NATO - North Atlantic Treaty Organization

  • Engins explosifs improvisés (EEI), La lutte contre les -
    La lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI) Un engin explosif improvisé (EEI) est un type d'arme explosive non conventionnelle qui peut prendre n'importe quelle forme et être activé de diverses manières. Les cibles de ces armes sont aussi bien les soldats que les civils. Les EEI jouent un rôle de plus en plus important dans les conflits d'aujourd'hui et continueront de faire partie de l'environnement des opérations militaires futures de l'OTAN. Ils figurent parmi les principales causes de victimes au sein des troupes et font payer un lourd tribut aux populations locales. Pour limiter les risques posés par les EEI, l'Alliance aide les pays membres et partenaires à développer leurs propres capacités de lutte contre ces engins, l'accent étant mis en particulier sur la formation et l'entraînement, sur l'élaboration d'une doctrine et sur le perfectionnement des technologies de contre‑mesures. L'OTAN a mis en place un plan d'action pour la lutte anti-EEI, axé sur deux objectifs : la neutralisation de l'engin lui-même et le démantèlement des réseaux. Pour ce qui est de la neutralisation des EEI, plusieurs services de l'OTAN étudient les manières de les détecter et de les mettre en échec, préparent et entraînent les soldats à un environnement contaminé par des EEI, et développent des technologies visant à prévenir les attaques perpétrées au moyen d'EEI et à protéger les soldats et les civils. La lutte anti-EEI ne consiste pas uniquement à supprimer ou à neutraliser des EEI déjà en place, mais aussi à identifier et à démanteler les réseaux qui fabriquent et mettent en œuvre ces armes. L'Alliance s'emploie à réduire la fréquence et la gravité des attaques perpétrées au moyen d'EEI, mais elle cible également les filières logistiques. Comprendre les divers réseaux qui constituent une menace aux niveaux tactique et stratégique est essentiel au succès des opérations actuelles et futures, dans lesquelles les lignes de bataille ne sont plus aussi claires. Les efforts de lutte anti-EEI couvrent un éventail de travaux, de recherches, de tests et de formations au siège de l'OTAN à Bruxelles, au Commandement allié Transformation (SACT) aux États-Unis, au QG de la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (FIAS) et dans les différents centres d'excellence et agences de l'OTAN. Ces différents commandements, agences et divisions axent leurs activités sur l'entraînement, le développement de technologies de neutralisation des EEI, le partage d'informations et le rassemblement d'acteurs non OTAN dans le but de démanteler les réseaux avant que les EEI ne fassent des morts ou des blessés parmi les troupes, les forces de sécurité afghanes ou les civils. Plan d'action pour la lutte anti-EEI Le plan d'action pour la lutte anti-EEI oriente les efforts déployés par l'Alliance pour réduire les effets des EEI et coordonne les différents acteurs de la lutte contre ces engins. Il couvre tous les domaines de la lutte anti-EEI, du niveau stratégique au niveau tactique. Il cible plusieurs domaines qui préoccupent l'Alliance, notamment l'amélioration de la coordination et de la coopération avec l'Union européenne et entre pays de l'OTAN, le développement de matériel permettant de réduire le risque posé par les EEI et les dégâts qu'ils provoquent, ainsi que l'investissement dans ce type de projets, et la préparation des troupes sur le terrain à un environnement comportant des EEI. Le plan d'action pour la lutte anti-EEI s'articule autour de plusieurs volets, dont le partage d'informations, le renforcement de la coopération avec d'autres organisations internationales et forces publiques, l'entraînement spécifique des troupes déployées dans des secteurs où les EEI sont largement employés et le perfectionnement du matériel utilisé pour détecter les EEI et pour protéger les troupes. Le Commandement Allié Transformation (SACT), implanté à Norfolk, Virginie (États-Unis), a la responsabilité générale de la mise en œuvre des différents aspects du plan d'action et, au travers de l'Équipe spéciale OTAN chargée de la lutte anti-EEI, coordonne et synchronise les efforts déployés au siège de l'Organisation, dans les commandements stratégiques et dans les autres organismes OTAN. Matériel et technologie Les EEI peuvent être camouflés partout : fixés à des animaux, posés le long des routes ou attachés à une personne. Leur détonation peut être commandée via un téléphone portable ou un fil déclencheur, entre autres. Ils peuvent être déployés partout, dans un environnement de combat comme en plein centre-ville. Leur adaptabilité à pratiquement n'importe quelle situation les rend difficiles à détecter et à neutraliser, c'est pourquoi les pays de l'OTAN et leurs partenaires ont recours à de multiples méthodes pour accroître les capacités de lutte anti-EEI. Par exemple, la Division Défis de sécurité émergents a appuyé plusieurs initiatives scientifiques axées sur le développement de capteurs permettant de détecter les explosifs avant même qu'ils ne puissent faire des victimes. En collaboration avec la Division Investissement de défense, l'Agence des C3 de l'OTAN (NC3A) aide à coordonner et à exécuter l'acquisition conjointe de matériel de lutte anti-EEI au travers d'un système de financement commun ou de fonds mis à disposition par les pays. La NC3A mène des activités de recherche et de développement en matière de lutte anti-EEI et met au point des technologies et des techniques maison, dans le cadre du programme de travail pour la défense contre le terrorisme, placé sous la direction de la Division Défis de sécurité émergents. La NC3A analyse également les nouvelles technologies dans le domaine de la lutte anti-EEI et les teste, en toute objectivité, dans un environnement opérationnel afin de vérifier qu'elles répondent aux besoins de l'Alliance. Outre le programme de travail pour la défense contre le terrorisme, un programme de contre-mesures visant à identifier et à fournir des solutions capacitaires à court terme inclut spécifiquement un volet consacré à la lutte anti-EEI. L'Espagne assume le rôle de chef de file pour ce qui est de tester les différentes technologies de détection à distance, tandis que la Slovaquie se concentre sur les activités, les technologies et les procédures pour les opérations de sécurisation EEI, conformément à une initiative de neutralisation des explosifs et munitions. Dans l'esprit de l'objectif du secrétaire général de l'OTAN consistant à promouvoir la coopération multinationale en matière de dépenses de défense, la Conférence des directeurs nationaux des armements (CDNA) a identifié 19 initiatives de coopération multinationale dans le domaine de la lutte anti-EEI. Ces initiatives, comme l'acquisition commune de matériel, les tests conjoints de nouvelles technologies, la coopération en matière de recherche technologique et le développement de normes communes pour les équipements, ont été rassemblées dans une feuille de route pour les matériels de lutte anti-EEI. La CDNA a également créé un fonds alimenté par des contributions nationales volontaires pour des projets multinationaux s'inscrivant dans le cadre du plan d'action pour la lutte anti-EEI, comme la formation des équipes de renseignement sur les armes avant leur déploiement. Les pays de l'OTAN ont également accès à la base de données d'un centre d'échanges, qui doit faciliter le partage d'informations sur les programmes actuels et futurs relatifs aux équipements de lutte