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  • Femmes, la paix et la sécurité, Les - : La mise en application par l'OTAN de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies
    Les femmes, la paix et la sécurité La mise en application par l’OTAN de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU L'adresse de cette page a changé. Si vous n'êtes pas redirigé automatiquement, cliquez ici .
  • FIAS en Afghanistan, La mission de la -
    La mission de la FIAS en Afghanistan Le but de l'OTAN/la FIAS est d’éviter que l'Afghanistan ne redevienne un refuge pour les terroristes, mais aussi de contribuer à assurer la sécurité et à construire un avenir meilleur pour le peuple afghan. L'OTAN/La FIAS, dans le cadre de l’effort global de la communauté internationale, et conformément au mandat donné par le Conseil de sécurité de l'ONU, s'efforce de créer les conditions qui permettront au gouvernement afghan d'exercer son autorité dans tout le pays. Les priorités de la FIAS La FIAS apporte son concours au gouvernement afghan en aidant les ANSF à amoindrir la capacité de l’insurrection et à saper la volonté des insurgés tout en développant leurs propres capacités et compétences. Elle aide également à créer un environnement propice et les conditions de base nécessaires à une meilleure gouvernance et au développement socioéconomique, en vue de l’instauration d’un climat de sécurité ouvrant la voie à une stabilité durable. La FIAS apporte un soutien au gouvernement afghan et à la communauté internationale en matière de réforme du secteur de la sécurité, notamment en assurant le mentorat, la formation et le soutien opérationnel de l’armée nationale afghane (ANA) et de la police nationale afghane (ANP). L’objectif est de mettre sur pied une armée et une police nationales afghanes professionnelles, indépendantes et soutenables, qui soient en mesure de garantir aux Afghans la sécurité et l'application des lois dans l'ensemble du pays. À cette fin, la mission OTAN de formation en Afghanistan (NTM-A) et le Commandement interarmées de la FIAS (IJC) unissent leurs efforts et collaborent avec la Mission de police de l’Union européenne en Afghanistan (EUPOL) et d’autres acteurs nationaux de premier plan. La NTM-A met l’accent sur la formation des nouvelles recrues et sur la mise en place d’une capacité de formation institutionnelle au sein des ANSF, tandis que l’IJC se charge de prodiguer aux unités des ANSF constituées les conseils et l’assistance nécessaires à leur perfectionnement. La FIAS participe également aux efforts de reconstruction et de développement de l’Afghanistan grâce à des équipes de reconstruction provinciales (PRT) multinationales – dirigées par divers pays de la FIAS – qui sécurisent des zones dans lesquelles les travaux de reconstruction sont effectués par des acteurs nationaux et internationaux. Lorsque les circonstances l'exigent – et en étroite coopération et coordination avec le gouvernement afghan et la Mission d'Assistance des Nations Unies pour l'Afghanistan (MANUA) – la FIAS apporte aussi un appui concret aux travaux de reconstruction et de développement, ainsi qu'aux actions d'aide humanitaire menées par d’autres acteurs. Par l'intermédiaire des PRT, la FIAS aide aussi les autorités afghanes à renforcer les institutions nécessaires à la pleine instauration de la bonne gouvernance et de l’état de droit, ainsi qu’à la promotion des droits de l'homme. À cet égard, les PRT ont pour mission principale de renforcer les capacités, de soutenir le développement des structures de gouvernance et de favoriser des conditions propices à l’amélioration de la gouvernance. Lorsque la transition vers la prise en charge de la sécurité par les Afghans s’achèvera, à la fin de 2014, toutes les PRT auront progressivement disparu et leurs fonctions auront été transférées au gouvernement afghan, aux acteurs de développement traditionnels, à des organisations non gouvernementales ou au secteur privé. L'évolution de la mission de la FIAS Le transfert aux Afghans de la responsabilité en matière de sécurité, qui a débuté en juillet 2011, est en bonne voie. Les ANSF se renforcent et deviennent de plus en plus performantes. En conséquence, le rôle de la FIAS a évolué, passant de la direction des opérations à un soutien visant à mettre les forces de sécurité afghanes en mesure de conduire elles-mêmes des opérations en parfaite autonomie. Ainsi, la mission de la FIAS a évolué d'une mission axée principalement sur le combat à un rôle d'assistance aux forces de sécurité (SFA), axé sur la formation, le conseil et l'assistance des partenaires afghans. Cette évolution vise à garantir que la FIAS continue d'appuyer le développement de l'efficacité opérationnelle des ANSF afin qu'elles soient capables d'assumer pleinement leurs responsabilités en matière de sécurité une fois la transition vers la prise en charge totale de la sécurité par les Afghans menée à bien, à la fin de 2014. À mesure que les ANSF s'approchent de cet objectif, les forces de la FIAS se retirent progressivement et prennent le chemin du retour vers leurs bases d’attache. Ce désengagement s’effectue de façon coordonnée, mesurée et progressive, en fonction de la capacité des ANSF à gérer la situation sécuritaire. Une étape majeure a été franchie le 18 juin 2013, lorsque la cinquième et dernière tranche géographique de la transition a été annoncée par le gouvernement afghan. De ce fait, les ANSF prendront la direction des opérations de sécurité dans tout le pays, tandis que la FIAS achèvera son évolution d’un rôle de combat à un rôle de soutien. Il s’agit là d’une étape critique de la transition vers la prise en charge totale de la sécurité par les Afghans d’ici la fin de 2014, objectif fixé de commun accord avec le gouvernement afghan au sommet de l’OTAN à Lisbonne en 2010 et réaffirmé au sommet de l’OTAN à Chicago en 2012. ( Pour en savoir plus sur l’évolution de la mission de la FIAS ) La mission de la FIAS en Afghanistan s’achèvera à la fin de 2014. Toutefois, comme il a été convenu de commun accord entre les dirigeants des pays de l’Alliance et leurs partenaires de la FIAS et le gouvernement afghan au sommet de Chicago en mai 2012, l'OTAN dirigera après 2014 une nouvelle mission afin de continuer à former, à conseiller et à assister les forces de sécurité afghanes. La mission post-2014, qui portera le nom de « Resolute Support », ne sera pas une mission de combat. De plus petit format, elle sera axée sur la formation aux niveaux national et institutionnel et sur les échelons supérieurs du commandement de l'armée et de la police à travers tout l’Afghanistan. Le mandat de la FIAS La Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) est déployée depuis 2001 sous l'autorité du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a autorisé la mise sur pied de la force pour aider le gouvernement afghan à maintenir la sécurité à Kaboul et dans les régions avoisinantes – en particulier pour permettre aux autorités afghanes et au personnel de l'ONU de travailler dans un environnement sûr. Au départ, l'opération était limitée à la zone de Kaboul, et son commandement était assuré à tour de rôle par les pays contribuant à la FIAS. En août 2003, à la demande de l'ONU et du gouvernement de la République islamique d’Afghanistan, l'OTAN a pris le commandement de la FIAS. Peu de temps après, l'ONU autorisait la FIAS à étendre progressivement ses opérations en dehors de Kaboul. Bien qu'elle ne soit pas à proprement parler une force des Nations Unies, la FIAS agit en vertu d'un mandat d'imposition de la paix, conformément aux dispositions du chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Quinze résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU concernent la FIAS. Il s'agit des résolutions 1386, 1413, 1444, 1510, 1563, 1623, 1707, 1776, 1833, 1817, 1890, 1917, 1943, 2011 et 2069. Un accord militaro-technique détaillé conclu entre le commandant de la FIAS et l'Autorité intérimaire afghane en janvier 2002 fournit des directives supplémentaires pour les opérations de la FIAS. Historique de la FIAS Origine de la FIAS La FIAS a été créée à l'issue de la Conférence de Bonn en décembre 2001. Les dirigeants de l'opposition afghane présents à cette conférence ont lancé le processus de reconstruction de leur pays en créant une nouvelle structure de gouvernement : l'Autorité de transition afghane. Le concept d'une force internationale sous mandat des Nations Unies, ayant pour mission d'aider cette nouvelle Autorité de transition afghane, a également été lancé, le but étant de créer un environnement sûr à Kaboul et aux alentours et de soutenir le processus de reconstruction de l'Afghanistan. Ces accords ont ouvert la voie à la création d'un partenariat à trois entre l'Autorité de transition afghane, la Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) et la FIAS. L'OTAN prend le commandement de la FIAS C'est le 11 août 2003 que l'OTAN a pris la direction des opérations de la FIAS, mettant ainsi un terme aux rotations nationales de six mois. L'Alliance assurait dès lors le commandement, la coordination et la planification de la force, fournissant notamment le commandant de la force et un quartier général sur le terrain en Afghanistan. Grâce à ce nouveau rôle joué par l'OTAN, il a été possible de résoudre le problème que représentait la recherche continuelle de nouveaux pays à même de prendre la tête de la mission, et les difficultés suscitées par la nécessité d'établir un nouveau quartier général tous les six mois dans un environnement complexe. Un quartier général permanent permet aussi aux petits pays, moins susceptibles d'assumer la responsabilité de la direction d'ensemble, de jouer un rôle important au sein d'un quartier général multinational. Extension de la présence de la FIAS en Afghanistan Le mandat de la FIAS consistait seulement, à l'origine, à assurer la sécurité à Kaboul et dans ses environs. En octobre 2003, les Nations Unies ont étendu le mandat de la FIAS à l'ensemble de l'Afghanistan ( résolution 1510 du Conseil de sécurité de l'ONU ), ouvrant la voie à l'extension de la mission à tout le pays. Phase 1 : vers le nord En décembre 2003, le Conseil de l'Atlantique Nord a autorisé le Commandant suprême des forces alliées, le général James Jones, à lancer l'élargissement du mandat de la FIAS afin d'y inclure l'équipe de reconstruction provinciale (PRT) dirigée par l'Allemagne à Kunduz. Les huit autres PRT opérant en Afghanistan en 2003 demeuraient sous le commandement de l'Opération Enduring Freedom, l'opération militaire dirigée par les États-Unis en Afghanistan. Le 31 décembre 2003, la composante militaire de la PRT de Kunduz passait sous le commandement de la FIAS, à titre de projet pilote et de première phase de l'extension de la mission. Six mois plus tard, le 28 juin 2004, l'OTAN annonçait, lors du sommet des chefs d'État et de gouvernement à Istanbul, qu’elle allait étendre sa présence en Afghanistan par la création de quatre PRT supplémentaires dans le nord du pays, à Mazar-e-Sharif, Meymana, Feyzabad et Baghlan. Ce processus s'est achevé le 1er octobre 2004, marquant la fin de la première phase d'extension de la FIAS, dont la zone d'opérations couvrait alors environ 3 600 kilomètres carrés dans le nord. La mission pouvait ainsi exercer une influence sur la sécurité dans neuf provinces du nord du pays. Phase 2 : vers l'ouest Le 10 février 2005, l'OTAN annonçait une nouvelle extension de la FIAS, vers l'ouest de l'Afghanistan. Ce processus a commencé le 31 mai 2006, date à laquelle la FIAS a pris le commandement de deux nouvelles PRT, dans les provinces de Herat et de Farah, et d'une base de soutien avancée (une base logistique) à Herat. Au début du mois de septembre, deux PRT supplémentaires dirigées par la FIAS à l'ouest du pays devenaient opérationnelles, respectivement à Chaghcharan, capitale de la province de Ghor, et à Qala-e-Naw, capitale de la province de Badghis, achevant ainsi l'extension de la FIAS vers l'ouest. Avec cette extension de la mission, neuf PRT au total, dans le nord et l'ouest, apportaient une aide en matière de sécurité sur 50% du territoire afghan. L'Alliance a continué ses préparatifs en vue d'une nouvelle extension de la FIAS, vers le sud du pays. En septembre 2005, l'Alliance déployait en outre, à titre temporaire, 2 000 hommes supplémentaires en Afghanistan, à titre de soutien pour les élections provinciales et parlementaires du 18 septembre. Phase 3 : vers le sud Le 8 décembre 2005, les ministres des Affaires étrangères des pays Alliés réunis au siège de l'OTAN ont entériné un plan ouvrant la voie à une nouvelle extension du rôle et de la présence de la FIAS en Afghanistan. Le premier élément de ce plan consistait en une extension de la mission de la FIAS vers le sud en 2006 – désignée sous le nom de phase 3. Cette décision a été mise en œuvre le 31 juillet 2006, date à laquelle la FIAS a pris la relève du commandement de la région sud de l'Afghanistan, précédemment assuré par les forces de la coalition dirigée par les États-Unis, sa zone d'opérations couvrant alors six provinces supplémentaires – Daykondi, Helmand, Kandahar, Nimroz, Uruzgan et Zabul ; elle a pris en même temps le commandement de quatre PRT supplémentaires. La FIAS commandait donc, au total, 13 PRT dans le nord, l'ouest et le sud, couvrant ainsi environ les trois quarts du territoire de l'Afghanistan. Les effectifs de la FIAS présents dans le pays augmentaient aussi de façon significative, passant de quelque 10 000 hommes avant l'extension à environ 20 000 après. Phase 4 : la FIAS s'étend vers l'est, et assume la responsabilité de la totalité du pays La phase finale de l'extension est intervenue le 5 octobre 2006, lorsque la FIAS a pris la relève des forces militaires internationales de la coalition que dirigeaient jusqu'alors les États-Unis. Le plan opérationnel révisé élargissait la zone d'opérations de l'Alliance et ouvrait également la voie à un renforcement du rôle de la FIAS dans le pays, notamment sous la forme du déploiement des équipes opérationnelles de mentorat et de liaison de la FIAS auprès d'unités de l'armée nationale afghane à divers échelons de commandement.
