un vote à la majorité. Chaque année, l'AP-OTAN organise généralement une quarantaine d’activités, dont deux sessions plénières, une réunion de la Commission permanente, trois à quatre séminaires Rose-Roth, deux séminaires méditerranéens, seize réunions de sous-commissions ainsi que diverses autres rencontres. Évolution de l’AP-OTAN L'idée que les parlementaires s'investissent dans les problèmes transatlantiques remonte au début des années 1950 et prend forme, en 1955, avec la création d'une conférence annuelle des parlementaires de l'OTAN. La constitution d'un tel ensemble s'explique par le souhait des législateurs de donner corps au préambule du traité de Washington, qui dispose que l'OTAN est l'expression concrète d'une alliance transatlantique et foncièrement politique de nations démocratiques. Le fondement de la coopération entre l'OTAN et l'AP-OTAN est renforcé en décembre 1967, lorsque le Conseil de l'Atlantique Nord invite le secrétaire général de l'OTAN à étudier les solutions permettant d’intensifier la coopération entre les deux institutions. À l'issue des délibérations, le secrétaire général de l'OTAN, après consultation du Conseil, applique plusieurs mesures destinées à améliorer les relations de travail entre l'OTAN et l'Assemblée. Il est ainsi décidé que le secrétaire général donnera suite à toutes les recommandations et résolutions de l'Assemblée adoptées pendant les sessions plénières. Promouvoir la démocratie parlementaire en Europe centrale et orientale Après la chute du mur de Berlin dans les années 1980, l'AP-OTAN élargit la portée de son mandat et développe des relations étroites avec les responsables politiques de pays de l'Europe centrale et orientale. Les liens ainsi tissés facilitent grandement le dialogue que l'OTAN amorce avec les gouvernements de la région. Le programme Rose-Roth de coopération avec les parlements de pays d'Europe centrale et orientale (PECO) est lancé en 1990 par deux membres du Congrès américain : Charlie Rose, membre de la Chambre et, à l'époque, président de l'Assemblée, et Bill Roth, sénateur. L'initiative Rose-Roth vise, dans un premier temps, à renforcer le développement de la démocratie parlementaire dans les PECO. Approfondir les relations avec la Russie et l'Ukraine À la fin de la Guerre froide, l'AP-OTAN noue des contacts avec la Russie et l'Ukraine. En 1997, les relations avec ces deux pays prennent un nouvel essor avec, en mai, la signature de l'Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et la Fédération de Russie, suivie, en juillet, par la Charte OTAN-Ukraine. Aux termes de ces accords, l'Assemblée doit intensifier son dialogue et sa coopération avec l'Assemblée fédérale de Russie et la Rada ukrainienne. À l'instar de l'OTAN qui crée, en mai 2002, le Conseil OTAN-Russie (COR), étape décisive dans la coopération de l'OTAN avec la Russie, l'Assemblée institue la Commission parlementaire OTAN-Russie permettant ainsi des débats à 27. La commission, qui se réunit deux fois par an pendant les sessions, est devenue le cadre formel des relations parlementaires directes entre l'OTAN et la Russie. En 2002, l'Assemblée décide également de revaloriser la relation spéciale qu'elle entretient avec l'Ukraine en constituant le Conseil interparlementaire Ukraine-OTAN. En 2004, l'Assemblée renforce progressivement sa coopération avec la Verkhovna Rada en participant à la mission internationale d'observation des élections présidentielles jusqu'aux résultats du scrutin. Renforcer la coopération avec les partenaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord L'attention croissante portée à la sécurité de la région méditerranéenne dans les années 1990 débouche, en 1996, sur la création du Groupe spécial Méditerranée de l'Assemblée, enceinte de coopération et de discussion avec les parlements des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MOAN) pour les questions de politique, d'économie, de société et de sécurité. En 2004-2005, l'Assemblée décide de renforcer ses relations avec les parlements de cette région et, à la session de Venise, la Commission permanente instaure le nouveau statut de membre associé méditerranéen, ouvrant ainsi la voie à une coopération accrue avec les parlements du MOAN.
  • Association du Traité de l’Atlantique (ATA) et Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA)
    Association du Traité de l’Atlantique (ATA) et Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA) L’Association du Traité de l’Atlantique (ATA) est une organisation indépendante conçue pour promouvoir les valeurs énoncées dans le Traité de l'Atlantique Nord. Créée le 18 juin 1954 (cinq ans après l’OTAN), l’ATA regroupe des associations nationales distinctes, des organisations bénévoles et des organisations non gouvernementales qui se sont constituées pour défendre les valeurs de l’Alliance. Composée de membres, de membres associés et d’observateurs, l’ATA a pour objectif d’informer le public sur le rôle de l’OTAN dans les domaines de la paix et de la sécurité au niveau international. Pour y parvenir, l’Association organise des conférences et des séminaires internationaux, et est à l’origine de plusieurs initiatives dont le forum sur la sécurité en Europe centrale et en Europe du Sud-Est, le dialogue avec l’Ukraine et les simulations de gestion des crises. En outre, l’ATA participe activement au programme OTAN de partenariat pour la paix et au Dialogue méditerranéen. L’ATA comporte une division « jeunesse », l’Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA), qui a été constituée en 1996. Même si plusieurs membres et membres associés comptaient déjà une division jeunesse avant cette date, la création de l’YATA a permis de les rassembler et de coordonner leurs activités. L’YATA, tout comme l’ATA, a pour but d’informer la jeune génération sur le rôle de l’OTAN en matière de sécurité internationale. Le rôle de l’ATA et de l’YATA ATA L’ATA poursuit plusieurs objectifs, à savoir : défendre les valeurs définies dans le Traité de l’Atlantique Nord, promouvoir la démocratie, et sensibiliser et informer le public en ce qui concerne les activités et les responsabilités de l’OTAN. L’Association s’efforce par ailleurs de promouvoir la solidarité entre les peuples des pays membres de l’Atlantique Nord, des pays qui ont signé le Document cadre du Partenariat pour la paix, de ceux qui participent au Dialogue méditerranéen et de ceux qui sont directement concernés par la sécurité euro-atlantique. L’ATA s’efforce non seulement de promouvoir une solidarité accrue, mais aussi de développer la coopération entre les diverses organisations liées à la sécurité euro‑atlantique comme les associations membres de l'ATA, les gouvernements des pays membres de l’ATA, l'Union européenne, l'OTAN et l'Assemblée parlementaire de l'OTAN. L’ATA mène des recherches sur la politique de la porte ouverte de l'OTAN, c'est-à-dire l'élargissement, et promeut le développement de la société civile dans les régions du Caucase et de la mer Noire. L’ATA encourage les discussions et les débats, le but étant d’assurer une bonne compréhension des questions clés de l’Alliance. L’Association est en outre engagée dans un dialogue avec les pays de la Méditerranée et du Moyen-Orient qui coopèrent avec l’Alliance, et travaille au développement des relations entre des organisations de différents pays en établissant des contacts avec des groupes de la société civile qui appuient les principes de base du Traité de l’Atlantique Nord et en contribuant au développement des relations entre ses