NATO - North Atlantic Treaty Organization

  • UE - OTAN: un partenariat stratégique
    OTAN-UE : un partenariat stratégique Ayant les mêmes intérêts stratégiques, l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et l'Union européenne (UE) coopèrent sur des questions d’intérêt commun et travaillent côte à côte pour ce qui est de la gestion de crise, du développement capacitaire et des consultations politiques. Lors du sommet de Lisbonne, en novembre 2010, les Alliés ont souligné qu’ils étaient déterminés à renforcer le partenariat stratégique OTAN–UE. Le nouveau concept stratégique de l'OTAN, adopté à Lisbonne, engage l'Alliance à prévenir les crises, à gérer les conflits et à stabiliser les situations postconflit, notamment en travaillant plus étroitement avec ses partenaires internationaux, au premier rang desquels l’Organisation des Nations Unies (ONU) et son partenaire stratégique, l’UE. Le concept stratégique indique clairement qu'une UE active et efficace contribue à la sécurité globale de la zone euro‑atlantique. C'est pourquoi elle est un partenaire unique et essentiel pour l'OTAN. Les deux organisations sont composées, en grande partie, des mêmes États (21), et tous leurs membres partagent les mêmes valeurs. L'OTAN reconnaît l'importance d'une défense européenne plus forte et plus performante. Les Alliés se félicitent de l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne de l'UE, qui offre un cadre pour le renforcement de la capacité de l'Union à faire face aux défis de sécurité communs. Les Alliés non membres de l'UE apportent une contribution significative à cet effort, et pour le partenariat stratégique entre l'OTAN et l'UE, leur implication la plus complète dans cet effort est essentielle. L'OTAN et l'UE peuvent et doivent jouer des rôles complémentaires et se renforçant mutuellement, en soutien de la paix et de la sécurité internationales. Les Alliés sont déterminés à apporter leur contribution pour créer des circonstances plus favorables grâce auxquelles : ils renforceront pleinement le partenariat stratégique avec l'UE, dans l'esprit d'une ouverture, d'une transparence, d'une complémentarité et d'un respect de l'autonomie et de l'intégrité institutionnelle des deux organisations qui soient entiers et mutuels ; ils amélioreront leur coopération pratique dans les opérations, sur toute la gamme des crises, depuis la planification coordonnée jusqu'au soutien mutuel sur le terrain ; ils élargiront leurs consultations politiques pour y inclure toutes les questions d'intérêt commun, afin de partager évaluations et points de vue ; ils coopéreront plus étroitement pour le développement des capacités, de manière à réduire au minimum les doubles emplois et à maximiser le coût‑efficacité. Il est important que l'OTAN et l'UE coopèrent étroitement au développement d'une « approche globale » internationale de la gestion des crises et des opérations, laquelle exige une mise en œuvre efficace de moyens à la fois militaires et civils. Ces principes ont été réaffirmés au sommet de Chicago de mai 2012, lors duquel il a été souligné que l’OTAN et l’UE ont des valeurs et des intérêts stratégiques en commun. L’UE est un partenaire unique et essentiel pour l’OTAN. Renforcer pleinement ce partenariat stratégique, comme convenu par les deux organisations et comme le prévoit le concept stratégique, est particulièrement important dans le climat d’austérité économique actuel. Dans ce contexte, le secrétaire général a établi un véritable dialogue avec ses homologues de l’UE, notamment le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, le président du Parlement européen, Martin Schulz, ainsi que la haute représentante/vice‑présidente de la Commission, Mme Ashton. Il s’est à de nombreuses reprises exprimé devant la Commission des affaires étrangères du Parlement européen, lors de sessions conjointes avec la Sous‑commission Sécurité et défense. L’année 2001 a marqué le début des relations institutionnalisées entre l'OTAN et l'UE, qui ont ainsi tiré parti des mesures prises pendant les années 1990 dans le but de promouvoir une plus grande responsabilité européenne en matière de défense (coopération OTAN‑UEO¹). Les principes politiques sous‑tendant ces relations sont définis dans la « Déclaration OTAN–UE sur la PESD » adoptée en décembre 2002. Avec l'élargissement des deux organisations en 2004 puis l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'UE en 2007, l'OTAN et l'UE ont désormais vingt et un membres en commun². 1. À l'époque, l'Union de l'Europe occidentale (UEO) agissait pour le compte de l'UE pour toutes les questions touchant à la sécurité et à la défense (Traité de Maastricht, 1992). Le rôle de gestion des crises joué par l'UEO a été transféré à l'Union européenne en 1999. 2. Pays membres de l'OTAN (28) : Albanie, Allemagne, Belgique, Bulgarie, Canada, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, États-Unis, France, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Pays Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Turquie Pays membres de l'UE (27) : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède Cadre de la coopération (mars 2003) En janvier 2001, le secrétaire général de l'OTAN et la présidence de l'UE ont procédé à un échange de lettres définissant la portée de la coopération et les modalités de consultation en matière de sécurité entre les deux organisations. La coopération s’est ensuite accélérée avec la signature de la Déclaration OTAN‑UE sur la PESD en décembre 2002 et l'adoption du cadre de coopération en mars 2003. L'OTAN et l'UE se rencontrent régulièrement pour discuter de questions d'intérêt commun. Les réunions se déroulent à différents échelons, notamment au niveau des ministres des Affaires étrangères, des ambassadeurs, des représentants militaires et des conseillers de défense. En outre, des contacts réguliers ont lieu à tous les niveaux entre, d’une part, le Secrétariat international et l'État‑major militaire international de l'OTAN et, d’autre part, les organes correspondants de l'UE (le Secrétariat du Conseil, le Service européen pour l'action extérieure, l'État‑major de l'Union européenne (EMUE), l'Agence européenne de défense, la Commission et le Parlement européen). Des arrangements de liaison militaire permanents ont été établis afin de faciliter la coopération au niveau opérationnel. Une équipe de liaison permanente de l'OTAN est ainsi présente à l'EMUE depuis novembre 2005, et une cellule de l'UE a été mise en place au SHAPE (commandement stratégique de l'OTAN pour les opérations, situé à Mons (Belgique)) en mars 2006. « Déclaration OTAN‑UE sur la PESD » La « Déclaration OTAN‑UE sur la PESD », adoptée le 16 décembre 2002, confirme l'accès assuré de l'UE aux capacités de planification de l'OTAN pour ses propres opérations militaires et réaffirme les principes politiques du partenariat stratégique : concertation effective, égalité et respect de l'autonomie de décision de l'UE et de l'OTAN, respect des intérêts des États membres de l'UE et de l'OTAN, respect des principes de la Charte de l’ONU, développement cohérent, transparent et synergique de capacités militaires répondant aux besoins communs des deux organisations. Arrangements « Berlin+ » S'inscrivant dans le cadre de coopération adopté le 17 mars 2003, les arrangements dits « Berlin+ » posent les fondements de la coopération OTAN‑UE dans le domaine de la gestion de crise en donnant à l'UE un accès aux moyens et capacités collectifs de l'OTAN pour des opérations dirigées par l'Union, notamment en ce qui concerne les dispositions de commandement et l’aide à la planification opérationnelle. En fait, ils permettent à l'Alliance de soutenir des opérations dirigées par l'UE dans lesquelles l'OTAN dans son ensemble n'est pas engagée. Coopération sur le terrain Balkans occidentaux En juillet 2003, l'UE et l'OTAN ont publié une « approche concertée pour les Balkans occidentaux ». Élaboré conjointement, ce document définit les domaines clés de la coopération et met l'accent sur la vision commune des deux organisations et sur leur détermination partagée à instaurer la stabilité dans cette région. L'ex‑République yougoslave de Macédoine¹ Le 31 mars 2003, l'opération Concordia, dirigée par l'UE, a succédé à l'opération Allied Harmony, mission que l'OTAN dirigeait dans l'ex‑République yougoslave de Macédoine3. Cette opération, qui s'est terminée en décembre 2003, était la première menée dans le cadre des arrangements « Berlin+ ». C’est au cours de cette opération que des moyens OTAN ont été mis à la disposition de l'UE. Bosnie‑Herzégovine Mettant à profit les résultats de l'opération Concordia, et dans le prolongement de la mission de la Force de stabilisation (SFOR) dirigée par l'OTAN en Bosnie‑Herzégovine, l'UE a lancé une nouvelle mission, l'opération Althea, le 2 décembre 2004. La Force de l'Union européenne (EUFOR) opère dans le cadre des arrangements « Berlin+ », en tirant parti de l'expertise de l'OTAN en matière de planification ainsi que des autres moyens et capacités de l'Alliance. C’est le Commandant suprême adjoint des Forces alliées en Europe (DSACEUR) qui a assuré le commandement de l'opération Althea. Un état‑major d'opération (EMO) de l'UE a été installé au SHAPE. Kosovo L'OTAN dirige une force de maintien de la paix au Kosovo, la KFOR, depuis 1999. L'UE met quant à elle des moyens civils à la disposition de la Mission des Nations Unies au Kosovo (MINUK) depuis plusieurs années et est convenue de prendre la relève de la composante policière de la mission de l'ONU. Déployée en décembre 2008, la mission « État de droit » menée par l'Union européenne au Kosovo (EULEX) est la mission civile la plus importante jamais lancée dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Son principal objectif est d'aider et de soutenir les autorités du Kosovo pour ce qui est de l'État de droit, et plus particulièrement dans les secteurs de la police, du judiciaire et des douanes. EULEX collabore étroitement avec la KFOR sur le terrain. Coopération dans d'autres régions Afghanistan L'OTAN et l'UE jouent un rôle clé pour ce qui est d'instaurer la paix et la stabilité en Afghanistan, et elles interviennent dans le cadre des efforts plus larges déployés par la communauté internationale pour mettre en œuvre une approche globale de l'aide à fournir à ce pays. La Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l'OTAN aide à créer un environnement stable et sûr dans lequel le gouvernement afghan et les autres acteurs internationaux pourront mettre en place des institutions démocratiques, étendre l'État de droit et reconstruire le pays. L'OTAN a salué le lancement par l'UE, en juin 2007, d'une mission « État de droit » dans le cadre de la PSDC (EUPOL). L'UE a en outre engagé un programme de réforme de la justice, et elle contribue au financement de projets civils dans le cadre des équipes de reconstruction provinciales (PRT) administrées par l'OTAN et placées sous la direction d’un pays membre de l'UE. Darfour L'OTAN et l'UE apportent toutes deux leur aide à la mission de l'Union africaine au Darfour (Soudan), en particulier pour ce qui est des rotations des avions de transport. Piraterie Depuis septembre 2008, des forces navales de l'OTAN et de l'UE sont déployées côte à côte (respectivement dans le cadre des opérations Ocean Shieldet EUNAVFOR Atalanta),avec d'autres acteurs, au large de la Somalie, pour mener des missions de lutte contre la piraterie. 1. La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel. Autres domaines de coopération Capacités Avec les opérations, le développement capacitaire est un domaine dans lequel la coopération est essentielle et où des perspectives de croissance existent. Le Groupe OTAN‑UE sur les capacités a été créé en mai 2003 pour veiller à ce que les efforts de l’OTAN et de l’UE en matière de développement capacitaire soient cohérents et synergiques. Suite à la création, en juillet 2004, de l'Agence européenne de défense (AED), dont la mission consiste à coordonner les travaux de l'UE sur le développement des capacités de défense, la coopération en matière d'armement, les acquisitions et la recherche, des experts de l'AED contribuent aux travaux du Groupe sur les capacités. Entre autres questions, ce Groupe s’est intéressé aux insuffisances capacitaires communes dans des domaines tels que la lutte contre les engins explosifs improvisés et le soutien médical. Il joue aussi un rôle important en ce sens qu’il veille à ce que les travaux de l'OTAN sur la défense intelligente et l'initiative de l’UE sur la mutualisation et le partage soient transparents et complémentaires. Terrorisme et prolifération des armes de destruction massive L'OTAN et l'UE sont toutes deux résolues à lutter contre le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive (ADM). Elles échangent des informations sur leurs activités dans le domaine de la protection des populations civiles contre des attaques perpétrées au moyen d'armes chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires (CBRN). Les deux organisations coopèrent également dans le domaine des plans civils d'urgence, notamment en échangeant des listes des mesures prises dans ce domaine. Nouveaux domaines de coopération Depuis l’adoption, lors du sommet tenu à Lisbonne en novembre 2010, du nouveau concept stratégique de l'OTAN, dans lequel l'Alliance reconnaît la nécessité de faire face aux défis de sécurité émergents, plusieurs nouveaux domaines de coopération avec l'UE sont à l’étude, en particulier la sécurité énergétique et la cyberdéfense. Dans ce contexte, les services de l’OTAN et de l’UE tiennent actuellement des consultations pour définir les domaines précis dans lesquels les deux organisations pourraient renforcer leur coopération en matière de cyberdéfense. Participation Les deux organisations comptent vingt et un membres en commun. L’Albanie, la Croatie¹ , le Canada, l'Islande, la Norvège, la Turquie et les États-Unis, qui sont membres de l'OTAN mais pas de l'UE, participent à toutes les réunions OTAN-UE, à l'instar de l'Autriche, de la Finlande, de l'Irlande, de la Suède et, depuis 2008, de Malte, qui sont membres de l'UE et du programme de Partenariat pour la paix (PPP) de l'OTAN. Cependant, Chypre, qui n’est pas membre du PPP et qui n'a pas conclu d'accord de sécurité avec l'OTAN sur l'échange de documents classifiés, ne peut pas participer aux réunions officielles OTAN UE. Cela est dû aux décisions prises par l'OTAN et par l'UE en décembre 2002. Des réunions informelles avec Chypre sont parfois organisées à différents niveaux (ministres des Affaires étrangères, ambassadeurs et délégués militaires). 