  • Finlande, Les relations entre l'OTAN et la -
    Les relations entre l'OTAN et la Finlande L’OTAN et la Finlande collaborent activement dans des opérations de paix et de sécurité, et elles ont mis en place une coopération pratique dans de nombreux autres domaines, y compris la formation et l'entraînement et le développement des capacités militaires. La coopération entre la Finlande et l’OTAN s’appuie sur la politique de non-alignement militaire que le pays applique depuis longtemps, et sur un solide consensus politique national. Elle vise à établir un dialogue politique avec l'OTAN, à améliorer la connectivité opérationnelle, et à contribuer au développement des capacités, dans des domaines qui répondent à des objectifs communs. Le soutien apporté par le pays aux opérations dirigées par l’OTAN constitue un domaine de coopération important. La Finlande travaille actuellement aux côtés des Alliés dans le cadre d'opérations de sécurité et de maintien de la paix au Kosovo et en Afghanistan, et elle a également indiqué qu'elle comptait participer à la mission de suivi post-2014 qui sera dirigée par l'OTAN – la mission Resolute Support – visant à dispenser formation, conseils et assistance aux forces de sécurité afghanes. En outre, elle soutient la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, et elle contribue à plusieurs fonds d'affectation spéciale gérés par l'OTAN. La Finlande a commencé à coopérer avec l'OTAN en 1994, date à laquelle elle a adhéré au programme du Partenariat pour la paix (PPP), et elle travaille depuis lors à renforcer ses relations avec l'Organisation au travers d'un certain nombre d'outils de partenariat, d'opérations et d'exercices dirigés par l'OTAN, et du développement capacitaire. Principaux domaines de coopération La coopération en matière de sécurité Depuis 2002, des soldats finlandais opèrent aux côtés des forces de l'Alliance dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. Des soldats finlandais sont déployés dans le pays, essentiellement avec une équipe de reconstruction provinciale dans le nord de l'Afghanistan. La contribution de la Finlande est de plus en plus axée sur la formation et le renforcement des capacités des forces de sécurité afghanes. Depuis 2007, la Finlande a versé 1,7 million d'euros au fonds d'affectation spéciale consacré à l'armée nationale afghane. Elle contribue également à un projet conduit sous la houlette du Conseil OTAN-Russie, qui vise à former à la lutte antidrogue des personnels d'Afghanistan et d'autres partenaires d'Asie centrale. Les forces finlandaises ont également joué un rôle important pour ce qui est de garantir la paix dans l’ex‑Yougoslavie. Des soldats finlandais travaillent actuellement avec la Force pour le Kosovo (KFOR), dirigée par l'OTAN, et par le passé, elle a mis un bataillon à la disposition de la force de maintien de la paix dirigée par l'OTAN en Bosnie-Herzégovine. La Finlande a commencé à participer à la Force de réaction de l'OTAN (NRF) en 2012 et a pris part à l'exercice Steadfast Jazz en novembre 2013, exercice qui visait, entre autres , à tester les différents éléments de la prochaine rotation de la NRF. La participation à une opération particulière de la NRF nécessite une décision souveraine de la Finlande. Les membres de l'Alliance apprécient grandement le rôle que la Finlande joue dans la formation des forces des pays partenaires, en particulier pour le maintien de la paix. En juillet 2001, l’OTAN a officiellement reconnu le Centre international des forces de défense finlandaises (FINCENT) de Tuusula comme centre d’entraînement PPP. Ce centre offre une formation à la gestion de crise militaire pour le personnel des organisations internationales comme l'OTAN, l'ONU et l'Union européenne. La Finlande participe aussi régulièrement à des exercices de l'OTAN et du PPP, comme l'Iceland Air Meet de février 2014. La Finlande a notamment déclaré comme étant potentiellement disponibles pour des exercices et des opérations, un régiment renforcé d’infanterie mécanisée et une unité de génie de combat, un chasseur de mines côtier et quelques aéronefs à voilure fixe. Le maintien de l'interopérabilité opérationnelle à la fin de la mission de la FIAS n'est pas seulement crucial sur le plan militaire aussi sur le plan politique. Au niveau politique, les consultations et le dialogue seront renforcés et le recours à des configurations flexibles sera encouragé avec, par exemple, la tenue plus fréquente de réunions à 28 + 6 (28 + les six partenaires d'Europe occidentale, dont la Finlande). La Finlande joue un rôle actif dans un certain nombre de projets multinationaux de développement capacitaire. Elle a rejoint le programme de transport aérien stratégique (SAC), participant aux côtés de la Suède et de plusieurs autres pays de l'Alliance à l'exploitation de trois avions­cargos C­17 basés en Hongrie. Elle étudie la possibilité de donner suite après 2012 à une autre initiative dans ce domaine, à savoir la solution intérimaire pour le transport aérien stratégique (SALIS), qui prévoit l'affrètement d'avions de transport Antonov russes et ukrainiens. Le pays travaille aussi sur un projet de développement d’une capacité multinationale de cyberdéfense avec l'OTAN, qui portera sur l'amélioration des moyens de partage des informations techniques et sur la sensibilisation aux menaces et aux attaques. Il participe aussi à la création d'un QG multinational interarmées en Allemagne, d'un système de protection des ports et d'un système déployable pour la surveillance des agents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires. La Finlande est membre du Centre de coordination des mouvements Europe (MCCE), et elle participe au système d'échange de services de transport aérien et de ravitaillement en vol (ATARES) ainsi qu'à l'échange de données sur la situation aérienne (ASDE). Les liens étroits que la Finlande entretient avec ses voisins, la Norvège, le Danemark et la Suède, ont débouché sur la mise en place de la Coopération nordique de défense (NORDEFCO), nouveau moyen concret et efficace pour des États partageant les mêmes conceptions de contribuer à la sécurité régionale et internationale. Dans le cas de la Finlande, cette activité s’effectue en parallèle avec le Groupement tactique nordique. Réforme des secteurs de la défense et de la sécurité La Finlande participe au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP depuis 1995, participation qui, couplée à la participation au concept de capacités opérationnelles (OCC), a une influence sur sa planification et sur ses activités. Au travers de ces différents cadres, la coopération vise, d'une part, à améliorer l'aptitude de la Finlande à participer à des opérations de soutien de la paix, et, d'autre part, à permettre aux pays de l'Alliance et à d’autres partenaires de bénéficier de l’expertise finlandaise. Les autorités militaires finlandaises ont élaboré un nouveau concept de gestion de crise, qui sert de base à un nouveau type de pool de forces national pour les opérations de gestion de crises. Ces forces devraient toutes faire l'objet d'une évaluation dans le cadre du programme d'évaluation et de retour d'information de l'OCC d'ici à la fin 2016. La Finlande participe à l'élaboration du concept de groupement tactique de l’UE. De plus, elle coopère avec l’Estonie, la Suède et la Norvège, entre autres, pour mettre en place une force multinationale de réaction rapide pour les opérations de soutien de la paix dirigées par l’UE. Aux côtés des Alliés, la Finlande contribue au programme OTAN de soutien à la réforme du secteur de la sécurité dans les Balkans occidentaux, dans le Sud-Caucase et en Asie centrale. Elle soutient activement les projets relevant de fonds d'affectation spéciale dans d'autres pays partenaires et a jusqu'à présent contribué à près d'une dizaine de ces projets. Actuellement, elle soutient un projet portant sur le reconditionnement, la centralisation et la destruction de substances chimiques en République de Moldova, un projet de gestion des stocks de munitions au Tadjikistan, et le programme pour le développement de l'intégrité. La Finlande a également indiqué qu'elle souhaitait soutenir un nouveau projet sur fonds d'affectation spéciale visant essentiellement à multiplier les possibilités pour les femmes de travailler au sein des forces armées jordaniennes. Plans civils d’urgence Les plans civils d'urgence constituent un domaine majeur de coopération bilatérale. Le but est que la Finlande et les Alliés puissent coopérer pour se fournir mutuellement un soutien face aux conséquences d'une catastrophe ou d'un incident majeur dans la zone géographique du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA). Il peut s'agir de faire face aux conséquences d'un incident impliquant des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires, ou encore de mener des opérations d'aide humanitaire en cas de catastrophe. Dans cette optique, une liste des ressources civiles de la Finlande a été établie avec le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). La Finlande dispense également aux Alliés et aux pays partenaires d’utiles formations aux situations d’urgence dans le domaine civil. Science et environnement Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), des scientifiques finlandais ont participé à de nombreux séminaires et ateliers de recherche avancée sur un large éventail de sujets. Parmi les thèmes abordés, on peut citer la sécurité des frontières et la lutte contre le terrorisme, la sécurité environnementale dans les ports et les régions côtières, et la biodépollution des sols contaminés. Information du public Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle d'ambassade point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur la mission et les politiques de l'Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN en Finlande est celle du Danemark. Cadre de la coopération Un programme individuel de partenariat et de coopération (IPCP), qui est approuvé par les deux parties pour une période de deux ans, définit le programme de coopération entre la Finlande et l’OTAN. Les principaux domaines de coopération sont notamment la sécurité et le maintien de la paix, la gestion des crises et les plans civils d’urgence. Au travers du programme du Partenariat pour la paix (PPP), la Finlande cherche à développer et à améliorer l'interopérabilité de ses forces avec celles de l'OTAN à la faveur de divers instruments et mécanismes prévus par le PPP. La Finlande a adhéré au programme du PPP dès son lancement, en 1994. Les grandes étapes des relations entre l'OTAN et la Finlande 1994 La Finlande rejoint le Partenariat pour la paix (PPP). 1995 La Finlande s’associe au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP. 1996 La Finlande met des troupes à la disposition de la force de maintien de la paix dirigée par l'OTAN en Bosnie-Herzégovine. 1997 La Finlande adhère au Conseil de partenariat euro-atlantique qui vient d’être créé. 1999 Des troupes finlandaises participent à la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo (KFOR). 2001 Le Centre international des forces de défense finlandaises de Tuusula devient un centre d’entraînement PPP. 2002 Des troupes finlandaises intègrent la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. 2006 Le mouilleur de mines Pohjanmaa est certifié MAREVAL (évaluation maritime) par l'OTAN au cours de l'exercice Brilliant Mariner 2006. 2008 En juin, la Finlande organise l’exercice UUSIMAA de gestion de crise dans le domaine civil. Elle décide qu’elle est ouverte en principe à une participation à la Force de réaction de l'OTAN (NRF). 2009 La Finlande et l'Agence OTAN de consultation, de commandement et de contrôle (NC3A) (désormais connue sous le nom d'Agence OTAN d'information et de communication) signent un mémorandum d'entente pour une coopération mutuelle dans des domaines technologiques clés du secteur de la défense. Un escadron de F-18, faisant partie de la force finlandaise de déploiement rapide, est pleinement certifié TACEVAL (évaluation tactique) par l'OTAN. 2010 La Finlande organise conjointement avec la Suède, à Helsinki, un séminaire intitulé « Le nouveau concept stratégique de l'OTAN – Une approche globale de la gestion des crises ». 2011 Suite à la signature d'un accord en octobre, des hauts responsables finlandais se rendent à l'Agence des C3 de l'OTAN (désormais connue sous le nom d'Agence OTAN d'information et de communication) en novembre pour examiner en détail un programme de travail pluriannuel de coopération sur les technologies de pointe. 2012 En mars, des avions de chasse finlandais prennent part à un exercice OTAN mené au-dessus de la région baltique pour mettre en pratique des techniques de police du ciel.   En novembre, la Finlande prend part à l'exercice Steadfast Juncture, un exercice organisé sur la base aérienne d'Amari, en Estonie, axé sur le commandement et le contrôle d'une opération de réponse aux crises fictive faisant intervenir la NRF ; elle participe également à l'exercice d'application des procédures Cyber Coalition, axé sur les capacités de cyberdéfense.   Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, se rend à Helsinki le 15 novembre. 2013 En novembre, la Finlande participe à l'exercice Steadfast Jazz. 2014 La Finlande et la Suède participent à l'exercice Iceland Air Meet 2014, mené sous le commandement de la Norvège, qui a déployé des moyens en Islande pour l'exécution de la mission de l'OTAN visant à fournir des capacités aéroportées de surveillance et d'interception devant répondre aux besoins de préparation de l'Islande en temps de paix.