anti-EEI et contribuer à déterminer les domaines de coopération possibles. Partage d'informations et renseignement Dans un premier temps, les efforts de l'OTAN dans le domaine de la lutte anti-EEI se sont concentrés sur la détection et la neutralisation des EEI. Aujourd'hui, toutefois, la lutte anti‑EEI ne se limite plus à ces deux éléments, mais elle doit également s'attaquer aux réseaux qui se trouvent derrière ces armes. C'est pourquoi l'OTAN a recours tant à des moyens militaires qu'à des moyens civils pour lutter contre les EEI. Le partage d'informations entre forces publiques internationales et nationales, ainsi qu'entre services de douanes et de contrôle aux frontières, joue un rôle déterminant dans la représentation graphique des réseaux d'insurgés, contribuant ainsi au démantèlement de la chaîne opérationnelle des EEI. L'OTAN voudrait donc promouvoir la coopération avec ces différents organes. L'OTAN forme également ses troupes à l'interaction avec les civils dans le cadre d'un déploiement. Les informations fournies par les civils, qui connaissent la région, peuvent s'avérer essentielles à la prévention d'attaques aux EEI. Formation et entraînement Avant leur déploiement, les forces de l'OTAN suivent une formation dont le but est de les préparer à la conduite d’opérations dans un environnement contaminé par des EEI. Une fois sur le théâtre, elles reçoivent aussi des instructions complémentaires visant à actualiser leurs connaissances et à les aider à faire face aux difficultés propres à chaque région. L'OTAN, au travers du SACT, s'emploie également à réduire les écarts entre les pays en matière de formation, de normalisation et d'élaboration de la doctrine dans le cadre de la lutte anti-EEI. La formation à la lutte anti-EEI est axée principalement sur la capacité à mettre en échec les réseaux avant le placement des engins, à détecter les EEI et à les neutraliser de manière sûre avant que des soldats ou des civils ne soient blessés ou tués. C'est dans cet esprit que le SACT propose plusieurs programmes de formation à la lutte anti-EEI gérés par l'équipe de projet intégrée de lutte anti-EEI, notamment un stage de sensibilisation pour officiers d'état-major, un stage de sensibilisation tactique à la mise en échec de réseaux, un stage destiné aux équipes de renseignement sur les armes et un stage de formation des formateurs dans le domaine de la lutte anti-EEI. Il met également à profit le fonds alimenté par des contributions nationales volontaires pour la lutte anti-EEI. Plusieurs centres d'excellence proposent également des stages et des formations spécifiques à un environnement contaminé par des EEI. Implanté à Madrid (Espagne), le centre d'excellence pour la lutte anti-EEI a pour principal objectif de renforcer les capacités des participants à contrer, réduire et éliminer les menaces que représentent les EEI, en proposant des formations multinationales aux experts de la lutte contre ces engins. De concert avec le secteur privé, il vise également au démantèlement des réseaux. Le centre d'excellence pour la neutralisation des explosifs et munitions, implanté à Trenčín (Slovaquie), concentre ses activités sur la neutralisation des EEI. Il s'emploie à améliorer les capacités des experts du domaine appelés à neutraliser des EEI en offrant des formations et en mettant à disposition son expertise dans les domaines de la neutralisation, de l'enlèvement et de la destruction des explosifs. Outre le volet formation, le centre d'excellence de Trenčín axe également ses travaux sur la normalisation, l'élaboration de doctrines et le développement des capacités pour le perfectionnement des technologies dans les domaines de la neutralisation des explosifs et munitions et des EEI. Étant donné les connexions entre leurs domaines de spécialisation respectifs, le centre d'excellence pour la neutralisation des explosifs et munitions et le centre d'excellence pour la lutte anti-EEI seront amenés à coopérer. Par ailleurs, ces centres ont des liens étroits avec d'autres centres d'excellence spécialisés dans des domaines associés à la lutte anti‑EEI, notamment le centre d'excellence pour le génie militaire à Inglostadt (Allemagne), le centre d'excellence pour la défense contre le terrorisme à Ankara (Turquie), le centre d'excellence pour la médecine militaire à Budapest (Hongrie) et le centre d'excellence pour le renseignement humain à Oradea (Roumanie).
  • Environnement, L'OTAN et l' -
    L'OTAN et l'environnement L'OTAN reconnaît que de nombreux défis environnementaux se posent à elle. Plus particulièrement, l'Alliance cherche à réduire l'impact environnemental de ses activités militaires et s'intéresse aux défis de sécurité liés à l'environnement. Au fil des années, l'OTAN a créé différents groupes pour étudier la question des défis environnementaux sous des angles divers. Aujourd'hui, les activités de l'Alliance en la matière peuvent être classées en deux grands ensembles : • Protection de l'environnement L'une des responsabilités de l'OTAN est de protéger les milieux physiques et naturels dans lesquels elle mène des opérations et des activités d'entraînement. Les dommages occasionnés à l'environnement peuvent menacer les moyens de subsistance et les habitats, et être ainsi une source d'instabilité. Plus d'informations sur la protection de l'environnement Sécurité environnementale S'appuyant sur une définition relativement large de la sécurité qui reconnaît l'importance des facteurs politiques, économiques, sociaux et environnementaux, l'OTAN étudie les défis de sécurité liés à l'environnement. L'Alliance s'intéresse de près aux moyens qui permettraient de faire face de manière optimale aux risques que l'environnement fait peser sur la sécurité en général et à ceux qui ont des incidences directes sur les activités militaires. Par exemple, des facteurs environnementaux peuvent porter atteinte à l'approvisionnement énergétique – tant celui des populations que celui des opérations militaires –, ce qui fait de la sécurité énergétique un sujet de préoccupation majeur. En outre, l'OTAN s'occupe d'aider les pays partenaires à éliminer leurs stocks vieillissants et dangereux d'armes, de munitions et de restes de guerre non explosés, qui représentent un risque pour les personnes et l'environnement. Plus d'informations sur la sécurité environnementale
  • Environnement. Protection de l' -
    Protection de l'environnement Les activités militaires ont souvent des effets indésirables sur l'environnement dans lequel elles se déroulent. Les dommages occasionnés peuvent menacer les moyens de subsistance et les habitats, et être ainsi une source d'instabilité. L'une des responsabilités de l'OTAN est de protéger les milieux physiques et naturels dans lesquels elle mène des opérations et des activités d'entraînement. Les zones d'entraînement militaire peuvent présenter une grande richesse en termes de biodiversité : flore ou populations d'oiseaux et d'insectes en environnement terrestre, vie aquatique et mammifères marins dans les espaces pélagiques. Au travers de la recherche et du recours aux technologies nouvelles, ainsi que de la normalisation des procédures et de l'entraînement, l'Alliance s'attache à renforcer la protection des milieux naturels dans lesquels elle opère. Les forces de l’OTAN, tout en menant à bien leurs missions militaires, doivent s’appliquer à prendre toutes les mesures raisonnables pour assurer la protection de l'environnement. Ces mesures vont de la sécurisation des matières dangereuses (carburants et hydrocarbures notamment), jusqu'à