membres. YATA L’YATA, la division de l’ATA pour la jeunesse, a été créée en 1996 lors de l’Assemblée générale de l’ATA à Rome. L’YATA travaille en étroite coopération avec l’ATA, soutient ses activités et partage ses objectifs principaux : sensibiliser et informer le public en ce qui concerne les questions de sécurité internationale, soutenir les travaux de recherche sur le rôle de l'OTAN dans le monde, et encourager les jeunes dirigeants à façonner l’avenir de la relation transatlantique en matière de sécurité tout en promouvant son importance. L’YATA s’efforce par ailleurs d’encourager la coopération entre les jeunes des pays membres de l'OTAN et ceux des pays partenaires, et entre diverses organisations internationales afin de susciter un débat sur le rôle des institutions de sécurité. Pour réaliser ses objectifs, l’YATA, bien que faisant officiellement partie de l’ATA, organise aussi des activités distinctes, telles que des séminaires annuels pour la jeunesse (Atlantic Youth Seminars) au Danemark (DAYS), en Lettonie (LAYS) et au Portugal (PAYS), des simulations de gestion des crises et des conférences régionales. L’YATA collabore également avec la Division Diplomatie publique de l’OTAN afin d’organiser des conférences et des séminaires internationaux au cours desquels de jeunes dirigeants des sections nationales ont la possibilité de rencontrer le secrétaire général de l’OTAN et d’autres responsables au sein de l’Alliance pour examiner les questions de sécurité transatlantique et en débattre. Les mécanismes de fonctionnement Structure L’ATA est composée de trois organes principaux : l’Assemblée, le Bureau et le Conseil, ainsi que de l’Association YATA et du Comité de parrainage. Assemblée L’assemblée est l’organe principal de prise de décisions. Elle est constituée des associations ayant le statut de membres, de membres associés et de membres observateurs. À l’exception des membres observateurs, chaque délégué a une voix, et les résolutions sont adoptées à la majorité simple. Outre les délégués, des membres de la presse et du monde universitaire, des responsables gouvernementaux et de l’armée, ainsi que des observateurs internationaux, peuvent assister aux réunions de l’Assemblée générale, qui se tiennent une fois par an. Bureau Le Bureau est constitué du président, des vice-présidents, du secrétaire général, du trésorier, du président de l’YATA et du conseiller juridique. Les membres du Bureau aident à mener à bien les décisions du Conseil et de l’Assemblée, contribuent aux questions de politique et développent les relations avec d’autres groupes, tels que l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Conseil Le Conseil est composé des membres du Bureau et de délégués (trois maximum) envoyés par chaque association ayant le statut de membre, de membre associé et de membre observateur de l'ATA. L’ATA autorise le Conseil à agir en son nom, sur recommandation du Bureau et avec l’approbation de l’Assemblée. Le Conseil tient deux réunions par an, l’une au siège de l’OTAN et l’autre dans le pays où se tient l’Assemblée générale. YATA L’Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA) fait officiellement partie de l’ATA. C’est la division « jeunesse » de l’ATA et, à ce titre, elle a sa propre structure ainsi que ses propres activités et programmes. Comme l’ATA, elle est constituée de membres et de membres associés. Comité de parrainage Ce Comité est composé des anciens présidents de l’ATA et d’autres personnalités qui ont apporté une précieuse contribution à l’Association. Administrateurs Le président de l’ATA est en charge de la politique générale de l'Association, dont il assume également les fonctions de porte-parole. L’Assemblée, avec la contribution du Conseil, élit le président pour une période de trois ans. Le secrétaire général est responsable du fonctionnement normal de l’ATA ; il soutient les buts et les objectifs de l’Association, met en application les décisions de l’Assemblée, du Conseil et du Bureau, et entretient des relations avec diverses autres institutions. L’Assemblée, avec la contribution du Conseil et du Bureau, élit le secrétaire général pour un mandat de trois ans renouvelable. L’Assemblée élit aussi le trésorier, pour un mandat de trois ans renouvelable, celui-ci est chargé des questions financières. Adhésion L’ATA propose trois statuts pour ses adhérents : membre, membre associé et membre observateur. Membres Les associations nationales (pays membres de l’OTAN) peuvent devenir membres de l’ATA et, à ce titre, participer aux réunions du Bureau, du Conseil et de l’Assemblée. Les membres ont en outre le droit de vote. Actuellement, les membres de l’ATA sont : l’Albanie, la Belgique, la Bulgarie, le Canada, la Croatie, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la France, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Islande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la République de Moldova, le Monténégro, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Espagne, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Membres associés Les associations nationales ayant le statut de membres associés sont issues de pays non OTAN qui ont signé un accord de partenariat pour la paix. Les membres associés peuvent participer aux réunions du Bureau, du Conseil et de l'Assemblée. Une association devient automatiquement membre de l’Association lorsque son pays adhère à l’OTAN. Les membres associés ont le droit de vote, comme les membres. Actuellement, les membres associés sont : l’Arménie, l’Autriche, l’Azerbaïdjan, la Finlande, la Géorgie, l’ex-République yougoslave de Macédoine 1 , la Russie, la Serbie, la Suède et l’Ukraine. Membres observateurs Les associations issues de pays non OTAN qui n’ont pas signé d’accord de partenariat pour la paix mais qui participent au Dialogue méditerranéen ou qui sont directement concernés par les questions de sécurité de la zone euro-atlantique peuvent participer aux activités de l’ATA sous le statut de membres observateurs. Elles peuvent alors participer aux réunions du Conseil et de l'Assemblée mais pas à celles du Bureau. En outre, contrairement aux membres et aux membres associés, les membres observateurs n'ont pas le droit de vote. Actuellement, Israël est le seul membre observateur. L’évolution de l’ATA Suite à la création de l’Alliance en 1949, plusieurs organisations distinctes se sont formées dans les pays membres de l’OTAN avec pour objectif d’informer le public sur les activités et sur le rôle de l’OTAN dans les relations internationales. Par la suite, ces organisations ont été regroupées sous l’égide de l’ATA, après que celle-ci a été créée, le 18 juin 1954. Si l’ATA mettait l’accent sur des discussions et des débats publics concernant les activités de l’OTAN durant la Guerre froide, sa sphère d’intérêt s’est élargie après la dissolution de l’Union soviétique et du Pacte de Varsovie. Elle dépasse à présent la région euro-atlantique et inclut l'Europe centrale et l'Europe orientale ainsi que le Caucase et la Méditerranée. Plusieurs initiatives plus récentes de l’ATA comme le Forum sur la sécurité en Europe centrale et en Europe du Sud-Est, le Dialogue avec l’Ukraine et les simulations de gestion des crises illustrent cette nouvelle orientation. Outre sa participation active au programme OTAN de partenariat pour la paix et au Dialogue méditerranéen, l’ATA poursuit ses objectifs en organisant chaque année plusieurs conférences et séminaires internationaux. 1. La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel.
