NATO - North Atlantic Treaty Organization

  • Information, Programmes de communication et d'-
    Programmes de communication et d'information Dans une organisation intergouvernementale telle que l'OTAN, il appartient au gouvernement de chaque pays membre d'expliquer à son opinion publique la politique de défense et de sécurité qu'il mène au niveau national ainsi que le rôle du pays au sein de l'Alliance. Cet effort d'explication vient en complément des programmes mis au point par l'Organisation elle-même, qui est tenue d'informer le public, dans les pays membres et dans le monde entier, sur sa politique et ses objectifs L'OTAN s'est fixé comme objectif de promouvoir le dialogue et la compréhension tout en sensibilisant le public aux questions de sécurité et en l'associant à un débat permanent sur la sécurité. Pour ce faire, l'OTAN entretient des contacts avec les médias et élabore des programmes de communication et d'information à l'intention de groupes cibles tels que les relais d'opinion, les universitaires et les parlementaires, les jeunes, et les milieux pédagogiques. Elle cherche à toucher des publics partout dans le monde, en particulier à travers son site web, sa chaîne de télévision sur internet (NITV) et ses activités dans le domaine des médias sociaux. L'OTAN diffuse également des publications sur support papier et met en œuvre des programmes et des activités avec des partenaires extérieurs, tout en apportant son soutien au secrétaire général dans son rôle de porte-parole de l'Organisation. En résumé, les actions de communication et de diplomatie publique couvrent ensemble des activités et des moyens visant à informer, communiquer et coopérer avec des publics très divers partout dans le monde et elles ont pour but de mieux faire connaître et comprendre l'OTAN, de promouvoir ses politiques et ses activités et, ainsi, d'obtenir pour l'Alliance le soutien et la confiance de l'opinion publique. La communication avec le public a toujours été une préoccupation de l'Alliance, dès sa création. Dès le mois de mai 1950, soit un an exactement après la signature du traité de Washington, le Conseil de l'Atlantique Nord publiait une résolution dans laquelle il s'engageait à « développer et coordonner l'information de l'opinion publique sur les objectifs du Traité, tout en laissant à chaque pays la responsabilité des programmes nationaux dans ce domaine. » (18 mai 1950). Ces mêmes valeurs inspirent aujourd'hui encore les programmes de communication et d'information de l'OTAN, ainsi que l'ont réaffirmé en 2009 les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'Alliance : « Alors que l’OTAN s’adapte aux défis du XXIe siècle en cette année qui marque son 60e anniversaire, il est de plus en plus important de veiller à ce que l’Alliance communique de manière appropriée, souple, précise et en temps opportun sur l’évolution de ses rôles, objectifs et missions. La communication stratégique fait partie intégrante des efforts que l’Alliance déploie pour réaliser ses objectifs politiques et militaires ». Cependant, l'entrée dans l'ère de l'information, l'avènement des médias mobiles et la création de contenus par les utilisateurs ont engendré des changements majeurs qui impliquent un processus continu de réforme et de modernisation : les outils de communication se sont multipliés et ont maintenant la capacité de toucher des publics plus larges et plus diversifiés. Dans le même temps, il est de plus en plus nécessaire de communiquer instantanément, d'interagir directement et de partager l'information. Rôle des programmes de communication et d'information Les programmes de communication et d'information de l'OTAN viennent en complément des activités d'information du public menées à l'initiative des gouvernements des pays membres. Ces programmes sont principalement mis en œuvre par la Division Diplomatie publique de l'OTAN, qui coordonne également toutes les activités de communication stratégique dans l'ensemble des organismes civils et militaires de l'OTAN et qui veille à l'harmonisation de toutes les activités de diplomatie publique menées par d'autres entités appartenant à la structure de l'OTAN. Type d'activités  Pour s'adapter au progrès technologique, à l'information en continu et à la popularité croissante des médias sociaux, l'Alliance utilise non seulement les médias traditionnels, mais aussi les médias en ligne sur Internet et la communication avec les internautes, pour sensibiliser l'opinion publique à l'évolution du rôle, des objectifs et des missions de l'OTAN et obtenir son adhésion. En d'autres termes, l'Alliance adopte une approche diversifiée et intégrée dans sa communication et ses contacts avec le grand public Contacts et communication avec le public Opérations médias 24 heures sur 24 La Division Presse et médias apporte un soutien au secrétaire général de l'OTAN dans son rôle de principal porte-parole de l'Alliance ; elle organise également des exposés et des entretiens avec les journalistes, des conférences de presse, des tournées de presse, un suivi des médias, ainsi que des expositions. Elle veille aussi à ce que la couverture d'évènements majeurs tels que les sommets ou les réunions ministérielles soit assurée en temps réel et à ce que des ressources appropriées soient mises à la disposition des journalistes et des hauts responsables. Un centre d'opérations médias se consacre aux opérations dirigées par l'OTAN et à toutes les activités médiatiques s'y rapportant. Ce centre assure la coordination des activités, l'harmonisation des messages ainsi que la gestion quotidienne des activités de communication concernant toute opération ou mission de l'OTAN. Contacts au niveau personnel L'OTAN organise des programmes de coopération, visites, séminaires et conférences à l'intention des relais d'opinion, parlementaires, groupes de la société civile et experts dans les pays membres et les pays partenaires. Concrètement, le personnel de l'Organisation participe au travail d'explication et d'information sur l'OTAN dans les pays membres et partenaires ainsi que dans les pays où l'OTAN est engagée, et entretient pour ce faire des contacts avec des universitaires, des groupes de réflexion, des blogueurs et tout autre groupe s'intéressant à l'OTAN et aux questions relatives à l'Organisation. L'OTAN a lancé un projet original, appelé programme SOIE-Afghanistan, dont le but est de fournir un accès internet gratuit aux universités et institutions gouvernementales afghanes, à l'appui de l'opération que l'OTAN mène dans le pays. Des visiteurs peuvent être accueillis au siège de l'OTAN pour des exposés et des débats avec des experts du Secrétariat international, de l'État-major militaire international et des délégations nationales sur tous les aspects des activités et des politiques de l'Alliance. De même, des responsables de l’OTAN, parmi lesquels le secrétaire général et de hauts responsables de l'Alliance, prennent part à certains événements phares organisés dans des pays membres et partenaires. Communication de masse, développement et valorisation de l'image L'Alliance édite et diffuse des publications imprimées et électroniques couvrant un large éventail de sujets en rapport avec l'OTAN, souvent dans diverses langues de pays membres et partenaires. Le site web de l’OTAN donne accès à des informations détaillées sur les politiques et les activités de l'OTAN, notamment des déclarations publiques, des documents de référence, des documents officiels, des entretiens vidéo et des fichiers audio, et il permet de suivre en temps réel la couverture d'événements majeurs en rapport avec l'Organisation. Le site donne aussi accès aux ressources de la médiathèque de l'OTAN, qui traite entre autres les demandes internes et externes concernant des publications relatives à l'OTAN. La chaîne de télévision OTAN sur internet (NITV) propose des documentaires vidéo et distribue des séquences « B-roll » aux radiodiffuseurs, assurant ainsi à l'OTAN une audience encore plus large. De plus, les studios de radio et de télévision aménagés au siège de l'OTAN permettent de couvrir des événements médiatiques auxquels participent des personnalités et d'améliorer la coordination avec les radiodiffuseurs. Outre les documents officiels, déclarations et documentaires vidéo communicables au public qui sont disponibles en ligne, on peut aussi consulter des textes, brochures et autres produits qui expliquent la politique de l'Organisation et permettent de se faire une idée plus précise des objectifs fondamentaux et de la raison d'être de l'OTAN. Ces produits sont destinés à sensibiliser l'opinion et à contribuer à un débat public constructif sur des aspects pertinents de la politique de sécurité. Promotion de la coopération dans le domaine de la sécurité Les programmes de communication et d'information favorisent le débat sur les questions liées à l'OTAN et contribuent à mieux faire connaître, dans les milieux universitaires, les objectifs et les buts de l'Organisation. Ils permettent également à l'Alliance de prendre connaissance des avis et des analyses du grand public et de certains groupes qui le composent. De nombreuses activités d'information sont de nature interactive, et l'OTAN peut ainsi être à l'écoute des publics auxquels elle s'adresse, s'informer de leurs expériences, de leurs préoccupations et de leurs centres d'intérêt, et répondre à leurs questions. Dans certains cas, l'OTAN est présente au niveau local, par exemple à travers ses bureaux de l'information de Moscou et de Kiev, ce qui lui permet d'accroître l'impact de ses activités d'information et d'interagir davantage avec le public. L'OTAN dispose également de points d'information dans d'autres pays partenaires ainsi que dans des ambassades appelées « points de contact », c'est-à-dire des ambassades de pays de l'OTAN dans des pays partenaires qui servent de relais entre le siège de l'OTAN à Bruxelles et les publics cibles de ces pays. Coordination des activités de communication stratégique de l'OTAN La Division Diplomatie publique coordonne non seulement les activités de diplomatie publique menées par d'autres entités OTAN, mais aussi l'ensemble des activités de communication stratégique dans tous les organismes civils et militaires de l'OTAN. Mécanismes de fonctionnement Le Conseil de l'Atlantique Nord et le secrétaire général de l'OTAN donnent l'orientation générale des programmes de communication et d'information pour les dimensions civile et militaire de l'Alliance. Dimension civile Le Comité de la diplomatie publique (CPD) joue le rôle d'organe consultatif auprès du Conseil de l'Atlantique Nord pour les questions relatives à la communication en général, en particulier avec les médias et l'opinion publique. Il formule des recommandations à l'intention du Conseil sur la manière de développer, dans l'opinion publique, la compréhension et le soutien en faveur des buts de l'OTAN. À cet égard, le CPD est chargé de la planification, de la mise en œuvre et de l’évaluation de la stratégie OTAN de diplomatie publique. Le CPD est constitué des représentants de tous les pays membres de l'OTAN, il est présidé par le secrétaire général adjoint pour la diplomatie publique ; le directeur de l'état-major militaire international y est représenté par le conseiller en affaires publiques. Dimension militaire Les membres du Secrétariat international en charge des différents programmes de communication et d'information travaillent en étroite collaboration avec le conseiller en affaires publiques auprès du directeur de l'État-major militaire international. Bien que rattaché administrativement à l'État-major militaire international, le Bureau du conseiller en affaires publiques militaires travaille avec le Secrétariat international pour améliorer la coordination. Le Comité militaire et son président, en sa qualité de principal porte-parole militaire de l'Alliance, donnent également des directives concernant l'orientation des programmes de communication et d'information; le SACEUR et le SACT donnent pour leur part des directives concernant les activités de communication des commandements alliés, l'un pour le commandement allié Opérations, et l'autre pour le commandement allié Transformation. Évolution des programmes de communication et d'information Les membres fondateurs de l'OTAN ont compris l'importance que revêt l'information du public. Dès août 1950, l'OTAN a mis en place un service de l'information de taille modeste, à la tête duquel un directeur a été nommé à l'automne de la même année. Ce service, comme le reste de l'organisation civile de l'Alliance, n'a reçu un budget qu'en juillet 1951. Et c'est en 1952 que le service de l'information a pris toute son ampleur, avec la création d'un secrétariat international dirigé par un secrétaire général (mars 1952) auquel il était initialement rattaché. C'est en 1953 qu'a été créé le comité de l'information et des relations culturelles (devenu le comité de la diplomatie publique). Dès lors, tous les mécanismes étaient en place pour permettre le développement de programmes de communication et d'information à part entière. Au fil du temps, les programmes OTAN de diplomatie publique ont été adaptés en fonction de l'évolution du contexte politique et de sécurité ainsi que des innovations techniques qui ont un impact direct sur le travail de communication.