l'installation de systèmes de gestion de l'environnement au cours d'activités dirigées par l'OTAN, en passant par le traitement des eaux usées, la gestion des déchets et la réduction de la consommation de combustibles fossiles. Dans cette perspective, les commandants doivent savoir dans quelle mesure les activités militaires dirigées par l’OTAN ont une incidence sur l’environnement et réciproquement. Nombre de pays de l'Alliance ont adopté des règles strictes, qui reflètent la prise de conscience croissante de la nécessité de protéger l'environnement. Conformément à cette évolution, l'OTAN facilite l'intégration de normes de protection environnementale dans toutes les activités militaires qu'elle dirige. Composantes de la politique de protection de l'environnement Politiques et normes Les « Principes et dispositions militaires OTAN en matière de protection de l'environnement », qui ont été adoptés en juin 2003, puis modifiés et renforcés en octobre 2011, énoncent les principes de protection de l'environnement qui prévalent du point de vue militaire. Ils précisent les responsabilités qui incombent aux commandants à cet égard au cours de la préparation et de l'exécution d'activités militaires. Ainsi, les commandants OTAN ont pour instruction d'appliquer « les mesures de protection de l’environnement les mieux adaptées » dans des domaines tels que la prévention des pollutions et la gestion des déchets, de même que la protection du patrimoine, de la flore et de la faune. La mise en œuvre de cette politique repose sur une série d'accords de normalisation OTAN (STANAG) et de publications interalliées qui concernent les différents aspects de la protection de l'environnement. Ces textes sont constamment mis à jour. Parfois, bien sûr, on ne pourra éviter qu'il y ait des dégâts à l’environnement, lors des opérations, mais il est possible d'introduire des normes pour en limiter les effets sans remettre en question les impératifs liés aux opérations ou à l’entraînement. Les normes mettent tout particulièrement l'accent sur la nécessité de recenser les questions environnementales pour les résoudre au cours du processus de planification, lorsque c'est possible, plutôt qu'après avoir causé des dommages. Les commandants peuvent être amenés à mieux comprendre les conséquences potentielles d'une mission sur l'environnement si elles sont prises en considération à un stade précoce. La dépollution lorsque des activités militaires dirigées par l'OTAN ont eu des effets sur l'environnement constitue un autre aspect essentiel des politiques associées aux STANAG. Une fois les accords de normalisation ratifiés et promulgués, le Commandement allié Opérations (ACO) et le Commandement allié Transformation (ACT) les mettent en application. En revanche, les pays contributeurs de forces doivent d'abord transposer les STANAG et orientations dans leurs directives militaires nationales pour les rendre contraignants pour leurs armées. Entraînement L'entraînement du personnel militaire relève de la responsabilité des pays. Cependant, l'OTAN a désigné des officiers d'état-major pour mettre en œuvre les principes et dispositions en matière de protection de l'environnement aux niveaux stratégique, opératif et tactique. En 2004, l'ACO a créé un poste de responsable environnement au Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe (SHAPE). Chargé de fournir des avis et d'apporter son expertise dans le domaine environnemental aux commandants et officiers d'état-major participant à des activités militaires dirigées par l'OTAN, ce responsable a également un rôle consultatif dans l'élaboration des politiques au niveau du Groupe interarmées sur la gestion de la protection de l'environnement (JEPMG). En plus de l'entraînement assuré par les pays, l'École de l’OTAN à Oberammergau, en Allemagne, organise des formations en commun sur la protection de l'environnement au niveau opératif, tandis que le Centre d'excellence pour le génie militaire intègre la protection de l'environnement à l'échelon tactique dans son programme de formation. Recherche et développement Le Centre de recherche sous-marine de l'OTAN (NURC), à La Spezia, en Italie, mène des recherches sur des nouvelles technologies qui ont des incidences sur l'environnement dans lequel se déroulent les opérations navales. En particulier, les scientifiques du NURC travaillent avec le secteur privé pour développer des véhicules autonomes – de petits sous-marins sans équipage – permettant de suivre l'évolution des fonds marins. Ce nouveau type de véhicule de surveillance pourrait aider les entreprises privées pour la prévention des fuites dans les oléoducs, et contribuer à la détection des mines par les forces armées. Le NURC dirige également une étude de grande envergure qui vise à comprendre les effets des émissions acoustiques sur les mammifères marins, dans le contexte de l'utilisation, depuis 2003, d'émissions sonar à puissance élevée entre sous-marins avec équipage. Cet axe de recherche se poursuit, mais a déjà donné lieu à l'adoption, par le Comité militaire, du « Code de conduite relatif à l'utilisation des sonars actifs visant à assurer la protection des mammifères marins dans le cadre des activités maritimes de l'Alliance ». Un groupe d’experts « Défense et environnement » (le DEEG) a été mis sur pied en 2008 dans le cadre du programme de l'OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité. Les experts qui composent ce groupe sont désignés par les pays, et leur rôle est d'encourager et de soutenir le développement d'ateliers et de projets coopératifs avec des pays partenaires. Par ailleurs, le DEEG assure le regroupement des connaissances et l'unification des pratiques et des procédures dans des domaines militaires critiques pour l'environnement. Mécanismes et évolution L'OTAN a commencé à développer sa politique de protection de l'environnement à la fin des années 1970, lorsqu'elle a institué des groupes d'experts composés de représentants des gouvernements. Au cours des deux décennies suivantes, ces groupes d'experts ont élaboré des orientations, défini des bonnes pratiques et mis au point des accords dans le domaine environnemental. Quand l'OTAN a lancé sa première opération au Kosovo en 1994, ces orientations ont été éprouvées dans un contexte international, où chaque pays disposait de sa législation et de ses règles propres. Un certain nombre d'enseignements ont été tirés et ont permis de concevoir une politique globale de l'OTAN en matière de protection de l'environnement, laquelle a été adoptée par le Comité militaire en juin 2003. Deux commissions soutiennent le travail du JEPMG : la Commission technique en matière de protection de l'environnement (EPTP) et la Commission opérationnelle en matière de protection de l'environnement (OEPP). Toutes deux s'attachent à promouvoir la coopération et la normalisation entre pays de l'OTAN et pays partenaires, ainsi qu'entre organismes OTAN, et sont composées d'experts des pays de l'OTAN et des pays partenaires. L'EPTP traite principalement des aspects techniques de la protection de l'environnement. Son objectif est d'intégrer les critères et les règles environnementaux dans les spécifications techniques des armements, équipements et matériels. L'OEPP se concentre quant à elle sur les aspects opérationnels de la protection de l'environnement. Son objectif est de réduire les incidences négatives des activités militaires sur l'environnement, par la normalisation des doctrines, de la planification, des procédures, de l'entraînement et de la gestion environnementale.