  • Australie, Coopération entre l’OTAN et l’
    Mis à jour le: 01-Mar-2013 14:16 Nouvelles
  • Autriche, Les relations entre l'OTAN et l’-
    Les relations entre l’OTAN et l’Autriche Les relations entre l'OTAN et l’Autriche évoluent dans le cadre du Partenariat pour la paix, auquel l’Autriche a adhéré en 1995. L’Autriche et l’Alliance collaborent activement dans le cadre d’opérations de soutien de la paix, et elles ont établi une coopération pratique dans toute une série de domaines, comme le prévoit le programme de partenariat individuel (IPP) de l'Autriche. L'OTAN attache beaucoup d’importance à ses relations avec l’Autriche, considérée par les Alliés comme un partenaire et contributeur efficace et proactif en matière de sécurité internationale, partageant avec eux des valeurs fondamentales, telles que la promotion de la sécurité internationale, de la démocratie et des droits de l'homme. Ainsi, l’Autriche choisit des domaines de coopération pratique avec l’OTAN qui répondent à des objectifs communs. Le soutien de l’Autriche aux opérations dirigées par l’OTAN représente un important domaine de coopération. L’Autriche a participé, aux côtés des Alliés, à des opérations de sécurité et de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine, et actuellement elle a du personnel déployé en Afghanistan et au Kosovo. Cadre de la coopération L’OTAN et l’Autriche fixent en détail les domaines de coopération et le calendrier correspondant dans le programme de partenariat individuel, approuvé conjointement pour une période de deux ans. Parmi les principaux domaines de coopération figurent la sécurité et le maintien de la paix, l'aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe, ainsi que les opérations de recherche et de sauvetage. L’Autriche gère le Centre de préparation aux opérations, qui est un centre de formation et d’entraînement du PPP. Elle dirige également les activités du groupe de travail régional des Balkans, qui fait partie du Groupement PPP d’institutions d’études de défense et de sécurité dans le cadre du PPP (association œuvrant sur une base volontaire « dans l’esprit du PPP » et subventionnée par l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse et les États-Unis). Domaines clés de la coopération Coopération dans le domaine de la sécurité En 1996, l’Autriche a déployé des forces aux côtés de celles des Alliés pour assurer la mise en application de l’Accord de paix de Dayton en Bosnie-Herzégovine. Elle a fourni un bataillon aux forces de maintien de la paix dirigées par l’OTAN, présentes dans ce pays jusqu’en 2001. Elle fournit actuellement une compagnie mécanisée et des unités de soutien (soit plus de 400 hommes) à la force de maintien de la paix au Kosovo (KFOR) dirigée par l’OTAN. L’Autriche a pris le commandement de la Force opérationnelle multinationale – Sud de la KFOR (MNTF-S) début 2008. En Afghanistan, des forces autrichiennes ont rejoint la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en 2002, lui apportant expertise et soutien logistique. Tout au long de l’année 2005, l’Autriche a déployé des troupes à l’appui de l’équipe de reconstruction provinciale (PRT) dirigée par l'Allemagne dans la province de Kunduz, afin d'assurer la sécurité pour les élections législatives afghanes. L’Autriche a également mis un certain nombre d’unités à disposition pour d'éventuelles opérations PPP. Chacun de ces déploiements est soumis à l'autorisation du Conseil des ministres autrichien et à l’approbation de la Commission centrale du Parlement autrichien. Réforme du secteur de la défense et de la sécurité La participation à des opérations de maintien et de soutien de la paix aux côtés des Alliés permet à l’Autriche de consolider son propre processus de transformation militaire. Le processus de planification et d’examen (PARP) du PPP oriente et renforce les activités de planification de l’Autriche. Au travers du PARP, l’Autriche a déclaré un nombre croissant de forces et de capacités susceptibles d’être mises à disposition pour des opérations dirigées par l'OTAN. Sa capacité à participer à des opérations de soutien de la paix est encore renforcée par son adhésion au concept de capacités opérationnelles (OCC). Les Alliés et les autres Partenaires bénéficient également de l’expertise autrichienne. Le pays contribue au programme OTAN de soutien aux réformes du secteur de la sécurité, plus particulièrement dans la région des Balkans. L’Autriche a contribué à des projets relevant de fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP dans d’autres pays partenaires. Enfin, à l’instar de pays alliés et partenaires, elle a alimenté des fonds de contributions volontaires pour la destruction de mines et/ou de munitions en Albanie, au Kazakhstan, au Monténégro, en Serbie et en Ukraine. Plans civils d’urgence Les plans civils d'urgence constituent un domaine de coopération très important. L’objectif est que l’Autriche puisse coopérer avec les pays membres de l’OTAN, afin qu’ensemble ils puissent s’apporter un soutien mutuel pour faire face aux conséquences d’accidents majeurs ou de catastrophes dans la région euro-atlantique. Il pourrait notamment s’agir de gérer les conséquences d'incidents impliquant des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires, ou de mener des opérations d’aide humanitaire en cas de catastrophe. Science et environnement Dans le cadre du programme « La science au service de la paix et de la sécurité (SPS) » de l’OTAN, des scientifiques autrichiens ont participé à de nombreux ateliers et séminaires de recherche avancée sur des sujets variés, soit plus de vingt activités depuis 2005. Parmi les sujets abordés, on citera notamment l’état de préparation face au bioterrorisme, l’amélioration de l’état de préparation face aux pandémies de grippe et les nouvelles menaces biologiques. Information du public Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle de point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion de l’information quant au rôle et aux politiques de l’Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN en Autriche est celle de la Croatie. Évolution des relations L’Autriche a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP) en 1995, afin de coopérer avec les Alliés dans des domaines où les objectifs des deux parties convergent. Elle participe au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP depuis 1996, afin de promouvoir l’interopérabilité avec les forces de l’OTAN dans les opérations de maintien de la paix. Depuis son adhésion au PPP, l’Autriche joue un rôle actif au sein du Partenariat. Elle met ses compétences à la disposition des autres pays partenaires et des pays alliés, notamment dans les domaines du maintien de la paix, des plans civils d’urgence et de la coopération civilo-militaire. Les grandes étapes 1995 L’Autriche signe le Document-cadre du Partenariat pour la paix. 1996 L’Autriche adhère au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP. 1996 L'Autriche déploie des troupes dans le cadre de la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN en Bosnie-Herzégovine. 