  • Fonds d’affectation spéciale des partenariats
    Fonds d’affectation spéciale des partenariats Différents pays membres et partenaires développent, par l’intermédiaire de l’OTAN, des projets s’appuyant sur des fonds d’affectation spéciale et visant à mettre en œuvre des mesures concrètes de démilitarisation et de transformation de la défense dans des pays non OTAN. Les projets faisant appel à un fonds d’affectation spéciale contribuent principalement à la destruction en toute sécurité de stocks de mines terrestres, d’armes et de munitions excédentaires et obsolètes. Une autre priorité est d’aider à gérer les conséquences de la transformation de la défense grâce à des initiatives comme la reconversion des personnels militaires dégagés des cadres et la conversion de bases militaires à un usage civil. Ces projets comportent des activités destinées à promouvoir la transparence, la responsabilité et l’intégration de la dimension de genre. La politique des fonds d’affectation spéciale fait partie intégrante de la politique de l’OTAN qui vise à développer une coopération pratique en matière de sécurité avec les partenaires. Tout pays partenaire qui a conclu avec l’OTAN un programme individuel de partenariat et de coopération peut introduire une demande d’aide. Un fonds d'affectation spéciale est alors créé pour permettre à différents pays OTAN et partenaires de fournir un soutien financier sur une base volontaire. À l’origine, les fonds d’affectation spéciale étaient mis en place dans le cadre du programme OTAN de Partenariat pour la paix – programme de coopération bilatérale pratique entre l'OTAN et des pays d'Europe, du Sud‑Caucase et d'Asie centrale non membres de l'Alliance. Cependant, au fil des ans, les fonds d’affectation spéciale ont aussi été mis à la disposition des pays de la région méditerranéenne et du Moyen‑Orient élargi, qui participent au Dialogue méditerranéen de l’OTAN et à l’Initiative de coopération d’Istanbul, ainsi qu’à la disposition de l'Afghanistan. Plus récemment, à l’occasion du lancement de la nouvelle politique de partenariat de l’OTAN qui a été approuvée en avril 2011 à Berlin par les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN, le mécanisme de fonds d’affectation spéciale a aussi été ouvert aux autres partenaires mondiaux de l’OTAN. Début 2014, les projets menés dans douze pays sur la base de fonds d’affectation spéciale avaient permis de détruire : 162 millions de munitions d'armes de petit calibre ; 4,5 millions de mines terrestres ; 2 millions de grenades à main ; 625 000 munitions explosives non explosées ; 615 000 armes légères et de petit calibre ; 31 000 tonnes de munitions diverses, dont 8 300 tonnes d'armes à sous‑munitions (15,5 millions de sous‑munitions) ; 10 000 missiles et roquettes ; 2 620 tonnes de produits chimiques (y compris du comburant de propergol ‑ « melanj ») ; plus de 1 470 systèmes antiaériens portables (MANPADS). En outre, quelque 11 800 anciens militaires de trois pays ont bénéficié d’une aide à la reconversion grâce à des projets de transformation de la défense faisant appel à des fonds d’affectation spéciale. La destruction de stocks excédentaires d'armes et de munitions réduit la menace à laquelle sont exposés les différents pays partenaires et les régions avoisinantes. Elle garantit aussi que ce type de matériel ne tombera pas aux mains de terroristes ou de criminels. Points clés Les fonds d'affectation spéciale visent à promouvoir la destruction en toute sécurité de mines terrestres, d'armes et de munitions excédentaires et obsolètes.. Ils contribuent au renforcement des capacités dans des domaines comme le déminage et la gestion des stocks de munitions.. Ils appuient également la reconversion et le retour à la vie civile de militaires dégagés des cadres. Des fonds d'affectation spéciale sont créés spécifiquement pour chaque projet afin de permettre à différents pays OTAN et partenaires de fournir un soutien financier sur une base volontaire. Les projets sont ouverts à tous les pays partenaires de l'OTAN. Mise en place des projets Les projets peuvent être lancés par des pays membres ou partenaires de l’OTAN. Chaque projet est dirigé à titre volontaire par un pays pilote, qui est chargé de trouver un soutien politique et financier, et de choisir l’agent d’exécution du projet. Il peut y avoir plusieurs pays pilotes, un pays partenaire pouvant également assumer ce rôle. Le pays hôte bénéficiaire est censé apporter un soutien maximal au projet dans la limite de ses moyens. Des échanges informels avec le Secrétariat international de l’OTAN aident à déterminer l'envergure du projet. Les propositions de projets décrivent de manière détaillée les travaux à entreprendre, le coût de l'opération et le calendrier de mise en œuvre. Lorsque le projet est officiellement lancé, on entame la collecte de fonds. Sous réserve que les accords juridiques aient été signés, le travail peut commencer après réception de fonds suffisants. Les projets faisant appel à un fonds d’affectation spéciale s’attachent à respecter les normes les plus rigoureuses en matière d'environnement, de santé et de sécurité ; ainsi, le recyclage des matériaux fait partie intégrante de nombreux projets. On utilise dans la mesure du possible les installations et les ressources du pays bénéficiaire, de façon à mettre en place des capacités au niveau local et à en assurer le maintien à long terme. Pour la mise en œuvre des projets faisant appel à un fonds d’affectation spéciale, l’OTAN coopère activement avec d’autres organisations internationales et d’autres intervenants compétents, afin d’assurer cohérence et efficacité, et d’éviter les doubles emplois. L’OTAN a par exemple coopéré avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui, en l’occurrence, fait office d’agent d’exécution pour les projets de fonds d’affectation spéciale pour la reconversion dans les Balkans ; avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui a entre autres mis en œuvre un fonds d’affectation spéciale pour le Tadjikistan, créé à l’initiative de l’OTAN ; avec la Commission européenne (CE) et avec l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Supervision et mise en œuvre des projets L’Agence OTAN de soutien (NSPA) – ancienne Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) – joue un rôle essentiel dans l’élaboration et la mise en œuvre de projets faisant appel à un fonds d’affectation spéciale. Elle offre des avis techniques et tout un ensemble de services de gestion, et les pays pilotes l'ont souvent nommée comme agent d’exécution pour des projets de démilitarisation. À ce titre, la NSPA supervise l’élaboration des propositions de projets et le processus d’appel d’offres pour que les projets se déroulent dans la plus grande transparence et que leur rentabilité soit maximale. Après avoir reçu l'assentiment du pays pilote et du pays hôte, la proposition de projet est présentée au Comité politique et des partenariats en configuration CPEA (Conseil de partenariat euro‑atlantique), instance officielle qui examine le projet, sollicite des aides éventuelles et mobilise les ressources potentielles. Évolution de la politique applicable aux fonds d’affectation spéciale Instituée en septembre 2000, cette politique avait à l’origine pour objectif d'aider les pays du partenariat euro‑atlantique à détruire en toute sécurité leurs stocks de mines antipersonnel. Elle dotait ainsi l'Alliance d’un mécanisme pratique destiné à aider les partenaires à répondre aux obligations qui leur incombaient aux termes de la Convention d'Ottawa sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. Les premiers résultats des projets de destruction en toute sécurité des mines antipersonnel ayant été concluants, la politique a été développée plus avant ; elle comporte aussi à présent la destruction de munitions conventionnelles et d’armes légères et de petit calibre. Ces dernières années, le domaine d’application des projets faisant appel à un fonds d’affectation spéciale s’est encore élargi pour inclure des initiatives plus générales de transformation de la défense. L’élargissement a aussi été géographique puisque le mécanisme de fonds d’affectation spéciale est proposé à tous les pays partenaires qui participent à des partenariats structurés – le Conseil de partenariat euro‑atlantique/Partenariat pour la paix, le Dialogue méditerranéen et l’Initiative de coopération d’Istanbul – ainsi qu’aux partenaires mondiaux. La mise en application de la politique des fonds d’affectation spéciale s’accompagne de mesures et d’activités relatives à l’adoption des meilleures pratiques et à l’engagement visant à promouvoir la transparence et la bonne gouvernance. Dans ce contexte, l’OTAN s’efforce de mettre en œuvre la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU pour ce qui est de l’intégration de la dimension de genre dans ses projets.
  • Force africaine : Contribuer à la création d’une Force africaine en attente
    Contribuer à la création d’une Force africaine en attente L’OTAN a fourni, à la demande de l’UA, un soutien sous la forme d’experts et de formateurs pour la Force africaine en attente (FAA). Elle apporte un soutien au renforcement des capacités, par le biais de stages et d’exercices d’entraînement, et elle organise en outre un appui, sous diverses formes, à l’opérationnalisation de la FAA. La FAA, qui devrait être déployée en Afrique en période de crise, s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer ses capacités de maintien de la paix à long terme. Cette force continentale devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici 2015, et pourrait être considérée comme une contribution africaine à l’action plus large menée par la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité. L’évolution du soutien de l’OTAN L’OTAN a reçu de l’UA plusieurs Notes verbales se rapportant à la poursuite du soutien de l’Alliance à la FAA, sur les plans du renforcement des capacités et de l’opérationnalisation de la force. Mise à disposition d’experts Le 5 septembre 2007, le Conseil de l’Atlantique Nord – l’organe de décision politique suprême de l’OTAN – a décidé, dans le cadre de son soutien au renforcement des capacités de l’Union africaine, d’aider cette dernière à réaliser une étude sur l’évaluation de l'état de préparation opérationnelle des brigades de la Force africaine en attente (FAA). Outre cet appui initial, et à la demande l’UA, l’OTAN a également contribué à la traduction de l’anglais au portugais de la documentation relative à la FAA. Soutien en matière de formation L’OTAN a fourni à la FAA des modules de formation ciblés. Depuis 2009, l’École de l’OTAN à Oberammergau accueille des officiers d’état-major de l’UA, qui participent à différents stages, y compris dans le domaine de la planification opérationnelle. Le Commandement interarmées (JFC) de Lisbonne – QG désigné de l’OTAN pour la mise en œuvre de la coopération pratique entre l’Alliance et l’UA – a également organisé des programmes de formation en matière d’homologation /évaluation pour du personnel de l’UA. Il a ainsi formé des fonctionnaires de l’UA responsables de l’exercice de poste de commandement AMANI AFRICA (13 octobre – 3 novembre 2010) à Addis-Abeba et met à disposition des experts militaires qui apportent une aide dans le cadre des procédures d’évaluation et de détermination des enseignements à tirer de l’exercice. À la demande de l’UA, l’OTAN a également participé, en y apportant son soutien, à divers ateliers préparatoires de la FAA ayant pour objectif de mettre au point des concepts en rapport avec la FAA. L’OTAN est également membre du forum G8++, dont font partie les partenaires apportant un appui à l’UA dans le domaine de la paix et de la sécurité et qui réunit des pays et des organisations internationales.  