  • Exercices
    Exercices Les exercices sont des outils importants qui permettent à l'Alliance de tester et de valider ses concepts, ses procédures, ses systèmes et ses tactiques. D'une manière plus générale, ils permettent aux forces armées et aux organisations civiles déployées sur les théâtres d'opérations de s'entraîner à travailler ensemble. Les exercices servent à bien d'autres choses encore, notamment aider à identifier les « meilleures pratiques » (ce qui marche) et les « retours d'expérience » (ce qu'il faut améliorer). L'OTAN mène des exercices militaires depuis 1951, et les différents pays membres organisent régulièrement des exercices dans le cadre de leur préparation aux opérations. Organiser fréquemment des exercices pour tester de nombreuses capacités différentes aide les forces à opérer ensemble de manière plus efficiente et efficace dans des situations de crise exigeantes. La portée, la durée et la forme des exercices varient – il peut s'agir d'exercices réels sur le terrain ou d'exercices assistés par ordinateur se déroulant dans une salle de cours. Ils sont planifiés à l'avance par les deux commandements stratégiques de l'OTAN – le commandement allié Opérations et le commandement allié Transformation – compte tenu des priorités et des objectifs stratégiques, des besoins opérationnels et d'objectifs spécifiques à l'exercice. Ils sont ouverts à tous les pays partenaires officiels depuis 2010, et bien qu'il s'agisse majoritairement d'exercices militaires, l'Alliance organise aussi des exercices politiques. Highlights Les exercices permettent à l'OTAN de tester et de valider ses concepts, ses procédures, ses systèmes et ses tactiques. Ils permettent aux organisations civiles et militaires déployées sur le terrain de travailler ensemble pour identifier les « meilleures pratiques » (ce qui marche) et les « retours d'expérience » (ce qu'il faut améliorer). Les exercices contribuent à améliorer l'interopérabilité et la réforme de la défense. Les exercices OTAN sont ouverts à tous les pays partenaires officiels, en plus des pays membres. L'Alliance mène des exercices depuis 1951. L’objectif des exercices de l’OTAN Les exercices contribuent à la réalisation des objectifs ci-après : Entraînement et expérience Les exercices permettent aux forces de mettre en pratique la formation reçue antérieurement, et d'augmenter ainsi leur niveau d'efficacité dans un domaine déterminé. Ces exercices ont des niveaux de complexité variables, mais la plupart partent du principe que la formation de base est acquise et qu'un personnel formé est disponible en nombre suffisant. Mise à l'épreuve et validation des structures Les exercices sont conçus pour tester l'efficacité des structures et des personnels. Cela se vérifie tout particulièrement lors de la réforme périodique de la structure de commandement militaire de l'OTAN et lorsque de nouveaux quartiers généraux doivent tester leur capacité à assumer de nouvelles responsablilités. Une structure est composée de nombreux éléments – des concepts, une doctrine, des procédures, des systèmes et des tactiques – qui doivent fonctionner de concert. Les structures d'approvisionnement, par exemple, nécessitent un entraînement, des équipements et des procédures de fonctionnement spécifiques, qui doivent être combinés pour soutenir efficacement la réalisation des objectifs d'une mission. La mise à l’épreuve de ces structures permet de les tester et, au besoin, de les perfectionner. Interopérabilité Les forces dirigées par l’OTAN doivent être en mesure de travailler ensemble efficacement en dépit des différences de doctrine, de langue, de structures, de tactique et d’entraînement. L'interopérabilité s'acquiert en partie par une formation interforces régulière entre les pays membres de l'OTAN et par une coopération pratique entre les personnels des Alliés et des pays partenaires. Les exercices sont ouverts à tous les partenaires officiels, qu'ils soient observateurs ou participants, ou encore pays d'accueil d'un exercice. Le type de participation est déterminé par l'OTAN et le niveau d'ambition du pays partenaire en matière de coopération (par exemple si ce pays a l'intention de fournir des forces à des opérations dirigées par l'OTAN en cours ou à venir). Réforme de la défense La participation à des exercices de l'OTAN est une option parmi d'autres pour faire avancer la réforme de défense. Les exercices offrent la possibilité aux pays membres de l'OTAN de tester des réformes mises en œuvre au niveau national et permettent aux pays partenaires de s'associer aux structures et mécanismes en place dans les pays membres de l'Alliance et de les observer. La préparation d’un exercice Les scénarios des exercices Au cours d’un exercice, les forces doivent réagir à un scénario fictif qui fait intervenir des événements susceptibles de se produire dans la réalité. Les exercices portent sur la gamme complète des opérations militaires, qu'il s'agisse d'opérations de combat ou de secours humanitaire, ou encore de stabilisation ou de reconstruction. Ils peuvent durer d’un jour à plusieurs semaines, leur ampleur étant variable puisqu’elle peut aller de quelques officiers traitant un problème isolé à des scénarios de combat complets faisant intervenir en nombre des avions, des navires, des pièces d’artillerie, des véhicules blindés, et des milliers d’hommes. Les exercices de l'Alliance bénéficient du soutien des pays membres et, selon le cas, de celui des pays partenaires, qui fournissent des troupes, des équipements ou d'autres types de soutien. Les pays qui participent à un exercice sont en principe responsables du financement de leur propre contribution. Chaque exercice répond à des objectifs de formation définis au préalable, qui orientent le choix des activités à mener. Il peut s’agir de développer des aptitudes et des connaissances, de mettre en pratique des mécanismes de coordination ou de valider des procédures. À la fin d'un exercice, les commandants et, dans de nombreux cas, les troupes, dressent ensemble le bilan des activités. Ils peuvent ainsi recenser les domaines qui fonctionnent bien (« meilleures pratiques ») et ceux qui sont susceptibles d'être améliorés (RETEX, « retour d’expérience »). Ainsi, les exercices facilitent l’amélioration constante de l’interopérabilité, de l’efficacité et des performances. Le programme d'entraînement et d'exercices militaires Les événements et les activités en rapport avec les entraînements et les exercices de l'OTAN