  • Information et de communication, Agence OTAN d' -
    Agence OTAN d'information et de communication L'Agence OTAN d'information et de communication (NCIA) est le principal fournisseur de capacités C3 (consultation, commandement et contrôle) et prestataire de services SIC (systèmes d'information et de communication) de l'OTAN. Elle fournit également un soutien informatique au siège de l'OTAN, à la structure de commandement de l'OTAN et aux agences de l'OTAN. La NC3A fait partie de l'Organisation des C3 de l'OTAN, qui comprend également un comité de direction, un secrétariat, un groupe de représentants des pays et l'Agence OTAN de services de systèmes d'information et de communication. Principales tâches et responsabilités La NCIA fournit des technologies de pointe et des capacités de communication C4ISR (commandement, contrôle, communication, informatique, renseignement, surveillance et reconnaissance) à l'appui des missions et en soutien aux décideurs de l'Alliance, y compris dans le cadre de la réponses aux nouveaux défis et aux nouvelles menaces (comme la cyberdéfense et la défense antimissile). Parmi ses tâches figurent l'acquisition de technologies, l'expérimentation, la promotion de l'interopérabilité, la conception et l'ingénierie des systèmes et des architectures, ainsi que les essais et le soutien technique. Elle fournit également des services SIC à l'appui des missions de l'Alliance. L'Agence se charge par ailleurs de la planification centrale, de l'ingénierie système, de la mise en œuvre et de la gestion de configuration du programme ACCS (système de commandement et de contrôle aériens). La NCIA offre également une plate-forme pour le partage et l'échange d'informations en coopération entre l'OTAN et d'autres organismes de l'Alliance, et entre ces entités, grâce à des systèmes interopérables nationaux et OTAN de soutien. Structure de la NCIA La NCIA est dirigée par un directeur général et elle a son siège à Bruxelles (Belgique). Elle dispose de sites importants à La Haye (Pays Bas) et à Mons (Belgique), en plus d'une trentaine de points d'attache en Afghanistan et auprès de grands clients. L'Agence est l'organe exécutif de l'Organisation OTAN d'information et de communication (NCIO), qui a pour objectif de maximiser l'efficacité de la fourniture de capacités C3 aux parties prenantes concernées, en veillant à ce qu'elle soient cohérentes et interopérables, et d'assurer la prestation de services SIC sécurisés à un coût minimum pour les Alliés, à titre individuel ou collectivement. Un comité de surveillance de l'agence (ASB), composé de représentants de chaque pays de l'OTAN, gère la NCIO et en supervise les travaux. C'est également cet ASB qui nomme le directeur général de la NCIA, après consultation du secrétaire général de l'OTAN. Tous les États membres de l’OTAN sont membres de la NCIO. L'ASB, qui relève du Conseil de l'Atlantique Nord, publie des directives et prend des décisions de politique générale devant permettre à la NCIO de faire son travail. Ses décisions sur des questions déterminantes comme les orientations, les finances, l'organisation générale de l'Agence et ses effectifs doivent être approuvées à l'unanimité par tous les États membres. Évolution Au sommet de Lisbonne de novembre 2010, les chefs d'État et de gouvernement ont décidé de procéder à une réforme des quatorze agences de l'OTAN existantes, situées dans sept États membres. Plus particulièrement, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences de l'OTAN autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience pour la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires et de développer la transparence et la responsabilisation. C'est dans le cadre de ce processus de réforme que la NCIA a été créée le 1er juillet 2012, au travers de la fusion de l'Organisation des C3 de l'OTAN, de l'Agence OTAN de services de systèmes d'information et de communication (NCSA), de l'Agence des C3 de l'OTAN (NC3A), de l'Agence du Système de recueil et d'exploitation des informations du champ de bataille (BICES) de l'OTAN, de l'Agence OTAN de gestion du système de commandement et de contrôle aériens (NACMA), et du Service Gestion de l'information, des communications et des technologies (ICTM) du siège de l'OTAN.
  • Initiative de coopération d'Istanbul (ICI)
    L’Initiative de coopération d'Istanbul (ICI) S’ouvrir au Moyen-Orient élargi L’Initiative de coopération d’Istanbul, lancée au sommet de l’Alliance organisé dans la capitale turque en juin 2004, vise à contribuer à la sécurité à long terme aux niveaux mondial et régional par une offre de coopération pratique bilatérale entre les pays du Moyen-Orient élargi et l’OTAN dans le domaine de la sécurité. Cette offre concerne principalement l’instauration d’une coopération pratique dans des domaines où l’OTAN peut apporter de la valeur ajoutée, notamment en matière de sécurité, avec – pour commencer – les différents États du Conseil de coopération du Golfe. À ce jour, quatre de ces pays (Bahreïn, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis) se sont joints à l’ICI. L’Arabie saoudite et Oman ont également exprimé leur intérêt pour l’Initiative. Cette initiative, fondée sur le principe de l’inclusivité, est cependant ouverte à tous les pays intéressés de la région du Moyen-Orient élargi qui souscrivent à ses objectifs et à son contenu, notamment la lutte contre le terrorisme et contre la prolifération des armes de destruction massive. La participation de chaque pays intéressé sera examinée par le Conseil de l’Atlantique Nord au cas par cas et en fonction de ses mérites intrinsèques. Cette participation dépendra largement, tout comme le rythme et l’étendue de la coopération, de la réponse de chacun et du degré d’intérêt manifesté. Sur quels grands principes cette initiative est-elle fondée ? L’ICI est fondée sur un certain nombre de principes importants : La non-discrimination : les bases de la coopération avec l’OTAN sont les mêmes pour tous les partenaires de l’ICI. L’ autodifférenciation permet de choisir une approche adaptée aux besoins propres de chacun de nos partenaires de l’ICI. Les programmes individuels de partenariat et de coopération, en particulier, permettent aux pays de l’ICI intéressés et à l’OTAN de placer leur coopération pratique dans une démarche plus prospective et mieux ciblée, en leur donnant la possibilité d’indiquer les principaux objectifs à court et à long terme de leur coopération avec l’Alliance, conformément aux objectifs et aux politiques de l’OTAN pour l’Initiative de coopération d’Istanbul. L’ inclusivité : tous les pays de l’ICI devraient se considérer comme parties prenantes d’un même travail en coopération. Un engagement bidirectionnel : l’ICI est un « partenariat bidirectionnel », dans lequel l’OTAN cherche à obtenir la contribution des partenaires pour assurer la réussite de l’Initiative, par le biais d'un processus de consultations régulières ; une importance particulière est accordée à la coopération pratique. La non imposition : les partenaires de l’ICI sont libres de choisir le rythme et l'ampleur de leur coopération ; l'OTAN n'entend nullement leur imposer quoi que ce soit. La complémentarité et le renforcement mutuel : l’ICI est complémentaire d’autres initiatives internationales pour la région, et toutes ces initiatives se renforcent mutuellement. La diversité : l’Initiative de coopération d’Istanbul respecte le contexte régional, culturel et politique propre à chacun des pays partenaires, et elle en tient compte. Comment cela se traduit-il dans les faits ? L’initiative propose une liste d’activités bilatérales parmi lesquelles les pays peuvent faire leur choix, dans divers domaines de coopération : conseils adaptés sur la transformation de la défense, l’établissement des budgets de défense, la planification de la défense et les relations civilo-militaires ; coopération entre militaires, afin de contribuer à l’interopérabilité par la participation à certains exercices militaires et à des activités de formation et d’entraînement connexes qui pourraient améliorer l’aptitude des forces des pays participants à mener des opérations avec celles de l’Alliance ; et par la participation à certains exercices de l’OTAN et du PPP et, au cas par cas, à des opérations dirigées par l’OTAN ; coopération à la lutte contre le terrorisme, y compris par le partage du renseignement ; coopération à l’action de l’Alliance contre la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs ; coopération à la sécurisation des frontières en ce qui concerne le terrorisme, les armes légères et de petit calibre, et la lutte contre les trafics illicites ; plans civils d’urgence, y compris la participation à des stages de formation et à des exercices sur les opérations de secours en cas de catastrophe. Les programmes individuels de partenariat et de coopération, en particulier, permettent aux pays de l’ICI intéressés et à l’OTAN de placer leur coopération pratique dans une démarche plus prospective et mieux ciblée, en leur donnant la possibilité d’indiquer les principaux objectifs à court et à long terme de leur coopération avec l’Alliance. Comment cette initiative a-t-elle évolué ? L’OTAN apprécie pleinement la nécessité d’une large coopération internationale et d’un effort collectif pour faire face aux menaces nouvelles et complexes du monde d’aujourd’hui. C’est dans ce but qu’elle a mis en place et continue de développer, un réseau de partenariats dans le domaine de la sécurité. Cette initiative a été précédée d’une série de consultations de haut niveau menées par le secrétaire général délégué de l’OTAN, l’ambassadeur Minuto Rizzo, en mai, septembre et décembre 2004 avec six pays de la région (Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis). Ces pays se sont tous montrés vivement intéressés par l’Initiative. L’ICI a été lancée au sommet des chefs d’État et de gouvernement organisé à Istanbul le 28 juin 2004. Après ce sommet, entre septembre et décembre 2004, le secrétaire général délégué de l’OTAN a effectué une nouvelle série de visites aux six pays membres du Conseil de coopération du Golfe afin d’examiner avec eux la voie à suivre. Au cours du premier trimestre 2005, trois pays (Bahreïn, Koweït, Qatar) se sont officiellement joints à l’Initiative. En juin 2005, les Émirats arabes unis s’y sont joints à leur tour. L’ICI s’est développée depuis lors, tant dans ses dimensions politique que pratique. Pendant que le dialogue politique évoluait jusqu’à inclure des réunions de haut niveau, la dimension pratique s’est progressivement améliorée, avec le lancement de nouveaux outils et de nouvelles activités de partenariat et grâce à la contribution de ces pays aux opérations dirigées par l’OTAN. La dimension multilatérale du partenariat a également été développée, avec la première réunion en configuration « Conseil + 4 » en novembre 2008, suivie de deux autres réunions de ce type, en 2009 et 2010. Depuis le sommet d’Istanbul en 2004, un menu annuel d’activités pratiques axé sur les domaines prioritaires agréés est proposé aux pays de l’ICI ; il a été progressivement amélioré. En 2007, les pays de l’ICI pouvaient choisir entre 328 activités de coopération ; aujourd’hui, en 2011, le menu propose environ 500 activités pratiques. L’Initiative OTAN de coopération en matière de formation (NRCI), lancée au sommet de Riga en 2007, vise à compléter les activités de coopération existantes développées dans le cadre de l’ICI, en mettant sur pied un « stage OTAN sur la coopération régionale » au Collège de défense de l’OTAN, à Rome ; ce stage de niveau stratégique, d’une durée de dix semaines, porte également sur les défis de sécurité actuels au Moyen-Orient. Les pays de l’ICI, ainsi que l’Arabie saoudite, participent activement à ces stages. Les pays de l’ICI ont souligné l’importance de la diplomatie publique. Les événements très médiatiques ont fait place à des discussions informelles sur des questions d’intérêt commun liées à la sécurité. Les conférences de l’ICI au niveau des ambassadeurs qui se sont tenues au Koweït en 2006, à Bahreïn en 2008 et aux Émirats arabes unis en 2009 ont rassemblé le secrétaire général, le secrétaire général délégué et les représentants permanents des 28 pays membres de l’Alliance, ainsi que des hauts responsables, des décideurs et des leaders d’opinion des pays de l’ICI ; elles ont permis d’étudier la manière dont l’OTAN est perçue dans le Golfe, ainsi que les solutions pour développer le partenariat OTAN-ICI dans ses deux dimensions. La quatrième conférence, tenue au Qatar en février 2011, était consacrée à l’approfondissement de ce partenariat. Le nouveau concept stratégique, adopté au sommet de Lisbonne en novembre 2010, stipule que la sécurité coopérative est l’une des tâches essentielles de l’Alliance. Il fait spécifiquement référence à l’ICI : «   Nous attachons une grande importance à la paix et à la stabilité dans la région du Golfe, et nous entendons intensifier notre coopération dans le cadre de l'Initiative de coopération d'Istanbul. Nous nous emploierons à développer un partenariat de sécurité plus approfondi avec nos partenaires du Golfe et à demeurer disposés à accueillir de nouveaux partenaires au sein de l'Initiative de coopération d'Istanbul.  ». Avec l’approbation de la nouvelle politique de partenariat à la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Alliance à Berlin, en avril 2011, tous les pays partenaires de l’OTAN auront en principe accès à la même gamme et au même nombre d’activités. Cela augmentera considérablement le nombre d’activités ouvertes aux pays de l’ICI. Les partenaires de l’ICI ont également démontré leur intérêt croissant à participer à des opérations dirigées par l’OTAN, en tant que prestataires de sécurité. Aujourd’hui, plusieurs partenaires de l’ICI contribuent activement à l’opération de la FIAS dirigée par l’OTAN en Afghanistan. Après le lancement de l’opération Unified Protector (OUP) en Libye, le Qatar et les Émirats arabes unis ont rapidement mis à disposition leurs moyens aériens pour appuyer l’opération, et ils ont été reconnus comme pays contributeurs, dont le rôle clé a aidé au succès de l’opération. Quels sont les organismes de l’OTAN qui jouent un rôle central ? À la suite du lancement de l’ICI, les pays de l’OTAN ont décidé la création du Groupe sur l’Initiative de coopération d’Istanbul, composé de conseillers politiques des 28 délégations des pays membres de l’Organisation. En 2011, ce groupe a été remplacé par le Comité politique et des partenariats (PPC), responsable de tous les partenariats. Le Comité est chargé de définir les procédures à suivre pour dresser une liste d’activités pratiques qui pourraient être menées avec les pays intéressés, et de veiller à leur mise en œuvre. Il est également chargé de faire rapport au Conseil ou au Comité politique au niveau élevé et de préparer le terrain pour les décisions à adopter par le Conseil concernant l’ICI. En outre, le Comité, en configuration 28+1, associe les pays de l’ICI à l’élaboration de programmes de travail individuels et au suivi de leur mise en œuvre.