1997 L’Autriche ouvre une mission diplomatique au siège de l’OTAN. 1999 Des forces autrichiennes participent à la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo (KFOR). 2002 Des troupes autrichiennes intègrent la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, afin de contribuer à assurer la sécurité pour les élections législatives. 2005 L'Autriche augmente le nombre d’unités déclarées pour des missions OTAN/PPP. Par la suite, elles constitueront une brigade cadre. 2008 L'Autriche prend le commandement de la Force opérationnelle multinationale – Sud de la KFOR (MNTF-S).
  • AWACS : les yeux de l'OTAN dans le ciel
    AWACS : les yeux de l'OTAN dans le ciel L'OTAN exploite une flotte de Boeing E-3A Sentry dotés d’un système aéroporté de détection et de contrôle (AWACS) qui apporte à l'Alliance une capacité aéroportée immédiatement disponible de commandement et de contrôle (C2), de surveillance aérienne et maritime, et de gestion de l'espace de bataille. La base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen (Allemagne) abrite 17 E-3A. L’E-3A de l’OTAN est un Boeing 707 modifié et équipé de capteurs passifs et d’un radar à longue portée capables de détecter des contacts aériens et au sol sur de longues distances. Les données de poursuite issues de l'extraction des plots peuvent être transmises directement de l'avion aux autres utilisateurs, qu’ils se trouvent à terre, en mer ou dans les airs. La Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (Force NAEW&C) est l’un des rares moyens militaires appartenant effectivement à l'OTAN et exploités par elle. Ce projet en collaboration – le plus important de l'Alliance – témoigne de ce que des membres de l'OTAN, en l'occurrence 17 pays, peuvent réaliser en mutualisant leurs ressources et en travaillant ensemble dans un cadre réellement multinational. Rôle et responsabilités La Force NAEW&C a, au sein de l’Alliance, un rôle unique et précieux ; en effet, elle mène un large éventail de missions, qu’il s’agisse de police de l'air, de lutte contre le terrorisme, de gestion des conséquences, d’opérations d'évacuation des non-combattants, d’embargo, d’entrée initiale, d’opérations de réponse aux crises ou d’opérations de forces d’avertissement. Ces dernières années, la Force a été de plus en plus souvent déployée pour de nombreuses missions tactiques complexes et exigeantes, notamment pour les missions suivantes : soutien des opérations maritimes appui aérien rapproché gestion de l'espace aérien recherche et sauvetage au combat (RESCO) secours aux victimes de catastrophes lutte contre la piraterie. Un outil déterminant pour la gestion de crise Depuis 1982, année qui a marqué le début de ses opérations, la Force NAEW&C n’a cessé de démontrer qu’elle constitue un outil précieux pour la gestion de crise et les opérations de soutien de la paix. À la suite de l'invasion du Koweït par l'Iraq en 1990, des avions de la composante E-3A de l'OTAN (rattachés à la base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen) ont été déployés dans l'est de la Turquie afin de contribuer au renforcement du flanc sud de l'Alliance pendant la guerre. Le but de l'opération Anchor Guard était, entre autres, d’assurer la surveillance du trafic aérien et maritime en Méditerranée orientale et la surveillance aérienne le long de la frontière entre l'Iraq et la Turquie. Cette mission a été menée d'août 1990 à mars 1991. Pendant la majeure partie des années 1990, les flottes AEW&C de l'OTAN et du Royaume-Uni ont effectué de très nombreux vols dans les Balkans, dans le cadre des opérations Deliberate Force et Allied Force, pour appuyer la mise en œuvre des résolutions de l’ONU ainsi que les missions menées par l'Alliance en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Des AWACS de l'armée de l'air française et de l’armée de l’air des États-Unis ont également contribué à réaliser les objectifs assignés dans le cadre de ces missions. Début 2001, la Force a également soutenu le déploiement défensif de l'OTAN dans le sud-est de la Turquie au cours de l'opération Display Deterrence. Au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, des avions E-3A de l'OTAN ont été déployés au-dessus du territoire des États-Unis, dans le cadre de l'opération Eagle Assist, afin de contribuer à la défense de l'Amérique du Nord contre toute nouvelle attaque. Cette opération a fait date dans l'histoire de l'Alliance car elle marquait le premier déploiement de moyens de l'OTAN en soutien de la défense de l'un des États membres. Depuis 2007, la Force NAEW&C apporte un soutien précieux aux activités de lutte contre le terrorisme en Méditerranée, dans le cadre de l'opération Active Endeavour, et elle a apporté son concours lors de nombreux autres événements à haute visibilité. Depuis janvier 2011, un appareil de la base aérienne de l'OTAN à Geilenkirchen a été déployé en Afghanistan pour apporter un soutien au commandant de la FIAS en assurant la surveillance aérienne dans le cadre de l'opération Afghan Assist. Pendant l’opération Unified Protector, la Force NAEW&C a également eu une fonction cruciale : assurer le commandement et le contrôle de tous les moyens aériens de l’Alliance en opération au-dessus de la Libye. Sa mission consistait, entre autres, à donner des ordres tactiques en temps réel et à attribuer des tâches aux avions de chasse, aux avions de surveillance et de reconnaissance, aux avions de ravitaillement en vol ou aux véhicules aériens sans pilote (UAV) de l'OTAN. Les E-3A de l’OTAN