NATO - North Atlantic Treaty Organisation

Les relations entre l'OTAN et le Tadjikistan

From left to right: the President of the Republic of Tajikistan, Emomali Rahmon shaking hands with NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen.

Le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen et le Président Rahmon à New York, le 22 septembre 2010

Les relations entre l'OTAN et le Tadjikistan doivent être considérées dans le cadre du Partenariat pour la paix, auquel le pays a adhéré en 2002. L’OTAN et le Tadjikistan coopèrent activement dans la lutte contre le terrorisme et ont établi une coopération pratique dans de nombreux autres domaines. Le programme de partenariat individuel (IPP) présente les activités de coopération entre l’OTAN et le Tadjikistan.

  • Cadre de la coopération

    Le dialogue entre l’OTAN et le Tadjikistan s’inscrit dans le cadre du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA). Le représentant spécial du secrétaire général de l’OTAN pour le Caucase et l'Asie centrale, M. James Appathurai, maintient un dialogue politique de haut niveau avec les autorités tadjikes par des visites régulières dans le pays. L’agent de liaison de l’OTAN pour l’Asie centrale se rend aussi régulièrement à Douchanbé pour examiner les questions de coopération avec le gouvernement.

    L'OTAN et le Tadjikistan mettent actuellement au point une coopération pratique dans un certain nombre de domaines dans le cadre de l’IPP, qui est approuvé conjointement pour une période de deux ans. Les principaux domaines sont la coopération en matière de sécurité et de maintien de la paix, en particulier le contre-terrorisme et la sécurité aux frontières, la gestion des crises et les plans civils d’urgence.

  • Domaines clés de la coopération

    Coopération dans le domaine de la sécurité

    Le Tadjikistan joue un rôle important à l’appui des opérations de l’Alliance en Afghanistan en accueillant des avions militaires français sur l’aéroport de Douchanbé. Les Alliés et le Tadjikistan coopèrent aussi dans la lutte contre le terrorisme international. L’OTAN soutient le pays dans ses efforts visant à créer un stage de formation au contre-terrorisme à l’Institut militaire du ministère de la Défense. Le Tadjikistan échange aussi des informations et connaissances spécialisées pertinentes avec les Alliés.

    Le Tadjikistan a dressé une liste des unités déclarées disponibles pour des opérations et exercices d’entraînement OTAN/PPP. La participation à ces activités nécessite dans chaque cas une décision gouvernementale. Ces unités comptent notamment un peloton d’infanterie à l’appui d’activités du PPP au Tadjikistan, un groupe d’officiers d'état-major et un groupe de médecins militaires. Le Tadjikistan s’emploie aussi à intensifier la coopération avec les Alliés dans le domaine du déminage. Le pays a participé à un certain nombre d'exercices du PPP avec les pays de l'OTAN et avec des pays partenaires.

    Réforme des secteurs de la défense et de la sécurité

    Le Tadjikistan vise à établir un contrôle démocratique efficace et soutenu de ses forces armées. En consultation avec les Alliés, il met actuellement au point des procédures de coordination entre le gouvernement, le parlement et les forces armées, ces dernières faisant par ailleurs l’objet d’une réforme. Les processus de coopération dans le cadre du PPP aident à atteindre ces objectifs et à renforcer la capacité du pays de participer à des opérations de maintien de la paix ou à d’autres opérations aux côtés des forces de l’OTAN. Le Tadjikistan envisage également de participer au mécanisme du processus de planification et d'examen (PARP) du PPP.

    Le Tadjikistan peut consulter les Alliés à propos de ses efforts visant à consolider ses politiques et stratégies de défense et sa législation dans ce domaine. L’OTAN est par ailleurs prête à soutenir le pays dans les efforts qu’il déploie pour se moderniser et mobiliser les ressources publiques appropriées. L’OTAN et le Tadjikistan s’emploient à approfondir leur coopération afin de renforcer la sécurité aux frontières du pays et de lutter contre la criminalité transfrontières, surtout le trafic de drogue. À cette fin, la Tadjikistan a envoyé de nombreux stagiaires à la formation sur la lutte antidrogue organisée à l'initiative du Conseil OTAN-Russie.