  • Initiative d’interconnexion des forces
    L’initiative d’interconnexion des forces Après 2014, l’engagement opérationnel de l'OTAN devrait céder la place à la préparation aux opérations. Il s'ensuit que l'OTAN devra rester capable d'accomplir ses tâches fondamentales – décrites dans son concept stratégique1 – et de maintenir ses forces à un haut niveau de préparation. Pour l’y aider, les dirigeants des pays de l’Alliance ont fixé l’objectif « les forces de l’OTAN à l’horizon 2020 » : des forces modernes et étroitement interconnectées, qui soient équipées, formées, entraînées et encadrées comme il se doit. L’initiative d’interconnexion des forces (CFI) permettra de maintenir l’état de préparation et l’efficacité au combat des forces de l’OTAN par le développement de la formation et de l’entraînement, l’augmentation des exercices et une meilleure utilisation de la technologie. Au terme de la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, la CFI mettra à profit l’expérience de l’Alliance – notamment les enseignements tirés de vingt années d’opérations – pour que les Alliés puissent travailler encore plus efficacement, ensemble et avec les partenaires. Les objectifs principaux de la CFI sont de veiller à ce que les Alliés puissent communiquer, s’exercer et opérer ensemble avec efficacité et à ce que l'OTAN ait davantage d'occasions de valider et de certifier leur aptitude à le faire. La Force de réaction de l’OTAN jouera également un rôle important à cet égard en offrant un moyen de démontrer la disponibilité opérationnelle et en servant de « banc d’essai » pour la transformation de l’Alliance. Les éléments fondamentaux de la CFI Le développement de la formation et de l’entraînement est axé sur les personnes ou sur de petits groupes et vise à mettre l’accent sur les besoins essentiels, à harmoniser les travaux actuels et à pallier les insuffisances. L’OTAN profitera collectivement des actions de formation individuelles des Alliés, et elle identifiera les domaines de collaboration ainsi que les synergies potentielles. En outre, elle proposera des formations à des capacités OTAN spécifiques ainsi que toute formation collective générale nécessaire aux Alliés pour fonctionner ensemble et être prêts à toute éventualité. L’intensification des exercices constitue un moyen essentiel pour tester les tactiques, les techniques et les procédures au niveau des forces, promouvoir et évaluer l’interopérabilité, valider la formation et, lorsqu’il y a lieu, certifier des QG, des unités et des formations. Les exercices doivent couvrir tout le spectre d’intensité, favoriser l’interopérabilité, et aussi compenser l’expérience opérationnelle réduite de certaines forces opérant ensemble. L’OTAN concevra un programme solide d’exercices et d’entraînements, qui étaiera l’interopérabilité future de l'Alliance. Des exercices de grande envergure et de haute intensité offriront les scénarios exigeants qui s’imposent pour que l’OTAN reste « au top ». Le 22 octobre 2013, les ministres de la Défense des pays de l'OTAN ont décidé que l'Alliance organiserait en 2015 un exercice réel de grande envergure, auquel participeraient de nombreuses forces terrestres, maritimes et aériennes. L'Espagne, le Portugal et l'Italie ont proposé d'accueillir cet exercice. À partir de 2016, l'OTAN organisera aussi régulièrement des exercices de ce type, qui auront une portée plus large et couvriront la gamme complète des missions de l'Alliance. Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN sont également convenus d'élaborer un concept plus large pour un programme de formations et d'exercices jusqu'en 2020. Mieux utiliser la technologie aidera les forces des Alliés et des partenaires à opérer ensemble. Il s’agit de favoriser et d’accroître la connectivité et l’interopérabilité des équipements et des systèmes. Il s'agit aussi de capitaliser sur des technologies et capacités de pointe pour aider à former, à entraîner, à exercer, à déployer et à maintenir en puissance les troupes. Des simulateurs modernes en réseaux fédérés permettront aux forces alliées de s’entraîner ensemble à partir de leurs casernements du temps de paix, réduisant ainsi le coût tout en assurant la nécessaire interaction entre des unités venant d’horizons divers La Force de réaction de l'OTAN (NRF) La Force de réaction de l’OTAN (NRF) est une unité multinationale hautement disponible et technologiquement avancée, composée d’éléments terrestres, aériens, maritimes et de forces d'opérations spéciales que l’Alliance peut déployer rapidement si nécessaire. Cette force interarmées est composée de quelque 13 000 soldats prêts à intervenir, que les Alliés mettent à disposition à tour de rôle pour des périodes de douze mois. À leur réunion du 21 février 2013, les ministres de la Défense des pays de l'Alliance sont convenus qu'après la fin de la mission de la FIAS, la NRF aurait un rôle encore plus important dans le cadre de la CFI, offrant un moyen de démontrer la disponibilité opérationnelle des forces et servant de « banc d'essai » pour la transformation de l'Alliance. Pour les exercices de la NRF, il faudra trouver un juste équilibre entre ces deux objectifs. La NRF appuiera le recentrage de l’OTAN, de l’engagement opérationnel à la disponibilité opérationnelle. Elle donne à toute démarche collective un moyen de réaction militaire rapide, intégré, projetable et efficace, grâce auquel l’Alliance peut montrer sa détermination, sa solidarité et son engagement. La NRF est un instrument qui peut être exploité pour les trois principaux éléments de la CFI. Les Forces d'opérations spéciales Enfin, les forces d’opérations spéciales seront également améliorées au profit de la CFI. Le Quartier général des opérations spéciales de l’OTAN a un rôle vital à jouer dans la planification et la coordination des missions, ainsi que dans l’amélioration de la coopération et de la connectivité entre les forces d'opérations spéciales des pays. 1. Le concept stratégique entériné au sommet de Lisbonne, en 2010, présente la vision de l’OTAN pour une Alliance qui évolue et reste apte à défendre ses membres contre les menaces modernes, et il engage l’OTAN à devenir plus agile, plus performante et plus efficace.