ont également apporté un soutien aux navires et aux sous-marins de l'Alliance chargés de faire respecter l'embargo maritime sur les armes décrété à l'encontre de la Libye, en offrant une capacité de surveillance maritime aérienne. Protection des populations des pays membres de l'OTAN Depuis les attentats du 11-Septembre, les gouvernements des pays alliés peuvent demander à bénéficier de la capacité de surveillance et de contrôle aériens offerte par la Force NAEW&C afin de mieux sécuriser les grands rassemblements publics. Ce fut le cas pour des événements très médiatiques comme les Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes, la Coupe du monde de football de 2006, le Championnat d'Europe de football de 2012 en Pologne, ainsi que lors de grands rendez-vous internationaux, comme la cérémonie de remise des prix Nobel en 2010. En outre, les flottes NAEW&C assurent aussi un soutien aérien lors des réunions des chefs d'État de l’Alliance, des réunions gouvernementales et non gouvernementales, et des sommets de l’OTAN. Fonctionnement La principale caractéristique de l'Organisation de gestion du programme du système aéroporté de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (NAPMO) est son caractère multinational. Actuellement, les 16 pays membres à part entière sont les suivants : Belgique, République tchèque, Danemark, Allemagne, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Espagne, Turquie et États-Unis. La participation du Royaume-Uni en tant que membre de la NAPMO est limitée, mais sa flotte d'E-3D fait partie intégrante de la Force NAEW&C. La France a un rôle d'observateur et maintient une coordination permanente afin de s'assurer que sa flotte d'E-3F reste interopérable avec les autres flottes d'E-3. De plus, elle participe souvent à des opérations coordonnées avec la Force NAEW&C. Le QG du Commandement de la Force NAEW&C, coïmplanté avec le Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) à Mons (Belgique), assure le contrôle opérationnel de la Force, qui comprend deux composantes opérationnelles : la composante E-3A, rattachée à la base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen, qui exploite les 17 E-3A appartenant à l'OTAN, et dont les escadrons se composent d'équipages internationaux intégrés provenant de 16  pays ; la composante E-3D, rattachée à la base de la RAF de Waddington, dans le Lincolnshire (Royaume-Uni), qui exploite six Boeing E-3D, et dont l'effectif se compose exclusivement de personnel de la RAF. La Force dispose également de trois bases d'opérations avancées, à Konya (Turquie), à Aktion (Grèce) et à Trapani (Italie), et d’un emplacement d'opérations avancé, à Oerland (Norvège). La gestion quotidienne du programme AWACS est assurée, au nom des pays de la NAPMO, par l'Agence de gestion du programme NAEW&C (NAPMA), établie à Brunssum (Pays-Bas). Le personnel de l'Agence se compose d'officiers détachés et d'administrateurs civils provenant des pays participants. Comment fonctionne la Force NAEW Tous les avions AWACS sont similaires, mais ils présentent de légères différences car ils font continuellement l’objet de modernisations. L'équipage standard d'un E-3A modifié suivant les spécifications du programme OTAN de modernisation à mi-vie (NMT) compte 16 personnes, alors que celui d’un E-3D d'origine en compte 18. Quelle que soit la version, l'équipage navigant et l'équipage de mission sont constitués de femmes et d'hommes très bien entraînés dont les compétences couvrent tous les domaines des opérations de vol, notamment la gestion de l'espace de bataille, la conduite de tir, la surveillance, la gestion des liaisons de données et les aspects techniques des télécommunications, des systèmes de données et des radars de mission. Dans des conditions normales, cet avion peut voler pendant 11 heures (et davantage avec un ravitaillement en vol) à une altitude de 30 000 pieds (9 150 mètres). Les capteurs actifs de surveillance sont logés dans le rotodôme, qui donne aux E-3A de l'OTAN leur aspect si reconnaissable. Cette structure effectue une rotation complète toutes les dix secondes, ce qui confère à ces E-3A une couverture radar à 360 degrés leur permettant de détecter des aéronefs distants de plus de 215 milles marins (400 km). Un avion volant à une altitude de 30 000 pieds peut assurer la surveillance d'une zone d’environ 312 000 km², et trois avions dont les orbites coordonnées se chevauchent peuvent couvrir l'Europe centrale dans son intégralité. L’E-3A peut identifier et poursuivre des aéronefs potentiellement hostiles opérant à basse altitude et assurer le contrôle pour les avions de chasse alliés. Il peut identifier et poursuivre simultanément des contacts maritimes, et contribuer à assurer la coordination des forces de surface de l'Alliance. Évolution Dans les années 1960, il est apparu clairement que, même en volant à très haute altitude, les avions militaires ne pouvaient plus échapper aux missiles sol-air. Pour survivre dans un environnement de défense aérienne de plus en plus létal, ces avions ont été contraints de voler pratiquement au ras des arbres. Dans les années 1970, le besoin de détecter les avions de combat très rapides, dotés d'une capacité de pénétration à basse altitude, a conduit à compléter le réseau de radars terrestres de l'OTAN par des moyens nouveaux et efficaces. Les autorités militaires de l'OTAN ont déterminé qu'une capacité de détection lointaine aéroportée permettrait de relever ce défi. Pour satisfaire au besoin opérationnel établi, le système de détection lointaine aéroportée de l'OTAN devait être capable de détecter de loin des avions intrus très rapides à faible surface équivalente radar. Compte tenu des régions dans lesquelles l'appareil serait utilisé, le système devait également être capable de détecter des cibles maritimes de surface. Aux yeux des planificateurs OTAN, la mobilité et la souplesse inhérentes au système, surtout pour la fonction « contrôle », prédisposaient également celui-ci à doter les commandants des forces aériennes, maritimes et terrestres d'une capacité de commandement et de contrôle (C2) renforcée. La création d'une Force NAEW visait donc à apporter une contribution significative au dispositif de dissuasion de l'Alliance. En décembre 1978, le Comité des plans de défense de l'OTAN a