  • Force de réaction de l'OTAN, La -
    La Force de réaction de l'OTAN Au centre de la transformation de l'OTAN La Force de réaction de l’OTAN (NRF) est une force multinationale à haut niveau de préparation, faisant appel aux technologies de pointe et regroupant des composantes terre, air et mer et des forces d'opérations spéciales que l’Alliance peut déployer rapidement partout où cela est nécessaire. La NRF gagnera en importance après 2014, une fois que la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l’OTAN aura achevé sa mission en Afghanistan. Elle servira de support pour démontrer l'état de préparation opérationnelle de l'OTAN, ainsi que de « banc d'essai » pour la transformation de l'Alliance. Dans le cadre de la mise en œuvre de l'initiative d'interconnexion des forces (CFI) de l'OTAN, la NRF peut être utilisée comme un vecteur pour le développement de la formation et de l'entraînement, le recours accru aux exercices et une meilleure utilisation de la technologie. Le 21 février 2013, les ministres de la Défense des pays de l'OTAN ont décidé que la NRF serait au cœur de l'Initiative d'interconnexion des forces, qui vise à maintenir l'état de préparation et l'efficacité au combat des forces de l'OTAN. Dans le cadre de la mise en œuvre de l'initiative, les ministres ont estimé que l'Alliance devrait organiser un exercice réel majeur en 2015, en incluant la Force de réaction de l'OTAN, et établir un programme complet d'activités d'entraînement et d'exercices pour la période 2015-2020. La NRF se compose de trois parties : un élément de commandement et contrôle de la structure de commandement de l'OTAN, la Force de réaction immédiate (IRF) – force interarmées d'environ 13 000 hommes à haut niveau de préparation fournis par les Alliés – et un pool de forces de réaction, qui peut venir compléter l'IRF selon les besoins. But La NRF a pour but premier de permettre une réponse militaire rapide à une crise émergente, que ce soit pour des objectifs de défense collective ou pour des opérations de réponse aux crises. Cette force donne à l’OTAN les moyens de réagir rapidement à tout type de crises, n'importe où dans le monde. Elle est aussi le moteur de la transformation de l’OTAN sur le plan militaire. Une force qui tourne La NRF fonctionne sur le principe de la rotation : les pays de l'Alliance affectent à la Force de réaction immédiate des unités des forces terrestres, aériennes ou maritimes, ou des forces d'opérations spéciales. Les rotations étaient initialement prévues pour durer six mois mais, depuis 2012, elles ont été étendues à douze mois. À cet égard, la souplesse offerte par le pool de forces de réaction, qui permet aux pays de l'OTAN d’apporter des contributions à leur discrétion et pour la durée de leur choix, présente un intérêt tout particulier. La NRF est également ouverte aux pays partenaires, sur approbation du Conseil de l'Atlantique Nord. Avant de participer à l’IRF, les unités se préparent au niveau national puis s’entraînent avec d'autres participants de la force multinationale. La rotation des unités au sein de la NRF permet la diffusion progressive, dans toute l’Alliance, des normes de haut niveau, des concepts et des technologies propres à cette force, et concourt ainsi à la réalisation d’un des objectifs clés de la Force de réaction de l'OTAN, à savoir la poursuite de la transformation des forces alliées. Le commandement opérationnel de la NRF est actuellement assuré en alternance par les commandements OTAN de forces interarmées de Brunssum et de Naples. Un puissant ensemble La force de réaction immédiate est composée des éléments suivants :  une composante terrestre de la taille d'une brigade, articulée autour de trois groupements tactiques et de leurs appuis et soutiens ; une composante maritime, articulée autour des groupes maritimes permanents OTAN (SNMG) et des groupes permanents OTAN de lutte contre les mines (SNMCMG) ; une composante aérienne (combat et appui) ; des forces d'opérations spéciales ;   une équipe opérationnelle de défense CBRN (chimique, biologique, radiologique et nucléaire). Avant utilisation, la force sera adaptée (en taille et en capacité) pour répondre aux exigences propres à l’opération dans laquelle elle est engagée. Tout type de mission, partout dans le monde La NRF apporte une assurance visible de la cohésion de l’OTAN et de son engagement envers la dissuasion et la défense collective. Pour chacune de ses rotations, la force doit se préparer à remplir un large éventail de missions – par exemple contribuer à la préservation de l'intégrité territoriale, procéder à une démonstration de force, conduire des opérations de soutien de la paix, de secours en cas de catastrophe, de protection des infrastructures critiques et de sécurité. Des opérations d'entrée initiale sont menées conjointement dans le cadre d'une force plus importante pour faciliter l'arrivée de forces de remplacement. Des éléments de la NRF ont contribué à assurer la protection à l’occasion des Jeux olympiques de l’été 2004 à Athènes, et ont été déployés pour soutenir l'élection présidentielle en Afghanistan, en septembre de la même année. La NRF a également participé à des opérations de secours en cas de catastrophe : en septembre et octobre 2005, des avions de la NRF ont acheminé de l’aide donnée aux États-Unis par les pays membres et les pays partenaires de l'OTAN après le passage de l’ouragan Katrina ; d’octobre 2005 à février 2006, des éléments de la NRF sont intervenus au secours du Pakistan dans les zones dévastées par le tremblement de terre du 8 octobre. Des avions de la NRF ont participé à un pont aérien qui a acheminé près de 3 500 tonnes d’aide d’urgence au Pakistan, tandis que des techniciens et du personnel médical de la NRF étaient déployés dans le pays pour porter secours aux victimes. Évolution L’initiative portant sur la Force de réaction de l’OTAN a été annoncée au sommet de Prague, en novembre 2002. Le général James Jones, à l'époque commandant suprême des Forces alliées en Europe, avait alors déclaré : «  … L’OTAN ne massera plus les grandes unités que nécessitait la Guerre froide, mais elle sera dotée de forces agiles et robustes, qui seront maintenues à des niveaux de préparation gradués, pour que l’Alliance soit mieux à même de faire face aux menaces du XXI e  siècle ». Le concept de NRF a été approuvé par les ministres de la Défense en juin 2003 à Bruxelles. Du concept à la réalité Le 13 octobre 2004, lors d’une réunion informelle des ministres de la Défense des pays de l’OTAN à Poiana Brasov (Roumanie), le secrétaire général de l’OTAN et le commandant suprême des Forces alliées en Europe ont officiellement annoncé que la NRF avait atteint sa capacité opérationnelle initiale et qu’elle était prête à assumer la gamme complète de ses missions. Les capacités de la NRF ont été testées lors d’un exercice réel de grande envergure, Steadfast Jaguar 06, qui a eu lieu en juin 2006 dans les îles du Cap-Vert. La difficulté des lieux visait précisément à faire la démonstration et la preuve de la viabilité du concept de la NRF. Au sommet que l'OTAN a tenu à Riga en novembre 2006, il a été annoncé que la NRF était tout à fait prête à entreprendre des opérations. Depuis lors, les modalités de génération et de constitution de la NRF ont été adaptées deux fois, en 2008 et 2010, pour rendre le processus de génération de forces plus souple, et ainsi faciliter les contributions de forces, qui devenaient difficiles en raison du tempo opérationnel continuellement élevé en Iraq, en Afghanistan et ailleurs dans le monde. Afin d'encourager encore la génération de forces, les Alliés se sont fixé des objectifs nationaux volontaires pour les contributions de forces. Responsabilités La décision de déployer la NRF est une décision politique consensuelle, prise au cas par cas par l’ensemble des 28 Alliés au sein du Conseil de l’Atlantique Nord, qui est le principal organe décisionnel de l’OTAN.