sont élaborés à la fois par le Commandement allié Opérations (ACO) et par le Commandement allié Transformation (ACT). Ce processus conduit, chaque année, à la publication du programme d'entraînement et d'exercices militaires (MTEP). Depuis juillet 2012, l'ACO est chargé de définir les besoins en matière d'entraînement et de procéder aux évaluations OTAN, tandis que l'ACT est responsable de la gestion et de l'exécution du MTEP. Le MTEP fournit des informations détaillées sur les entraînements, les exercices et les activités connexes prévus durant les deux premières années calendrier, et il donne des informations générales sur les activités d’entraînement et les exercices prévus au cours des trois années suivantes. Le document se fonde sur les priorités et les intentions des commandants stratégiques. Les domaines généralement abordés sont les opérations en cours et à venir, la Force de réaction de l'OTAN, la mise en pratique de la transformation et les programmes de coopération militaire de l'OTAN. Les besoins de l'OTAN en matière d'exercices sont coordonnés au cours de réunions du bureau de programmation du MTEP (auxquelles les représentants des pays partenaires peuvent participer), la première ayant lieu au moins dix-huit mois avant le début du cycle suivant.  L'aboutissement de la planification préliminaire est la Conférence OTAN sur la formation et les exercices (NTEC), au cours de laquelle les commandements de l'OTAN, les pays de l'OTAN et les pays partenaires ainsi que d'autres invités procèdent à la coordination finale des exercices et apportent leur soutien à l’établissement du MTEP annuel. Les exercices à caractère politique Les exercices sont organisés au sein des structures tant militaires que civiles de l'Alliance. L’OTAN organise des exercices en fonction de ses arrangements, concepts et procédures politiques afin d'améliorer les structures et les moyens de consultation et de prise de décisions. Les exercices à caractère politique visent aussi à faire en sorte que les conseillers de première ligne – responsables politiques de haut niveau non élus et commandants militaires dans les capitales et au sein des structures de l'OTAN – ne perdent pas de vue la complexité du fonctionnement d'organisations multinationales telles que l'OTAN. Dans certains cas, les pays partenaires engagés dans des opérations dirigées par l'OTAN peuvent participer à certains volets de ces exercices.  Que signifient les noms des exercices ? Aujourd’hui, les exercices OTAN sont identifiés par deux mots. La première lettre du premier mot indique le commandement OTAN responsable de la programmation de l’exercice. S Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe T Commandement allié Transformation B Commandement des forces interarmées de Brunssum N Commandement des forces interarmées de Naples La première lettre du second mot précise l’élément/les éléments concerné(s). A Air L Terre M Mer J Interarmées Par exemple, l’exercice NOBLE MARLIN est un exercice maritime organisé et dirigé par le Commandement des forces interarmées de Naples. Les commandements stratégiques en première ligne L'ACO et l'ACT travaillent en étroite coopération sur les exercices militaires de l'OTAN. Tous deux sont aidés par le réseau d'instituts de formation, d'entraînement et d'évaluation de l'Alliance et par les structures nationales. Depuis juillet 2012, l'ACO est le principal responsable de la définition des besoins en matière d’entraînement collectif et de l’évaluation des quartiers généraux et des formations. L’ACT s’est vu attribuer la responsabilité de la gestion des entraînements et exercices collectifs, selon les besoins définis par l'ACO. L'ACT est aussi responsable de l’entraînement commun OTAN et PPP, de l’entraînement individuel, de l’élaboration d’orientations et de doctrines relatives à la formation, ainsi que de la direction des écoles de l’OTAN. L’évolution des exercices au fil des ans Des exercices à l'échelle de l'Alliance sont organisés depuis 1951. Au début, ces exercices visaient à renforcer la capacité des forces de l'OTAN à mettre en pratique la défense collective. En d’autres termes, ils devaient faire en sorte que les forces soient bien préparées à faire face à une attaque. En septembre 1950, la mise en place d'une force intégrée relevant d'un commandement centralisé a été préconisée. Le premier Commandant suprême des Forces alliées en Europe (SACEUR), le général américain Dwight D. Eisenhower, a été nommé en décembre 1950. Après cette nomination, les forces nationales ont été placées sous commandement centralisé. Les premiers exercices de l’Alliance ont eu lieu à l’automne 1951. En 1953, les commandants de l'OTAN ont mené environ 100 exercices de divers types. À partir de ce moment, les forces de l'OTAN ont cessé de n’être qu’un rassemblement d’unités nationales, et elles ont commencé à gagner en cohésion. Un an après que le Commandement allié Europe soit devenu opérationnel, le général Eisenhower a déclaré  « la préparation au combat de nos troupes s’est fortement améliorée ». En 1994, l'Alliance a lancé l'initiative du Partenariat pour la paix, dont l'un des objectifs est de promouvoir le renforcement de la coopération militaire et de l'interopérabilité. Depuis lors, les membres du Partenariat pour la paix peuvent participer à des exercices sur le terrain de maintien de la paix. En 2002, la Force de réaction de l'OTAN (NRF) a été créée. Le concept original de NRF a fait l'objet d'une révision en 2009 et, depuis lors, l'accent a été mis sur les exercices menés à l'appui de cette force. Ces entraînements sont destinés à garantir que la NRF puisse se déployer rapidement et mener des opérations efficacement dans diverses situations. En 2004, au sommet d'Istanbul, les dirigeants de l’Alliance ont fait du Dialogue méditerranéen un véritable partenariat, ce qui implique notamment la participation accrue aux exercices et à l’entraînement individuel dans les instituts de l'OTAN. En même temps, l'Initiative de coopération d'Istanbul (ICI) a été lancée, ouvrant ainsi la voie à la coopération entre l'OTAN et les pays du Moyen-Orient élargi dans des domaines tels que la formation et l'entraînement, et donné la possibilité aux Partenaires de participer à des entraînements communs à la lutte contre le terrorisme. Depuis le sommet de Lisbonne, en novembre 2010, et l'adoption du concept stratégique 2010 ainsi que de la nouvelle politique de partenariat, les exercices OTAN sont ouverts à tous les partenaires.