approuvé l'acquisition commune de 18 appareils basés sur le système aéroporté de détection et de contrôle (AWACS) de l'US Air Force, destinés à être exploités en tant que système aérien de détection lointaine et de contrôle appartenant à l'Alliance. Outre les 18 E-3A livrés entre février 1982 et mai 1985, le programme NAEW&C prévoyait la modernisation de 40 stations de l'infrastructure électronique de la défense aérienne de l'OTAN (NADGE), et l'établissement d'une base d'opérations principale à Geilenkirchen (Allemagne) ainsi que de trois bases d'opérations avancées et d'un emplacement d'opérations avancé. Transformation Initialement conçu comme une plate-forme radar aérienne, l'E-3A a constamment évolué afin de s'adapter aux réalités des mutations géopolitiques et de la nouvelle mission de l'OTAN au cours des trente dernières années. En mettant l'accent sur l'aspect contrôle de l'AEW&C, l'E-3A est devenu une composante essentielle de la gestion du combat aérien, et il conserve toute sa pertinence opérationnelle à travers les programmes de modernisation successifs qui intègrent les derniers développements en matière d'ingénierie et de fabrication. Dans le cadre du programme d'acquisition NAEW&C initial, et ensuite du programme à court terme, puis du programme à moyen terme, les pays membres de la NAPMO ont, ensemble, dépensé/engagé pour les acquisitions et le suivi logistique, plus de 6,8 milliards de dollars – ce qui est prohibitif pour un seul pays, mais réalisable avec la contribution collective des pays de la NAPMO. Aujourd'hui, l'OTAN va de l'avant avec une méthode nouvelle, plus performante, de planification et de conduite des opérations. Pour soutenir le processus dynamique de transformation de l'OTAN, la NAPMO est déterminée à adopter de nouvelles approches et à entrer dans des programmes en coopération pour accélérer la mise en service de capacités opérationnelles en réponse aux besoins émergents, à un coût tenant compte des réalités économiques d'aujourd'hui. Dans cette optique, des efforts ont été entrepris pour la phase suivante des améliorations à apporter à la Force NAEW&C, devant permettre à celle-ci de remplir sa mission opérationnelle pour longtemps encore. Les projets de modernisation, qui doivent être menés à bien d'ici à 2018, visent principalement à améliorer le système d'identification (mode 5/mode S amélioré), et à remplacer l'instrumentation analogique par des instruments numériques (modernisation du cockpit – CNS/ATM). Des études sont également menées afin que les communications IP soient prises en charge. Keeping an eye on the ball 09 Jun. 2012 newYTPlayer('cQgQZPN_p4g','87092',530,300); NATO’s “Eye in the Sky” or Airborne Warning & Control System (AWACS) plays an important role in the security of the Euro 2012 Football Tournament over the next three weeks. Keeping an eye on the ball 09 Jun. 2012 NATO’s “Eye in the Sky” or Airborne Warning & Control System (AWACS) plays an important role in the security of the Euro 2012 Football Tournament over the next three weeks. Extending Air Surveillance in Mediterranean 14 Mar. 2011 AWACS crews are taking off from Germany to join in Sicily their colleauges in charge of surveillance for Operation Active Endeavour. NAC extended the air surveillance to 24/7. AWACS E-3A Component 02 Apr. 2007 AWACS E-3A Component, Geilenkirchen AB, Germany
  • Azerbaïdjan, Les relations entre l’OTAN et l’-
    Les relations entre l’OTAN et l’Azerbaïdjan L’OTAN et l’Azerbaïdjan, qui coopèrent activement pour mettre en œuvre des réformes démocratiques institutionnelles et de défense, ont instauré une coopération pratique dans de nombreux autres domaines. Le plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP) définit le programme de coopération entre l’Azerbaïdjan et l’OTAN. L’Azerbaïdjan cherche à se conformer aux normes euro-atlantiques et à se rapprocher des institutions euro-atlantiques. Par conséquent, le soutien apporté à la réforme du secteur de la sécurité et la mise en place d’institutions démocratiques sont des éléments essentiels de la coopération entre l’OTAN et l’Azerbaïdjan. Un autre point fort de la coopération est le soutien qu’apporte le pays aux opérations dirigées par l’OTAN. L’Azerbaïdjan fournit en effet des soldats à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. Il a aussi participé activement par le passé à l’opération menée au Kosovo. Cadre de la coopération Les activités en coopération, les projets de réforme et les processus relatifs au dialogue politique sont expliqués dans le plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) de l’Azerbaïdjan, qui est agréé conjointement avec l’OTAN pour une période de deux ans. Les principaux domaines de coopération concernent la bonne gouvernance et le contrôle démocratique des secteurs de la défense et de la sécurité, l’établissement des plans et des budgets de défense, et la réorganisation de la structure des forces armées selon les normes de l’OTAN. Outre le soutien apporté aux réformes, la coopération entre l'OTAN et l'Azerbaïdjan a également pour objectif de développer l'aptitude des forces de ce pays à collaborer avec celles des pays de l'OTAN. L’Azerbaïdjan coopère également avec les pays de l’OTAN et les pays partenaires dans toute une série d’autres domaines, dans le cadre du Partenariat pour la paix (PPP), du processus de planification et d'examen (PARP) et du Conseil de partenariat euro atlantique (CPEA). Domaines clés de la coopération La coopération dans le domaine de la sécurité Grâce à sa participation régulière à des activités du PPP, l’Azerbaïdjan a pu contribuer activement à la sécurité euro-atlantique en apportant son appui à des opérations de soutien de la paix dirigées par l’OTAN. De 1999 à 2008, des soldats azerbaïdjanais ont participé à l’opération dirigée par l’OTAN au Kosovo (KFOR). Depuis 2002, l’Azerbaïdjan apporte un soutien actif à l’opération de la FIAS en Afghanistan, où ses effectifs se sont progressivement renforcés pour atteindre environ 95 hommes. Une compagnie d’infanterie, des démineurs, un auxiliaire médical et des officiers d’état-major envoyés par l’Azerbaïdjan servent aux côtés des forces de l’OTAN, au sein d’un contingent turc, dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. L’Azerbaïdjan participe également au fonds