  • Force opérationnelle multinationale interarmées de défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire
    La force opérationnelle multinationale interarmées de défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire La capacité multinationale de défense CBRN de l'Alliance L'OTAN doit aujourd'hui faire face à toute une gamme de défis et de menaces pour sa sécurité. Les défis de sécurité actuels et futurs obligent l'Alliance à être préparée à assurer protection et défense face aux menaces émanant à la fois d'acteurs étatiques et d'acteurs non étatiques. Parmi les menaces actuelles figure la prolifération des armes de destruction massive (ADM) et de leurs vecteurs. Les avancées rapides réalisées dans le domaine des sciences et technologies biologiques continuent également d’accroître la menace que représente le bioterrorisme pour les forces et les populations des pays de l'OTAN. Le concept stratégique de l'OTAN et la déclaration du sommet de Lisbonne de 2010 confirment l'engagement de l'Alliance à poursuivre le développement de sa capacité à se défendre et à protéger ses populations, son territoire et ses forces contre la menace des armes de destruction massive CBRN 1 . La force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN est l'un des moyens clés de défense de l'OTAN contre les incidents CBRN, mais elle contribue également à prévenir la prolifération des ADM.  1. Par éléments chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN), qui est un terme générique, on entend les agents chimiques, biologiques et radiologiques, sous quelque forme que ce soit, qui peuvent mettre en danger nos populations, notre territoire et nos forces. Ce terme désigne aussi les précurseurs d'armes chimiques et les installations, les équipements ou les composés qui peuvent être utilisés pour le développement ou le déploiement d'ADM ou d'armes ou de dispositifs CBRN.. La force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN La force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN de l'OTAN, qui comprend une équipe d'évaluation interarmées (JAT) CBRN et un bataillon de défense CBRN, est un organe spécialement entraîné et équipé pour faire face à des incidents CBRN et/ou à des attaques CBRN dirigées contre les populations, le territoire ou les forces des pays de l'OTAN. Le bataillon et la JAT CBRN, créés en 2003 et déclarés opérationnels l'année suivante, constituent un ensemble multinational polyvalent qui peut être déployé rapidement pour participer à toute la gamme des opérations menées par l'OTAN. Le bataillon a une mission unique en son genre puisqu'il n'est pas seulement entraîné pour les conflits armés mais peut également être déployé dans des situations de crise telles que les catastrophes naturelles et les accidents industriels, y compris ceux faisant intervenir des matières dangereuses. Afin que la force opérationnelle puisse maîtriser certaines compétences spécifiques, le programme de travail de l'OTAN pour la défense contre le terrorisme prévoit certains exercices, comme Precise Response, accueilli par le Canada. La force opérationnelle peut également être déployée en vue de contribuer à la protection d'événements à haute visibilité tels que les jeux olympiques ou les sommets de l'OTAN. Autorité, tâches et responsabilités La création de la force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN répond à deux engagements capacitaires pris par les Alliés en 2002 au sommet de Prague en vue de la mise en œuvre d’un prototype de laboratoire d'analyse nucléaire, biologique et chimique (NBC) déployable et d’une équipe prototype de réaction aux incidents NBC. Ces capacités permettent d’améliorer grandement la défense de l’Alliance contre les ADM. La mission du bataillon est de fournir une capacité de défense CBRN crédible et déployable rapidement, pour préserver la liberté d'action et l'efficacité opérationnelle de l'OTAN dans un contexte de menace CBRN. Le bataillon de défense CBRN peut être utilisé pour fournir une aide militaire aux autorités civiles lorsque le Conseil de l'Atlantique Nord, principal organe de décision politique de l'Alliance, l'y autorise. Le bataillon a par exemple joué un rôle de planification essentiel en 2004 lors des jeux olympiques d’été organisés en Grèce et lors du sommet d'Istanbul. À ces deux occasions, il s'est tenu prêt à appuyer toute opération de circonstance qui aurait été conduite en réaction à un événement CBRN. Le bataillon de défense CBRN est capable de mener à bien les tâches suivantes : opérations de reconnaissance et de surveillance CBRN ; échantillonnage et identification des agents biologiques, chimiques et radiologiques (SIBCRA) ; opérations de surveillance et détection d'agents biologiques ; fourniture d'évaluations et d'avis CBRN aux commandants OTAN ; opérations de gestion des risques CBRN, telles que la décontamination. Contributeurs à la force opérationnelle de défense Quelque vingt et un pays de l'OTAN contribuent à la force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN, sur une base volontaire. Les engagements nationaux varient en fonction des rotations, mais chacune de celles-ci réunit généralement entre huit et dix pays. En 2010, un pays non membre de l'OTAN y a contribué pour la toute première fois. L'Ukraine a mis à disposition une section de décontamination, une fois mené à bien le processus d'évaluation et de certification OTAN. Mode de fonctionnement L'équipe d'évaluation interarmées CBRN et le bataillon de défense CBRN sont placés sous le commandement stratégique du commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR). Le contrôle opérationnel est délégué à un commandement subordonné, en fonction des besoins. Le Commandement allié Transformation (ACT) établit les normes d'évaluation, apporte un soutien pour l'entraînement, détermine les besoins futurs en matière de défense NBC et développe les capacités. Le bataillon est composé de personnels provenant de plusieurs pays de l'OTAN, qui se tiennent en attente pendant une période de douze mois. Comme dans le cas de la Force de réaction de l'OTAN (NRF), les personnels désignés pour constituer le bataillon restent basés dans leur pays, et ils se réunissent pour l'entraînement et le déploiement. Un pays volontaire joue le rôle de pays pilote pour chaque rotation. Il accueille l'équipe d'évaluation interarmées et le quartier général du bataillon CBRN, en charge des dispositions à prendre pour le commandement et le contrôle, de la tenue à jour des instructions permanentes, du maintien de l'état de préparation, ainsi que de la planification et de la conduite des entraînements. Les pays contributeurs mettent des capacités fonctionnelles à disposition. Ils fournissent ainsi les troupes, l'équipement et le soutien logistique nécessaires, conformément aux besoins de la mission. La force opérationnelle de défense comprend des éléments séparés mais complémentaires, qui peuvent être déployés à différents stades et selon différentes combinaisons pour répondre aux besoins de chaque mission. Elle se compose des éléments suivants : une équipe d'évaluation interarmées. Il s'agit de spécialistes qui fournissent des avis et un soutien sur les questions CBRN ; un quartier général de commandement et de contrôle. Il s'agit d'une capacité de commandement et de contrôle adaptée, dotée d'un dispositif de communication efficace destiné à soutenir les organismes qui lui sont assignés ou rattachés ; un système de reconnaissance. Il est conçu pour permettre la détection et l'identification d'agents CBRN sur un itinéraire, sur une zone ou sur un point précis ; une unité de décontamination. Elle permet la décontamination du personnel et du matériel ; des laboratoires d'analyse CBRN déployables. Ils sont conçus pour fournir des services spécialisés en matière d'échantillonnage, d'analyse et d'avis scientifiques au bénéfice des commandants opérationnels. Le bataillon est étroitement lié à la NRF. Il peut être déployé de manière indépendante, mais il est compatible avec elle et la complète. Son effectif est compris dans la structure de forces de la NRF et peut être déployé dans un délai de 5 à 30 jours. Évolution Après l'accord, conclu au sommet de Prague en 2002, visant à renforcer les capacités de défense de l'Alliance contre les ADM, le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé, en juin 2003, de créer un bataillon multinational de défense CBRN et une équipe d'évaluation interarmées. La structure du bataillon a été définie lors d'une conférence de planification tenue les 17 et 18 septembre 2003. Le 28 octobre 2003, une conférence de génération de force s'est déroulée au Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE), à Mons, en Belgique. Du 18 au 21 novembre 2003, une conférence de suivi a eu lieu en République tchèque, premier pays pilote volontaire. Le bataillon a atteint sa capacité opérationnelle initiale le 1 er  décembre 2003. Il a atteint le 28 juin 2004 sa capacité opérationnelle totale, déclarée par le SACEUR au sommet d'Istanbul, et a été placé sous l'autorité stratégique du Commandement allié Opérations. À partir de ce moment, le bataillon a été intégré dans le système de rotation semestriel de la NRF. Le concept d'opérations et les besoins capacitaires du bataillon font actuellement l'objet d'un réexamen visant à tenir compte des enseignements tirés des cycles et des déploiements opérationnels antérieurs de la NRF.
  • Forces d'opérations spéciales (SOF)
    Forces d'opérations spéciales Lithuanian Special Operations Forces Les forces d'opérations spéciales (SOF) de l'OTAN apportent des capacités qui viennent en complément de celles des forces aériennes, maritimes et terrestres de l'Organisation et qui sont importantes pour toute la gamme des opérations militaires. Ces capacités couvrent également les tâches fondamentales de l'Alliance : défense collective, gestion de crise et sécurité coopérative. Le Quartier général des opérations spéciales de l'OTAN (NSHQ) est le point central pour la mise au point, la coordination et la direction de toutes les activités des forces d'opérations spéciales de l'OTAN. Installé au Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe (SHAPE), à Mons (Belgique) et placé au quotidien sous le commandement opérationnel direct du commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), le NSHQ s'emploie essentiellement à faire en sorte que les forces d'opérations spéciales (SOF) interarmées des pays de l'Alliance 1 puissent s'appuyer sur une base multinationale leur permettant d'opérer de la manière la plus efficace, la plus efficiente et la plus cohérente possible à l'appui des objectifs de l'Alliance, du niveau stratégique au niveau tactique. Vingt-six pays de l'OTAN et trois pays partenaires (Autriche, Finlande et Suède) sont représentés parmi les quelque 200 personnels du QG. Le NSHQ est une entité hybride unique. Il participe à un éventail très large d'activités dans des domaines tels que la politique relative aux SOF de l’OTAN, la doctrine, les capacités, les normes, l'entraînement et la formation. Quotidiennement, le NSHQ coordonne les SOF à l'échelle de l'OTAN, les soutient et leur donne des avis. Ces activités couvrent les domaines du renseignement spécifique aux SOF, l'aviation, le soutien médical et les télécommunications.  Le NHSQ soutient également la participation des SOF aux opérations de l'OTAN, ce qui implique notamment d'aider à la génération de ces forces, à leur intégration dans la planification aux niveaux stratégique et opératif, et à l'analyse du renseignement spécifique à ce type de force. Un élément du commandement de composante Opérations spéciales est responsable du commandement et du contrôle des SOF au sein de la Force de réaction de l'OTAN (NRF). Cet élément est fourni sur la base d'une rotation par une poignée de pays possédant les compétences et les capacités dont les SOF ont besoin. L'amélioration des mécanismes de commandement et de contrôle des SOF est également un domaine dans lequel le NSHQ travaille avec diligence pour mieux intégrer les SOF dans les exercices de l'OTAN depuis le tout début de leur conception jusqu'au recueil des enseignements tirés. En tant que livrable de l'initiative d'interconnexion des forces (CFI), la déclaration de la pleine capacité opérationnelle d'un commandement de composante Opérations spéciales est prévue au sommet du pays de Galles qui se tiendra en septembre 2014. Il s’agit d’une capacité expéditionnaire et évolutive de commandement et de contrôle des SOF de l'OTAN, qui se veut agile, capable de réagir en temps utile et de se déployer à l'appui d'opérations de l'OTAN. Cette capacité constitue une option supplémentaire déployable de commandement et de contrôle des SOF de l'OTAN, qui s'ajoute aux autres mécanismes existants mis à disposition par les pays de l'OTAN. Le NSHQ est également un pilier de la CFI, qui vise à faire en sorte que les Alliés et les partenaires préservent les progrès qui ont été accomplis en termes d'interopérabilité et de collaboration grâce au travail mené de concert dans le cadre de déploiements multinationaux, notamment en Afghanistan, en Libye, dans la Corne de l'Afrique et dans les Balkans. 1. Interarmées fait référence aux activités, opérations et entités auxquelles participent des éléments d'au moins deux armées (terre, air, mer, forces d'opérations spéciales). Interconnexion des forces Le NSHQ joue un rôle essentiel dans l'interconnexion des forces – au travers de la planification et de la coordination des missions, et de l'amélioration de la coopération et de la connectivité entre les personnels des SOF des pays. La raison d’être du NSHQ est la nécessité de renforcer l'interconnexion des personnels des SOF des différents pays de l'OTAN afin de leur permettre de se déployer de manière cohérente dans le cadre d'opérations de l'OTAN. Le réseau de SOF s'appuie sur un réseau technologique sophistiqué et sur des instruments connexes qui permettent une collaboration en temps réel, du niveau stratégique au niveau tactique. Cette combinaison d'éléments permet aux SOF de l'OTAN d'opérer en confiance dans l'environnement de sécurité opérationnelle complexe et incertain auquel nous sommes confrontés aujourd'hui. Entraînement et formation Le NSHQ axe ses efforts sur l'entraînement et la formation, ce qui a pour effet à long terme d'instaurer un cadre cohérent pour les forces d'opérations spéciales de l'OTAN.  Cet entraînement se déroule principalement à proximité de la base aérienne de Chièvres, concrètement à l'École des Forces d'opérations spéciales de l'OTAN, qui a été mise en place spécialement à cet effet et où les participants sont sensibilisés à un large éventail de thèmes, à la doctrine commune et aux processus actuellement appliqués à l'OTAN. Ces instruments permettent aux personnels des SOF provenant des multiples pays de l'OTAN de travailler ensemble en harmonie dans le cadre des opérations et des exercices, grâce à l'emploi de méthodes communes. Pour l'essentiel, les relations entre les SOF se forgent sur le terrain ou dans le cadre des activités d'entraînement, mais le NSHQ a également recours à des moyens de télécommunications sophistiqués comme les visioconférences sécurisées, en complément aux interactions en face à face, et il réunit quotidiennement des personnels de tous les domaines d'opérations à l'occasion de conférences, d'ateliers et d'échanges de vues. L'origine du NSHQ remonte à l'initiative de transformation des SOF de l'OTAN annoncée au sommet de Riga en 2006, mais le NSHQ n'a véritablement fait son apparition sur la scène que depuis mars 2010. Pendant cette courte période, le NSHQ et l'organisme qui l'a précédé – le Centre de coordination des SOF de l’OTAN – ont fait des progrès énormes et rapides s'agissant de placer les SOF au premier plan au sein de l'Alliance. Le 12 décembre 2012, lors de son inauguration officielle au SHAPE, le NSHQ a affirmé avec vigueur son rôle en tant que point central pour la mise au point, la coordination et la direction de toutes les activités en lien avec les SOF.