1. La Croatie deviendra membre de l’UE le 1 er juillet 2013 Evolution of NATO-EU relations Les grandes étapes Février 1992 L'UE adopte le Traité de Maastricht, qui prévoit une politique étrangère et de sécurité commune (PESC) intergouvernementale ainsi que la définition à terme d'une politique de défense commune (PESD), l'UEO étant la composante de défense de l'UE..   Établissement d'une coopération étroite entre l'OTAN et l'UEO Juin 1992 À Oslo, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN appuient l'objectif consistant à développer l'UEO en tant que moyen de renforcer le pilier européen de l'Alliance et en tant que composante de défense de l'UE, qui assumera également les « tâches de Petersberg » (recherche et sauvetage d'ordre humanitaire, maintien de la paix, gestion des crises, dont l’imposition de la paix, et protection de l’environnement). Janvier 1994 Les dirigeants des pays de l’OTAN conviennent de mettre à disposition les moyens collectifs de l'Alliance, sur la base de consultations au sein du Conseil de l'Atlantique Nord, pour des opérations de l'UEO menées par les Alliés européens en application de leur PESC.   L'OTAN entérine le concept de groupes de forces interarmées multinationales, qui prévoit la mise en place de quartiers généraux déployables « séparables, mais non séparés », pouvant être utilisés pour des opérations dirigées par l'Europe. C’est sur ce concept que vont s’appuyer les opérations auxquelles les pays de l'OTAN et d'autres pays non OTAN participeront par la suite. Juin 1996 À Berlin, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN conviennent pour la première fois d'établir une identité européenne de sécurité et de défense (IESD) au sein de l'OTAN, dans le but de rééquilibrer les rôles et responsabilités entre l'Europe et l'Amérique du Nord. Cette initiative a notamment pour objectif essentiel d’améliorer les capacités européennes. Les ministres décident par ailleurs de mettre les moyens de l'Alliance à disposition pour des opérations de gestion de crise dirigées par l'UEO. Ces décisions débouchent sur l'introduction du terme « Berlin+ ». Décembre 1998 À l'occasion d'un sommet tenu à Saint‑Malo, la France et le Royaume‑Uni font une déclaration commune affirmant la détermination de l'UE à établir une politique européenne commune en matière de sécurité et de défense (PECSD). Avril 1999 Au sommet de Washington, les chefs d'État et de gouvernement décident de développer les arrangements « Berlin+ ». Juin 1999 Réuni à Cologne, le Conseil européen décide « de doter l'UE des moyens et capacités nécessaires pour assumer ses responsabilités concernant une PECSD ». Décembre 1999 À la réunion tenue par le Conseil à Helsinki, les États membres de l'UE définissent des « objectifs globaux » militaires devant permettre à l'UE, de déployer, pour 2003, jusqu'à 60 000 soldats pour les « tâches de Petersberg ». Les États membres de l'UE créent par ailleurs des structures politiques et militaires comprenant notamment un Comité politique et de sécurité, un Comité militaire et un état‑major. Le rôle de gestion des crises de l'UEO est transféré à l'UE. L'UEO conserve des tâches résiduelles. Septembre 2000 Le Conseil de l'Atlantique Nord et le Comité politique et de sécurité intérimaire de l'UE se réunissent pour la première fois pour faire le point sur l’évolution des relations OTAN‑UE. Décembre 2000 Signature par l'UE du Traité de Nice, qui contient des amendements reflétant le développement concret de la PESD en tant que politique indépendante de l'UE (entrée en vigueur : février 2003). Janvier 2001 Début des relations institutionnalisées entre l'OTAN et l'UE, avec l'instauration de réunions conjointes, y compris au niveau des ministres des Affaires étrangères et des ambassadeurs. Échange de lettres entre le secrétaire général de l'OTAN et la présidence de l'UE sur la portée de la coopération et les modalités de consultation. Mai 2001 Première réunion officielle OTAN‑UE au niveau des ministres des Affaires étrangères, à Budapest. Le secrétaire général de l'OTAN et la présidence de l'UE diffusent une déclaration commune sur les Balkans occidentaux. Novembre 2002 Au sommet de Prague, les pays membres de l'OTAN se déclarent disposés à donner à l'UE un accès aux moyens et capacités de l'OTAN pour des opérations dans lesquelles l'Alliance n'est pas engagée militairement. Décembre 2002 Déclaration OTAN‑UE sur la PESD. Mars 2003 Adoption du cadre de coopération. Entrée en vigueur d'un accord OTAN‑UE sur la sécurité des informations. L'opération Concordia dirigée par l'UE prend la relève de l'opération Allied Harmony dirigée par l'OTAN dans l'ex‑République yougoslave de Macédoine.* Mai 2003 Première réunion du Groupe OTAN‑UE sur les capacités. Juillet 2003 Élaboration d'une stratégie commune pour les Balkans occidentaux. Novembre 2003 Premier exercice OTAN‑UE de gestion de crise. Février 2004 La France, l'Allemagne et le Royaume‑Uni lancent l'idée d'unités de réaction rapide de l'UE composées de groupements tactiques interarmées. Décembre 2004 Début de l'opération Althea dirigée par l'UE en Bosnie‑Herzégovine. Septembre 2005 Dîner ministériel informel transatlantique (OTAN‑UE), à New York. Octobre 2005 Accord sur les arrangements permanents militaires portant création d'une équipe de liaison de l'OTAN à l'EMUE et d'une cellule de l'UE au SHAPE. Novembre 2005 Mise en place de l'Équipe de liaison permanente de l'OTAN à l'EMUE. Mars 2006 Création de la cellule de l'UE au SHAPE. Avril 2006 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à Sofia. Septembre 2006 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à New York. Janvier 2007 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à Bruxelles. Avril 2007 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à Oslo. Septembre 2007 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à New York. Décembre 2007 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à Bruxelles. Septembre 2008 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à New York. Décembre 2008 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à Bruxelles. Mars 2009 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à Bruxelles. Septembre 2010 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à New York. Décembre 2010 Au sommet de Lisbonne, tenu en novembre 2010, les Alliés ont souligné qu’ils étaient déterminés à renforcer le partenariat stratégique OTAN‑UE, et ils se sont félicités des récentes initiatives prises par plusieurs d’entre eux et des idées émises par le secrétaire général pour renforcer la coopération OTAN–UE. Dans le nouveau concept stratégique de l'OTAN, il est stipulé qu’une UE active et efficace contribue à la sécurité globale de la zone euro‑atlantique et que l’UE est donc un partenaire essentiel pour l'OTAN. Septembre 2011 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à New York. Septembre 2012 Dîner informel transatlantique des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’UE, à New York.