  • Intégrité, Programme pour le développement de l' -
    Programme pour le développement de l'intégrité Le programme pour le développement de l’intégrité (BI) fournit des outils concrets aux pays pour les aider à renforcer l’intégrité, la transparence et la responsabilité, et à réduire le risque de corruption dans les secteurs de la défense et de la sécurité. Il entend promouvoir les bonnes pratiques, procédures et méthodologies, et offre aux pays un soutien sur mesure pour améliorer l'efficacité des institutions de défense et de sécurité. Le programme BI se veut adapté aux besoins et aux exigences des pays. Il est axé sur la demande des participants, qui adhèrent à titre volontaire. Il est ouvert aux Alliés et aux pays partenaires (membres du Conseil de partenariat euro-atlantique, pays du Dialogue méditerranéen et de l'Initiative de coopération d'Istanbul et partenaires mondiaux). L'OTAN examine les demandes d'autres pays au cas par cas. Seize pays (avril 2014) prennent part au questionnaire d'autoévaluation de l'intégrité (SAQ) et au processus d'évaluation collégiale : l'Afghanistan, l'Arménie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Colombie, la Croatie, la Géorgie, la Hongrie, la Lettonie, la République de Moldova, le Monténégro, la Norvège, la Pologne, la Serbie, l’ex-République yougoslave de Macédoine [1] et l'Ukraine. Le programme BI soutient la mise en application de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité ainsi que des résolutions connexes, et intègre la dimension de genre dans sa méthodologie et ses outils concrets. Il a été mis en place par le Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA) en novembre 2007, dans le cadre du plan d'action du Partenariat pour l'établissement d'institutions de défense (PAP-DIB), qui aide les partenaires à développer des institutions de défense efficaces et efficientes, placées sous contrôle civil et démocratique. Au sommet de Chicago en 2012, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont reconnu le développement de l'intégrité en tant que discipline OTAN et ont approuvé l'établissement d'un plan de formation et d'entraînement BI. En décembre 2013, lorsque les ministres de la Défense des pays de l'OTAN ont défini comme objectif clé le soutien à la constitution des capacités de défense aux partenaires et, potentiellement, aux pays non partenaires, le programme BI a été mis en avant en tant qu'instrument susceptible d'aider à promouvoir les valeurs démocratiques et les droits humains, et, de façon plus générale, de contribuer à la sécurité et à la stabilité, et de soutenir le développement ou le renforcement de l'interopérabilité. 1. La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel. Le référentiel du développement de l'intégrité Le programme BI est axé sur le développement d'outils concrets susceptibles d'aider les pays à développer l'intégrité, la transparence et la responsabilité et à réduire le risque de corruption dans le secteur de la défense et de la sécurité. Le référentiel englobe les éléments suivants : le questionnaire d'autoévaluation BI et le processus d'évaluation collégiale ; les programmes sur mesure ; les activités de formation et d'entraînement ; les publications. Le questionnaire d'autoévaluation BI et le processus d'évaluation collégiale Le programme BI offre aux pays un ensemble d'outils pour les aider à évaluer le risque de corruption au sein de leurs ministères et à renforcer la bonne gouvernance. La participation se fait sur une base volontaire, et un soutien BI sur mesure est apporté pour répondre aux besoins et aux exigences des pays. Le questionnaire d'autoévaluation (SAQ) constitue la première étape de ce processus. Les pays qui décident de participer au programme BI peuvent, à titre volontaire, répondre au questionnaire pour obtenir un aperçu des procédures et des pratiques existantes. Cet outil de diagnostic porte sur les pratiques de fonctionnement en vigueur dans le secteur de la défense et de la sécurité, et notamment sur les aspects suivants : contrôle démocratique et engagement ; législation et politique nationales anticorruption ; politique anticorruption dans le secteur de la défense et de la sécurité ; personnel – code de conduite, politique, formation et discipline ; établissement des plans et des budgets ; opérations ; acquisitions ; relations avec les entreprises et les fournisseurs du secteur de la défense. Alors que le SAQ est principalement destiné aux ministères de la Défense, certains pays participants y ont eu recours pour d'autres ministères dans le secteur de la défense et de la sécurité. Une fois rempli, le questionnaire est transmis au Secrétariat international (SI) du siège de l'OTAN, qui a la responsabilité de conduire le processus d'évaluation collégiale et les consultations dans le pays. Une équipe d'évaluation composée d'experts et dirigée par l'OTAN soumet des recommandations, qui font l'objet d'une coordination avec le pays concerné (tout comme la composition de l'équipe d'évaluation). Une revue des réponses au questionnaire a lieu avec des représentants du gouvernement pour permettre de comprendre la situation qui prévaut et d'échanger des vues sur les meilleures pratiques ainsi que sur des mesures concrètes visant à renforcer la transparence, la responsabilité et l'intégrité du secteur de la défense et de la sécurité. Il est fortement recommandé de répondre au questionnaire et de procéder aux évaluations collégiales en recueillant les contributions de membres du parlement et de la société civile, y compris les ONG, les médias et les instances universitaires. Ensuite, un rapport d'évaluation collégiale est préparé sur la base des réponses au SAQ et des consultations dans les capitales. Le rapport précise les bonnes pratiques ainsi que les recommandations relatives aux améliorations et aux mesures possibles. L'objectif est d'aider les pays à élaborer, s'ils le souhaitent, un plan d'action BI en ayant recours au programme BI et à d'autres mécanismes OTAN existants. Ils sont également encouragés à tirer parti des compétences disponibles à leur propre niveau de façon à promouvoir la transparence et à développer les capacités locales. Dans la mesure du possible, le programme BI est intégré et aligné avec les processus nationaux et les mécanismes de partenariat de l'OTAN que sont les programmes individuels de partenariat et de coopération (IPCP), les plans d'action pour l'adhésion (MAP) et le processus de planification et d'examen (PARP) du PPP, ainsi que, pour l'Afghanistan, le partenariat durable. Il s'agit aussi de trouver des opportunités pour établir des liens avec d'autres initiatives en cours tels que le programme de perfectionnement professionnel pour la Géorgie et l'Ukraine. Les pays peuvent demander un soutien BI sans même avoir l'obligation de mettre en œuvre la phase suivante ; l'ensemble de la démarche peut être ponctuelle ou répétée. Les programmes sur mesure Deux programmes sur mesure ont été développés au titre de l'initiative BI afin de répondre aux besoins et aux exigences spécifiques des pays concernés : le programme BI sur mesure pour l'Europe du Sud-Est (SEE) sous les auspices du processus lancé à la réunion des ministres de la Défense du sud-est de l'Europe (SEDM), et le programme sur mesure pour le développement de l'intégrité et la réduction du risque de corruption au sein des forces de sécurité nationales afghanes (ANSF). Formation et entraînement La formation et l’entraînement sont indispensables à la réalisation de changements qui s’inscrivent dans la durée ainsi qu’à l'obtention d'effets bénéfiques à long terme. Comme aide aux pays participants, ceux-ci peuvent se voient offrir un large éventail d'activités de formation sur mesure relatives à des sujets tels que les opérations et missions de l'OTAN et les initiatives en cours destinées à contribuer à la bonne gouvernance dans le secteur de la défense et de la sécurité. Le choix est vaste : stages en résidence, en ligne et itinérants ; événements périodiques et autres activités organisées sur demande pour répondre à des besoins spécifiques, formation prédéploiement et perfectionnement professionnel ; et activités de « formation des formateurs ». Ces initiatives s'adressent aux personnels du secteur de la sécurité et de la défense (civils et militaires), différentes langues de travail étant possibles. Certains stages sont organisés directement par l'Alliance, et d'autres par les partenaires qui mettent en œuvre le programme BI de l'OTAN. Le plan relatif aux aspects formation et entraînement du développement de l'intégrité est élaboré en coopération avec les autorités militaires de l’OTAN (NMA), et il appartient au Conseil de l'Atlantique Nord, la plus haute instance politique décisionnelle de l'OTAN, de l'approuver. En concertation avec le Commandement allié Transformation (ACT), le Secrétariat international de l'OTAN définit les compétences qu'il est nécessaire de développer, en termes de capacités et de performances, au travers des activités de formation et d'entraînement. Le Centre pour l'intégrité dans le secteur de la défense (CIDS), situé en Norvège, est chargé de traduire les besoins opérationnels en objectifs de formation et d'entraînement associés à un thème, à un programme, à un module et/ou à un cours (constituant un programme de formation BI OTAN certifié par l'ACT). Publications L'OTAN et les partenaires qui mettent en œuvre le programme BI éditent et distribuent régulièrement diverses publications à l'appui de l'ensemble du processus. Par exemple, l’ouvrage intitulé «  Développer l’intégrité et réduire la corruption dans le secteur de la défense : recueil des meilleures pratiques  » définit une approche stratégique visant à réduire les risques de corruption. Il porte sur les modalités pratiques de la conception et de la mise en œuvre de programmes de développement de l'intégrité dans le secteur de la défense, et tient compte des spécificités culturelles des différentes organisations de défense. La publication « Building Integrity in Defence Establishment : a Ukrainian Case Study » propose le résultat final d'un projet BI sous la forme d'un document d'orientation offrant des recommandations concrètes au gouvernement ukrainien sur les moyens de réduire le risque de corruption. Mise en œuvre Le Secrétariat international de l'OTAN assure l'établissement et la gestion du programme BI, en étroite coopération avec les autorités militaires de l'OTAN, notamment l'État-major militaire international (EMI), le Commandement allié Transformation (ACT) et le Commandement allié Opérations (ACO) ainsi que les commandements subordonnés. Des réunions ont lieu régulièrement au niveau d'une équipe de coordination placée sous la direction du Secrétariat international. L’initiative BI bénéficie en outre du soutien d'un réseau de partenaires chargés de sa mise en œuvre issus des pays de l'Alliance et de pays non membres de l'OTAN, de la société civile et d'autres organisations internationales. Ils fournissent des avis spécialisés, accueillent des événements et mènent des travaux de recherche ou d'analyse. Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) – Autriche Centre pour l’intégrité dans le secteur de la défense (CIDS) – Norvège Defence Resources Management Institute (DRMI) – États-Unis Mission EUPOL en Afghanistan Centre pour le contrôle démocratique des forces armées (DCAF) – Suisse Ministère de la défense de Bulgarie Ministère de la défense de Norvège École de l'OTAN à Oberammergau (Allemagne) Naval Postgraduate School – États-Unis Agence norvégienne de gestion publique et d’administration Centre d'entraînement PPP pour la gouvernance et le leadership (Royaume-Uni) Centre d'entraînement PPP de la Turquie Centre d'entraînement aux opérations de soutien de la paix (PSOTC) – BosnieHerzégovine). Collège national suédois de défense Transparency International - Section du Royaume-Uni Le SI de l'OTAN travaille également en étroite liaison avec l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la Banque mondiale (bureau de Kaboul) et la Banque asiatique de développement (bureau de Kaboul). Un pool d’experts, composé de représentants de ministères nationaux, dont celui de la Défense, d'organisations internationales et de la société civile, formule également des avis et participe activement à l'élaboration et à la mise en œuvre de tous les aspects du programme de développement de l’intégrité. Le programme BI est financé par des contributions volontaires à un fonds d'affectation spéciale géré par le SI au siège de l'OTAN, et piloté par la Belgique, la Bulgarie, la Norvège, la Pologne, la Suisse et le Royaume-Uni. 2 2 Les contributions au fonds d'affectation spéciale BI servent au développement des capacités au sein des ministères et, conformément aux principes de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), sont considérées comme une aide publique au développement. Vidéo Building Integrity: Publication in Arabic 16 Oct. 2012 newYTPlayer('4cfNtiqi1F0','90871',530,300); Cross-interview with Ambassador Benedict de Cerjat, Head of the Swiss Mission to NATO, Ambassador Dirk Brengelmann, Assistant Secretary General for NATO Political Affairs and Security Policy and Mr. Yassine Foukara, Director of Strategy and Studies of ... Building Integrity: Publication in Arabic 16 Oct. 2012 Cross-interview with Ambassador Benedict de Cerjat, Head of the Swiss Mission to NATO, Ambassador Dirk Brengelmann, Assistant Secretary General for NATO Political Affairs and Security Policy and Mr. Yassine Foukara, Director of Strategy and Studies of ... Building Integrity: MD and ICI 16 Oct. 2012 Remarks by Mr. Nicola de Santis, Head of the Middle East and North Africa Section at NATO Headquarters on Building Integrity and NATO's outreach to the Mediterranean and the Middle East. Building Integrity: DCAF Experts 16 Oct. 2012 Cross-Interview with Dr. Phillip Fluri, Deputy Head at the Geneva Centre for the Democratic Control of Armed Forces and Professor Haykel Ben Mahfoudh, Senior Advisor at the Geneva Centre for the Democratic Control of Armed Forces in Tunis on Building Int.