  • ex-République yougoslave de Macédoine¹, Les relations entre l’OTAN et l' -
    Les relations entre l’OTAN et l’ex-République yougoslave de Macédoine¹ L'OTAN et l'ex-République yougoslave de Macédoine coopèrent dans une large gamme de domaines : sur le plan opérationnel en Afghanistan et à l'appui de la KFOR, mais aussi sur le plan pratique, un accent particulier étant mis sur la réforme du secteur de la défense et de la sécurité. Le pays, qui a adhéré au Partenariat pour la paix en 1995, aspire à devenir membre de l’OTAN. Il a souscrit au plan d'action pour l'adhésion en 1999 ; il s'agit d'un programme par lequel l'OTAN donne des avis, une aide et un soutien pratique spécialement adaptés aux besoins individuels des pays désireux d'adhérer à l’OTAN. Au sommet de Bucarest, en avril 2008, les Alliés sont convenus qu'une invitation à adhérer à l'Alliance serait adressée au pays dès qu’une solution mutuellement acceptable aurait été trouvée avec la Grèce sur la question du nom. Cette décision a été réitérée constamment lors de sommets ultérieurs. Les Alliés sont déterminés à laisser la porte de l'OTAN ouverte aux partenaires des Balkans occidentaux qui souhaitent adhérer à l'Alliance, partagent ses valeurs et sont désireux et capables d'assumer les responsabilités et les obligations liées au statut de membre. L'intégration euro-atlantique est considérée comme le meilleur moyen pour ces pays d'assurer dans la région une sécurité et une stabilité sur le long terme ne nécessitant pas d'intervention extérieure. L'OTAN reste également engagée en faveur de la paix et de la stabilité à long terme dans la région. À la demande de Skopje, l'Alliance s'est engagée dans les opérations Essential Harvest, Allied Harmony et Amber Fox (2001-2003), en vue de créer un environnement sûr et sécurisé et de réduire les tensions entre la minorité ethnique des Albanais de souche et les forces nationales de sécurité. Un quartier général militaire de l'OTAN, mis en place à Skopje pendant la période des opérations, a depuis connu une réduction de ses effectifs et a été transformé en bureau de liaison chargé d'apporter une aide pour la réforme du secteur de la sécurité et pour le soutien du pays hôte à la Force pour le Kosovo (KFOR). Au-delà des travaux actuels en matière de réforme, le soutien qu’apporte le pays aux opérations dirigées par l’OTAN constitue un autre domaine de coopération important. Depuis de nombreuses années, l'ex‑République yougoslave de Macédoine fournit un soutien précieux aux troupes de la KFOR qui transitent par son territoire. Le pays, qui contribue également à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, a indiqué qu'il comptait participer à la mission de suivi post-2014 visant à offrir formation et assistance aux forces de sécurité afghanes après la fin de la mission de la FIAS. Principaux domaines de coopération La coopération dans le domaine de la sécurité L’ex-République yougoslave de Macédoine a été un partenaire clé de par son soutien aux opérations de stabilisation menées par l'OTAN au Kosovo en 1999, et des forces de l’OTAN ont été déployées dans le pays pour empêcher l’extension du conflit, mais aussi pour apporter un soutien logistique à la KFOR. Les Alliés ont également fourni une assistance humanitaire aux réfugiés du Kosovo arrivant dans l'ex-République yougoslave de Macédoine. Cette dernière continue d’apporter en tant que pays hôte un soutien précieux aux troupes de la KFOR qui transitent par son territoire. L’OTAN est venue porter assistance à l’ex-République yougoslave de Macédoine lorsque des violences entre les forces de sécurité et des insurgés de souche albanaise ont éclaté dans l’ouest du pays en février 2001. Les insurgés avaient pris le contrôle d’un certain nombre de villes situées près de la frontière avec le Kosovo, amenant le pays au bord de la guerre civile. L’OTAN a facilité la négociation d’un cessez-le-feu en juin de cette même année, ce qui a ouvert la voie à un règlement politique – l’accord-cadre d’Ohrid – en août 2001. Conformément à cet accord, l’OTAN a déployé une force opérationnelle, « Essential Harvest », destinée à collecter les armes remises par les insurgés au moment où ils se préparaient à se dissoudre. La mission internationale de surveillance dirigée par l’OTAN a continué de soutenir la mise en œuvre de l’accord d’Ohrid jusqu’au 31 mars 2003, date à laquelle l’Union européenne a pris le relais. L'un des objectifs clés de la coopération consiste à développer l'aptitude des forces armées du pays à travailler aux côtés des forces alliées dans des opérations de soutien de la paix et de gestion de crise. La participation du pays au processus OTAN de planification et d'examen (PARP) du PPP a servi de cadre pour la coopération dans ce domaine. En Afghanistan, l’ex-République yougoslave de Macédoine soutient la FIAS depuis 2002 ; actuellement, elle met environ 150 soldats à la disposition de cette dernière. Le pays a également indiqué qu'il comptait participer à la mission de formation, de conseil et d'assistance aux forces afghanes qui sera déployée sous direction de l'OTAN après 2014, une fois que le transfert aux Afghans de la responsabilité de la sécurité aura été mené à bien et qu'il aura été mis fin à l'opération de la FIAS. Réforme du secteur de la défense et de la sécurité L'ex-République yougoslave de Macédoine a lancé un vaste programme de réformes soutenu par l'OTAN. S’agissant de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, l’OTAN et les différents Alliés possèdent des compétences considérables dont le pays peut tirer parti. En consultation avec les Alliés, le pays continue de mettre en œuvre toute une série de réformes, conformément à sa revue de défense stratégique. La participation du pays au PARP a facilité la coopération dans le domaine de la réforme de la défense. Les Alliés ont apporté leur aide pour l’établissement d’un plan de transformation des forces armées du pays. Ce plan comprend des programmes détaillés relatifs à la logistique, au personnel, au matériel et à l’entraînement, ainsi qu’un calendrier de restructuration des unités militaires clés. Parmi les autres objectifs essentiels, on trouve l’amélioration de la représentation des minorités ethniques dans les structures de défense civiles/militaires et la réforme du système judiciaire et de la police. L'ex-République yougoslave de Macédoine a adhéré au concept de capacités opérationnelles (OCC) en 2005. L’OCC est un mécanisme qui permet d’évaluer les unités disponibles pour des opérations PPP et de mieux les intégrer aux forces de l’OTAN, en vue d’une plus grande efficacité opérationnelle. Le pays travaille avec l'OTAN afin de promouvoir la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui reconnaît l'effet disproportionné de la guerre et des conflits sur les femmes et les enfants. La résolution 1325 préconise que les femmes participent pleinement et sur un pied d'égalité aux efforts menés à tous les niveaux, depuis les premiers stades de la prévention des conflits à la reconstruction post-conflit en passant par le maintien de la paix et de la sécurité. L'ex-République yougoslave de Macédoine s'emploie également à renforcer la bonne gouvernance dans le secteur de la défense et de la sécurité en participant au programme pour le développement de l'intégrité. Ce programme a pour objectif d’aider les pays à renforcer l’intégrité et à réduire les risques de corruption dans le secteur de la sécurité grâce à la sensibilisation, à la promotion des bonnes pratiques et à l’élaboration d’outils pratiques, permettant ainsi d'améliorer la transparence et la redevabilité. La formation représente une part importante de la coopération avec l'ex-République yougoslave de Macédoine en matière de sécurité ; des ressortissants de ce pays participent d'ailleurs régulièrement à des activités organisées au titre du programme du Partenariat pour la paix (PPP). Par ailleurs, le Centre régional des Affaires publiques du pays, situé à Skopje, a été reconnu en 2013 comme centre OTAN de formation et d’entraînement des partenariats, et il a ouvert ses activités aux Alliés et aux partenaires. Plans civils d’urgence