  • Forces nucléaires de l'OTAN, Les -
    Les forces nucléaires de l'OTAN Dans le concept stratégique adopté par les Alliés au sommet de Lisbonne fin 2010, l’OTAN s’est engagée sur l’objectif qui consiste à créer les conditions pour un monde sans armes nucléaires. Dans le concept stratégique, il est également réaffirmé que, tant qu’il y aura des armes nucléaires dans le monde, l’OTAN restera une Alliance nucléaire. La dissuasion, articulée autour d’une combinaison appropriée de capacités nucléaires et conventionnelles, demeure un élément central de la stratégie de l’OTAN, mais les circonstances dans lesquelles un recours à l’arme nucléaire pourrait être envisagé sont extrêmement improbables. Qu’est-ce-que cela signifie concrètement ? UK MOD - Crown Copyright 2012 La garantie suprême de la sécurité des Alliés est apportée par les forces nucléaires stratégiques de l’Alliance, en particulier celles des États-Unis ; les forces nucléaires stratégiques indépendantes du Royaume-Uni et de la France, qui ont un rôle de dissuasion propre, contribuent à la dissuasion globale et à la sécurité des Alliés. Les Alliés concernés font en sorte que tous les éléments composant la dissuasion nucléaire de l’OTAN soient sûrs, sécurisés et efficaces. Les changements spectaculaires apportés au paysage stratégique euro-atlantique par la fin de la Guerre froide se sont reflétés dans les concepts stratégiques adoptés par l’Alliance en 1991, 1999 et 2010. L’Alliance a continué de prendre des mesures ambitieuses pour adapter sa politique globale et son dispositif de défense au nouvel environnement sécuritaire. La moins grande dépendance de l’OTAN vis-à-vis des forces nucléaires s’est manifestée par des réductions régulières et très importantes du nombre de systèmes, du nombre d’armes en général et des niveaux de préparation depuis la fin de la Guerre froide. L’OTAN n’a plus de plans de circonstance nucléaires permanents du temps de paix, et ses forces nucléaires ne ciblent aucun pays. Mécanismes Les pays membres se partagent la supervision et le contrôle politiques, qui sont les pierres angulaires de la posture nucléaire de l’OTAN. Ils sont convenus d’assurer la plus large participation possible des Alliés à la planification de défense collective sur les rôles nucléaires, au stationnement des forces nucléaires en temps de paix et aux modalités de commandement, de contrôle et de consultation. Dans la structure du siège de l’OTAN, le Groupe des plans nucléaires (NPG) est une instance au sein de laquelle les pays alliés dotés ou non de l’arme nucléaire (à l’exception de la France qui a choisi de ne pas en faire partie) concourent au développement de la politique nucléaire de l’Alliance et à la prise de décisions sur la posture nucléaire de l’OTAN. Le NPG, composé des ministres de la Défense, est présidé par le secrétaire général de l’OTAN. Il se réunit environ une fois par an mais compte des groupes subordonnés et des groupes consultatifs qui se réunissent plus souvent. Les nouveaux membres sont des membres à part entière de l’Alliance à tous les égards, y compris pour ce qui est de leur engagement envers la politique nucléaire de l’Alliance et des garanties que cette politique donne à tous les Alliés. Évolution L’OTAN reverra son dispositif en fonction de l’environnement stratégique du moment. Elle a par exemple procédé à une revue de sa posture de dissuasion et de défense (DPPR), au cours de laquelle elle a réexaminé sa politique et son dispositif nucléaires pour assurer la dissuasion et la défense contre toute la gamme des menaces pesant sur l’Alliance. Il est prévu que les dirigeants des pays de l’Alliance approuvent son rapport final au sommet de Chicago.
  • Formation et entraînement
    Formation et entraînement L'OTAN organise des stages de formation et d'entraînement pour assurer l'efficacité et l'interopérabilité des forces de ses pays membres, ainsi que dans le cadre de sa coopération avec des pays non membres. Les trois grands objectifs de la formation sont les suivants : renforcer l'interopérabilité et l'efficacité des forces multinationales dirigées par l'OTAN, aider les pays partenaires à mener à bien leurs travaux de réforme et contribuer à instaurer la paix et la stabilité dans les régions en crise. La formation et l'entraînement sont des facteurs clés de la transformation, mais aussi des activités complémentaires, qui se renforcent mutuellement. La formation a pour fonction d'expliquer les concepts, les doctrines et les pratiques et d'enseigner les procédures, par exemple au travers de cours d'anglais et d'histoire. L'entraînement a pour fonction de mettre en pratique et d'appliquer les connaissances, ce qui facilite l'assimilation totale de la matière. Les exercices permettent de pousser l'entraînement un peu plus loin en mettant les connaissances acquises à l'épreuve au cours d'exercices réels ou assistés par ordinateur, dans le cadre d'un scénario impliquant de nombreux participants venant d'un large éventail de pays. La formation et l'entraînement OTAN ont depuis toujours pour but de permettre aux forces militaires des pays membres de travailler ensemble de manière efficace dans le cadre des missions et des opérations. Aujourd’hui, les fonctions OTAN de formation et d’entraînement se sont considérablement développées, que ce soit sur le plan géographique ou sur le plan institutionnel. Sur le plan géographique, l'OTAN travaille avec de nombreux pays, en coopérant avec les pays partenaires et en mettant en place des missions OTAN de formation dans des lieux aussi éloignés que l'Afghanistan et l'Afrique. Sur le plan institutionnel, la formation et l'entraînement ont été renforcés par la création, en 2002, du Commandement allié Transformation, qui s'occupe exclusivement de diriger la transformation permanente de la structure, des forces, des capacités et de la doctrine militaires de l'OTAN. Par la suite, la mise en place de nouveaux organismes et initiatives a également témoigné d'une détermination à renforcer les activités de formation et d'entraînement menées par l'Organisation. Au sommet de Chicago en 2012, les dirigeants des pays de l’OTAN ont souligné qu'il importait de développer la formation et l'entraînement, en particulier dans le contexte de l'Initiative d’interconnexion des forces (CFI). La CFI a pour but de faire en sorte que les forces puissent communiquer et travailler les unes avec les autres. Tout d'abord, cela suppose que les personnes se comprennent et, ensuite, que l'on utilise des doctrines, des procédures et des concepts communs, de même que du matériel interopérable. En outre, il faut que les forces développent la pratique du travail en commun, dans le cadre d'entraînements et d'exercices interarmées et multinationaux, et enfin, qu'elles normalisent les compétences et fassent un meilleur usage de la technologie 1 . La CFI doit aussi permettre de tirer davantage parti de la formation, de l'entraînement et des exercices pour renforcer les liens entre les forces des pays membres de l'OTAN et pour maintenir le niveau d'interopérabilité nécessaire en vue des opérations futures. 1. Les forces interarmées viennent d'au moins deux branches militaires et opèrent sous un commandement unique ; les forces multinationales viennent de pays différents et opèrent également sous commandement unique. Objet et mise en œuvre pratique Comme indiqué plus haut, les trois grands objectifs des programmes OTAN de formation et d'entraînement sont les suivants : renforcer l'interopérabilité et l'efficacité des forces multinationales dirigées par l'OTAN, aider les pays partenaires à mener à bien leurs travaux de réforme et contribuer à instaurer la paix et la stabilité dans les régions en crise. Améliorer l'interopérabilité Les effectifs utilisés pour les opérations de l’OTAN sont fournis par de nombreux pays : il s'agit de forces des pays membres et des pays partenaires de l’OTAN, ainsi que de pays qui ne sont ni membres ni partenaires. L’OTAN a pour priorité de veiller à ce que ces forces multinationales puissent travailler ensemble de manière efficace malgré les différences de tactique, de doctrine, d’entraînement, de structure et de langue. Cette « interopérabilité » s’obtient de diverses manières. Stages et séminaires Le réseau d’établissements de formation de l’OTAN offre toute une série de stages sur des questions tant stratégiques qu’opérationnelles. Si le contenu des stages proposés varie, ceux-ci sont généralement axés sur les connaissances et les compétences que doivent posséder les personnes appelées à occuper des postes de responsabilité ou des postes spécialisés dans la structure de l'Alliance ou qui occupent dans leur pays un poste en rapport avec l’OTAN. Le Collège de défense de l’OTAN à Rome (Italie) est le principal établissement d’enseignement de l’OTAN pour les questions stratégiques, et il couvre des domaines d'étude tels que l’évolution de l’environnement de sécurité international et les effets que cette évolution pourrait avoir sur les pays de l’OTAN. Il offre une formation aux commandants supérieurs. L'École de l'OTAN à Oberammergau (Allemagne) est le principal centre de formation au niveau opérationnel. La formation au niveau opérationnel porte essentiellement sur la planification conjointe des opérations OTAN, la logistique, les communications, les plans civils d’urgence et la coopération civilo-militaire.   Des stages sont proposés sur un nombre croissant de sites, pour faire en sorte que toute l’expertise disponible soit utilisée. On peut citer à titre d'exemple la formation civilo-militaire dispensée dans les locaux du Centre d’excellence pour la coopération civilo-militaire (CIMIC), situé aux Pays-Bas. D'une durée variable (un jour à plusieurs mois), les stages sont ouverts aux personnels des pays membres de l’OTAN et certains sont accessibles aux personnels des pays qui participent au programme du Partenariat pour la paix (PPP), au Dialogue méditerranéen ou à l’Initiative de coopération d’Istanbul, ainsi qu’aux personnels de certains pays partenaires dans le monde (pays qui ne sont ni membres ni partenaires de l'OTAN, et qui sont aussi appelés « partenaires mondiaux »). Certains stages sont également ouverts aux civils. Expériences et développement L’OTAN essaie en permanence d’améliorer le fonctionnement de ses forces. Conformément à son programme de transformation, l’Alliance continue de privilégier l’élaboration de nouveaux concepts et la mise en place de nouvelles capacités pour que les forces de l’OTAN soient entraînées et équipées au meilleur niveau. Les pays de l’OTAN mènent leurs propres expériences. L’Alliance offre aux membres un cadre qui leur permet d’échanger leurs savoirs sur les concepts et les capacités. Pour ce faire, elle recourt au Commandement allié Transformation (ACT), qui dirige la transformation de la structure, des forces, des capacités et de la doctrine militaires de l'OTAN. L'ACT s'emploie à renforcer l'entraînement, en particulier des commandants et des personnels d'état-major, expérimente de nouveaux concepts et favorise l’interopérabilité dans l'ensemble de l'Alliance. Exercices Les exercices sont l’occasion de tester et de valider tous les aspects des opérations de l’OTAN et notamment les procédures, les concepts, les systèmes et la tactique. Ils contribuent aussi à réaliser et à renforcer l’interopérabilité en mettant l’accent sur l’entraînement pratique du personnel des pays de l’OTAN et du personnel des pays partenaires qui coopèrent avec l’Alliance. Travailler avec les partenaires de l’OTAN sur la réforme de la défense Les pays de l’OTAN ont réduit leurs effectifs, leurs équipements et leurs bases militaires depuis la fin de la Guerre froide, et ils ont transformé leurs forces pour pouvoir répondre aux besoins actuels. Ce processus de transformation est toujours d'actualité dans de nombreux pays partenaires, qui ne disposent souvent que d’un savoir-faire et de moyens limités. En 2005, l’OTAN a lancé l’initiative « La formation et l'entraînement pour la réforme de la défense », qui sert de cadre de coopération pour les militaires et les civils.  Cette initiative aide les formateurs à intégrer dans leurs programmes les principes liés à la mise en place d'institutions de défense. Comme les stages s'adressent aux fonctionnaires et aux autres personnes contribuant à la mise en place d'institutions de défense, ils permettent indirectement d'améliorer la réforme de la défense. La formation est effectivement un élément clé de la transformation, et l’OTAN l'utilise à l'appui de la réforme institutionnelle dans les pays partenaires.  