Le Dialogue méditerranéen repose sur deux piliers interdépendants: le dialogue politique et la coopération pratique.
Le Groupe de coopération méditerranéenne (MCG), créé au sommet de Madrid en juillet 1997 sous l’autorité du Conseil de l’Atlantique Nord, avait la responsabilité générale du Dialogue méditerranéen, jusqu'il soit remplacé, en 2011, par le Comité politique et des partenariats, qui est désormais en charge de tous les partenariats. Le Comité se réunit régulièrement au niveau des conseillers politiques pour examiner toutes les questions en rapport avec le Dialogue méditerranéen, et notamment son évolution future.
Des consultations politiques en configuration OTAN+1 se déroulent régulièrement au niveau des ambassadeurs et des groupes de travail. Ces discussions sont l’occasion de procéder à un échange de vues sur un éventail de questions ayant trait à la situation de sécurité dans la région méditerranéenne, ainsi que sur la poursuite du développement des dimensions politique et pratique de la coopération au titre du Dialogue.
Des réunions en configuration OTAN+7, y compris du Conseil+7, sont aussi organisées régulièrement, en particulier après les sommets et les réunions ministérielles de l’OTAN, les réunions des chefs d'état-major de la défense et d’autres grandes rencontres organisées par l’OTAN. Ces réunions sont l'occasion de consultations politiques à double sens entre l'OTAN et les partenaires du DM.
Au sommet d'Istanbul de juin 2004, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont élevé le Dialogue méditerranéen au rang de partenariat à part entière en le dotant d'un cadre plus ambitieux et plus large, ce qui a considérablement renforcé les dimensions politique et pratique de la coopération au titre du Dialogue.
Depuis lors, le nombre et la qualité des activités menées dans le cadre du dialogue politique OTAN-DM – en augmentation constante – ont récemment atteint un niveau pérenne. Des consultations bilatérales et multilatérales entre les 28 Alliés et les sept pays du DM ont lieu régulièrement au niveau des ministres, des ambassadeurs et des groupes de travail. Parmi ces consultations figurent également trois réunions des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et des pays du DM (tenues en décembre 2004, 2007 et 2008 à Bruxelles) et deux réunions des ministres de la Défense de ces pays (en 2006 et 2007, respectivement à Taormine et à Séville). Dix réunions des chefs d’état-major de la défense des pays de l’OTAN et du DM ont également eu lieu à ce jour. La toute première réunion en configuration Conseil+7 s'est tenue en 2006 à Rabat (Maroc) et, plus récemment, une première réunion du Groupe consultatif de la politique atlantique avec les sept partenaires du DM s'est tenue à San Remo (Italie), les 15 et 16 septembre 2011.
La dimension politique du DM inclut également des visites de hauts responsables de l’OTAN, notamment du secrétaire général et du secrétaire général délégué, dans les pays du Dialogue méditerranéen. Le principal but de ces visites est de permettre à l'OTAN de mener, avec les autorités compétentes des pays hôtes, des consultations politiques de haut niveau sur la voie à suivre s'agissant de la coopération politique et pratique dans le cadre du Dialogue méditerranéen.
Le nouveau concept stratégique, qui a été adopté en novembre 2011 au Sommet de Lisbonne, fait de la sécurité coopérative l’une des trois priorités clés de l’Alliance et permet l'avènement d'une nouvelle génération de partenariats. Les partenaires du Dialogue méditerranéen ont participé activement au débat qui a conduit à son adoption.
Le concept stratégique fait spécifiquement référence au Dialogue méditerranéen en ces termes : « Nous sommes fermement attachés au développement de relations d'amitié et de coopération avec tous les pays de la Méditerranée, et nous entendons développer encore le Dialogue méditerranéen (DM) dans les années à venir. Nous nous emploierons à approfondir la coopération avec les pays qui participent actuellement au Dialogue méditerranéen et à rester ouverts à l’inclusion d'autres pays de la région dans ce Dialogue ».
Les pays du DM ont rappelé qu’ils étaient favorables au renforcement des consultations politiques, le but étant que le Dialogue méditerranéen soit mieux adapté à leurs intérêts propres et qu’il demeure un cadre de coopération spécifique.