    La formation militaire constitue un important domaine de coopération. Des efforts sont déployés conjointement pour mettre au point des stages dans plusieurs domaines, y compris la sécurité et les contrôles aux frontières et l'apprentissage des langues. L’OTAN et le Tadjikistan poursuivent leurs travaux visant à préparer certaines personnes à des activités en rapport avec l'OTAN et à l’introduction éventuelle des normes de l'Alliance dans les programmes de formation militaires du pays. Le Tadjikistan a envoyé des officiers à des stages de familiarisation de l’OTAN et à divers autres stages à l’École de l’OTAN à Oberammergau.

    Un projet à financer sur un fonds d'affectation spéciale du PPP pour aider à éliminer des stocks de munitions de gros calibre et à évaluer la sûreté des installations de stockage de munitions est actuellement mis en place.

    Plans civils d’urgence

    Le Tadjikistan s’emploie à se familiariser davantage avec l’organisation et les procédures alliées de secours en cas de catastrophe afin de développer ses propres capacités. Le pays envisage de mettre en place son propre centre pour les opérations de secours en cas de catastrophe et de créer une petite unité de secours en cas de catastrophe, conforme aux normes de l’OTAN.

    Les Alliés travaillent avec le Tadjikistan à la mise sur pied de systèmes d’alerte rapide pour les catastrophes naturelles. Des ressortissants du Tadjikistan ont participé à des stages de coopération civilo-militaire opérationnels et tactiques dirigés par l'OTAN. Un stage OTAN d'initiation aux plans civils d'urgence a eu lieu à Douchanbé en juillet 2011.

    Science et environnement

    Des scientifiques du Tadjikistan ont reçu des subventions dans un certain nombre de domaines relevant du programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS). Des scientifiques et des experts de ce pays ont joué un rôle de premier plan dans une vingtaine d’activités, et d’autres ont pris part à divers projets de coopération en qualité de participants ou d’orateurs.

    En 2006, une subvention à la constitution d’une infrastructure de réseaux a été accordée afin de moderniser le réseau local de l’université technique du Tadjikistan.

    Des experts de l'Association du réseau tadjik de recherche et d'enseignement (TARENA), en collaboration avec des spécialistes américains de la mise en réseau, ont par ailleurs organisé, dans le cadre du programme SPS, un atelier sur la constitution de réseaux intitulé « Les technologies de l'information et de la communication appliquées à la réduction des effets des catastrophes en Asie centrale » en mai 2009 à Douchanbé.

    En 2010, des spécialistes du Tadjikistan ont participé à une activité organisée dans le cadre du programme SPS de l'OTAN dont le but était d'apprendre à des scientifiques et à des ingénieurs les techniques les plus récentes de sécurisation des cyberréseaux des communautés universitaires et scientifiques de la région de la Communauté d'États indépendants (CEI).

    Le pays collabore aussi avec l’OTAN et avec d'autres pays partenaires dans le domaine de l’extraction d’uranium et celui de la sécurité environnementale, et de nouveaux projets au titre du SPS sont en préparation.

    Le Tadjikistan participe par ailleurs au projet « Route de la soie virtuelle », dont l’objectif est de permettre aux universitaires et aux chercheurs de pays du Caucase et d’Asie centrale d’accéder plus facilement à l’Internet via un réseau de télécommunications par satellite.

    Information du public

    Le Tadjikistan et l’OTAN s'emploient à faire mieux comprendre l'OTAN et les avantages de la coopération au public. Le pays s'est aussi fixé pour objectif de mobiliser davantage l’opinion publique en faveur des réformes dans le secteur de la défense et de la sécurité.