L’ex-République yougoslave de Macédoine renforce ses capacités nationales pour la réaction aux situations d’urgence et la gestion des catastrophes dans le domaine civil en coopérant avec l'OTAN et en participant à des activités organisées par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). En consultation avec l’OTAN, un système national de gestion des crises a été établi afin de faire en sorte que les structures en place soient utilisées de façon efficace et rationnelle en cas de crise nationale. Science et environnement Depuis 1998, l'ex-République yougoslave de Macédoine participe activement au programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), qui permet une collaboration étroite sur des sujets d’intérêt commun en vue de renforcer la sécurité des pays de l’OTAN et des pays partenaires. En appuyant des projets multinationaux, en particulier des activités d'envergure régionale, ce programme vise à apporter une réponse aux défis de sécurité émergents, à soutenir les opérations dirigées par l’OTAN et à développer les capacités d'alerte précoce et de prévision des catastrophes et des crises. C’est ainsi qu’aujourd’hui, des scientifiques et des experts de l'ex-République yougoslave de Macédoine participent aux travaux menés sur des enjeux de sécurité très divers, comme la cyberdéfense, la défense contre les agents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN), la sécurité environnementale et la prévision et la prévention des catastrophes naturelles. Un stage pratique de formation à la cyberdéfense a eu lieu en avril 2013. Ce stage avait pour but de créer une capacité institutionnelle et d'accroître la sensibilisation aux cybermenaces, en vue de renforcer la résilience des infrastructures informatiques nationales. Les futurs domaines susceptibles de donner lieu à une coopération concrète ont été passés en revue par des responsables des pouvoirs publics, des scientifiques et des experts nationaux lors d'une journée d'information sur le SPS en juin 2013. Information du public Dans la mesure où l’ex-République yougoslave de Macédoine vise à rejoindre l’Alliance, il est important de continuer à faire en sorte que le public comprenne la manière dont l’OTAN fonctionne, ainsi que les droits et obligations liés au statut de membre. Les activités de diplomatie publique visent également à tisser et à entretenir des liens avec les acteurs de la société civile et à faciliter l’organisation dans le pays d’activités et de programmes en rapport avec la sécurité. La Division Diplomatie publique de l’OTAN joue un rôle clé dans ce domaine, ainsi que les différents Alliés et partenaires. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle d'ambassade point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur la mission et les politiques de l'Alliance. L'ambassade de Turquie à Skopje fait office d'ambassade point de contact (CPE) pour l'OTAN. Cadre de la coopération L'ex-République yougoslave de Macédoine coopère également avec l’OTAN et d’autres pays partenaires dans de nombreux autres domaines au travers du programme du Partenariat pour la paix (PPP) et du Conseil de partenariat euro­atlantique (CPEA). Dans le cadre du plan d'action pour l'adhésion (MAP), l’ex-République yougoslave de Macédoine inscrit ses plans et calendriers de réforme dans son programme national annuel (ANP). Les principales réformes concernent les domaines politique et militaire et le secteur de la sécurité. Le pays s’efforce en priorité de respecter les normes démocratiques, de garantir la tenue d’élections libres et équitables et de favoriser la réduction de la corruption et la lutte contre la criminalité organisée, la réforme du système judiciaire, l’amélioration de l’administration publique et la promotion des relations de bon voisinage. Les Alliés communiquent en retour des informations sur les réformes envisagées et évaluent la mise en œuvre de celles-ci. Des réformes plus spécifiques et plus techniques dans le domaine de la défense sont élaborées au travers du processus de planification et d'examen (PARP) du PPP, auquel le pays a adhéré en 1999. Le rôle du PARP est d'offrir un instrument structuré permettant de recenser les forces et les capacités susceptibles d’être mises à la disposition de l’Alliance pour des activités d’entraînement, des exercices et des opérations à caractère multinational. Le PARP constitue également le principal mécanisme d’accompagnement et d’évaluation des progrès accomplis sur le plan militaire et dans le secteur de la défense. Le PARP est un processus biennal ouvert à tous les partenaires sur une base volontaire. Le Bureau de liaison de l'OTAN à Skope joue également un rôle en favorisant la mise en œuvre des plans de réforme de la défense, en particulier grâce à l’équipe consultative de l’OTAN, implantée dans les locaux du ministère de la Défense. Évolution des relations 1995 L’ex-République yougoslave de Macédoine adhère au Partenariat pour la paix (PPP). 1996 Le pays accueille son premier exercice d’entraînement du PPP : « Rescuer ». 1997 L’ex-République yougoslave de Macédoine devient membre du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA). 1999 Le pays joue un rôle clé en soutenant les opérations de l’OTAN au Kosovo, et les Alliés lui fournissent une assistance pour atténuer la crise humanitaire après l’arrivée dans le pays de réfugiés du Kosovo. L’ex-République yougoslave de Macédoine devient membre du Plan d’action pour l’adhésion (MAP) et participe au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP. 2001 Des violences éclatent dans l’ouest du pays. L’OTAN joue un rôle clé en facilitant les négociations sur un cessez-le-feu, conclu en juin. Les Alliés déploient une force opérationnelle chargée de collecter les armes des anciens combattants (opération « Essential Harvest ») et de soutenir la mise en œuvre de l’accord-cadre d’Ohrid. Ils déploient ensuite une mission destinée à protéger les observateurs internationaux (opération « Amber Fox »), qui est prolongée jusqu'en décembre 2002. 2002 Le pays déploie du personnel à l’appui de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. Le QG de l’OTAN à Skopje est créé en avril pour donner des avis sur les aspects militaires de la réforme du secteur de la sécurité. 2003 La mission OTAN de maintien de la paix dans l’ex-République yougoslave de Macédoine (opération « Allied Harmony ») est transférée à l’Union européenne. 2005 Une équipe médicale conjointe formée par les trois pays du MAP rejoint en août les forces déployées par l’OTAN en Afghanistan. 2007 Le pays accueille à Ohrid le Forum du CPEA sur la sécurité. 2008 En avril, les Alliés conviennent que l’ex-République yougoslave de Macédoine sera invitée à entamer des pourparlers d’adhésion dès qu’une solution mutuellement acceptable aura été trouvée sur la question du nom. 2010 En juin, le secrétaire général de l’OTAN se rend à Skopje. 2012 Le premier ministre, Nikola Gruevski, s'adresse au Conseil de l'Atlantique Nord le 25 janvier.   Au sommet de l'OTAN, le président, Gjorge Ivanov, participe à une réunion avec ses homologues des pays qui soutiennent la mission de stabilisation dirigée par l'OTAN en Afghanistan. De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Nikola Poposki, participe, avec ses homologues des trois autres pays candidats à l'adhésion à l'OTAN, à une réunion présidée par le secrétaire général délégué de l'OTAN.   Le 4 septembre, au cours d'une visite du président Ivanov au siège de l'OTAN, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, se félicite de l'engagement de Skopje à poursuivre les réformes et dit espérer fermement qu'une solution mutuellement acceptable à la question du nom du pays pourra être trouvée dès que possible dans le cadre des Nations Unies. 2013 En juin, le Conseil de l'Atlantique Nord accepte la proposition du pays visant à faire du Centre régional des Affaires publiques de Skopje un centre de formation et d'entraînement des partenariats qui ouvre ses activités aux Alliés et aux partenaires. 2014 En février, le premier ministre, Nikola Gruevski, se rend au siège de l'OTAN et en mai, le secrétaire général de l'OTAN se rend à Skopje.