d’affectation spéciale de l’OTAN consacré à l’armée nationale afghane. L’Azerbaïdjan a déclaré qu’il mettait un certain nombre d’unités à disposition pour des activités du PPP, au cas par cas. Il s’agit d’unités d’infanterie, d’unités d’appui tactique et de soutien logistique du combat et de deux hélicoptères de transport de moyen tonnage. Les troupes de sécurité intérieure, en coopération avec l’OTAN, mettent aussi en place une unité de soutien de la police, qui sera mise à disposition pour les opérations dirigées par l’OTAN. L’Azerbaïdjan contribue à la lutte contre le terrorisme en participant au plan d'action du Partenariat contre le terrorisme (PAP-T). Il partage ainsi des données du renseignement et des analyses avec l’OTAN, et il coopère avec les pays de l’Alliance en vue de renforcer ses capacités nationales d’entraînement à la lutte contre le terrorisme et d’améliorer la sécurité de ses frontières et de ses infrastructures. Des informations sont échangées par le biais de l’unité OTAN chargée du renseignement sur la menace terroriste. L’Azerbaïdjan met également en place un centre international d’entraînement à la lutte contre le terrorisme à l’École du ministère de la Sécurité nationale. L’Azerbaïdjan cherche à améliorer la sécurité maritime ainsi que les moyens qui lui permettront de réduire les activités illicites en mer Caspienne, en coopération avec certains pays membres de l’OTAN et certains pays partenaires de la région. Les pays de l’OTAN soutiennent aussi les activités visant à améliorer la sécurité des frontières. L’OTAN ne joue aucun rôle direct dans les négociations destinées à résoudre le conflit du Haut Karabakh. Celles ci sont menées dans le cadre du groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L’OTAN s’intéresse toutefois à ce processus et encourage toutes les parties à poursuivre leurs efforts en vue d’un règlement pacifique du conflit. Le règlement pacifique des conflits est une valeur essentielle de l’OTAN et l’un des principaux engagements que prennent tous les Partenaires au moment de leur adhésion au PPP. La coopération dans les secteurs de la défense et de la sécurité La réforme des secteurs de la défense et de la sécurité est essentielle au développement de l’Azerbaïdjan ; elle lui permettra en effet de se conformer aux normes euro-atlantiques et d’intensifier sa coopération euro-atlantique. Il s’agit d’un domaine dans lequel l’OTAN et ses différents pays membres possèdent une expérience considérable dont l’Azerbaïdjan peut tirer parti. Œuvrer au renforcement du contrôle démocratique et civil des forces armées est l’une des grandes priorités. L’OTAN soutient également l’ensemble du processus de réformes démocratiques et institutionnelles engagé en Azerbaïdjan. Grâce aux conseils de l’OTAN, l’Azerbaïdjan a établi des documents stratégiques sur la défense et la sécurité, qui soutiendront et orienteront la revue de défense stratégique. En outre, des consultations sont en cours sur les mesures à prendre pour améliorer d’autres domaines relatifs à l’établissement des plans et des budgets de défense. L’OTAN et les différents pays membres continuent d’aider l’Azerbaïdjan à organiser certaines unités pour qu’elles soient interopérables avec les forces des Alliés. La participation de l’Azerbaïdjan, depuis 1997, au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP a contribué à la mise en place du bataillon de maintien de la paix et un détachement de deux hélicoptères contribue pour sa part à l’établissement du bataillon mobile, susceptible d’être mis à la disposition de toute la gamme des opérations de l’OTAN. Les consultations se poursuivent sur les structures et les méthodes d’instruction militaire de l’Azerbaïdjan, car le ministère de la Défense souhaite les adapter pour satisfaire aux normes de l’OTAN. Dans le cadre du PARP et parallèlement à celui-ci, l’OTAN et l’Azerbaïdjan coopèrent pour réorganiser des unités conformément aux normes de l’OTAN et pour améliorer les capacités de commandement et de contrôle de chacune des armées ainsi que la logistique. L’OTAN et l’Azerbaïdjan continuent de coopérer dans le domaine de la démilitarisation des munitions explosives non explosées. En 1991, une gigantesque explosion dans un ancien dépôt soviétique de munitions de la région d'Agstafa a disséminé des munitions explosives non explosées sur une vaste superficie. Grâce à l’aide technique et financière de l’OTAN, une zone contaminée de plus de 5,68 millions de mètres carrés a été assainie (sol et sous-sol). En outre, quelque 640 000 munitions explosives non explosées ont été éliminées. Ce projet relevant d’un fonds d’affectation spéciale, qui a duré cinq ans et demi, s’est achevé en juin 2011. Un autre projet de ce type a été lancé en 2012 pour éliminer les munitions explosives non explosées qui se trouvent sur un ancien polygone de tir réel de l’armée soviétique, dans la région de Jeyranchel. Ce projet mettra l’accent sur le nettoyage d’une zone de 19 kilomètres carrés, durant une période de 28 mois. À l’instar du précédent projet relevant d’un fonds d’affectation spéciale, c’est l’Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) qui dirige celui-ci, l’Agence nationale azerbaïdjanaise de lutte contre les mines (ANAMA) opérant sur le terrain en tant qu’organe exécutif. Les plans civils d’urgence En coopération avec l’OTAN, l’Azerbaïdjan développe ses capacités nationales de gestion des situations d’urgence et des catastrophes dans le domaine civil en participant à des activités organisées par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). Le peloton spécial azerbaïdjanais de recherche et de sauvetage a participé à plusieurs exercices organisés par l’EADRCC. En outre, des experts des plans civils d’urgence de l’OTAN et de ses pays membres donnent des avis au ministère azerbaïdjanais des Situations d’urgence sur un certain nombre de questions, notamment en ce qui concerne les modalités d’organisation et la défense CBRN. L’Azerbaïdjan met en place deux unités (recherche et sauvetage, et CBRN), qui auront un haut niveau de préparation et seront prêtes à intervenir lors d’opérations de secours en cas de catastrophe. La science et l'environnement Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), l’Azerbaïdjan a reçu des subventions pour une trentaine de