NATO - North Atlantic Treaty Organization

Les relations entre l’OTAN et l’Azerbaïdjan

Arrival Left to right:  President Ilham Heydar oglu Aliyev of Azerbaijan shaking hands with NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen

L’OTAN et l’Azerbaïdjan, qui coopèrent activement pour mettre en œuvre des réformes démocratiques institutionnelles et de défense, ont instauré une coopération pratique dans de nombreux autres domaines. Le plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP) définit le programme de coopération entre l’Azerbaïdjan et l’OTAN.

L’Azerbaïdjan cherche à se conformer aux normes euro-atlantiques et à se rapprocher des institutions euro-atlantiques. Par conséquent, le soutien apporté à la réforme du secteur de la sécurité et la mise en place d’institutions démocratiques sont des éléments essentiels de la coopération entre l’OTAN et l’Azerbaïdjan.

Un autre point fort de la coopération est le soutien qu’apporte le pays aux opérations dirigées par l’OTAN. L’Azerbaïdjan fournit en effet des soldats à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. Il a aussi participé activement par le passé à l’opération menée au Kosovo.

  • Cadre de la coopération

    Les activités en coopération, les projets de réforme et les processus relatifs au dialogue politique sont expliqués dans le plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) de l’Azerbaïdjan, qui est agréé conjointement avec l’OTAN pour une période de deux ans. Les principaux domaines de coopération concernent la bonne gouvernance et le contrôle démocratique des secteurs de la défense et de la sécurité, l’établissement des plans et des budgets de défense, et la réorganisation de la structure des forces armées selon les normes de l’OTAN. Outre le soutien apporté aux réformes, la coopération entre l'OTAN et l'Azerbaïdjan a également pour objectif de développer l'aptitude des forces de ce pays à collaborer avec celles des pays de l'OTAN.

    L’Azerbaïdjan coopère également avec les pays de l’OTAN et les pays partenaires dans toute une série d’autres domaines, dans le cadre du Partenariat pour la paix (PPP), du processus de planification et d'examen (PARP) et du Conseil de partenariat euro atlantique (CPEA).

  • Domaines clés de la coopération

    La coopération dans le domaine de la sécurité

    Grâce à sa participation régulière à des activités du PPP, l’Azerbaïdjan a pu contribuer activement à la sécurité euro-atlantique en apportant son appui à des opérations de soutien de la paix dirigées par l’OTAN.

    De 1999 à 2008, des soldats azerbaïdjanais ont participé à l’opération dirigée par l’OTAN au Kosovo (KFOR).

    Depuis 2002, l’Azerbaïdjan apporte un soutien actif à l’opération de la FIAS en Afghanistan, où ses effectifs se sont progressivement renforcés pour atteindre environ 95 hommes. Une compagnie d’infanterie, des démineurs, un auxiliaire médical et des officiers d’état-major envoyés par l’Azerbaïdjan servent aux côtés des forces de l’OTAN, au sein d’un contingent turc, dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. L’Azerbaïdjan participe également au fonds d’affectation spéciale de l’OTAN consacré à l’armée nationale afghane.

    L’Azerbaïdjan a déclaré qu’il mettait un certain nombre d’unités à disposition pour des activités du PPP, au cas par cas. Il s’agit d’unités d’infanterie, d’unités d’appui tactique et de soutien logistique du combat et de deux hélicoptères de transport de moyen tonnage. Les troupes de sécurité intérieure, en coopération avec l’OTAN, mettent aussi en place une unité de soutien de la police, qui sera mise à disposition pour les opérations dirigées par l’OTAN.

    L’Azerbaïdjan contribue à la lutte contre le terrorisme en participant au plan d'action du Partenariat contre le terrorisme (PAP-T). Il partage ainsi des données du renseignement et des analyses avec l’OTAN, et il coopère avec les pays de l’Alliance en vue de renforcer ses capacités nationales d’entraînement à la lutte contre le terrorisme et d’améliorer la sécurité de ses frontières et de ses infrastructures. Des informations sont échangées par le biais de l’unité OTAN chargée du renseignement sur la menace terroriste. L’Azerbaïdjan met également en place un centre international d’entraînement à la lutte contre le terrorisme à l’École du ministère de la Sécurité nationale.