Au départ, les programmes de formation et d’entraînement de l'Alliance étaient axés sur l’amélioration de l'interopérabilité entre les forces des pays de l’OTAN et celles des pays partenaires. Ils ont été élargis depuis, de manière à permettre aux pays membres et aux partenaires de collaborer sur les moyens de mettre en place, de développer et de réformer les instituts de formation dans les domaines militaire, de la sécurité et de la défense. Formation de défense « à la carte » Au travers du programme de renforcement de la formation « défense » (DEEP), l'Alliance fournit aux partenaires des conseils sur les moyens de mettre en place, de développer et de réformer les établissements de formation des secteurs militaire et de la défense. Cette aide est inscrite dans les programmes individuels pour le partenariat (plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP), programme national annuel (ANP) et programme individuel de partenariat et de coopération (IPCP)) et elle est également un élément clé du partenariat durable avec l'Afghanistan. Actuellement, 13 pays ont un DEEP qui leur est propre (Afghanistan, Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Iraq, Kazakhstan, la République kirghize, Mauritanie, République de Moldova, Mongolie, Serbie, Ukraine et Ouzbékistan) ; les objectifs et le stade de développement du programme varient d'un pays à l'autre. Ces programmes sont gérés avec le soutien du Groupement d'institutions d'études de défense et de sécurité du PPP (pour de plus amples explications, voir la rubrique « Autres établissements et organismes de formation »), des centres de formation et d'entraînement des partenariats, ainsi que des institutions de défense des Alliés et des partenaires. Chaque pays partenaire participant à la réforme de la défense convient avec l'OTAN d'un programme individualisé, dont la complexité et l’ampleur varient en fonction de ses centres d’intérêt, de sa motivation et de sa coopération. Ce dispositif « à la carte » comprend des programmes adaptés de formation tels que la formation pratique, la formation linguistique, la reconversion et la réinsertion du personnel militaire dégagé des cadres. En plus d'aider certains pays à mettre sur pied des établissements de formation, l'OTAN apporte son concours à la définition de programmes d'étude (contenu de l'enseignement), accessibles à tous les Alliés et à tous les partenaires. Après six années de travail assidu, d'éminents experts de pays de l'Alliance et de pays partenaires ont mis au point trois programmes de référence uniques en leur genre : l'un sur la mise en place d'institutions de défense, un autre sur la formation militaire professionnelle des officiers et, plus récemment, un troisième sur la formation militaire professionnelle des sous-officiers. Un programme de référence sur l'approche globale est en cours d'élaboration et il est question de travailler à des programmes concernant les défis de sécurité émergents. Le perfectionnement du corps enseignant (méthode d'enseignement) est le troisième pilier du DEEP. L'OTAN contribue à entretenir un réseau de formateurs de pays de l'Alliance et de pays partenaires qui travaillent dans le secteur de la défense ou le secteur militaire et qui sont désireux de partager leur expérience en matière de méthodes d'enseignement et de fournir aide et conseils à ceux que cela intéresse. Dans cette entreprise, l'Alliance compte sur le vaste réseau transatlantique qu'elle s'est constitué, un réseau d'institutions et d'experts qui sont prêts à soutenir ses projets à titre volontaire. Un grand nombre d'institutions de pays de l'Alliance et de pays partenaires sont associées au DEEP : le Centre des hautes études militaires des États-Unis, l'Académie canadienne de la Défense, l'Université nationale de défense de Pologne, l'Université nationale de défense de Roumanie, l'Université de défense tchèque, l'Académie des forces armées slovaques, le Centre de politique de sécurité de Genève, le Centre George C. Marshall de Garmisch-Partenkirchen, pour n'en citer que quelques-unes. Le Collège de défense de l’OTAN et l'École de l’OTAN à Oberammergau apportent également un soutien au programme. Par ailleurs, le Groupement d’institutions d'études de défense et de sécurité dans le cadre du PPP, né d'une initiative de l'Autriche, de l'Allemagne, de la Suisse et des États-Unis, apporte une contribution essentielle en aidant l'OTAN à gérer le réseau et les projets DEEP. Le centre de coordination pour la formation, qui fonctionne sous la direction de la République tchèque, de l'Italie, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovaquie, de l'Espagne, de la Suisse et des États-Unis, avec le soutien du Groupement PPP, joue un rôle capital dans la coordination des activités de l'OTAN et des pays à l'appui des projets DEEP. Il faut noter que l'Alliance est par ailleurs au cœur d'un réseau grandissant de centres de formation et d'entraînement des partenariats (PTEC), qui rassemble à ce jour 26 institutions civiles et militaires de pays de l'OTAN et de pays partenaires. Ce réseau initialement conçu dans le cadre du PPP, compte des établissements égyptiens, jordaniens et mongols. Bien que les PTEC soient des institutions nationales, ils organisent des activités de formation et d'entraînement ayant trait aux programmes et aux politiques de partenariat de l’OTAN, et ils contribuent de façon substantielle à enrichir le menu de coopération partenariale. Stages, séminaires et ateliers Les pays partenaires qui travaillent avec l’OTAN peuvent participer à toute une série d’activités OTAN de formation organisées par l'OTAN (stages, tables rondes, séminaires et ateliers). Conseils et savoir-faire Les pays de l’OTAN comptent parmi les plus avancés du monde sur le plan des capacités de défense. Les pays qui coopèrent avec l'Alliance dans le domaine de la réforme de la défense peuvent tirer parti de ce savoir-faire. Pour la plupart des pays, cette coopération a lieu dans le cadre du processus de planification et d'examen (PARP) du Partenariat pour la paix, mécanisme qui permet d'identifier les forces et les capacités des partenaires susceptibles d'être mises à la disposition de l'Alliance pour des activités d'entraînement, des exercices et des opérations à caractère multinational. Les pays qui entretiennent des relations spéciales avec l’OTAN peuvent disposer de mécanismes supplémentaires pour échanger conseils et savoir-faire. Par exemple, le Groupe de travail conjoint OTAN‑Ukraine sur la réforme de la défense sert de cadre aux consultations sur des initiatives aussi diverses que les relations civilo-militaires, le contrôle démocratique et la gestion civile des forces armées et d'autres institutions du secteur de la sécurité, les plans de défense, les orientations, la stratégie et les concepts de sécurité nationale. Par ailleurs, des équipes multinationales d'experts dirigées par l'OTAN peuvent se rendre dans les pays partenaires afin de répondre aux besoins de formation et d'entraînement répertoriés dans les plans d'action individuels des pays concernés. De telles visites ont eu lieu, par exemple, dans les pays du Sud-Caucase et en République de Moldova, ainsi qu'en Mauritanie. Initiative pour la région méditerranéenne et le Moyen-Orient Une Faculté du Moyen-Orient a été créée au Collège de défense de l'OTAN, à Rome, dans le cadre du stage OTAN de coopération régionale. La formation et l’entraînement dans les opérations dirigées par l’OTAN L'action que mène l’OTAN pour instaurer la stabilité dans les régions en crise ne se limitent pas au déploiement de troupes. En proposant des programmes de formation et d’entraînement, l’OTAN aide des pays comme l’Afghanistan à mettre en place leurs propres institutions de sécurité et à assurer leur propre sécurité. Afghanistan Un élément important de l’engagement de l’OTAN en Afghanistan est l’aide qu’elle apporte à ce pays pour qu'il mette en place ses structures et ses forces de sécurité. Créée en novembre 2009, la mission OTAN de formation en Afghanistan (NTM-A) regroupe les activités de formation menées par l'OTAN et par les pays et travaille en étroite coopération avec les autorités afghanes. Ses tâches essentielles sont, entre autres, la formation et le mentorat des forces de sécurité nationales afghanes, le soutien au socle de la formation institutionnelle de l'Armée nationale afghane, et la réforme de la police nationale afghane au niveau des districts et plus localement. L’Alliance a également déployé des équipes de liaison et de mentorat opérationnels auprès d'unités de l'armée nationale afghane à différents échelons de commandement. Ces équipes se sont peu à peu transformées en équipes consultatives militaires et en équipes consultatives de police, plus généralement appelées « équipes d'assistance aux forces de sécurité ». En 2006, l’OTAN a signé avec l’Afghanistan une déclaration instaurant un programme substantiel de coopération à long terme. Ce « programme de coopération afghan » prévoit un complément d'aide pour l'entraînement et notamment l'accès des Afghans aux activités de partenariat et aux stages de l'OTAN, l'échange de conseils et de savoir-faire sur la réforme de la défense et la mise en place d’institutions de sécurité, ainsi qu’une assistance spécifique, notamment pour la formation linguistique. Par la suite, l'OTAN et le gouvernement de la République islamique d'Afghanistan ont signé, le 20 novembre 2010 au sommet de l'OTAN à Lisbonne, une déclaration sur un partenariat durable. Le partenariat durable vise à apporter un soutien politique et pratique à long terme à l'Afghanistan tandis que ce pays reconstruit ses institutions de sécurité et prend progressivement la pleine responsabilité de sa sécurité dans le cadre du processus de transition. Il comprend une série d'activités et de programmes agréés dans le cadre de la coopération qui s'exerce entre l'OTAN et l'Afghanistan. Il s'agit notamment du programme de formation militaire professionnelle pour l'Afghanistan, qui vise à développer plus avant les institutions afghanes, ainsi que d'autres initiatives comme le projet pilote de formation à la lutte antidrogue. L’Union africaine À la demande de l’Union africaine (UA), l'OTAN a aidé celle-ci (de juin 2005 à fin décembre 2007) à consolider sa force de maintien de la paix au Darfour pour qu'elle puisse mettre fin à la violence qui secouait la région. Initialement, le soutien de l’OTAN a consisté à former les troupes de l’UA à la planification stratégique et aux procédures opérationnelles. L'OTAN a contribué à l’organisation d’un exercice sur cartes dirigé par l'ONU et plus tard, à l'été 2006, elle a aussi fourni une aide à la formation dans les domaines de la certification avant déploiement, des « enseignements tirés » et de la gestion de l'information. En outre, depuis 2007, l'OTAN met à la disposition de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) des experts spécialisés dans des domaines comme la planification maritime, la coordination des mouvements aériens et la logistique. L'OTAN fournit également, à la demande de l'UA, un soutien sous la forme d'experts et de formateurs pour la Force africaine en attente, laquelle s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par l'UA pour développer des capacités de maintien de la paix à long terme. Iraq De 2004 à fin 2011, l’OTAN a aidé l’Iraq à assurer sa propre sécurité en formant du personnel iraquien et en apportant son soutien à la mise en place des institutions de sécurité du pays. Elle a formé et encadré, dans ses écoles et ses centres d’entraînement, aussi bien en Iraq qu'à l’extérieur du pays, des personnels de rang intermédiaire et supérieur des forces de sécurité iraquiennes. Elle a aussi assuré la coordination des offres d’équipements et de formation faites par certains pays de l’OTAN et certains pays partenaires. Les organismes et les établissements de formation Il existe un certain nombre d'organismes chargés d'organiser et de dispenser la formation. Certains opèrent sous la direction de l'Alliance, tandis que d'autres n'appartiennent pas aux structures de l’Alliance mais les complètent. Commandement allié Transformation Le Commandement allié Transformation (ACT) a été créé en 2002 dans le cadre de la réorganisation de la structure de commandement de l’OTAN. L'ACT est responsable de l’entraînement commun OTAN et PPP, de l’entraînement individuel, de l’élaboration d’orientations et de doctrines relatives à la formation, ainsi que de la direction des écoles de l’OTAN. Depuis juillet 2012, l’ACT s’est également vu attribuer la responsabilité de la gestion des entraînements et exercices collectifs, selon les besoins définis par le Commandement allié Opérations.   