  • Inteqal : transfert des responsabilités aux Afghans
    Inteqal : transfert des responsabilités aux Afghans L'« Inteqal » – qui signifie « transition » en dari et en pachtou – est le processus de transfert progressif, de l'OTAN/la FIAS aux dirigeants afghans, de la responsabilité de la sécurité de l'Afghanistan. La mise en œuvre de ce processus est bien engagée, les forces afghanes étant responsables de la sécurité de près de la moitié de la population. Le but est que les forces de sécurité afghanes assument la pleine responsabilité de la sécurité dans tout le pays d'ici à 2014, conformément à l'objectif fixé au sommet de l'OTAN à Lisbonne en 2010. Télécharger la version d'octobre 2012 de ce dossier (PDF/1,5Mb)   (en anglais) Tranches du processus de transition Download (.JPG/1,7Mb) Première tranche du processus de transition Le 22 mars 2011, le président Karzaï a annoncé le lancement du processus de transition dans un premier groupe de provinces et de districts afghans. Cette décision se fondait sur des considérations opérationnelles, politiques et économiques ressortant de l'évaluation et des recommandations faites par le gouvernement afghan et l'OTAN/la FIAS par l'intermédiaire de la Commission conjointe Afghanistan-OTAN pour l'Inteqal (JANIB).           Download (.JPG/1,8Mb) Deuxième tranche du processus de transition Le 27 novembre 2011, au terme du processus décisionnel évoqué ci‑dessus, le président Karzaï a annoncé le deuxième groupe de provinces, districts et villes concernés par la mise en œuvre de la transition.           Download (.JPG/2Mb) Troisième tranche du processus de transition Le 13 mai 2012, le président Karzaï a annoncé le troisième groupe de zones appelées à entamer le processus de transition, portant le pourcentage de la population afghane concernée à plus de 75%. Une fois cette décision mise en œuvre, la transition aura débuté dans chacune des 34 provinces de l’Afghanistan, et notamment dans toutes les capitales provinciales, et elle concernera près des deux tiers des districts du pays. Explication du processus de transition La mise en œuvre de la transition s'appuie sur les recommandations de la JANIB, qui sont fondées sur une évaluation approfondie de la situation sur le terrain en termes de sécurité, de gouvernance et de développement. Les éléments ci-après sont pris en compte dans le cadre du processus décisionnel : la capacité des forces de sécurité nationales afghanes (ANSF) d'assumer des tâches de sécurité supplémentaires avec une assistance moindre de la FIAS ; le niveau de sécurité permettant à la population de vaquer à ses occupations quotidiennes ; le degré de développement de la gouvernance locale, le but étant que la sécurité ne soit pas compromise par la réduction progressive de l'assistance de la FIAS ; la question de savoir si la posture de la FIAS est suffisante pour permettre une réduction de ses effectifs à mesure de la montée en puissance des ANSF et de la diminution des niveaux de la menace. Pour que la transition réussisse, il faut que les ANSF, placées sous un contrôle civil afghan efficace, assument leur responsabilité en matière de sécurité de manière durable et irréversible, en continuant toutefois de bénéficier d'un certain niveau de soutien de la part de la FIAS. Le processus de mise en œuvre de la transition peut durer jusqu'à 18 mois pour chaque zone, selon les conditions sur le terrain. Principes guidant la transition Au sommet de l'OTAN tenu à Lisbonne en novembre 2010, les chefs d'État et de gouvernement des pays contribuant à la FIAS ont approuvé une liste des principes qui guident l'évolution progressive de la FIAS d'un rôle de combat vers un rôle de plus en plus axé sur le soutien. Ces principes, qui ont depuis lors été intégralement incorporés au processus de mise en œuvre de la transition, sont les suivants : veiller à une meilleure adéquation de l'assistance fournie par l'OTAN/la FIAS avec les programmes nationaux afghans prioritaires ; faire en sorte de renforcer progressivement les capacités des institutions afghanes ; ajuster le profil et la configuration des troupes de la FIAS, en réinvestissant certains des dividendes de la transition, s'il y a lieu, pour répondre aux besoins critiques en matière de sécurité, de formation et de mentorat ; renforcer encore les compétences des ANSF ; contribuer à l'évolution de l'action civile internationale, y compris celle des équipes de reconstruction provinciales (PRT) de la FIAS, pour permettre d'accroître les compétences et le leadership des Afghans. Évolution des équipes de reconstruction provinciales (PRT) En juin 2011, les pays chefs de file des PRT se sont entendus sur un ensemble de principes régissant l'évolution et la dissolution à terme de leur PRT. De nombreuses PRT évoluent déjà et axent leurs efforts vers d'autres domaines, passant de la prestation directe de services à la fourniture d'une assistance technique et au renforcement de la capacité des autorités au niveau des provinces et des districts de fournir des services essentiels à la population afghane. D'ici à la fin de la transition, toutes les PRT auront transféré leurs fonctions au gouvernement afghan, aux acteurs de développement traditionnels, aux organisations non gouvernementales ou au secteur privé, et elles auront progressivement disparu. Dates clés 28 août 2008 La responsabilité principale de la sécurité de la ville de Kaboul est transférée aux forces afghanes. 19 novembre 2009 Le président Karzaï, qui a été élu pour un second mandat présidentiel, exprime l'ambition de voir les ANSF prendre en charge la responsabilité principale de la sécurité dans tout l’Afghanistan d’ici à la fin de 2014. 20 juillet 2010 Conférence de Kaboul : la Commission conjointe Afghanistan OTAN pour l'Inteqal (JANIB) est créée pour servir de mécanisme d'évaluation des districts et des provinces dans le cadre de la transition. 20 novembre 2010 Sommet de l’OTAN à Lisbonne : le processus Inteqal fait l'objet d'un accord entre le gouvernement afghan et l'OTAN. 22 mars 2011 Nouvel an afghan : le président Karzaï annonce le lancement du processus de transition dans un premier groupe de provinces et de districts. 17 juillet 2011 La première cérémonie de passage de témoin dans le cadre de la transition a lieu dans la province de Bamyan. 27 novembre 2011 Le président Karzaï annonce le lancement du processus de transition dans un deuxième groupe de provinces, de districts et de villes. 13 mai 2012 Le président Karzaï annonce la troisième tranche du processus de transition. Vidéo Afghan forces take the lead for Afghanistan 18 Jun. 2013 newYTPlayer('nxlS8VxohzM','87441',530,300); President Hamid Karzai of Afghanistan, and NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen mark the fifth and final tranche of transition. With this decision, Afghan National Security Forces will take the lead for security across the whole of the country. Afghan forces take the lead for Afghanistan 18 Jun. 2013 President Hamid Karzai of Afghanistan, and NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen mark the fifth and final tranche of transition. With this decision, Afghan National Security Forces will take the lead for security across the whole of the country. Afghan transition enters final stages 17 Jun. 2013 In Afghanistan, the Afghan forces are taking responsibility for the whole country. For Afghans, though, the transition of their country has a wider importance. With a presidential election planned for 2014, the country has many other issues to address. Provincial centres help ally Afghan forces 21 Dec. 2012 The operational coordination program aims to help unify the Afghan security forces and this Swedish lead provincial centre in Balkh has seen much success. Jowzjan, a natural transition? 08 May. 2012 More and more areas of Afghanistan are transitioning to Afghan security control in preparation of the start of the coalition drawdown in 2014. We profile Jowzjan province in northern Afghanistan. Jowzjan`s Soldiers 26 Apr. 2012 Colonel Gulbahar leads the men of the 3rd Kandak, 1st Brigade in Jowzjan. The capital of the province was handed over to Afghan forces in January. Since then, security has been stable. Moving On In Kapisa and Surobi 10 Apr. 2012 Despite an attack on French trainers by two rogue Afghan soldiers, the French and the Afghan army have managed to maintain a good working relationship. The French are based north from Kabul in the province of Kapisa and the district of Surobi. Herat and Farah in Transition 19 Mar. 2012 Herat and Farah province residents are happy with security in the provinces and have faith in their security forces, although they see the need for them to develop. Views From Jalalabad 14 Dec. 2011 Security for the eastern city of Jalalabad has been handed over to the Afghans. Shopkeepers are confident about the future but have concerns about the numbers of police and whether they’ll be properly equipped. Jalalabad Determined to Transition 25 Jan. 2012 Change is underway in the eastern Afghan city of Jalalabad. The repsonsibility for securing the city has been handed from the Americans to the Afghans, in a process being referred to as transition. Securing the Afghan North 07 Feb. 2012 Handing Over Security In Ghazni 06 Mar. 2012 Polish soldiers, Afghan security forces and people on the street talk about security in Ghazni city, a month after transition to ANSF.
  • Interopérabilité : connecter les forces de l'OTAN
    Interopérabilité : connecter les forces de l'OTAN Dans une Alliance de vingt-huit pays, il n’est possible de travailler ensemble efficacement dans le cadre d’opérations interarmées que si des dispositions sont en place pour assurer une coopération harmonieuse. Depuis sa création, en 1949, l'OTAN s'emploie à faire en sorte que les forces de ses pays soient aptes à travailler ensemble. L’interopérabilité s'est révélée encore plus importante au début des années 1990, lorsque l'Alliance a commencé à mettre sur pied des opérations hors zone. La politique d’interopérabilité de l’OTAN définit l’interopérabilité comme étant l’aptitude à agir ensemble de manière cohérente, efficace et efficiente afin d’atteindre les objectifs tactiques, opérationnels et stratégiques de l’Alliance. Elle permet plus particulièrement aux forces, aux unités et/ou aux systèmes de fonctionner ensemble et de partager une doctrine et des procédures communes, ainsi que leurs infrastructures et leurs bases respectives, et de communiquer les uns avec les autres. L'interopérabilité permet d'éviter les doubles emplois, de mettre en commun les ressources et de créer des synergies entre les 28 Alliés et, chaque fois que possible, avec les pays partenaires. Éléments Pour réaliser l'interopérabilité, il n'est pas nécessaire d'avoir les mêmes équipements militaires. L'essentiel est que les équipements puissent partager des services communs et qu’ils soient en mesure d’interagir, de communiquer et d’échanger des données et des services avec les autres dispositifs auxquels ils sont connectés. Par ses aspects techniques (y compris le matériel, l’équipement, les armements et les systèmes), procéduraux (y compris les doctrines et les procédures) et humains (notamment la terminologie et la formation), complétés par l’information en tant qu’élément transversal essentiel, l’interopérabilité contribue à la mise en œuvre d’initiatives récentes de l’OTAN, comme la défense intelligente et l’interconnexion des forces. Mécanismes Des solutions d’interopérabilité ne peuvent être trouvées que si l’on utilise efficacement la normalisation, la formation, des exercices, des retours d’expérience, des démonstrations et des tests et essais. En renforçant les relations avec le secteur de la défense et celui de la sécurité et en utilisant le plus possible des normes ouvertes, l’OTAN met en œuvre l’interopérabilité en tant que multiplicateur de forces et mécanisme de rationalisation des efforts nationaux. Évolution Les forces armées des pays de l'OTAN sont parvenues à un haut niveau d’interopérabilité après plusieurs décennies de planification, d'entraînement et d'exercices interarmées multinationaux. Plus récemment, les opérations et missions menées dans les Balkans, en Méditerranée, en Afghanistan, en Libye et ailleurs ont offert aux Alliés la possibilité de mettre en pratique l'interopérabilité et de la renforcer. Ces opérations ont également permis aux pays partenaires de l'OTAN d’améliorer leur interopérabilité avec l'Alliance.
  • IPAP (Plans d'action individuels pour le Partenariat)
    Plans d'action individuels pour le Partenariat (IPAP) Les plans d'action individuels pour le Partenariat (IPAP) sont ouverts aux pays ayant la volonté politique et la capacité d'approfondir leurs relations avec l'OTAN. Ils sont destinés à rassembler l'ensemble des mécanismes de coopération par lesquels un pays partenaire interagit avec l'Alliance afin de cibler plus précisément les activités à entreprendre pour mieux soutenir les efforts nationaux de réforme. Un IPAP doit énoncer clairement les objectifs et les priorités de coopération du pays partenaire concerné, et garantir un lien direct entre les divers mécanismes utilisés et ces priorités. Il s'agit d'un outil de partenariat qui permet à l'OTAN de fournir à chaque pays des avis spécifiques sur ses programmes nationaux de réforme de la défense et du secteur de la sécurité s'y rapportant et, s'il y a lieu, sur ses réformes politiques et institutionnelles plus larges. Les partenaires peuvent aussi soutenir l'IPAP d'autres partenaires ou y contribuer. Un dialogue politique intensifié sur des questions pertinentes peut faire partie intégrante du processus IPAP. Par ailleurs, les IPAP facilitent la coordination de l'aide bilatérale fournie par certains Alliés et pays partenaires, ainsi que la coordination des actions menées avec d'autres institutions internationales. Les objectifs d'un IPAP relèvent de plusieurs catégories générales : questions politiques et de sécurité ; défense, sécurité et questions militaires ; information publique ; science et environnement ; plans civils d’urgence ; questions administratives, sécurité de protection et questions de ressources. Les IPAP ont été lancés lors du sommet de Prague de novembre 2002. Le 29 octobre 2004, la Géorgie est devenue le premier pays à avoir conclu un IPAP avec l’OTAN. L'Azerbaïdjan a conclu son premier IPAP le 27 mai 2005 et l'Arménie le 16 décembre 2005. Le 31 janvier 2006, le Kazakhstan en a fait autant, ainsi que la Moldavie, le 19 mai 2006, et deux pays des Balkans en 2008 : le Monténégro en juin et la Bosnie‑Herzégovine en septembre. Les partenaires revoient périodiquement leurs IPAP avec l'OTAN. Néanmoins, si certains ont déjà achevé trois cycles d'IPAP, comme l'Arménie et l'Azerbaïdjan, et en ont entamé un quatrième, d'autres choisissent d'être moins actifs. La Géorgie et le Monténégro, qui aspirent à l'adhésion, sont quant à eux passés du mécanisme IPAP à l'établissement de programmes nationaux annuels (ANP) et, dans le cas du Monténégro, au processus du plan d'action pour l'adhésion (MAP).