    L’Azerbaïdjan cherche à améliorer la sécurité maritime ainsi que les moyens qui lui permettront de réduire les activités illicites en mer Caspienne, en coopération avec certains pays membres de l’OTAN et certains pays partenaires de la région. Les pays de l’OTAN soutiennent aussi les activités visant à améliorer la sécurité des frontières.

    L’OTAN ne joue aucun rôle direct dans les négociations destinées à résoudre le conflit du Haut Karabakh. Celles ci sont menées dans le cadre du groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L’OTAN s’intéresse toutefois à ce processus et encourage toutes les parties à poursuivre leurs efforts en vue d’un règlement pacifique du conflit. Le règlement pacifique des conflits est une valeur essentielle de l’OTAN et l’un des principaux engagements que prennent tous les Partenaires au moment de leur adhésion au PPP.

    La coopération dans les secteurs de la défense et de la sécurité

    La réforme des secteurs de la défense et de la sécurité est essentielle au développement de l’Azerbaïdjan ; elle lui permettra en effet de se conformer aux normes euro-atlantiques et d’intensifier sa coopération euro-atlantique. Il s’agit d’un domaine dans lequel l’OTAN et ses différents pays membres possèdent une expérience considérable dont l’Azerbaïdjan peut tirer parti. Œuvrer au renforcement du contrôle démocratique et civil des forces armées est l’une des grandes priorités. L’OTAN soutient également l’ensemble du processus de réformes démocratiques et institutionnelles engagé en Azerbaïdjan.

    Grâce aux conseils de l’OTAN, l’Azerbaïdjan a établi des documents stratégiques sur la défense et la sécurité, qui soutiendront et orienteront la revue de défense stratégique. En outre, des consultations sont en cours sur les mesures à prendre pour améliorer d’autres domaines relatifs à l’établissement des plans et des budgets de défense.

    L’OTAN et les différents pays membres continuent d’aider l’Azerbaïdjan à organiser certaines unités pour qu’elles soient interopérables avec les forces des Alliés. La participation de l’Azerbaïdjan, depuis 1997, au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP a contribué à la mise en place du bataillon de maintien de la paix et un détachement de deux hélicoptères contribue pour sa part à l’établissement du bataillon mobile, susceptible d’être mis à la disposition de toute la gamme des opérations de l’OTAN.

    Les consultations se poursuivent sur les structures et les méthodes d’instruction militaire de l’Azerbaïdjan, car le ministère de la Défense souhaite les adapter pour satisfaire aux normes de l’OTAN. Dans le cadre du PARP et parallèlement à celui-ci, l’OTAN et l’Azerbaïdjan coopèrent pour réorganiser des unités conformément aux normes de l’OTAN et pour améliorer les capacités de commandement et de contrôle de chacune des armées ainsi que la logistique.

    L’OTAN et l’Azerbaïdjan continuent de coopérer dans le domaine de la démilitarisation des munitions explosives non explosées. En 1991, une gigantesque explosion dans un ancien dépôt soviétique de munitions de la région d'Agstafa a disséminé des munitions explosives non explosées sur une vaste superficie. Grâce à l’aide technique et financière de l’OTAN, une zone contaminée de plus de 5,68 millions de mètres carrés a été assainie (sol et sous-sol). En outre, quelque 640 000 munitions explosives non explosées ont été éliminées. Ce projet relevant d’un fonds d’affectation spéciale, qui a duré cinq ans et demi, s’est achevé en juin 2011.