  • Ukraine, Bureau de liaison de l’OTAN (NLO) en -
    Bureau de liaison de l’OTAN (NLO) en Ukraine Aperçu Mission Faciliter la coopération pratique dans le cadre de la Commission OTAN‑Ukraine Renforcer la coopération entre l’OTAN et les autorités ukrainiennes Tâches Assurer la liaison avec les autorités ukrainiennes, OTAN, alliées et partenaires Conseiller l’Ukraine et l’OTAN sur la coopération en cours ou future Faciliter les programmes, les projets, les événements, les visites Principaux partenaires ukrainiens Les hauts responsables (« core executive ») : le Cabinet des ministres, le Conseil de sécurité nationale et de défense, l’administration présidentielle Le ministère des Affaires étrangères La Verkhovna Rada (Parlement) Le ministère de la Défense / les forces armées Les institutions du secteur de la sécurité : le Service de sécurité, le Service du renseignement extérieur, le ministère de l’Intérieur, le ministère des Situations d’urgence, le Service d’Etat des gardes-frontières D’autres ministères : Économie, Politique industrielle, Finances Les organisations de la société civile impliquées dans les questions de défense et de sécurité Priorités actuelles Renforcement de la mise en oeuvre par l’Ukraine des réformes euro‑atlantiques au sens large : Aider l’Ukraine à planifier et mettre en oeuvre les programmes nationaux annuels (ANP) Améliorer la coordination interministérielle Intensification du dialogue politique et pratique OTAN-Ukraine Engagement intensif à un niveau politique élevé Dialogue intensifié sur les réformes Consultation sur les questions de sécurité nationale et de sécurité régionale Groupes de travail conjoints OTAN-Ukraine sur la réforme de la défense / la coopération technique / la sécurité économique Soutien à la transformation et à la gouvernance démocratique des secteurs de la défense et de la sécurité : Contrôle parlementaire et exécutif Mise en oeuvre de la stratégie de sécurité nationale ; amélioration du système de sécurité nationale Renforcement de la gestion démocratique : aide d’experts et formation de fonctionnaires (programme du JWGDR sur le perfectionnement professionnel) Renforcement de l’impact de la société civile sur les questions de défense et de sécurité nationale (Réseau de partenariats OTAN‑Ukraine pour le développement de l’expertise de la société civile) Soutien aux opérations et renforcement de l’interopérabilité face aux défis communs : KFOR, opération Active Endeavor , FIAS, NTM Iraq Commandements & états-majors efficaces et interopérables aux niveaux stratégique/opératif Capacités déployables, interopérables, soutenables aux niveaux opératif/de l’unité Nouvelles menaces sécuritaires, et notamment lutte contre le terrorisme et cyberdéfense Règlement de problèmes hérités du passé : Destruction, sûreté & sécurité des munitions (fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP pour la démilitarisation des munitions) Protection sociale des militaires déjà dégagés des cadres ou devant l’être (programme de réinsertion OTAN-Ukraine) Généralités Bureau créé en avril 1999 ; colocalisation avec la Direction Intégration euro‑atlantique de l’état-major général Effectif de 16 personnes : chef civil (Pologne/siège de l’OTAN) ; 1 civil OTAN (Estonie) ; 3 militaires OTAN (Lituanie, Pologne, Allemagne); 4 civils ukrainiens + 3 équipes de projet (actuellement 7 personnes) Étroite coopération avec le Centre d’information et de documentation de l’OTAN à Kiev.
  • Ukraine, Commission OTAN-
    Commission OTAN-Ukraine La Commission OTAN-Ukraine (COU) est l’organe décisionnel chargé de développer les relations entre l’OTAN et l’Ukraine et d’orienter les activités de coopération. Elle constitue également un lieu privilégié de consultation entre les Alliés et l’Ukraine sur les questions de sécurité d’intérêt commun. La COU a été créée en vertu de la Charte de partenariat spécifique entre l’OTAN et l’Ukraine, qui a été signée à Madrid, le 9 juillet 1997, par les chefs d’État ou de gouvernement de l’Ukraine et des Alliés. Elle a pour tâche de veiller à la bonne application des dispositions de la Charte, de faire le point sur le développement des relations entre l’OTAN et l’Ukraine, de superviser la planification des activités et de proposer des moyens d’améliorer ou de développer davantage encore la coopération. Les activités de la COU La COU constitue un lieu privilégié de consultation entre les Alliés et l’Ukraine sur les questions de sécurité d’intérêt commun. C’est ainsi que la crise actuelle en Ukraine y a été évoquée. Le 2 mars 2014, les Alliés et l’Ukraine ont réuni la COU en séance extraordinaire. Lors de leur réunion d’avril 2014, les ministres des Affaires étrangères des pays de la COU ont condamné l’« annexion » illégale et illégitime de la Crimée par la Russie et ont déclaré que l’OTAN et l’Ukraine intensifieraient leur coopération et favoriseraient la réalisation de réformes de la défense au moyen de programmes de renforcement et de développement des capacités. D’autres thèmes sont également abordés au sein de la COU, comme la situation en Afghanistan ou dans les Balkans, la lutte contre le terrorisme, les conflits gelés et d’autres enjeux de sécurité régionale. En décembre 2008, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN ont décidé de développer encore les activités de la COU avec l’établissement d’un programme national annuel (ANP). La COU suit par ailleurs les activités menées par l’Ukraine dans le cadre du Partenariat pour la paix, sous l’égide du Comité militaire dans le domaine militaire et au titre de son plan de travail annuel. Des groupes de travail conjoints ont été constitués sous les auspices de la COU, afin de faire avancer des dossiers précis : réforme du secteur de la défense et de la sécurité, armement, sécurité économique et coopération scientifique et environnementale. Participants Tous les États membres de l’OTAN et l’Ukraine sont représentés au sein de la COU, qui se réunit couramment au niveau des ambassadeurs et des représentants militaires, périodiquement au niveau des ministres des Affaires étrangères, des ministres de la Défense et des chefs d’état-major, et occasionnellement au sommet, au niveau des chefs d’État ou de gouvernement. Les réunions de haut niveau de la COU sont préparées par le Comité politique et des partenariats en configuration COU ; c’est aussi dans ce cadre qu’ont lieu les échanges réguliers entre l’OTAN et l’Ukraine sur les questions politiques et les questions de sécurité d’intérêt commun et que sont élaborés et évalués les programmes de coopération de l’Ukraine avec l’OTAN.