Toutes les entités rattachées à l'ACT remplissent une fonction de formation et d'entraînement. Pour de plus amples informations, on se reportera à la page « L'OTAN de A à Z » consacrée au Commandement allié Transformation. Autres établissements et organismes de formation Il s'agit d'entités qui ont un lien avec l'OTAN, mais qui sont généralement administrées par les pays, les autorités nationales ou les organisations civiles compétentes. Ces entités sont ouvertes aux personnels des pays membres de l’OTAN et des pays partenaires. Les centres d'excellence Il s'agit de centres qui ont été homologués par l’OTAN. L’un de leurs rôles consiste à offrir une formation et un entraînement de qualité à la communauté euro-atlantique. Ils sont financés au niveau national ou multinational, et leurs relations avec l’OTAN sont officialisées par des mémorandums d’entente. Les premiers centres d’excellence à avoir été pleinement homologués par l’OTAN sont le Centre de compétences en matière de puissance aérienne interarmées (en Allemagne) et le Centre d’excellence pour la défense contre le terrorisme (en Turquie). De nombreux autres centres ont été créés depuis. Les centres de formation et d'entraînement des partenariats Les centres de formation et d'entraînement des partenariats (PTEC) se concentrent sur les aspects opérationnels et tactiques des opérations militaires. Chacun a un domaine de compétences distinct et met à la disposition des personnels de tous les pays partenaires des locaux et des formations de qualité. Il existe actuellement vingt-quatre centres d'entraînement et de formation des partenariats, qui dépassent désormais les frontières de la zone euro-atlantique à laquelle ils se limitaient initialement, puisqu'il y en a en Égypte et en Jordanie. Les activités de formation et d'entraînement menées dans ces centres sont en rapport avec les programmes et les politiques de partenariat de l'OTAN. L'École de l'OTAN à Oberammergau et l’ACT coprésident la conférence annuelle des commandants des PTEC. Cette communauté a été ouverte aux pays du Dialogue méditerranéen et aux pays de l'Initiative de coopération d'Istanbul. En avril 2011, l’OTAN a adopté un concept pour les PTEC, basé sur la « politique pour un partenariat plus efficace et plus souple », laquelle précise que « tous les partenaires se verront offrir un engagement politique et pratique approfondi avec l’Alliance. Cette offre comprendra notamment un soutien à la formation, à l’entraînement et au renforcement des capacités en matière de défense, dans les limites des ressources existantes ». Par cette initiative, l’OTAN s’est engagée à offrir un soutien aux partenaires désireux de développer plus avant leurs capacités de formation et d’entraînement en matière de défense. Le Groupement d'institutions d'études de défense et de sécurité du Partenariat pour la paix (PPP) Le Groupement PPP a été créé en 1999 dans le but de promouvoir la formation dans des domaines se rapportant à la sécurité. Pour ce faire, il facilite la coopération entre les institutions civiles et militaires des pays de l’OTAN et des pays du PPP, à l'appui des priorités de l'OTAN, notamment pour la mise en place d'institutions de défense et la réforme de la défense. Ainsi, en 2008, le Groupement PPP a élaboré un programme de référence sur le plan d'action du Partenariat pour l'établissement d'institutions de défense (PAP-DIB). Ce document vise à fournir aux pays partenaires une assistance détaillée concernant l’élaboration d’objectifs d’apprentissage et de programmes d’enseignement pour les formations universitaires consacrées à l’établissement d’institutions de défense ou à la réforme de ces institutions. En 2011, un programme de référence similaire a été élaboré pour la formation militaire professionnelle des officiers et, plus récemment, un autre a été élaboré pour les sous-officiers. Par ailleurs, le Groupement PPP propose un programme pour formateurs visant à familiariser les partenaires avec les méthodes d'enseignement modernes, et il aide l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan s'agissant des aspects de leurs IPAP liés à la formation. Il met en place des groupes de travail qui rassemblent des experts, des décideurs et des professionnels de la défense et de la sécurité, lesquels mettent en commun des informations et développent des produits, tels que des outils pédagogiques et des travaux de recherche.  Parmi les organisations participantes, on compte des universités, des instituts de recherche et des centres d’entraînement. Son secrétariat est assuré par le Centre européen d'études de sécurité George C. Marshall, basé en Allemagne. Formation et entraînement : des activités clés depuis 1949 La formation et l’entraînement collectifs existent depuis la création de l’OTAN en 1949. Au fil des ans, ces activités se sont considérablement développées ; elles sont devenues des éléments clés qui permettent à l’OTAN d’instaurer la sécurité. Interopérabilité Au cours des premières années de l’Alliance, les forces de l’OTAN organisaient des entraînements conjoints pour renforcer leur capacité de défense collective. Autrement dit, la formation et l’entraînement servaient à préparer les forces à une attaque éventuelle. Une force intégrée sous un commandement centralisé Une force intégrée sous un commandement centralisé a été mise en place dès septembre 1950, après le déclenchement de la guerre de Corée en juin 1950. Le premier commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Dwight D. Eisenhower, a été nommé en décembre 1950. Après cette nomination, les forces nationales ont été placées sous commandement centralisé. Les premiers exercices de l’Alliance Les premiers exercices de l’Alliance ont eu lieu à l’automne 1951. Au cours de l’année 1953, l’OTAN a organisé une centaine d’exercices de différents types. À partir de ce moment-là, les forces de l’OTAN ont commencé à présenter une certaine cohésion. La formation individuelle La formation individuelle a rapidement suivi. En avril 1951, le général Eisenhower a déclaré pour la première fois qu’il fallait créer un cadre spécialisé pour étudier les questions propres à l’Alliance. Le Collège de défense de l’OTAN a été inauguré à la fin de cette même année, le 19 novembre, et, en 1966, il a été transféré à Rome, où il se trouve encore aujourd'hui. L’École des systèmes d'information et de communication de l'OTAN à Latina (Italie) a été créée en 1959, lorsqu'une entreprise civile a commencé à organiser une formation à l’intention d’un petit groupe d’agents de l’OTAN sur un système qui allait devenir le système de communication « ACE HIGH » de l’OTAN. Le 2 mai 1959, le Centre de recherche sous-marine de l’OTAN a été ouvert à La Spezia (Italie).  Au cours du processus de réforme de 2002, il a été intégré à la structure des agences de l'Alliance en tant qu'élément organisationnel lié à la recherche. En 1971, le Comité militaire a créé un Groupe d'entraînement OTAN. Ce groupe s’est réuni pendant plusieurs années avec le groupe Eurotraining, qui avait été mis en place pour améliorer les dispositions relatives à l’entraînement multinational entre les pays européens (ses responsabilités ont été confiées à l'OTAN en 1993). Le Groupe d'entraînement OTAN a été officiellement transféré du Comité militaire au Commandement allié Transformation en 2004. Il a pour but principal d'améliorer l'interopérabilité entre les Alliés, mais aussi entre les forces des pays partenaires. En 1975, l’École de l’OTAN à Oberammergau (Allemagne) a reçu sa charte et son nom actuel. Pendant près de vingt-cinq ans, elle a surtout consacré ses stages aux questions relatives à la défense collective. Plus récemment, en 2003, le Centre OTAN d'entraînement aux opérations d'interdiction maritime a été établi dans la baie de la Sude (Grèce), afin d'entraîner les forces OTAN à la conduite d'activités de surface, sous-marines et de surveillance aérienne, ainsi qu'aux opérations spéciales. Cet entraînement est dispensé au travers de programmes de formation théoriques et pratiques, mais aussi de simulations. La formation OTAN s’ouvre aux partenaires Depuis la fin de la Guerre froide, l’Alliance a accru son engagement politique auprès des pays non membres, et elle leur a donné accès à ses stages d’entraînement et de formation. Les pays du Partenariat pour la paix (PPP) Les anciens pays du Pacte de Varsovie, les anciennes républiques soviétiques et les pays non membres situés en Europe occidentale qui, en 1994, ont répondu favorablement à l'invitation de l'OTAN d'adhérer au programme du PPP, se sont engagés à accroître leur niveau d’interopérabilité avec les forces de l’OTAN. Leur adhésion a ouvert la voie aux entraînements conjoints et a marqué le début du soutien de l’OTAN à la réforme de la défense. Les établissements de formation de l’OTAN ont rapidement emboîté le pas. Le premier stage s’adressant à des officiers des pays partenaires a été organisé en octobre 1994 à l’École des systèmes d'information et de communication de l'OTAN. De son côté, le Collège de défense de l’OTAN a intégré les questions liées au PPP dans sa session principale. Les pays du Dialogue méditerranéen Le Dialogue méditerranéen a lui aussi été créé en 1994 ; il s’agissait au départ d’une tribune permettant de mener un dialogue politique. En 1997, lors d’une réunion à Sintra (Portugal), l’Alliance a décidé d’ouvrir certaines activités de formation militaire aux pays participant à cette initiative (ils sont actuellement au nombre de sept : Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Le renforcement de la coopération avec tous les partenaires En 1998, le Conseil de partenariat euro-atlantique a approuvé la création du Groupement PPP, et au sommet de Washington, en 1999, les dirigeants des pays de l'OTAN ont approuvé un plan pour un « Partenariat renforcé et plus opérationnel ». Par ailleurs, avec la révision du concept stratégique de l'Alliance en 1999, le rôle de l’École de l’OTAN a été fondamentalement modifié ; il prévoit désormais la coopération et le dialogue avec les personnels civils de pays non OTAN.  Le Centre interarmées d'analyse et de retour d'expérience a été créé en mai 2002 à Monsanto (Portugal). Cet établissement a pour mission d’effectuer une analyse et une expérimentation conjointes des opérations, des entraînements et des exercices, tout en associant les partenaires à ses activités. En février 2005, le Conseil de l'Atlantique Nord a pris note de l'initiative « La formation et l'entraînement pour la réforme de la défense ». Cette initiative aide les formateurs des pays du Conseil de partenariat euro‑atlantique à intégrer dans leurs programmes les principes liés à la mise en place d'institutions de défense. Comme les stages s'adressent aux fonctionnaires et aux autres personnes contribuant à la mise en place d'institutions de défense, ils permettent indirectement d'améliorer la réforme de la défense. La transformation par la formation Avec la création des deux commandements stratégiques en 2002, la coordination et la cohérence des activités OTAN de formation et d'entraînement se sont grandement améliorées. Ont suivi la création d’autres institutions de formation et le lancement de nouvelles initiatives. De nouveaux centres d'entraînement Un Centre de guerre interarmées a été inauguré à Stavanger (Norvège) le 23 octobre 2003. Le Centre d’entraînement de forces interarmées à Bydgoszcz (Pologne), qui a été inauguré le 31 mars 2004, assure la formation des forces des pays de l’OTAN et des pays partenaires en vue d'améliorer l'interopérabilité interarmées multinationale au niveau tactique. Intensification de la formation et des partenariats Au sommet d’Istanbul, en 2004, les dirigeants des pays de l’Alliance ont élevé le Dialogue méditerranéen au rang de partenariat à part entière, permettant ainsi à ses participants de prendre part en plus grand nombre aux exercices et aux stages de formation individuelle dans les institutions de l’OTAN. Des dispositions ont également été prises pour la coopération sur la réforme de la défense. Au même moment, l’Alliance a lancé l’Initiative de coopération d’Istanbul, qui ouvrait la voie à la coopération entre l’OTAN et les pays du Moyen‑Orient élargi (Bahreïn, Koweït, Qatar et Émirats arabes unis) dans des domaines comme la formation et l’entraînement. Ce sommet a également permis de prendre des dispositions pour que les partenaires prennent part à des entraînements conjoints de lutte contre le terrorisme et qu’ils s'entraînent avec la Force de réaction de l'OTAN. L'adoption du plan d'action du Partenariat pour l'établissement d'institutions de défense a donné un nouvel élan aux activités de l’OTAN en matière de réforme de la défense. Ce document décrit ce que l’OTAN et les partenaires veulent réaliser dans le domaine de la réforme de la défense. Le sommet de Chicago, tenu en 2012, a été l'occasion de réitérer l'importance de la formation et de l'entraînement pour l'avenir de l'Alliance, déclaration qui a été renforcée par le lancement de l'initiative d'interconnexion des forces.