    Des réseaux avec des universités, des organisations non gouvernementales et la presse et les médias continuent à se développer au travers de différentes activités, le but étant de mieux faire comprendre les questions relatives à l’Alliance et à la sécurité euro-atlantique. Il s'agit entre autres de conférences internationales organisées au Tadjikistan et des forums étudiants OTAN-Afghanistan qui ont lieu chaque année et auxquels le Tadjikistan participe. Des travaux sont en cours sur la création éventuelle d'une bibliothèque dépositaire des publications de l'OTAN à l'Université nationale du Tadjikistan à Douchanbé.

    L’OTAN soutient les activités de formation aux questions de sécurité et de défense dans le pays. Depuis 2005, la Division Diplomatie publique de l’OTAN a parrainé une université d’été au Tadjikistan, qui a rassemblé des étudiants de haut niveau venus des quatre coins du pays et de l’étranger pour étudier et examiner des questions de sécurité internationale.

    Un groupe de parlementaires et de journalistes tadjiks est venu en visite au siège de l’OTAN en juillet 2006, visite suivie, en septembre 2007, par celle d'un groupe de membres du gouvernement du Tadjikistan. En 2009, le président Emomali Rahmon est lui aussi venu au siège de l'OTAN. En 2011, ce sont des parlementaires et des diplomates tadjiks qui sont venus en visite au Siège.

    Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle d'ambassade point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l'Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN au Tadjikistan est celle de la France.

  • Évolution des relations

    Les relations entre l’OTAN et le Tadjikistan remontent à 1992, lorsque le Tadjikistan est devenu membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé en 1997 Conseil de partenariat euro-atlantique). En 2002, le pays a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP) afin de travailler aux côtés des Alliés dans des domaines où les objectifs bilatéraux convergent. Depuis lors, le Tadjikistan a joué un rôle actif en accueillant des exercices du PPP, surtout ceux axés sur le commandement et le contrôle, les plans civils d’urgence et la coopération civilo-militaire, et en y participant. La coopération peut encore être approfondie.

    Les grandes étapes

    1992

    Le Tadjikistan devient membre du Conseil de coopération nord‑atlantique, remplacé en 1997 par le Conseil de partenariat euro‑atlantique (CPEA).

    2002

    Le Tadjikistan adhère au Partenariat pour la paix.

    2003

    Le Tadjikistan a accès à la « Route de la soie virtuelle ».

     

    Le président Emomali Rahmon effectue sa première visite au siège de l'OTAN.

    2004

    Le secrétaire général de l’OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, se rend à Douchanbé.

     

    Les Alliés signent un accord de transit avec le Tadjikistan à l’appui des opérations menées par la FIAS en Afghanistan sous l’égide de l’OTAN.

     

    Le Tadjikistan mène à bien un projet de destruction de plus de 1 200 mines terrestres dans le cadre d'un projet relevant d'un fonds d'affectation spéciale du PPP.

    2005

    La première université d’été annuelle parrainée par l’OTAN a lieu au Tadjikistan.

    2007

    Le 2 juillet 2007, le ministre tadjik des Affaires étrangères, M. Hamrokhon Zarifi, se rend au siège de l’OTAN pour des entretiens avec le secrétaire général de l’Organisation.

     

    Un groupe de responsables gouvernementaux du Tadjikistan effectue une visite au siège de l’OTAN et au Commandement allié Opérations afin d’examiner des possibilités d’approfondir la coopération avec l’OTAN dans différents domaines.

    2008

    Une équipe d’experts de l’OTAN se rend à Douchanbé.

     

    L’université d'été annuelle parrainée par l’OTAN se tient au Tadjikistan.

    2009

    Le président Emomali Rahmon effectue une visite au siège de l'OTAN en février pour des entretiens avec le secrétaire général de l'Organisation et inaugure une exposition de peintures tadjikes.

    2010

    Le président Emomali Rahmon rencontre le secrétaire de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen à New York.