  • Ukraine, Les relations OTAN -
    Les relations OTAN - Ukraine ?? Les relations entre l'OTAN et l'Ukraine L’Ukraine a peu à peu renforcé son dialogue politique et sa coopération pratique avec l’OTAN, une coopération que l’une et l’autre ont décidé d’intensifier depuis l’intervention militaire illégale de la Russie en Crimée. L'OTAN soutient toute une série d'initiatives en Ukraine ; l'Ukraine contribue quant à elle aux missions de l'OTAN en Afghanistan et au Kosovo, et elle est devenue en 2013 le premier pays partenaire à participer à Ocean Shield, l'opération de lutte contre la piraterie dirigée par l’OTAN. Le cadre formel des relations OTAN-Ukraine est la Charte de partenariat spécifique de 1997, qui porte création de la Commission OTAN-Ukraine (COU), ainsi que la déclaration venant en complément de cette charte, signée en 2009. ? suite Nouvelles
  • Une « approche globale » de la gestion de crise
    Une « approche globale » de la gestion de crise © ISAF Les enseignements tirés des opérations de l'OTAN montrent qu'une gestion de crise efficace nécessite l'adoption d'une approche globale faisant intervenir des instruments politiques, civils et militaires. Les seuls moyens militaires ne suffisent pas à relever les nombreux défis complexes qui pèsent sur la sécurité euro‑atlantique et sur la sécurité internationale. L'OTAN doit travailler en étroite collaboration avec les partenaires civils, y compris avec les organisations internationales et les acteurs régionaux et locaux. Depuis 2008, un plan d'action a été élaboré afin d'accroître la contribution de l'OTAN à une approche globale de la gestion de crise et aux opérations de stabilisation et de reconstruction, dans le cadre des efforts déployés par la communauté internationale au sens large. Le concept stratégique de l'OTAN, adopté au sommet de Lisbonne en novembre 2010, insiste sur l'importance d'élaborer une approche globale de la gestion de crise. À Lisbonne, les dirigeants des pays de l’Alliance ont décidé d'intensifier les efforts dans ce domaine. «  L’approche globale est non seulement justifiée – elle est nécessaire  », selon le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen. «  L'OTAN doit travailler de façon plus étroite avec les partenaires civils, sur le terrain et au niveau politique, particulièrement avec l'Union européenne et les Nations Unies  ». La mise en œuvre efficace d'une approche globale exige que tous les acteurs apportent leur contribution de manière concertée, dans un même esprit de responsabilité, d'ouverture et de détermination, en tenant compte de leurs atouts, de leurs mandats et de leurs rôles respectifs, ainsi que de leur autonomie de décision. Sur la base des expériences dans les Balkans occidentaux et en Afghanistan, les méthodes de travail de l'OTAN ont été adaptées à tous les niveaux pour répondre à ces besoins. La crise libyenne de 2011 a imposé l’application de ces nouvelles méthodes de travail. Dès le début de son implication dans la crise, l'Alliance a associé les acteurs internationaux, régionaux et locaux au partage des évaluations, aux consultations sur les mesures à prendre et à l'harmonisation des activités opérationnelles. Ces efforts ont fortement contribué au succès de l'OTAN et de la communauté internationale dans son ensemble. Par ailleurs, l'OTAN associe activement les principales parties prenantes internationales et les principaux partenaires locaux à la planification de la nouvelle mission qu'elle dirigera en Afghanistan et qui consistera à former, à conseiller et à assister les forces afghanes lorsque celles-ci auront pris la responsabilité totale de la sécurité dans l'ensemble du pays et lorsque la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) se sera retirée, fin 2014. Dès le sommet de Chicago, en mai 2012, lorsque la décision concernant la mission post-2014 a été prise à l'invitation du gouvernement afghan, un premier échange de vues a eu lieu avec les dirigeants des 50 pays contribuant à la FIAS et avec le président afghan, ainsi qu'avec les dirigeants du Japon, du Pakistan, de la Russie, des pays d'Asie centrale, des Nations Unies et de l'Union européenne. Caractéristiques principales L'OTAN préconise l'adoption, au sein de la communauté internationale, d'une approche globale de la gestion de crise et des opérations de stabilisation Des instruments politiques, civils et militaires doivent intervenir dans la planification et la conduite d'opérations La coopération avec les pays partenaires, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et les autorités locales est actuellement renforcée Ce travail repose sur l'expérience acquise au cours des opérations menées dans les Balkans occidentaux et en Afghanistan Partenaires institutionnels clés : l'Union européenne et les Nations Unies Domaines de travail essentiels L'OTAN améliore ses propres instruments de gestion de crise et multiplie les contacts avec les pays partenaires, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et les autorités locales pour être mieux à même de travailler avec eux. En particulier, l’OTAN renforce les partenariats avec les acteurs civils qui ont acquis une expérience et des compétences dans des domaines tels que la mise en place d'institutions, le développement, la gouvernance, le système judiciaire et la police. La mise en œuvre de la contribution de l'OTAN à une approche globale est une tâche de longue haleine. L'OTAN s'efforce d’apporter des améliorations dans plusieurs domaines de travail essentiels, notamment : planification et conduite d'opérations ; enseignements tirés, formation, instruction et exercices ; renforcement de la coopération avec les acteurs extérieurs ; messages destinés au public. Planification et conduite d'opérations L'OTAN tient pleinement compte de tous les aspects militaires et non militaires de la gestion de crise, et elle s'emploie à améliorer la coopération pratique à tous les niveaux avec l'ensemble des organisations et des acteurs concernés pour ce qui est de la planification et de la conduite d'opérations. L'Alliance encourage la définition de stratégies et d'objectifs clairs entre tous ces acteurs avant le lancement d'une opération, ainsi qu'une meilleure planification en coopération. Les Alliés conviennent qu'en règle générale, il est préférable que ce soit les acteurs et les organisations qui ont l’expérience, le mandat et les compétences appropriés qui se chargent des éléments de la stabilisation et de la reconstruction. Certaines circonstances peuvent toutefois empêcher les autres acteurs d’assumer leur mission ou font qu’ils ne peuvent pas l’assumer sans un soutien de l’OTAN. Afin de renforcer la contribution de l'OTAN à une approche globale et son aptitude à contribuer, lorsqu’il y a lieu, à la stabilisation et à la reconstruction, les Alliés sont convenus de mettre en place une structure civile appropriée mais modeste destinée à assurer plus efficacement l’interface avec d’autres acteurs et à procéder à la planification voulue dans le domaine de la gestion de crise. Par ailleurs, un programme COMPASS (soutien de spécialistes à l'approche globale) a été mis sur pied en 2009 afin de permettre l'élaboration d'une base de données d'experts civils nationaux dans trois domaines principaux - politique, stabilisation et reconstruction, médias - ; il est ainsi possible de consulter ces experts pour qu'ils donnent des avis à différents niveaux : stratégique, opérationnel et sur le théâtre. Retour d'expérience (RETEX), formation, instruction et exercices La mise en place d’une approche globale doit s’accompagner d’une évolution des mentalités. L’Alliance met donc l’accent sur les formations conjointes des personnels civils et militaires. Cela favorise l'échange des enseignements tirés et contribue également à instaurer la confiance entre l'OTAN, ses partenaires, les autres acteurs internationaux et les acteurs locaux, améliorant ainsi la coordination. Dans certains cas, des enseignements sont tirés au niveau des services compétents avec les Nations Unies, par exemple concernant la Libye et le Kosovo. L'un des volets de l'approche globale est la tenue d'entraînements et d'exercices intégrés au sein des structures civiles et militaires de l'OTAN. L'OTAN invite aussi régulièrement des organisations internationales à participer à ses exercices, le but étant de partager des connaissances sur les procédures de réponse aux crises de l'Alliance, ainsi que des visions et des perspectives. Renforcement de la coopération avec les acteurs extérieurs L’instauration de liens durables d’entente, de confiance et de respect entre les organisations et les acteurs concernés permettra à chacun de travailler plus efficacement. L'OTAN s'emploie donc activement et régulièrement à resserrer les liens et à établir des liaisons plus étroites avec eux, tout en respectant l'autonomie de prise de décision de chacun. La coopération est à présent bien établie avec les Nations Unies, les agences des Nations Unies, l'Union européenne et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, en particulier, ainsi qu'avec la Banque mondiale, le Comité international de la Croix-Rouge, l'Organisation internationale pour les migrations, l'Union africaine et la Ligue des États arabes. Cette coopération se traduit par des entretiens de travail, des contacts interservices à différents niveaux, des échanges de haut niveau, des « journées d'information » de l'OTAN et des ateliers. Messages destinés au public Pour être efficace, une approche globale de la gestion de crise doit être accompagnée de messages réguliers et cohérents à l'intention du public. Les campagnes d'information de l'OTAN sont étayées par la communication systématique de données actualisées exposant les progrès accomplis dans les domaines pertinents. Des efforts sont également déployés afin de partager les stratégies de communication avec les acteurs internationaux et de coordonner la communication sur le théâtre.