  • Iraq, L'aide de l’OTAN à l’-
    L'aide de l’OTAN à l’Iraq En mettant sur pied la mission OTAN de formation en Iraq (NTM-I) en 2004, l’Alliance a fait la preuve de son engagement à aider l’Iraq à se doter de forces armées efficaces afin que ce pays puisse, au final, assurer sa propre sécurité. Cette mission s'est retirée d'Iraq le 31 décembre 2011 à l'expiration de son mandat, un accord n'ayant pu être trouvé sur le statut juridique des troupes de l'OTAN présentes dans le pays. La NTM-I a été établie à la demande du gouvernement intérimaire iraquien, en application de la résolution 1546 du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce n'était pas une mission de combat. Sur le plan opérationnel, elle donnait la priorité à la formation, au mentorat, à la cession de matériel ainsi qu'à leur coordination par le groupe OTAN chargé de la coordination de la formation et des équipements (NTECG). Entre 2004 et 2011, elle a formé plus de 5 000 militaires et plus de 10 000 policiers en Iraq. Près de 2 000 stages ont été dispensés dans des pays de l'Alliance, vingt-six d’entre eux ayant par ailleurs fourni des équipements militaires pour une valeur de plus de 115 millions d'euros et fait des dons au profit de fonds d'affectation spéciale pour un montant supérieur à 17,5 millions d'euros, à des fins de formation et d'entraînement dans les installations de l'OTAN. L'objectif de la NTM-I était d’aider l’Iraq à mettre en place un secteur de la sécurité stable et placé sous contrôle démocratique. Parallèlement à cette mission et pour renforcer cette initiative, l’OTAN et le gouvernement iraquien ont défini ensemble un cadre de coopération structuré visant à développer le partenariat à long terme de l’Alliance avec l’Iraq. L'objectif et les grandes lignes de la mission L'OTAN a aidé le gouvernement iraquien à se doter des capacités nécessaires pour répondre, par ses propres moyens, aux besoins de sécurité du peuple iraquien. Elle n'a pas joué de rôle direct au sein de la force internationale de stabilisation présente en Iraq entre mai 2003 et le 31 décembre 2011 (la mission de combat « Iraqi Freedom » dirigée par les États-Unis a été remplacée en septembre 2010 par l'opération « New Dawn »). D'un point de vue opérationnel, la NTM-I s'est concentrée sur le niveau stratégique, en assurant la formation d'officiers des grades intermédiaires et supérieurs. Grâce au mentorat, aux avis qu’elle fournissait et à l’enseignement dispensé dans le cadre de formations sur place et à l'étranger, et grâce aussi à la coordination de la cession de matériels militaires à l'Iraq, la NTM-I a contribué de manière concrète au rétablissement de l’autorité militaire dans le pays et à la mise en place du ministère iraquien de la Défense et des forces de sécurité iraquiennes. En 2007, les Alliés ont décidé d'élargir leur aide à la formation en Iraq en offrant à la police fédérale une formation de type gendarmerie, afin de lui permettre d'assurer le relais entre les tâches courantes de police et les opérations militaires. En décembre 2008, à la demande du premier ministre iraquien, M. Al-Maliki, l’OTAN a élargi le champ d'application de la mission à d'autres domaines, tels que l’entraînement des cadres des forces navales et des forces aériennes, la réforme de la défense, la mise en place d’institutions de défense, et la traçabilité des armes légères et de petit calibre. S'agissant de la formation, des avis et du mentorat, la NTM-I a apporté un soutien dans différents contextes. Durant la mission, plus d’une douzaine de pays membres et un pays partenaire ont participé à l'effort de formation, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Iraq, par des contributions financières ou la cession de matériel. Formation et coordination à l’intérieur du pays La Division de consultation et d'encadrement dans le domaine de la sécurité stratégique La Division de consultation et d'encadrement dans le domaine de la sécurité stratégique, qui dépendait de la NTM-I, était constituée de trois équipes mobiles de conseillers qui travaillaient en étroite coopération avec les dirigeants iraquiens au sein du Centre national d'opérations du premier ministre, du Centre d'opérations interarmées du ministre de la Défense et du Centre de commandement national du ministre de l'Intérieur. Dans le cadre de programmes de formation intensive et d'un soutien quotidien sous forme de mentorat, l'OTAN a aidé les Iraquiens à atteindre la capacité opérationnelle totale dans les trois centres d'opérations. La Division consultative OTAN d'entraînement, de formation et d'enseignement de la doctrine Le Collège national de défense est l'institution générale qui gère la formation et l’entraînement des officiers iraquiens. Une équipe OTAN de consultation et d'encadrement, relevant de la Division consultative OTAN d'entraînement, de formation et d'enseignement de la doctrine, a aidé le ministère iraquien de la Défense à mettre en place une formation diplomante de trois ans à l'académie militaire d'Ar Rustamiyah et à créer une école de guerre en complément du Collège d'état-major interarmées pour les hauts responsables du secteur de la sécurité. Cette équipe mettait l'accent sur la formation des personnels des échelons intermédiaire et supérieur afin de contribuer à la création d'un corps d'officiers formés aux techniques modernes du commandement militaire. Elle avait aussi pour but d’enseigner les valeurs qui sont celles de forces armées soumises à un contrôle démocratique. Le Collège national de défense Le 22 septembre 2004, le Conseil de l'Atlantique Nord a convenu d'appuyer la création du Collège national iraquien de défense, qui a été inauguré officiellement le 27 septembre 2005. En 2010, le personnel de la NTM-I a conseillé et secondé le ministère iraquien de la Défense dans l'élaboration de programmes et de cours. L'Institut linguistique de la défense (DLI) et l'Institut de défense et d'études stratégiques (DSSI) Établi à Bagdad, le DLI dispense des cours d’anglais aux responsables civils et militaires. L'institut est rattaché au Collège national de défense. L’OTAN a joué un rôle clé dans la mise en place de cet établissement, en donnant des avis sur le programme des cours et en participant à l’acquisition des installations, des ordinateurs et du mobilier. Les conseillers de la NTM-I ont également aidé les Iraquiens à créer une bibliothèque militaire numérique au sein du DSSI. Le Service Formation et instruction des forces armées Le Service Formation et instruction des forces armées participe à la normalisation en cours des établissements d'enseignement à Ar Rustamiyah. Par l'intermédiaire de ce service, le personnel de l'OTAN a mis sur pied des stages de formation pour les sous-officiers et les états-majors de combat, et apporté son concours à cet égard. Formation à l'étranger Les écoles de formation de l'OTAN La NTM-I offrait également des formations en dehors de l’Iraq, dans les centres de formation et d'entraînement de l’OTAN et dans les centres d'excellence nationaux situés dans différents pays membres de l’Organisation. Pour permettre à un nombre toujours plus important de personnels iraquiens de prendre part à des stages de formation spécialisée à l'étranger, l'OTAN a apporté son soutien à la création de l'Institut linguistique de la défense (voir plus haut). Le Groupe OTAN chargé de la coordination de la formation et des équipements (NTECG) La création de ce groupe, placé sous le contrôle du Commandement allié Transformation, a été décidée au siège de l'OTAN le 8 octobre 2004. Basé à Bruxelles, il travaillait avec la Cellule de synchronisation de la formation et des équipements (TESC) établie à Bagdad et avait pour tâche de coordonner les offres faites par l’OTAN dans son ensemble ou par divers pays de l’Alliance, individuellement, pour répondre aux besoins des autorités iraquiennes en matière d'équipements et de formation à l'étranger. Coordination de l'aide bilatérale L'OTAN aidait aussi à coordonner l'aide que certains pays membres fournissaient, sur une base bilatérale, sous la forme de formations supplémentaires, de soutien technique et de cession de matériel, tant en Iraq qu'à l'étranger. Le commandement de la mission La mission de l’OTAN était une mission distincte, placée sous le contrôle politique du Conseil de l'Atlantique Nord. Néanmoins, toutes les missions de formation menées par l’OTAN en Iraq étaient coordonnées avec les autorités du pays et avec l'US Forces – Iraq (USF-I). Le commandant de la NTM-I, qui dirigeait les efforts de l'OTAN dans le pays, exerçait une double fonction dans la mesure où il était également le commandant adjoint de l'USF-I responsable de la consultation et de la formation. Il rendait compte au Commandant suprême allié Opérations, au SHAPE (en Belgique), pour toutes les questions relatives aux activités de l’OTAN en Iraq. Ce dernier faisait ensuite rapport au Conseil de l'Atlantique Nord, par l'intermédiaire du président du Comité militaire. L'USF-I assurait la sécurité nécessaire à la protection des forces de l’OTAN en Iraq. La chaîne de commandement de l’OTAN était responsable de la protection rapprochée de tous les personnels des forces de l’OTAN déployées en Iraq ou dans la région. L’évolution de la mission OTAN de formation en Iraq Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’OTAN le 22 juin 2004, le premier ministre par intérim de l’Iraq, M. Ilyad Allawi, a demandé à l’OTAN d’apporter une aide à son pays dans le cadre de formations et d'une assistance technique. Réunis pour le sommet d’Istanbul le 28 juin 2004 – le jour où la souveraineté a officiellement été transférée à un gouvernement intérimaire iraquien –, les dirigeants des pays de l'OTAN sont convenus d'apporter une aide à l’Iraq pour la formation de ses forces de sécurité, et ont encouragé les pays membres à apporter leur contribution à cet effort. La mission OTAN de mise en œuvre de la formation Une mission de mise en œuvre de la formation a été établie le 30 juillet 2004. Son but était de définir les méthodes les plus appropriées à adopter pour assurer la formation tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. La mission a en outre immédiatement commencé à assurer, en Iraq, la formation de personnels sélectionnés au sein des quartiers généraux des forces du pays. Les premiers éléments de la mission se sont déployés le 7 août. Une équipe de quelque cinquante officiers dirigée par le général de division Carel Hilderink (Pays‑Bas) les a ensuite rejoints. Extension de l’aide de l'OTAN Le 22 septembre 2004, sur la base des recommandations de la mission, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé d’étendre l’aide de l’OTAN, en créant notamment dans le pays un Centre iraquien d'entraînement, de formation et d’enseignement de la doctrine appuyé par l’OTAN. En novembre 2004, les autorités militaires de l’OTAN ont établi un concept d’opérations détaillé sur l’extension de l’aide, ainsi que des règles d'engagement destinées à garantir la protection des forces. Le 9 décembre 2004, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTAN ont autorisé le Commandant suprême des Forces alliées en Europe (SACEUR) à entamer l'étape suivante de la mission de formation. Le SACEUR a donné l'ordre d'activation de cette nouvelle étape le 16 décembre 2004, ouvrant ainsi la voie au déploiement de 300 personnels supplémentaires en Iraq (chargés notamment de la formation et du soutien), ainsi qu’à une augmentation significative des activités de formation et de mentorat menées à l'intention des personnels de rang intermédiaire et supérieur des forces de sécurité iraquiennes. La mission OTAN de mise en œuvre de la formation en Iraq a alors pris le nom de mission OTAN de formation – Iraq. En février 2005, cette nouvelle mission disposait de tout son effectif et de l'ensemble de ses ressources. Possibilités de formations spécialisées Au sommet de Riga en novembre 2006, les chefs d’État et de gouvernement ont accepté, à la demande du premier ministre iraquien, de développer des possibilités de formation spécifiques dans le cadre du mandat de la NTM-I. Quelques mois plus tard, l’aide a été élargie avec une formation de type gendarmerie destinée à la police nationale. En décembre 2008, le champ d'application de la mission a été élargi à d'autres domaines, parmi lesquels l'entraînement des cadres des forces navales et des forces aériennes, la formation de la police, la réforme de la défense, la mise en place d'institutions de défense et la formation et l'entraînement normalisés des officiers. En 2010, le champ d'application de la NTM-I a été élargi à nouveau par des initiatives au sein de la Division consultative OTAN d'entraînement, de formation et d'enseignement de la doctrine et, plus particulièrement, de la Direction Formation et entraînement des officiers, qui ont permis une plus grande interaction entre les formateurs et les participants iraquiens et davantage de soutien accordé à ceux-ci. En outre, en réponse à la demande adressée le 8 septembre 2010 à l'Alliance par le ministre de l'Intérieur, M. Bolani, l'Italie a fait part au gouvernement iraquien, le 5 octobre 2010, de son intention de dispenser une formation spécialisée dans le domaine de la police pétrolière. Cette formation a apporté une contribution importante à la mission OTAN de formation en Iraq et aux activités de soutien à la formation menées par l'Alliance avec le gouvernement iraquien. Statut juridique du personnel de la mission OTAN de formation en Iraq Le 26 juillet 2009, l’OTAN et le gouvernement de la République d’Iraq ont signé un accord concernant la formation des forces de sécurité iraquiennes. Cet accord fournissait le cadre juridique permettant à l'OTAN de poursuivre sa mission de formation jusqu'à fin 2011. Le mandat de la mission n'a pas pu être prolongé, aussi la NTM-I s’est-elle définitivement retirée d'Iraq le 31 décembre 2011. Après la clôture de la NTM-I, une cellule OTAN de transition a été mise sur pied afin d’assurer le passage d’une mission de formation opérationnelle à un partenariat durable. Cette cellule de transition a été active pendant une année, de juin 2012 à fin mai 2013. Transition de la NTM-I à un partenariat durable L’engagement de l’OTAN pour l’établissement d’une relation à long terme avec l’Iraq a pris corps lorsqu’il a été décidé, en avril 2011, d’accorder au pays le statut de partenaire. Une première étape a été franchie en mai 2012, lorsque l’Iraq a soumis officiellement un projet de programme individuel de partenariat et de coopération (IPCP). Ce programme vise à offrir un cadre pour la conduite, sur une base régulière, d’un dialogue et d’une coopération en matière de formation dans des domaines tels que la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la criminalité organisée transfrontière et la protection des infrastructures énergétiques critiques.