    Un autre projet de ce type a été lancé en 2012 pour éliminer les munitions explosives non explosées qui se trouvent sur un ancien polygone de tir réel de l’armée soviétique, dans la région de Jeyranchel. Ce projet mettra l’accent sur le nettoyage d’une zone de 19 kilomètres carrés, durant une période de 28 mois. À l’instar du précédent projet relevant d’un fonds d’affectation spéciale, c’est l’Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) qui dirige celui-ci, l’Agence nationale azerbaïdjanaise de lutte contre les mines (ANAMA) opérant sur le terrain en tant qu’organe exécutif.

    Les plans civils d’urgence

    En coopération avec l’OTAN, l’Azerbaïdjan développe ses capacités nationales de gestion des situations d’urgence et des catastrophes dans le domaine civil en participant à des activités organisées par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). Le peloton spécial azerbaïdjanais de recherche et de sauvetage a participé à plusieurs exercices organisés par l’EADRCC. En outre, des experts des plans civils d’urgence de l’OTAN et de ses pays membres donnent des avis au ministère azerbaïdjanais des Situations d’urgence sur un certain nombre de questions, notamment en ce qui concerne les modalités d’organisation et la défense CBRN. L’Azerbaïdjan met en place deux unités (recherche et sauvetage, et CBRN), qui auront un haut niveau de préparation et seront prêtes à intervenir lors d’opérations de secours en cas de catastrophe.

    La science et l'environnement

    Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), l’Azerbaïdjan a reçu des subventions pour une trentaine de projets en coopération ; il a joué un rôle de premier plan dans 87 activités et il a participé à un plus grand nombre encore d’activités en coopération en envoyant des délégués et des conférenciers.

    Certains projets prévoient une collaboration pour l’amélioration de la qualité des eaux transfrontières, la protection de l’approvisionnement en eau potable contre les attentats terroristes, l’inventaire des sections vulnérables aux séismes de deux pipelines importants et l’atténuation des effets des séismes dans la région du Caucase grâce à l’amélioration des moyens prévus contre les risques et les dangers sismiques.

    En outre, des experts azerbaïdjanais et internationaux ont participé en juin 2009 à Bakou (Azerbaïdjan) à un stage de formation SPS intitulé « Mise en place de capacités nationales de gestion des crises – un élément essentiel dans la lutte contre le terrorisme ».

    L’Azerbaïdjan a aussi participé au projet « Route de la soie virtuelle », qui vise à développer l’accès à l’Internet d’universitaires et de chercheurs des pays du Caucase et d’Asie centrale grâce à un réseau de liaisons par satellite.

    L’OTAN a aussi apporté son soutien à la transformation en produit chimique inoffensif de stocks de « melanj », propergol extrêmement toxique et corrosif qu’utilisaient autrefois les pays du Pacte de Varsovie. L’Azerbaïdjan ayant demandé de l’aide, l’OTAN lui a envoyé une usine mobile de retraitement, qui a été inaugurée officiellement en juillet 2006. Ce projet a été clôturé avec succès en 2008.

    L’information du public

    L’OTAN coopère aussi avec l’Azerbaïdjan pour améliorer l’accès à l’information et mieux faire connaître l’OTAN et les avantages de la coopération.

    Depuis 2003, l’OTAN coparraine une école d’été à Bakou. Les programmes, élaborés au fil des années, ont abouti en 2005 à la création de l’école internationale de l’OTAN en Azerbaïdjan (NISA). Des séminaires ont été consacrés à la sécurité énergétique transatlantique, à la sécurité régionale et à la sécurité financière. La NISA, qui organise deux fois par an des conférences et des ateliers relatifs à l’OTAN, continue d’être un centre actif d’étude des questions de sécurité internationale pour les étudiants d’Azerbaïdjan et d’ailleurs. Le Centre d’études diplomatiques d’Azerbaïdjan encourage aussi activement la coopération avec l’OTAN.

    Chaque année, des leaders d’opinion d’Azerbaïdjan se rendent au siège de l’OTAN.

    Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un pays membre de l’OTAN sert de point de contact et de vecteur de diffusion des informations sur le rôle et les politiques de l’Alliance. Actuellement, c’est l’ambassade de Roumanie qui joue ce rôle en Azerbaïdjan.

  • Évolution des relations

    Les relations entre l’OTAN et l’Azerbaïdjan remontent à 1992, lorsque l’Azerbaïdjan est devenu membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé en 1997 Conseil de partenariat euro-atlantique). La coopération s’est développée régulièrement depuis que l’Azerbaïdjan a adhéré au programme de Partenariat pour la paix en 1994 ; il participe notamment depuis 1997 au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP. Le soutien du processus de réformes nationales s’est intensifié depuis 2005, année du premier IPAP de l'Azerbaïdjan avec l'OTAN.

    Les grandes étapes :

    1992 L’Azerbaïdjan devient membre du tout nouveau Conseil de coopération nord-atlantique, qui est rebaptisé en 1997 Conseil de partenariat euro-atlantique.
    1994 L’Azerbaïdjan adhère au Partenariat pour la paix (PPP), programme qui vise à développer la coopération en matière de sécurité et de défense entre l’OTAN et les différents pays partenaires.
    1997 L’Azerbaïdjan s’engage dans le processus de planification et d'examen (PARP) du PPP.
    1999 L’Azerbaïdjan envoie une unité pour appuyer l’opération de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo
    2001 L’Azerbaïdjan est l’hôte d’un exercice multinational d’entraînement militaire du PPP « Cooperative Determination 2001 »
    2002 L’Azerbaïdjan envoie une unité pour appuyer la force dirigée par l’OTAN en Afghanistan.
    2003 L’Azerbaïdjan est relié à la Route de la soie virtuelle.
    2004 Au sommet d’Istanbul, les dirigeants des pays de l’OTAN accordent une place privilégiée au Caucase - un représentant spécial de l’OTAN et un agent de liaison sont désignés pour cette région.
    Le président Aliev présente le premier plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP) au siège de l’OTAN à Bruxelles.
    2005 L’Azerbaïdjan entame son premier IPAP avec l’OTAN
    2006 Le Centre euro-atlantique (centre d’information OTAN) est inauguré à Bakou.
      Lancement d’un fonds d’affectation spéciale du PPP de l’OTAN pour l’élimination de munitions explosives non explosées dans une ancienne base militaire à Saloglu, dans le district d’Agstafa.
    Avec le soutien du programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité, une usine mobile de retraitement du « melanj » entre en service en Azerbaïdjan pour transformer en engrais cette substance extrêmement toxique.
    Le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, en visite au siège de l’OTAN.
    2008 Le projet de transformation du « melanj » est mené à bonne fin.
    L’Azerbaïdjan et l’OTAN adoptent le deuxième IPAP.
    L’Azerbaïdjan retire des soldats de la KFOR.
    Le contingent militaire azerbaïdjanais en Afghanistan passe à 45 hommes.
    2009 Le président Aliev, en visite au siège de l’OTAN, participe à une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord.
    Les effectifs du contingent azerbaïdjanais en Afghanistan sont doublés et passent à 90 hommes environ.
    2010 Préparation du troisième plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) avec l’OTAN.
    Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, M. Elmar Mammadyarov, en visite au siège de l’OTAN.
    2011 Le projet d’élimination de munitions explosives non explosées, qui a duré cinq ans et demi, s’est achevé en juin.
    L’OTAN et l’Azerbaïdjan approuvent leur troisième plan d’action individuel pour le Partenariat.
    Le président Aliev vient en visite au siège de l’OTAN.
    2012

    En mai, le président Aliev participe à une réunion du sommet de l’OTAN à Chicago, avec des homologues d’autres pays qui appuient la mission de stabilisation dirigée par l'OTAN en Afghanistan.
    En septembre, le secrétaire général de l’OTAN se rend en visite en Azerbaïdjan.

Mis à jour le: 13-Feb-2013 10:34

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