  • Union africaine, L'aide de l'OTAN à l’ -
    L'aide de l'OTAN à l’Union africaine Depuis 2005, l'OTAN apporte différentes formes de soutien à l'Union africaine (UA), à la demande de cette dernière. L'UA est une organisation régionale qui rassemble 54 pays africains. Elle a été créée en 2002 à Addis-Abeba (Éthiopie) et a fait appel au soutien de l'OTAN, dès 2005, pour la Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS), dans la province du Darfour. La décision prise par le Conseil de l'Atlantique Nord de soutenir la MUAS a fait date car il s'agissait de la toute première intervention de l’Alliance sur le continent africain. La MUAS s'est achevée le 31 décembre 2007 et, le 1 er  janvier 2008, l'opération hybride UA/ONU au Darfour (MINUAD) lui a succédé. Depuis lors, l'OTAN apporte son aide à l'UA pour d'autres missions et objectifs, notamment dans le cadre de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), où elle assure la planification et les transports aériens et maritimes stratégiques, ainsi que pour le développement de capacités de maintien de la paix à long terme, en particulier les brigades de la Force africaine en attente (FAA). Afin de permettre une synergie, une efficacité et une transparence maximales, l’aide apportée par l’OTAN fait l’objet d'une étroite coordination avec celle que fournissent d'autres organisations internationales – principalement les Nations Unies et l'Union européenne (UE) – et les partenaires bilatéraux. Par le biais de cette aide accrue, l’Alliance et l’UA développent une relation que M. Sivuyile Thandikhaya Bam, chef de la Division des opérations de soutien de la paix (DOSP) de l’UA, a qualifiée de « très positive » lors de la visite qu’il a effectuée au siège de l’OTAN en février 2010. « Nous envisageons [cette coopération] davantage sur le long terme, et nous voudrions poursuivre sur cette voie ». Le fait que l'UA ait sollicité l'aide de l'OTAN à maintes reprises a confirmé cette tendance, et entraîné un élargissement de la collaboration UA-OTAN. Aider l’Union africaine en Somalie Depuis 2007, l’OTAN, qui a accepté d'apporter une aide à l'AMISOM, fournit un soutien dans le domaine du transport aérien et du transport maritime stratégiques aux États membres de l’UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de cette mission. Ainsi, l’OTAN a par exemple mis en place un soutien aérien du Burundi à Mogadiscio ; elle a aussi escorté un bâtiment de l’UA qui transportait des équipements militaires burundais destinés à l’un des bataillons transférés par voie aérienne à Mogadiscio. L’OTAN a aussi mis des experts à la disposition de la DOSP de l'UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts interviennent dans des domaines spécifiques pendant une période de six mois, renouvelable à la demande de l'UA. Outre cet appui en matière de logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international sur la Somalie. Transport aérien stratégique Le 17 janvier 2007, l’UA a lancé un appel général à tous ses partenaires, dont l'OTAN, concernant un appui financier et logistique à l’AMISOM. Le 22 mai 2007, elle a adressé à l’OTAN une demande plus précise portant sur un soutien à apporter dans le domaine du transport aérien stratégique aux États membres de l'UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de l'AMISOM. Le 7 juin, le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande. Le soutien de l’OTAN a été initialement autorisé jusqu’au 21 août 2007. Depuis lors, et à la suite de nouvelles demandes de l’UA, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé à plusieurs reprises de prolonger ce soutien pour des périodes de six mois et, plus récemment, pour une année. Suite à la dernière décision du Conseil, le soutien est autorisé jusqu’en janvier 2014. Transport maritime stratégique Le soutien au transport maritime stratégique a été demandé un peu plus tard, et le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande le 15 septembre 2009. Ce soutien, qui est également accordé pour des périodes définies, est actuellement autorisé jusqu'en janvier 2014. Experts L’OTAN met des experts à la disposition de la DOSP de l'UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts partagent leurs connaissances dans des domaines tels que la planification maritime, la planification stratégique, la planification et le suivi en matière financière, la planification des acquisitions, la coordination des mouvements aériens, les télécommunications, l'informatique, la logistique, les ressources humaines, la gestion du personnel militaire et la planification de circonstance. À l'heure actuelle, le soutien accordé est de trois experts, basés à Addis-Abeba, pour une période de six mois, renouvelable sur demande de l'UA. Formation L'OTAN offre aux étudiants relevant de l'UA la possibilité de suivre des cours à l'École de l’OTAN à Oberammergau dans des domaines tels que les exercices de gestion de crise. D'autres centres de formation sont en passe d'être sélectionnés, en fonction des besoins de l'UA. Coopération avec d’autres organisations internationales Outre cet appui en matière de logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international sur la Somalie. C’est en juin 2009 qu’elle a été invitée pour la première fois à assister aux réunions de ce Groupe, auxquelles elle participe régulièrement depuis lors. Les organes associés à la prise de décision et à la mise en œuvre des décisions Le Conseil de l’Atlantique Nord est l’organe qui, sur la base des avis donnés par les autorités militaires de l’OTAN, approuve le soutien à l’Union africaine. L’ambassade de Norvège à Addis-Abeba met en œuvre ses ressources diplomatiques à l’appui des activités de l’OTAN en Afrique. Les demandes sont transmises, par « notes verbales », de l’Union africaine à l’ambassade de Norvège, puis, par l’intermédiaire du commandement de forces interarmées (JFC) de Naples et du SHAPE, au siège de l’OTAN, où elles sont examinées et où des décisions sont prises, au besoin. Les demandes de l’UA sont examinées au cas par cas. L’officier de liaison militaire de haut rang (SMLO) de l'OTAN est le principal point de contact pour les activités menées par l’Alliance avec l’UA. Les pays déploient à tour de rôle, pour des périodes de six mois, un SMLO affecté à Addis-Abeba et secondé par un adjoint et un assistant administratif. Dans le cas précis du soutien apporté par l’OTAN à l'AMISOM, c’est le JFC Naples – placé sous le commandement général du Commandement allié Opérations – qui assume la responsabilité de l’équipe SMLO opérant depuis la capitale éthiopienne. Cette équipe ne se contente pas d'assurer les activités quotidiennes de l’OTAN ; elle est également le point de contact militaire de l’OTAN avec les pays partenaires et les organisations régionales, mais aussi avec les représentants des pays fournisseurs de troupes à l’AMISOM, avec les représentants des pays donateurs qui se sont engagés à fournir un appui à l’UA, ainsi qu’avec les Nations Unies, l’UE et diverses ambassades. Contribuer à la création d’une Force africaine en attente (FAA) L’OTAN a fourni, à la demande de l’UA, un soutien à la FAA en mettant à disposition des experts et des formateurs. La FAA, qui devrait être déployée en Afrique en période de crise, s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer des capacités de maintien de la paix à long terme. Elle représente la vision de l’UA d’un dispositif continental de sécurité, disponible sur appel, et présentant