  • Iraq, L'OTAN et la campagne de 2003 contre l' -
    L'OTAN et la campagne de 2003 contre l'Iraq La campagne de mars 2003 contre l'Iraq a été menée par une coalition de forces de différents pays, dont certains appartenaient à l'OTAN et d'autres non. L’OTAN, en tant qu’organisation, n’a joué aucun rôle ni dans la décision de lancer la campagne, ni dans sa conduite. En février 2003, face à l'aggravation des tensions ayant précédé ces événements, la Turquie avait demandé de l’aide à l’OTAN, en invoquant l’article 4 du Traité de l’Atlantique Nord. L’Alliance avait alors pris un certain nombre de mesures défensives de précaution pour assurer la sécurité de ce pays, dans l’éventualité d’une menace contre son territoire ou sa population du fait de la crise. Le 21 mai 2003, l’Alliance a également décidé d’apporter un soutien à la Pologne, pays membre de l’OTAN, dans son rôle de direction d’un secteur de la force multinationale de stabilisation en Iraq conduite par les États-Unis. De quoi s’agit-il dans la pratique ? L’aide apportée par l’OTAN à la Turquie et le soutien fourni à la Pologne répondaient aux demandes de ces deux pays. Les mesures traduisent l’engagement de l’Alliance à l’égard de la sécurité de ses pays membres et sont conformes à sa politique consistant à mettre ses moyens et son expérience à disposition, où et quand ils sont nécessaires, dans le droit fil du Traité fondateur de l’OTAN. Soutien à la Turquie En réponse à une demande de la Turquie, l’OTAN a déployé des avions de surveillance et des moyens de défense antimissile sur le territoire turc du 20 février au 16 avril 2003. Les premiers moyens défensifs de l’OTAN sont arrivés en Turquie le lendemain de la prise de décision relative à leur déploiement, et les derniers éléments ont quitté le pays le 3 mai. Opération Display Deterrence le système OTAN de défense aérienne intégrée en Turquie a été mis en état d’alerte maximale et renforcé par des équipements et des personnels provenant d’autres commandements OTAN et d’autres pays membres de l’Alliance; quatre appareils AWACS (systèmes aéroportés de détection et de contrôle) ont été déployés au départ de leur base d’attache à Geilenkirchen (Allemagne) vers la base d’opérations avancée à Konya (Turquie), les deux premiers le 26 février et les deux autres le 18 mars ; ces appareils, qui avaient pour tâche d’assurer la surveillance et la détection lointaine à des fins défensives, ont effectué près de 100 missions représentant plus de 950 heures de vol; trois batteries néerlandaises de missiles de défense aérienne PATRIOT basées à terre ont été déployées dans le sud-est de la Turquie le 1 er mars, suivies par deux batteries américaines afin, principalement, de protéger le territoire turc contre d’éventuelles attaques de missiles balistiques; des dispositions ont été prises pour augmenter les moyens de défense aérienne de la Turquie à l’aide d’appareils additionnels fournis par d’autres pays de l’OTAN; des équipements et du matériel de protection contre les effets d’attaques chimiques et biologiques ont été mis à disposition par plusieurs pays membres de l’OTAN. Plans civils d'urgence Par ailleurs, le 3 mars 2003, le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC) a reçu une demande de la Turquie portant sur des moyens dont les équipes médicales, les équipes de protection civile et le personnel d'aéroport auraient pu avoir besoin pour faire face aux conséquences d’éventuelles attaques chimiques ou biologiques contre la population civile. Commandement de l'opération Le Comité des plans de défense de l’OTAN a autorisé le lancement de l’opération Display Deterrence le 19 février 2003, qui a démarré le lendemain. Cette opération a été menée sous le commandement général du commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) et conduite par ce qui était alors le QG régional des Forces alliées du Sud Europe (AFSOUTH). Soutien à la Pologne La force multinationale conduite par les États-Unis, connue sous le nom d’opération Iraqi Freedom, a mis fin au régime de Saddam Hussein. Au terme de la campagne militaire de mars contre l’Iraq, le gouvernement polonais a sollicité le soutien de l’OTAN en prévision de son rôle de direction d’un secteur de la force multinationale. Le 21 mai, le Conseil de l’Atlantique Nord a accepté la demande de la Pologne, et chargé les autorités militaires de l’OTAN de rendre dès que possible un avis sur le type de soutien envisageable. Le 2 juin, après avoir examiné l’avis formulé par les autorités militaires, le Conseil a décidé d’aider la Pologne en lui apportant un soutien dans divers domaines tels que la constitution de forces, les communications, la logistique et les mouvements. L’OTAN, toutefois, n'a pas été présente de façon permanente en Iraq. Le 3 septembre 2003, la Pologne a pris le commandement de la Division multinationale (MND) dans le centre-sud de l'Iraq. Elle s’est retirée de la coalition en octobre 2008. Quelle a été l’évolution de la politique ? Les décisions d’aider la Turquie et de soutenir la Pologne ont été l’aboutissement de consultations formelles et informelles sur un éventuel rôle de l’OTAN en Iraq, qui avaient commencé en 2002. La résolution 1441 du Conseil de sécurité des Nations Unies Le 8 novembre 2002, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 1441 par laquelle il offrait à l’Iraq, pays soupçonné de détenir des armes de destruction massive, une dernière chance de respecter les obligations en matière de désarmement qui avaient été énoncées de façon répétée dans les résolutions précédentes. Dans une déclaration spéciale diffusée au sommet de Prague des 21 et 22 novembre 2002, les dirigeants des pays de l’OTAN se sont engagés à soutenir la mise en application de cette résolution. En décembre 2002, les États-Unis ont proposé six mesures que l’OTAN pourrait prendre en cas de campagne militaire contre l’Iraq, dès lors que le gouvernement iraquien ne respecterait pas la résolution 1441. Ces mesures allaient de la protection des moyens militaires des États-Unis en Europe contre d’éventuelles attaques terroristes à une aide défensive à la Turquie en cas de menace émanant de l’Iraq. Le chef d’État iraquien, Saddam Hussein, persista dans son refus, ce qui suscita des soupçons auprès des membres du Conseil de sécurité. Certains d’entre eux se sont alors prononcés en faveur d’une intervention militaire immédiate, d'autres insistant pour que les inspecteurs des armements bénéficient de davantage de temps pour effectuer leurs travaux. Cette division au sein des Nations Unies s’est également observée à l’OTAN, les membres de l’Alliance ne parvenant pas à s’accorder sur une éventuelle intervention militaire en Iraq. La demande de la Turquie Invocation de l'Article 4 Début février 2003, les États-Unis ont émis une proposition au Conseil de l'Atlantique Nord qui avait pour objet de charger les autorités militaires de l’Alliance d'élaborer des mesures dissuasives et défensives dans la perspective d’une éventuelle menace contre la Turquie. Cette proposition n’a pas fait l’objet d’un consensus, les membres ne parvenant pas à s’accorder sur le caractère nécessaire de ces mesures, ni sur leur calendrier. Dans la matinée du 10 février 2003, la Turquie a officiellement invoqué l’article 4 du Traité de l’Atlantique Nord. Elle a demandé que le Conseil de l’Atlantique Nord tienne des consultations sur l’aide défensive que l'OTAN pourrait lui apporter en cas de menace contre sa population ou son territoire du fait du conflit armé en Iraq, pays voisin. Désaccord La demande de la Turquie a été débattue pendant plusieurs jours, mais aucun accord n’a été trouvé. Ce n’est pas sur l’engagement à défendre la Turquie qu’il y avait désaccord entre les pays membres de l’OTAN mais sur la prise, ou non, de mesures dissuasives et défensives et, le cas échéant, sur le moment où elles seraient prises. Trois pays membres (Belgique, France, Allemagne) estimaient qu’une décision hâtive de l’OTAN de mettre en œuvre des mesures défensives en Turquie risquerait de peser sur le débat engagé au Conseil de sécurité des Nations Unies au sujet de l’Iraq ainsi que sur les démarches entreprises afin de trouver une solution pacifique à la crise. Consensus Le 16 février 2003, voyant la cohésion de l’Alliance mise à mal par le désaccord persistant entre les pays membres, Lord Robertson, le secrétaire général de l’OTAN, en sa qualité de président, a estimé qu’aucune avancée supplémentaire sur cette question ne pourrait être obtenue au sein du Conseil. Le même jour, avec l’accord de tous les pays membres, la question a été soumise au Comité des plans de défense. Ce comité, composé de représentants de tous les pays membres (à l’exception de la France, qui ne participait pas à la structure militaire intégrée de l’OTAN à ce moment-là), a pu trouver un accord sur la marche à suivre. Il a ainsi jugé que les autorités militaires de l’OTAN devraient fournir un avis militaire sur la faisabilité, les conséquences et le calendrier de trois séries de mesures défensives envisageables pour aider la Turquie. Le Comité a étudié l’avis qui lui a été donné et, le 19 février, a autorisé les autorités militaires à mettre en œuvre de façon urgente des mesures défensives pour aider la Turquie, dans le cadre de l’opération baptisée Display Deterrence. Quels organismes OTAN jouent un rôle central dans la mise en œuvre de cette politique ? La décision de fournir une aide à la Turquie a été prise par le Comité des plans de défense (DPC) de l'OTAN. Le soutien de l’Alliance à la Pologne pour son rôle au sein de la force multinationale de stabilisation a été approuvé au Conseil de l’Atlantique Nord.P>
  • Iraq, Les relations entre l’OTAN et l’ -
