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    Coopération entre l’OTAN et le Japon Le premier ministre japonais, M. M. Shinzo Abe, serre la main du secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen (avril 2013) Ces dernières années, l’OTAN a élargi ses relations avec de nombreux pays en dehors de la région euro-atlantique. Ces « partenaires mondiaux » partagent avec l’Alliance les mêmes préoccupations stratégiques et les mêmes valeurs essentielles. C’est avec le Japon que l’OTAN entretient depuis le plus longtemps des relations. L’adoption en avril 2011 d’une politique pour un partenariat plus efficace et plus souple a ouvert la voie au renforcement de la coopération pratique et du dialogue politique avec ces « partenaires mondiaux » de la même manière qu’avec d’autres partenaires. Cette déclaration politique conjointe montre à quel point les relations entre l'OTAN et le Japon ont progressé au cours des dernières années. Elle énonce les intérêts stratégiques communs s'agissant de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité mondiales, par un ordre international fondé sur des règles. Elle donne également un aperçu des domaines dans lesquels le Japon et l'OTAN peuvent coopérer plus étroitement, comme la gestion de crise, les opérations de soutien de la paix, les activités de secours en cas de catastrophe, ainsi que la défense contre les menaces émergentes posées par les missiles, la piraterie ou les cyberattaques. Le Japon est l'un des nombreux pays situés en dehors de la région euro-atlantique qui partagent avec l'Alliance les mêmes préoccupations stratégiques et les mêmes valeurs essentielles, et avec lesquels l'OTAN développe des relations. Le concept stratégique de l'Alliance adopté en 2010 au sommet de Lisbonne a ouvert la voie à une politique de partenariat plus souple, offrant à tous les partenaires la même base de coopération et de dialogue. Puisant dans le large éventail d’activités de coopération proposées dans le menu de coopération partenariale, qui est ouvert à tous les partenaires, le Japon élabore actuellement un programme individuel de partenariat et de coopération adapté à ses intérêts, qui formalisera ses relations avec l'OTAN. Coopération pratique Le Japon apporte un soutien précieux à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l'OTAN, ainsi qu'aux activités de reconstruction et de développement menées en Afghanistan. Le Japon a contribué à mobiliser le soutien de la communauté internationale au processus de développement en cours en Afghanistan en organisant la conférence de Tokyo, tenue en juillet 2012. Il a d'ailleurs lui-même promis une aide de 5 milliards de dollars sur une période de cinq ans (2009-2013). Précédemment, le Japon avait appuyé les efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration des anciens combattants, et il continue de soutenir les initiatives visant à réintégrer les insurgés dans le cadre du programme afghan pour la paix et la réintégration, auquel le Japon a contribué à hauteur de 52 millions de dollars. En outre, le Japon apporte depuis 2007 un soutien financier à des projets dans le domaine de la sécurité humaine menés dans plusieurs régions d'Afghanistan. Avec l'aide de la FIAS, les équipes de reconstruction provinciale (PRT) désignent des zones critiques pour la mise en œuvre des aides financières du Japon pour les petits projets locaux (GAGP). En 2009, le Japon a détaché des agents de liaison auprès de la PRT lituanienne de Chaghcharan et de la PRT suédoise de Mazar-i-Charif, à l'appui de ces programmes. Par une présence directe au sein du bureau du haut représentant civil de l'OTAN, il aide à coordonner les 20 millions accordés au titre des petits projets locaux. Par ailleurs, le Japon a apporté une contribution précieuse au fonds d'affectation spéciale consacré à l'armée nationale afghane (ANA), qui a pour objet l'équipement et le maintien en puissance de l'ANA, en accordant notamment 20 millions de dollars au profit de programmes d'alphabétisation et en finançant l’achat de fournitures médicales. Le Japon a également contribué généreusement à un projet faisant appel à un fonds d'affectation spéciale OTAN/PPP et dont l'objectif était d'améliorer la gestion des stocks et la sécurité physique des munitions en Afghanistan. De plus, depuis 2007, le Japon contribue tout aussi généreusement au fonds d'affectation spéciale pour l'ordre public en Afghanistan (LOFTA), qui sert essentiellement à financer la rémunération et la formation de la police afghane. Sur une période de trois ans, entre 2010 et 2012, le montant total des dons a atteint presque 600 millions de dollars. Le Japon soutient des projets similaires – faisant aussi appel à des fonds d'affectation spéciale – dans d'autres pays partenaires. Il soutient ainsi un projet de gestion des stocks de munitions au Tadjikistan et contribue également à un projet visant à nettoyer 571 hectares de terrains contaminés et à éliminer en toute sécurité des munitions explosives non explosées en Azerbaïdjan. Dans les années 1990, le Japon a joué un rôle dans la stabilisation des Balkans, où l'OTAN mène plusieurs opérations de soutien de la paix depuis le milieu des années 1990. Grâce à ses dons considérables, il a contribué au redressement des Balkans et à leur réintégration dans la dynamique européenne. Plus récemment, la force d'autodéfense maritime du Japon a aidé des navires de l'OTAN à empêcher des attaques de pirates dans le Golfe d'Aden. Dialogue Depuis le début des années 1990, un dialogue stratégique est en cours, sous la forme de réunions de haut niveau se tenant en alternance au Japon et au siège de l'OTAN, à Bruxelles. Les premiers échanges ont conduit à des contacts plus structurés et plus réguliers. Le secrétaire général de l’OTAN s’est rendu à Tokyo en avril 2005, puis en décembre 2007. En janvier 2007, dans le cadre de son premier mandat de premier ministre, M. Shinzo Abe s'est adressé au Conseil de l'Atlantique Nord. Le ministre japonais des Affaires étrangères, M. Takeaki Matsumoto, a effectué en mai 2011 une visite au siège de l’OTAN, où il a rencontré le secrétaire général, M. Anders Fogh Rasmussen. Ce dernier s'est rendu une nouvelle fois au Japon en avril 2013 pour des entretiens avec le premier ministre et des hauts responsables de son gouvernement sur les questions de sécurité d'intérêt commun et sur les possibilités de renforcement de la coopération. Preuve de l'approfondissement des relations entre l'OTAN et le Japon ces dernières années, des responsables japonais ont participé à un certain nombre d'échanges de vues informels avec les Alliés sur des questions de sécurité d'intérêt commun, comme la Corée du Nord, l'aide à l'Afghanistan, la coopération avec l'Asie centrale, la défense antimissile et la lutte contre la piraterie.