des points de ressemblances avec la Force de réaction de l’OTAN. L'Alliance apporte un soutien au renforcement des capacités, par le biais de stages et d’exercices d’entraînement, et, en outre, elle met en place diverses formes de soutien visant à rendre la FAA opérationnelle, toujours à la demande de l’UA. L’OTAN aide en particulier l’UA à conduire les processus d’évaluation relatifs à l’état de préparation opérationnelle des brigades de la FAA. Cette force continentale devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici 2015, et elle pourrait être considérée comme une contribution africaine à l’action plus large menée par la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité. Mise à disposition d'experts Le 5 septembre 2007, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé, dans le cadre de son soutien au renforcement des capacités de l’Union africaine, d’aider cette dernière à réaliser une étude sur l’évaluation de l'état de préparation opérationnelle des brigades de la FAA (l'OTAN a aussi contribué à la traduction des documents de la FAA de l'anglais vers le portugais). Aide à la formation L’OTAN a fourni à la FAA des modules de formation ciblés. Depuis 2009, l’École de l’OTAN à Oberammergau accueille des officiers d’état-major de l’UA, qui participent à différents stages, y compris dans le domaine de la planification opérationnelle. Le JFC de Naples – QG de l’OTAN désigné pour la mise en œuvre de la coopération pratique entre l’Alliance et l’UA – a également organisé des programmes de formation en matière d’homologation/évaluation pour le personnel de l’UA. Il a ainsi formé des fonctionnaires de l’UA participant à des exercices militaires et mis à disposition des experts militaires qui apportent une aide dans le cadre des procédures d’évaluation et de retour d'expérience liées aux exercices. L’OTAN a également participé, en y apportant son soutien, à divers ateliers préparatoires de la FAA ayant pour objectif de mettre au point des concepts en rapport avec la FAA. Aider l’Union africaine au Darfour (Soudan) La MUAS a pour but de mettre un terme à la violence qui sévit dans cette région depuis l’éclatement d’un conflit en 2003, et d’y améliorer la situation humanitaire. Du mois de juin 2005 au 31 décembre 2007, l’OTAN a aidé l’UA à étendre sa mission de maintien de la paix au Darfour en fournissant des moyens aériens pour le transport d’un plus grand nombre de soldats de la paix dans la région et en dispensant une formation au personnel de l’UA. Le soutien de l’OTAN ne prévoyait pas la fourniture de troupes de combat. L’Alliance a cessé d’apporter son soutien à la MUAS le 31 décembre 2007, date à laquelle la MUAS a été remplacée par la MINUAD. Elle s’est déclarée prête à envisager, si on le lui demandait, d’apporter un soutien à la force de maintien de la paix hybride ONU-UA, constituée de soldats de la paix et de policiers civils. Le transport aérien de soldats de la paix et de policiers civils de l’Union africaine Entre le 1er juillet et le mois d’octobre 2005, l’OTAN a assuré la coordination du transport aérien stratégique de soldats de la paix provenant des pays africains fournisseurs de troupes et envoyés au Darfour, et a ainsi aidé à transporter près de 5 000 soldats. Cela a contribué à renforcer les troupes sur le terrain, dont l'effectif est passé à 8 000 personnes. En août 2005, à la demande de l’UA, le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé de contribuer au transport de policiers civils. L’OTAN a ainsi coordonné le transport aérien de quelque 50 policiers civils de la MUAS entre les mois d'août et d’octobre 2005. À partir de septembre 2005, l'OTAN a aussi assuré la coordination du transport aérien stratégique pour la rotation des troupes, à destination comme au départ de cette région. En tout, les coordonnateurs aériens de l’OTAN et de l’UE ont organisé le transport de quelque 37 500 soldats, policiers civils et observateurs militaires à destination et au départ de cette région du Soudan. À elle seule, l’OTAN a coordonné le transport aérien de plus de 31 500 troupes et personnels de la MUAS. La gestion du transport aérien assuré par l’OTAN s’est faite à partir de l’Europe. Une cellule spéciale de l’UA, responsable du transport aérien et située au siège de l’UA à Addis-Abeba (Éthiopie), a coordonné les mouvements des troupes et personnels arrivant sur le terrain. L’UE et l’OTAN ont toutes les deux mis des personnels à la disposition de cette cellule, mais c’est l'UA qui avait la direction des opérations. La formation du personnel de l’UA Pendant toute la durée de la mission, l'OTAN a aussi aidé le personnel de la MUAS à se former dans diverses disciplines. Planification aux niveaux stratégique et opérationnel : la formation dans ce domaine était axée sur les technologies et les techniques à mettre en œuvre pour analyser et comprendre l'ensemble de la situation au Darfour et pour déterminer les secteurs dans lesquels l’emploi des moyens de l’UA pouvait influencer au mieux l'environnement opérationnel et éviter les crises. Au total, 184 officiers de l’UA ont eu l’occasion de suivre cette formation dans deux quartiers généraux de la MUAS : le centre opérationnel intégré pour le Darfour, à Addis-Abeba (Éthiopie), et le quartier général de la force de la MUAS, à El Fasher (Soudan). Le 2 juin 2006, l’UA a demandé à l’OTAN d’appuyer la création d’un centre d’opérations interarmées (JOC) de la MUAS, ce que l’Alliance a accepté de faire six jours plus tard. Deux mois plus tard, en août 2006, l'OTAN a aussi contribué à un exercice sur cartes dirigé par les Nations Unies, dont le but était d'aider les personnels de l’Union africaine à comprendre la situation sur le théâtre d'opérations et à agir efficacement, et aussi de renforcer leur capacité à gérer des opérations stratégiques. L'OTAN a fourni 14 officiers, dont des concepteurs d’exercice et des contrôleurs au niveau tactique. Formation portant sur le retour d'expérience : le 8 juin 2006, le Conseil de l'Atlantique Nord a accepté, à la demande de l’UA, de fournir une assistance pour ce qui est de la formation dans les domaines de la certification avant déploiement et du retour d'expérience. À la suite d'une nouvelle demande formulée par l’UA le 19 septembre de la même année, l’OTAN a assuré un encadrement et une formation sur la façon dont l’UA peut mettre en place son propre processus de retour d’expérience. Soixante-quinze officiers de la MUAS issus de trois quartiers généraux (le centre opérationnel intégré pour le Darfour, le quartier général de la force de la MUAS et le quartier général de la mission de l'UA à Khartoum) ont suivi ces stages. Dans ce domaine, l'OTAN a travaillé en totale complémentarité avec l’UE, qui a également apporté une contribution importante. Formation à la gestion de l’information : à la suite d’une note verbale envoyée par l’UA le 25 août 2006, l'OTAN a assuré temporairement la formation et le mentorat de six officiers de l’UA dans le domaine de la gestion de l'information, à la Cellule d'évaluation de l'information du centre opérationnel intégré pour le Darfour. Les organes associés à la prise de décision et à la mise en œuvre des décisions Le Conseil de l'Atlantique Nord, sur la base des avis donnés par les autorités militaires de l’OTAN, a marqué son accord pour qu’un soutien soit apporté à l’Union africaine. En ce qui concerne le soutien de l’OTAN à la MUAS, l'ancien JFC de Lisbonne a assumé – sous le commandement général du Commandement