projets en coopération ; il a joué un rôle de premier plan dans 87 activités et il a participé à un plus grand nombre encore d’activités en coopération en envoyant des délégués et des conférenciers. Certains projets prévoient une collaboration pour l’amélioration de la qualité des eaux transfrontières, la protection de l’approvisionnement en eau potable contre les attentats terroristes, l’inventaire des sections vulnérables aux séismes de deux pipelines importants et l’atténuation des effets des séismes dans la région du Caucase grâce à l’amélioration des moyens prévus contre les risques et les dangers sismiques. En outre, des experts azerbaïdjanais et internationaux ont participé en juin 2009 à Bakou (Azerbaïdjan) à un stage de formation SPS intitulé « Mise en place de capacités nationales de gestion des crises – un élément essentiel dans la lutte contre le terrorisme   ». L’Azerbaïdjan a aussi participé au projet « Route de la soie virtuelle », qui vise à développer l’accès à l’Internet d’universitaires et de chercheurs des pays du Caucase et d’Asie centrale grâce à un réseau de liaisons par satellite. L’OTAN a aussi apporté son soutien à la transformation en produit chimique inoffensif de stocks de « melanj », propergol extrêmement toxique et corrosif qu’utilisaient autrefois les pays du Pacte de Varsovie. L’Azerbaïdjan ayant demandé de l’aide, l’OTAN lui a envoyé une usine mobile de retraitement, qui a été inaugurée officiellement en juillet 2006. Ce projet a été clôturé avec succès en 2008. L’information du public L’OTAN coopère aussi avec l’Azerbaïdjan pour améliorer l’accès à l’information et mieux faire connaître l’OTAN et les avantages de la coopération. Depuis 2003, l’OTAN coparraine une école d’été à Bakou. Les programmes, élaborés au fil des années, ont abouti en 2005 à la création de l’école internationale de l’OTAN en Azerbaïdjan (NISA). Des séminaires ont été consacrés à la sécurité énergétique transatlantique, à la sécurité régionale et à la sécurité financière. La NISA, qui organise deux fois par an des conférences et des ateliers relatifs à l’OTAN, continue d’être un centre actif d’étude des questions de sécurité internationale pour les étudiants d’Azerbaïdjan et d’ailleurs. Le Centre d’études diplomatiques d’Azerbaïdjan encourage aussi activement la coopération avec l’OTAN. Chaque année, des leaders d’opinion d’Azerbaïdjan se rendent au siège de l’OTAN. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un pays membre de l’OTAN sert de point de contact et de vecteur de diffusion des informations sur le rôle et les politiques de l’Alliance. Actuellement, c’est l’ambassade de Roumanie qui joue ce rôle en Azerbaïdjan. Évolution des relations Les relations entre l’OTAN et l’Azerbaïdjan remontent à 1992, lorsque l’Azerbaïdjan est devenu membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé en 1997 Conseil de partenariat euro-atlantique). La coopération s’est développée régulièrement depuis que l’Azerbaïdjan a adhéré au programme de Partenariat pour la paix en 1994 ; il participe notamment depuis 1997 au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP. Le soutien du processus de réformes nationales s’est intensifié depuis 2005, année du premier IPAP de l'Azerbaïdjan avec l'OTAN. Les grandes étapes : 1992 L’Azerbaïdjan devient membre du tout nouveau Conseil de coopération nord-atlantique, qui est rebaptisé en 1997 Conseil de partenariat euro-atlantique. 1994 L’Azerbaïdjan adhère au Partenariat pour la paix (PPP), programme qui vise à développer la coopération en matière de sécurité et de défense entre l’OTAN et les différents pays partenaires. 1997 L’Azerbaïdjan s’engage dans le processus de planification et d'examen (PARP) du PPP. 1999 L’Azerbaïdjan envoie une unité pour appuyer l’opération de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo 2001 L’Azerbaïdjan est l’hôte d’un exercice multinational d’entraînement militaire du PPP « Cooperative Determination 2001 » 2002 L’Azerbaïdjan envoie une unité pour appuyer la force dirigée par l’OTAN en Afghanistan. 2003 L’Azerbaïdjan est relié à la Route de la soie virtuelle. 2004 Au sommet d’Istanbul, les dirigeants des pays de l’OTAN accordent une place privilégiée au Caucase - un représentant spécial de l’OTAN et un agent de liaison sont désignés pour cette région. Le président Aliev présente le premier plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP) au siège de l’OTAN à Bruxelles. 2005 L’Azerbaïdjan entame son premier IPAP avec l’OTAN 2006 Le Centre euro-atlantique (centre d’information OTAN) est inauguré à Bakou.   Lancement d’un fonds d’affectation spéciale du PPP de l’OTAN pour l’élimination de munitions explosives non explosées dans une ancienne base militaire à Saloglu, dans le district d’Agstafa. Avec le soutien du programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité, une usine mobile de retraitement du « melanj » entre en service en Azerbaïdjan pour transformer en engrais cette substance extrêmement toxique. Le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, en visite au siège de l’OTAN. 2008 Le projet de transformation du « melanj » est mené à bonne fin. L’Azerbaïdjan et l’OTAN adoptent le deuxième IPAP. L’Azerbaïdjan retire des soldats de la KFOR. Le contingent militaire azerbaïdjanais en Afghanistan passe à 45 hommes. 2009 Le président Aliev, en visite au siège de l’OTAN, participe à une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord. Les effectifs du contingent azerbaïdjanais en Afghanistan sont doublés et passent à 90 hommes environ. 2010 Préparation du troisième plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) avec l’OTAN. Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, M. Elmar Mammadyarov, en visite au siège de l’OTAN. 2011 Le projet d’élimination de munitions explosives non explosées, qui a duré cinq ans et demi, s’est achevé en juin. L’OTAN et l’Azerbaïdjan approuvent leur troisième plan d’action individuel pour le Partenariat. Le président Aliev vient en visite au siège de l’OTAN. 2012 En mai, le président Aliev participe à une réunion du sommet de l’OTAN à Chicago, avec des homologues d’autres pays qui appuient la mission de stabilisation dirigée par l'OTAN en Afghanistan. En septembre, le secrétaire général de l’OTAN se rend en visite en Azerbaïdjan.