    Les relations entre l’OTAN et l’Iraq Ces dernières années, l’OTAN a établi des relations avec un certain nombre de pays en dehors de la région euro atlantique. Parmi ces pays, appelés « partenaires mondiaux », figure l’Iraq. S’appuyant sur la coopération développée tout au long de la mission OTAN de formation en Iraq (NTM-I) de 2004 à 2011, l’OTAN et l’Iraq ont décidé de renforcer leur dialogue en matière de sécurité et de promouvoir la poursuite du développement des forces de sécurité iraquiennes au travers de la constitution de capacités, de l’éducation et de la formation. La coopération entre l’OTAN et l’Iraq repose sur les principes de respect de la souveraineté, du droit international, de coappropriation et d’avantage mutuel. Le partenariat permet d’ancrer et de renforcer la capacité de l’Iraq à contribuer de façon constructive à la sécurité régionale. Il reflète l’engagement à long terme de l’OTAN en faveur de la mise en place, en Iraq, de capacités permettant à ce pays de faire face à des menaces et à des défis communs. Au travers d’un programme individuel de partenariat et de coopération approuvé par les deux parties, l’OTAN et l’Iraq continuent d’œuvrer au développement des capacités des institutions de sécurité iraquiennes et à la mise en valeur de l’expertise des instituts de défense du pays. Ce programme fournit un cadre pour la tenue d’un dialogue et pour la coopération en matière de formation dans des domaines tels que la lutte contre le terrorisme, la gestion de crise et la protection des infrastructures énergétiques critiques. Avant la clôture de la NTM-I, en décembre 2011, le personnel de cette mission a joué un rôle essentiel en favorisant l’établissement du partenariat entre l’OTAN et l’Iraq, en corrélant les demandes émanant des ministères iraquiens avec des domaines de coopération ouverts aux partenaires OTAN, et en coordonnant la participation de quelque 500 officiers et responsables iraquiens à des stages chaque année. Une cellule de transition OTAN a été active à Bagdad de juin 2012 à fin mai 2013, pour assurer une transition souple de la NTM-I à un programme normal de partenariat. Elle a aidé le gouvernement iraquien dans la mise en place d’un mécanisme interministériel – la cellule iraquienne de coordination – appelé à déterminer les capacités que le pays doit renforcer et à faciliter la conception et la mise en œuvre de la coopération de l’Iraq avec l’OTAN. La signature, le 24 septembre 2012, du programme individuel de partenariat et de coopération entre l’OTAN et l’Iraq, respectivement par le secrétaire général délégué, M. Alexander Vershbow et par le conseiller à la sécurité nationale, M. Falah al‑Fayad, a marqué l’entrée officielle de l’Iraq dans la « famille partenariale » de l’OTAN. Cet accord témoigne de l’importance accordée par l’OTAN au rôle croissant que joue l’Iraq dans l’instauration de la stabilité de la paix et de la démocratie dans la région. Parmi les principaux domaines de coopération figurent la formation et l’entraînement, la réponse au terrorisme, la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI), la neutralisation des explosifs et munitions, la mise en place d’institutions de défense et la stratégie de communication.
  • Irlande, Les relations entre l'OTAN et l' -
    Les relations entre l'OTAN et l'Irlande Les relations entre l'OTAN et l'Irlande ont pour cadre le Partenariat pour la paix, auquel l'Irlande a adhéré en 1999. L'OTAN et l'Irlande coopèrent activement dans les domaines de l'action humanitaire, du sauvetage, du maintien de la paix et de la gestion de crise, et ont mis en place une coopération pratique dans divers autres domaines, comme le prévoit le programme de partenariat individuel (IPP) de l'Irlande. L'OTAN attache une importance toute particulière à ses relations avec l'Irlande. Les Alliés considèrent l'Irlande comme un partenaire efficace et dynamique qui contribue à la sécurité internationale et qui partage avec eux des valeurs fondamentales telles que la promotion de la sécurité internationale, la démocratie et les droits de l’homme. La coopération de l'Irlande avec l’OTAN s’appuie sur une politique de neutralité militaire établie de longue date, qui autorise l'utilisation des forces armées irlandaises pour le maintien de la paix et la gestion de crise sous réserve d'un mandat de l'ONU, d'une décision du gouvernement et d'un vote du parlement. Sur cette base, l'Irlande et l'OTAN choisissent des domaines de coopération en adéquation avec leurs objectifs communs. La participation de l'Irlande au Partenariat pour la paix (PPP) a principalement porté sur le renforcement de l'interopérabilité des forces armées irlandaises et de leur capacité à participer à des opérations multinationales de réponse aux crises. L'Irlande contribue actuellement aux opérations de maintien de la paix menées par l'OTAN au Kosovo et en Afghanistan. Dans le passé, elle a apporté son soutien à l’opération dirigée par l’OTAN en Bosnie-Herzégovine. Cadre de la coopération L'OTAN et l'Irlande définissent les domaines de leur coopération dans le cadre d'un programme individuel de partenariat et de coopération (IPCP) qui est approuvé conjointement pour une période de deux ans. L'actuel IPCP de l'Irlande est axé sur le renforcement des aptitudes et de l'expertise dans des domaines tels que la planification générale des opérations de maintien et de soutien de la paix, les communications (y compris la cyberdéfense), le commandement et le contrôle, les procédures opérationnelles et la logistique. Les activités englobent notamment des stages de formation, des séminaires, des ateliers, des conférences, des exercices ainsi que des procédures de certification et de normalisation. La participation au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP vise à améliorer la capacité de l’Irlande de prendre part à des opérations multinationales de soutien de la paix, à renforcer ses capacités et à développer l'interopérabilité avec les Alliés et avec d'autres partenaires. Principaux domaines de coopération La sécurité En 1997, l'Irlande a déployé un contingent en soutien à l'opération de maintien de la paix dirigée par l'OTAN en Bosnie-Herzégovine. De nombreux éléments ont été rattachés à une compagnie internationale de police militaire opérant principalement à Sarajevo. Depuis 1999, l'Irlande contribue à la Force pour le Kosovo (KFOR) dirigée par l'OTAN en mettant à disposition une compagnie de camions porte-conteneurs, une compagnie d'infanterie et des officiers d'état-major. De 2007 à 2008, l'Irlande a également assuré le commandement de la Force opérationnelle multinationale (Centre) (MTNF-C). Elle compte actuellement 12 militaires déployés dans le cadre de la KFOR. Depuis 2002, l'Irlande met également des officiers d'état-major et des sous-officiers à la disposition de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. Actuellement, 7 militaires irlandais sont déployés dans le cadre de la FIAS. Forte de l'expérience considérable acquise par ses forces de défense dans le domaine du maintien de la paix, l'Irlande participe activement à diverses activités dans le cadre du PPP, notamment la planification générale des opérations de maintien et de soutien de la paix, les communications, le commandement et le contrôle, les procédures opérationnelles, la logistique et l'entraînement. Les forces de défense irlandaises administrent également une école de maintien de la paix de l'ONU qui propose des formations figurant dans la liste générale des activités ouvertes à tous les Alliés et Partenaires. Depuis 2010, l'École de déminage des forces de défense irlandaises organise des stages sur l'élimination des engins explosifs improvisés. La réforme des secteurs de la défense et de la sécurité La participation de l'Irlande à des opérations de maintien de la paix et à des activités PPP vient à l'appui de son propre processus de transformation militaire. Sa participation au PARP (processus de planification et d'examen) du PPP l'aide à développer les capacités et l'interopérabilité des forces qu’elle déclare disponibles pour des activités PPP, y compris pour des opérations dirigées par l'OTAN, tout en soutenant ses efforts pour atteindre les objectifs capacitaires fixés par l'UE. Enfin, toujours dans le cadre du PARP, les forces de défense irlandaises ont entrepris de renforcer leurs capacités pour des opérations expéditionnaires de soutien de la paix. Au fil des années, l'Irlande a contribué, avec d'autres Alliés et Partenaires, à dix projets relevant de fonds d’affectation spéciale du PPP. Elle a notamment participé à des projets dans des pays partenaires - neutralisation de mines (Monténégro, Serbie), destruction de munitions pour armes légères et de petit calibre (Albanie, Monténégro, Serbie, Ukraine), élimination de produits chimiques dangereux (Moldova) - ainsi qu'à des projets visant à renforcer l'intégrité et la transparence dans les institutions de défense et de sécurité. La science et l'environnement Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), des scientifiques irlandais ont participé à de nombreux séminaires et ateliers de recherche avancée sur des sujets divers tels que la science dans le processus de décision, les attentats suicides, la sécurité et la culture. L’information du public Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un État membre de l’OTAN sert de point de contact et d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l'Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN en Irlande est l'ambassade de Hongrie. Évolution des relations Sur le plan de la sécurité, l’Irlande applique depuis longtemps une politique de neutralité militaire. En 1999, au terme d’un long processus de consultation publique, l'Irlande a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP). Elle s'est engagée en 2001 dans le processus de planification et d'examen (PARP) du PPP afin d'améliorer l'interopérabilité de ses forces dans le cadre d'opérations de maintien de la paix et d'aide humanitaire. Depuis son adhésion au PPP, l'Irlande joue un rôle actif et met son expertise à la disposition des autres partenaires dans des domaines tels que le maintien de la paix et l'aide humanitaire. Les grandes étapes 1997 Envoi du premier contingent irlandais en soutien de la force de maintien de la paix dirigée par l'OTAN en Bosnie-Herzégovine 1999 Adhésion de l'Irlande au Partenariat pour la paix   Participation d'unités irlandaises à la force de maintien de la paix dirigée par l'OTAN au Kosovo 2000 Présentation du premier programme de partenariat individuel 2001 Adhésion au processus de planification et d'examen du PPP (PARP) 2002 Affectation d’officiers d'état-major irlandais à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan   Participation à l'exercice humanitaire "Cooperative Safeguard 2002" en Islande 2005 Avec plusieurs autres pays alliés et partenaires, l'Irlande répond à la demande d'aide adressée par les États-Unis après le passage du cyclone Katrina. 2007-2008 Commandement de la MNTF-C au Kosovo 2008 Participation à l'exercice annuel de gestion de crise (CMX 2008) 2010 Début des formations proposées au personnel international sur l'élimination des engins explosifs improvisés 2011 Participation en observateur à l'exercice Cyber Coalition 2011 de l'OTAN 2012 Participation en observateur à l'exercice Cyber Coalition 2012 de l'OTAN 2013 Première visite en Irlande d’un secrétaire général de l’OTAN (février). M. Anders Fogh Rasmussen rencontre le premier ministre irlandais (Taoiseach), M. Enda Kenny, et le ministre de la Défense, M. Alan Shatter, pour faire le point sur la coopération entre l’OTAN et l’Irlande et envisager les possibilités d’un renforcement des relations. Il assiste également à une réunion informelle des ministres de la Défense des pays de l’Union européenne, à Dublin.