allié Opérations – la responsabilité de l’équipe SMLO opérant depuis Addis-Abeba. Cette équipe était le seul point de contact militaire de l’OTAN avec l’UA à Addis-Abeba. Elle était aussi le point de contact militaire de l’OTAN avec les représentants des pays fournisseurs de troupes à la MUAS, avec les représentants des pays donateurs qui se sont engagés à fournir un appui à l’Union africaine, ainsi qu’avec les Nations Unies, l’UE et diverses ambassades. L'évolution de l'aide apportée par l’OTAN à la MUAS Le 26 avril 2005, l’UA a demandé à l’OTAN d’envisager la possibilité de lui apporter un soutien logistique afin qu’elle puisse étendre sa mission de soutien de la paix au Darfour. En mai 2005, le président de la Commission de l’UA, M. Alpha Oumar Konaré, est venu au siège de l'OTAN afin de fournir des précisions sur la demande d’assistance. Le lendemain, le Conseil de l'Atlantique Nord a chargé les autorités militaires de l'Alliance de donner – d’urgence – des avis sur le soutien que l’OTAN pouvait apporter. À la suite de nouvelles consultations avec l’UA, l’UE et les Nations Unies, l'OTAN a convenu officiellement, en juin 2005, de fournir un soutien dans le domaine du transport aérien et en matière de formation. Les premiers avions transportant des soldats de la paix de l’UA ont décollé le 1er juillet de la même année. La formation des officiers de l’UA a débuté le 1er août et, quelques jours plus tard, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé de contribuer au transport de policiers vers le Darfour. Les grandes étapes – Darfour (Soudan) 26 avril 2005 L'Union africaine adresse une lettre à l'OTAN pour lui demander son aide en vue d'étendre sa mission de maintien de la paix au Darfour. 17 mai 2005 Le président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, est le premier représentant officiel de l'Union africaine à venir en visite au siège de l'OTAN. 18 mai 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord convient de charger les autorités militaires de l'Alliance de fournir des avis sur l'assistance que l'OTAN pourrait offrir. 24 mai 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord approuve les premières options militaires d'un soutien possible de l'OTAN. 26 mai 2005 Le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, participe, à Addis-Abeba (Éthiopie), à une réunion sur le soutien international à la mission de l'Union africaine. 8 juin 2005 L'OTAN adopte des modalités détaillées concernant le soutien qu'elle a convenu d'apporter. 9 juin 2005 Les ministres de la Défense des pays membres de l'Alliance font part officiellement de leur décision d’appuyer l'opération de soutien de la paix de l'Union africaine au Darfour dans les domaines de la coordination du transport aérien stratégique et de la constitution de capacités d’état-major. 1 juillet 2005 Début des transports aériens assurés par l'OTAN. 1 août 2005 Début de la formation des officiers de l'UA assurée par l'OTAN. 5 août 2005 À la demande de l’Union africaine, le Conseil de l'Atlantique Nord accepte de contribuer au transport de policiers civils vers le Darfour. 18-27 août 2005 L'OTAN apporte son appui à un exercice sur cartes dirigé par les Nations Unies, dont le but est d'aider les personnels de l'UA à agir de façon efficace sur un théâtre d'opérations et à développer leur capacité à gérer des opérations stratégiques. 21 septembre 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord décide de prolonger la durée du soutien que l'OTAN apporte dans le domaine du transport aérien jusqu'au 31 octobre 2005 de manière à assurer l'acheminement des renforts restants de soldats de la paix. 9 novembre 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord décide de prolonger de deux mois, jusqu'à la fin mai 2006, la coordination par l’OTAN des opérations de transport aérien stratégique, compte tenu du plan de rotation des forces de l’Union africaine. 29 mars 2006 Suite à un appel téléphonique du secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, effectué le 27 mars, le Conseil de l'Atlantique Nord annonce qu'il est disposé à permettre la poursuite de la mission de l'OTAN. Le Conseil charge les autorités militaires de l'OTAN de fournir des avis sur un éventuel soutien de l'OTAN à une mission des Nations Unies qui prendrait le relais au Darfour. 13 avril 2006 Le Conseil de l'Atlantique Nord annonce qu'il est disposé à permettre la poursuite de la mission de l'OTAN jusqu'au 30 septembre. 5 mai 2006 Deux parties signent l'accord de paix pour le Darfour. 30 mai 2006 Le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires de l'ONU, M. Jan Egeland, vient en visite au siège de l'OTAN pour des discussions sur le Darfour et sur le rôle des forces armées dans le cadre des secours en cas de catastrophe. 2 juin 2006 Le président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, demande à l'OTAN de poursuivre son soutien dans les domaines du transport aérien et de la formation, ainsi que les autres formes d'aide. 8 juin 2006 Les ministres de la Défense déclarent que l'OTAN est disposée à élargir l’aide à la formation qu'elle apporte à la MUAS s'agissant des centres d'opérations interarmées (JOC), de la certification avant déploiement et des enseignements tirés. Ils déclarent aussi que l’Alliance est disposée à envisager la possibilité d’apporter un soutien à une mission des Nations Unies qui prendrait le relais. Au cours d'une réunion à Addis Abeba, la notion de mission hybride UA-ONU de maintien de la paix est introduite. 16 novembre 2006 La coordination du transport aérien stratégique est prolongée jusqu'à la fin de 2006. 28-29 novembre 2006 Au sommet de Riga, l'OTAN réaffirme son soutien à l'UA et se déclare prête à élargir ce soutien. Elle réaffirme également son engagement à travailler en coordination avec d'autres acteurs de la communauté internationale. 14 décembre 2006 L'OTAN décide de prolonger de six mois sa mission de soutien. 15 décembre 2006 L'envoyé spécial des États-Unis au Darfour, M. l'ambassadeur Andrew Natsios, rencontre le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, au siège de l'OTAN. 15 janvier 2007 L'OTAN accepte d’apporter un soutien en matière de développement de capacités d’état-major au QG de la mission de l'UA à Khartoum, en plus de la formation qu’elle assure déjà à El Fasher et Addis-Abeba. 14 juin 2007 Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN réaffirment l'engagement de l'Alliance envers le Darfour et se félicitent de la décision du gouvernement soudanais d'autoriser une mission hybride ONU-UA au Darfour. 6-7 décembre 2007 Après avoir mené des consultations avec les Nations Unies et l’Union africaine et obtenu leur accord, les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN se déclarent disposés à poursuivre le soutien que l'Alliance apporte à la Mission de l’Union africaine au Darfour. 2-4 avril 2008 Au sommet de Bucarest, l’OTAN exprime sa préoccupation à propos de la situation au Darfour et se déclare prête à soutenir les efforts de maintien de la paix menés par l’UA dans la région, après des consultations et un accord avec l’ONU et l’UA. 3-4 avril 2009 Au sommet de Strasbourg/Kehl, l’OTAN manifeste de nouveau sa préoccupation à propos de la situation au Darfour et, de manière plus générale, au Soudan. Soulignant le principe de responsabilisation des Africains, l’OTAN se déclare prête à examiner d’autres demandes de soutien formulées par l’UA, et notamment le développement des capacités régionales.