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    Opérations de soutien de la paix dans l'ex-République yougoslave de Macédoine¹ À la demande de l'ex-République yougoslave de Macédoine*, l'OTAN a entrepris trois opérations distinctes visant à apaiser les tensions entre la minorité albanophone du pays et les forces nationales de sécurité. Le 13 août 2001, le gouvernement de Skopje et les représentants de la minorité albanophone ont signé l'Accord cadre d'Ohrid, en vertu duquel le gouvernement s'engageait à améliorer le respect des droits de la population albanophone. En retour, les représentants de cette dernière acceptaient de renoncer à leurs revendications séparatistes et à remettre leurs armes à une force de l'OTAN. Cet accord marquait le début d'une brève présence militaire de l'OTAN dans le pays (2001-2003). C'est en 1995 que l'ex-République yougoslave de Macédoine¹ est devenue l'un des pays partenaires de l'OTAN, et elle participe depuis 1999 au Plan d'action pour l'adhésion. L'OTAN a mis en place un quartier général militaire à Skopje, chargé d'aider à la réforme du secteur de la sécurité. Au sommet de Bucarest, en 2008, les dirigeants des pays de l'OTAN ont décidé d'adresser à l'ex-République yougoslave de Macédoine¹ une invitation à adhérer à l'Alliance dès qu'une solution mutuellement acceptable aura été trouvée avec la Grèce à la question de son nom. Trois opérations distinctes de l'OTAN Définition du contexte général La violence a éclaté dans le pays lorsque les extrémistes albanophones ont exigé des autorités gouvernementales qu’elles accordent plus de droits à la communauté albanophone. Le 20 juin 2001, le président Boris Trajkovski a adressé à Lord Robertson, alors secrétaire général de l'OTAN, une lettre dans laquelle il demandait l'aide de l'OTAN pour éviter la guerre civile. Il souhaitait que l'OTAN aide son gouvernement à démilitariser l'Armée de libération nationale (UCK) et à désarmer les groupes albanophones opérant sur le territoire de son pays. Des efforts diplomatiques et des pourparlers de paix avaient bien été entrepris, mais ils se trouvaient au point mort, bloqués par une série de questions délicates, notamment sur le point de savoir si la langue albanaise serait reconnue comme langue officielle. L'OTAN a adopté une double approche: elle a condamné les attaques, tout en invitant instamment le gouvernement à adopter des réformes constitutionnelles visant à accroître la participation des albanophones dans la société et dans la vie politique. L'OTAN a approuvé l'opération le 29 juin, mais elle a subordonné son déploiement à "l'issue positive" du dialogue politique entre les diverses parties du pays et le respect du cessez-le-feu. C'est à ce moment seulement que l'OTAN enverrait des troupes disposant de "solides règles d'engagement” pour collecter les armes des extrémistes albanophones. Le 15 août, deux jours après la signature de l'accord cadre politique - l'accord cadre d'Ohrid - le Conseil de l'Atlantique Nord autorisait le déploiement immédiat sur le terrain du quartier général de la force opérationnelle Harvest. Cette opération était la première des trois qui seraient finalement lancées: Opération Essential Harvest; Opération Amber Fox; et Opération Allied Harmony. Collecte des armes L'opération Essential Harvest a été officiellement lancée par l'OTAN le 22 août; les opérations ont effectivement débuté le 27 août. La mission, d'une durée de 30 jours, avait pour but de désarmer les insurgés albanophones qui avaient accepté de le faire. Quelque 3 500 hommes de l’OTAN, et le soutien logistique requis, ont été envoyés dans le pays. Près de 4 000 armes et plusieurs centaines de milliers d'autres articles, notamment des mines et des explosifs, ont été collectés. L'opération s'est achevée le 26 septembre 2001. Protection des observateurs internationaux Après la fin de l'opération Essential Harvest, les Alliés ont lancé l'Opération Amber Fox. Le plan d'opérations a été approuvé le 26 septembre 2001, et la mission a officiellement débuté le lendemain. L'opération Amber Fox avait pour mandat de contribuer à la protection des observateurs internationaux de l'Union européenne et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe qui supervisaient la mise en œuvre de l'accord d'Ohrid. La mission, déployée sous la direction de l'Allemagne, avec la participation d'autres pays membres de l'OTAN, était composée de 700 soldats Alliés, qui ont rejoint les 300 hommes déjà basés dans le pays. Le mandat initial de l'opération Amber était de trois mois, mais il a été par la suite prolongé jusqu'au 15 décembre 2002. Réduire le risque de déstabilisation Répondant à une demande supplémentaire du président Trajkovski, le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé de poursuivre son appui à l'ex-République yougoslave de Macédoine* en lançant une nouvelle mission qui contribuerait à réduire le risque de déstabilisation. Tout en reconnaissant qu'un terme pouvait être mis à l'opération Amber Fox, le Conseil est convenu qu'une présence militaire internationale de suivi était encore requise dans le pays. L'opération Allied Harmony a été lancée le 16 décembre, avec pour mission d'apporter son soutien aux observateurs internationaux et d'aider le gouvernement à assumer la responsabilité de la sécurité dans tout le pays. Le 17 mars 2003, le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé de mettre un terme à l'opération Allied Harmony à compter du 31 mars, et de transférer à l'Union européenne la responsabilité du maintien d'une présence militaire internationale. QG de l’OTAN (Skopje) L'OTAN demeure résolue à aider à l'intégration de l'ex-République yougoslave de Macédoine* dans les structures euro-atlantiques. À cet effet, l'Alliance maintient un haut représentant civil et un haut représentant militaire au QG de l'OTAN à Skopje, qui apportent tous deux leur aide à la réforme du secteur de la sécurité et à l'adaptation aux normes de l'OTAN. 1. La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel.