NATO - North Atlantic Treaty Organization

  • ACO (Commandement allié Opérations)
    Commandement allié Opérations (ACO) Le Commandement allié Opérations (ACO) est responsable de la planification et de l'exécution de toutes les opérations de l’Alliance. Il se compose d'un petit nombre de quartiers généraux permanents ayant chacun un rôle spécifique. Le commandant suprême des forces alliées en Europe – ou SACEUR – est chargé du commandement général des opérations au niveau stratégique, responsabilité qu'il exerce depuis le Grand quartier général des puissances alliées en Europe, situé à Mons (Belgique) et plus connu sous le nom SHAPE. L'ACO est l'un des deux commandements stratégiques se trouvant au sommet de la structure de commandement militaire de l’OTAN ; l'autre est le Commandement allié Transformation (ACT), qui, comme son nom l'indique, pilote la transformation de la structure, des forces, des capacités et de la doctrine militaires de l'OTAN. Ensemble, l'ACO et l'ACT forment la structure de commandement de l'OTAN, dont la fonction première est de pouvoir faire face aux menaces et, en cas d'échec de la dissuasion, à toute attaque armée contre le territoire de n'importe quel Allié européen 1 . Avant tout, la structure de commandement de l'OTAN joue un rôle essentiel s'agissant de préserver la cohésion et la solidarité au sein de l'Alliance, de maintenir et de renforcer le lien transatlantique vital et de promouvoir le principe d'un partage équitable, entre Alliés, des rôles, des risques et des responsabilités, ainsi que des avantages de la défense collective. L'ACO doit garantir la capacité de fonctionner à trois niveaux interdépendants : stratégique, opératif et tactique. L'objectif général est de maintenir l'intégrité du territoire de l'Alliance, de défendre le principe de la liberté des mers et les artères économiques vitales, et de préserver ou rétablir la sécurité des pays membres de l'OTAN. De plus, dans l'environnement de sécurité actuel, le déploiement de forces dans des zones éloignées est devenu la norme.  En juin 2011, il a été décidé de rationaliser la structure de commandement militaire de l'OTAN dans le cadre d'un processus général de réforme. C'est l'ACO qui est le plus touché par cette réforme, dont la mise en œuvre devrait s'achever d'ici à la fin 2015, lorsque toutes les entités concernées auront atteint leur capacité opérationnelle totale. Cette réforme tient compte des nouvelles tâches découlant du concept stratégique de 2010, et le niveau d'ambition de l'Alliance est maintenu. Certains éléments de l'ACO vont gagner en souplesse et vont fournir une capacité déployable de commandement et de contrôle (C2) au niveau opératif, qui offrira des possibilités d'intervention rapide dont l'Alliance ne disposait pas auparavant. Par ailleurs, un Groupe Systèmes d'information et de communication (SIC) chargé d'apporter un soutien supplémentaire dans le domaine des SIC déployables a été créé dans le cadre de la structure de commandement militaire. Lorsqu'elle aura été menée à bien, cette réforme aboutira à une réduction des effectifs de l'ordre de 30 % (leur nombre étant ramené de 13 000 à 8 800). La structure de commandement militaire proprement dite a été réduite de onze à sept entités 2 . Les liens avec la structure de forces de l'OTAN vont être renforcés. Cette structure se compose de forces et de quartiers généraux nationaux et multinationaux déployables que les pays membres mettent à la disposition de l'Alliance à titre permanent ou temporaire. Les contributions nationales sont fournies au moment voulu pour des opérations de l'OTAN, aux niveaux de préparation adaptés. Les règles de déploiement et le transfert d'autorité au commandement de l'OTAN peuvent varier d’un pays à l'autre. Alors que l'article 5 s'applique à l'intégralité de la zone du Traité de l'Atlantique Nord, on considère que la zone de responsabilité opérationnelle de la structure de commandement de l'OTAN ne couvre pas le territoire des États Unis ni celui du Canada. Le but n'est pas de sous entendre que la structure de commandement de l'OTAN ne doit pas être en mesure d'aider les États Unis et le Canada en cas d'attaque armée contre le territoire de ces deux Alliés, mais plutôt de reconnaître que les opérations défensives sur leur territoire seront menées, commandées et contrôlées conformément à des accords bilatéraux, et non sous les auspices de la structure de commandement de l’OTAN. Ces chiffres concernent le Commandement allié Opérations et le Commandement allié Transformation. La structure de commandement militaire Comme indiqué précédemment, l'ACO est un commandement à trois niveaux comprenant des quartiers généraux et des éléments de soutien aux niveaux stratégique, opératif et tactique. Il assure le commandement et le contrôle de quartiers généraux fixes et déployables, et aussi de forces interarmées et multinationales pour toute la gamme des missions militaires de l'Alliance. Les forces interarmées sont des forces qui viennent de deux branches militaires ou plus et qui opèrent sous un commandement unique ; les forces multinationales viennent de pays différents et opèrent sous commandement unique également. Au niveau stratégique, le SHAPE est à la tête de six commandements opérationnels, dont deux sont appuyés par des entités de niveau tactique (ou niveau de composante). Commandement allié Opérations Commandement de niveau stratégique : SHAPE Le SHAPE est un quartier général stratégique. Son rôle est de préparer, de planifier, de conduire et d'exécuter les opérations, missions et tâches militaires de l'OTAN pour réaliser les objectifs stratégiques de l'Alliance. De cette façon, il contribue à décourager toute agression et à préserver la paix, la sécurité et l'intégrité territoriale de l’Alliance. L'ACO est dirigé par le SACEUR, qui exerce ses responsabilités depuis le SHAPE. Traditionnellement, le SACEUR est un officier général américain. Il a une double casquette puisqu’il est aussi le chef du Commandement des forces américaines en Europe, dont la zone de responsabilité est pratiquement identique. Le SACEUR relève du Comité militaire, qui est la plus haute instance militaire de l’OTAN, placée sous l’autorité politique générale du Conseil de l’Atlantique Nord et du Groupe des plans nucléaires (NPG). Le Comité militaire est la principale source d'avis militaires pour le Conseil et le NPG. Commandements de niveau opératif : Brunssum et Naples Le niveau opératif comprend deux commandements de forces interarmées (JFC) permanents, l'un à Brunssum (Pays-Bas) et l'autre à Naples (Italie). Tous deux doivent être prêts à assurer la planification, la conduite et le soutien dans la durée d'opérations de l'OTAN d'ampleur et de portée différentes. Dans les faits, ils doivent pouvoir gérer une opération interarmées de grande envergure depuis leur emplacement fixe de Brunssum ou de Naples, ou depuis un quartier général déployé lorsqu'ils agissent directement sur un théâtre d'opération. Dans ce dernier cas de figure, le quartier général déployé, appelé QG de groupe de forces interarmées, doit pouvoir être opérationnel pendant une période allant jusqu'à un an. En déploiement, un commandement de forces interarmées doit uniquement pouvoir commander une opération à la fois. Toutefois, les éléments du JFC qui ne sont pas déployés peuvent apporter un soutien pour d'autres opérations et missions. Lorsqu'il n'est pas déployé, un JFC peut aider l'ACO à gérer d'autres QG déployés sur le théâtre pour ce qui est des activités courantes, et apporter un soutien pour l'entraînement et la préparation en vue des futures rotations, par exemple. Par ailleurs, les deux commandements de force interarmées sont chargés des contacts avec les principaux partenaires et organisations régionales dans le cadre du soutien aux tâches et responsabilités régionales du siège de l'OTAN, selon les directives du SACEUR. De plus, ils œuvrent en faveur du renforcement de la coopération avec les partenaires participant aux opérations de l'OTAN, et ils aident les pays partenaires à préparer leur adhésion à l'Alliance. Commandements de niveau tactique : Izmir, Northwood et Ramstein Commandements terrestre, maritime et aérien Le niveau tactique (ou de composante) comprend ce que l'on appelle des commandements d'armée (SSC), terrestre, maritime et aérien. Ces commandements spécifiques (un par armée) apportent leur expertise et leur soutien aux commandements de forces interarmées (niveau opératif) de Brunssum ou de Naples. Ils relèvent directement du SHAPE et sont placés sous le commandement du SACEUR. Commandement terrestre - Quartier général du Commandement terrestre allié (QG du LANDCOM), à Izmir (Turquie) : ce commandement est chargé de fournir une capacité terrestre déployable de commandement et de contrôle à l'appui d'un commandement de forces interarmées menant une opération d'une ampleur supérieure à celle d'une opération interarmées de grande envergure. Il peut également fournir la capacité terrestre centrale pour une opération interarmées (de grande envergure ou non), ou encore une capacité déployable de commandement et de contrôle pour une opération terrestre. Le QG d'Izmir est par ailleurs le principal conseiller de l'Alliance dans le domaine terrestre, et il contribue au développement, à la transformation, à la coopération et aux activités d'ouverture dans son domaine d'expertise. Commandement maritime - Quartier général du Commandement maritime allié (QG du MARCOM), à Northwood (Royaume-Uni) : ce commandement est chargé d'assurer le commandement et le contrôle pour la gamme complète des opérations et tâches maritimes interarmées. Depuis Northwood, il assure la planification, la conduite et le soutien d'opérations maritimes interarmées. Le QG du MARCOM est par ailleurs le principal conseiller de l'Alliance dans le domaine maritime, et il contribue au développement, à la transformation, à la coopération et aux activités d'ouverture dans son domaine d'expertise. Northwood est prêt à assurer le commandement d'une petite opération maritime interarmées ou à jouer le rôle de composante maritime à l'appui d'une opération plus importante qu'une opération interarmées de grande envergure. Commandement aérien - Quartier général du Commandement aérien allié (QG de l'AIRCOM), à Ramstein (Allemagne) : ce commandement est chargé de planifier et de diriger la composante Air des opérations et missions de l'Alliance, ainsi que l'exécution des opérations et des missions de défense aérienne et antimissile de l'OTAN. Le QG de l'AIRCOM est par ailleurs le principal conseiller de l'Alliance dans le domaine aérien, et il contribue au développement, à la transformation, à la coopération et aux activités d'ouverture dans son domaine d'expertise. Sous réserve d'un soutien adéquat venant de l'intérieur et de l'extérieur de la structure de commandement de l'OTAN, le QG de l'AIRCOM peut assurer le commandement et le contrôle d'une opération aérienne interarmées de moindre envergure depuis son emplacement fixe (Ramstein), ou il peut jouer le rôle de commandement de composante aérienne pour les besoins d'une opération d'ampleur égale ou supérieure à celle d'une opération interarmées de grande envergure. Pour renforcer sa capacité, Ramstein dispose d'autres éléments de commandement et de contrôle aériens : deux centres multinationaux d’opérations aériennes (CAOC) et un centre déployable de commandement et de contrôle aériens. Par ailleurs, compte tenu du retour d'expérience des opérations dirigées par l'OTAN, la structure des éléments aériens prévoit davantage de souplesse. Appui aérien supplémentaire Pour mener à bien ses missions et ses tâches, ce QG de l'AIRCOM (Ramstein) bénéficie du soutien de deux centres multinationaux d'opérations aériennes (CAOC), l'un à Torrejón (Espagne) et l'autre à Uedem (Allemagne), et aussi d'un centre déployable de commandement et de contrôle aériens (DACCC), situé à Poggio Renatico (Italie). CAOC : les deux CAOC, en Espagne et en Allemagne, se composent de deux éléments : un centre fixe de défense aérienne (SADC) responsable de la police du ciel, et un centre déployable d'opérations aériennes (DAOC), qui soutient les opérations. Le DAOC est axé sur l'élaboration de plans de combat et sur la conduite d'opérations de combat. Il n'a pas de responsabilités territoriales attribuées en temps de paix, mais il vient appuyer le QG de l'AIRCOM lorsqu'il y a lieu. DACCC : cette entité basée en Italie se compose de trois éléments. Tout d'abord, elle comprend un DARS, ou entité déployable « centre de contrôle aérien/centre de production de la situation aérienne générale/centre de fusion des données capteur ». Le DARS est chargé du contrôle des missions aériennes, y compris les missiles sol-air, de la gestion et du contrôle de la circulation aérienne, de la surveillance aérienne de zone, de la production de la situation aérienne générale et d'autres fonctions de contrôle tactique. Ensuite, elle comprend un DAOC, qui joue le même rôle qu'un CAOC. Enfin, elle compte également une section Capteurs déployables, qui fournit des capacités de poursuite (radar et mesures de soutien électronique passives) pour la défense aérienne, qui sont déployables. Systèmes d'information et de communication Les systèmes d'information et de communication (SIC) ont été scindés en deux : les capacités SIC déployables et les capacités SIC fixes. Le Groupe SIC OTAN, basé à Mons (Belgique), fournira à l'ACO un soutien pour les systèmes d'information et de communication déployables. Ce Groupe est responsable de la mise à disposition de toutes les capacités SIC déployables, et aussi de la planification et du contrôle des opérations et exercices SIC. Il joue le rôle d'autorité de coordination du soutien aux opérations pour ce qui est des services de commandement et de contrôle. La mise à disposition des capacités SIC fixes et centrales relève de la responsabilité de l'Agence OTAN d'information et de communication (NCIA), qui ne fait pas partie de la structure de commandement de l'OTAN. Le Groupe SIC OTAN sera assisté par trois bataillons OTAN de transmissions, basés à Wesel (Allemagne), à Grazzanise (Italie) et à Bydgoszcz (Pologne), qui seront eux-même soutenus par plusieurs éléments de taille plus limitée (modules SIC déployables) basés ailleurs. STRIKFORNATO, AWACS et AGS Le QG Forces navales OTAN d'intervention et de soutien (STRIKFORNATO), la Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (Force NAEW&C) et la capacité alliée de surveillance terrestre (AGS) s'inscrivent dans le cadre de la capacité de réaction immédiate de l'OTAN. Ces structures multinationales ne font pas partie de la structure de commandement mais elles sont à la disposition de l'Alliance en vertu de mémorandums d’entente et d'arrangements techniques signés par les pays contributeurs concernés. STRIKFORNATO est un quartier général maritime rapidement déployable qui offre une capacité modulable de commandement et de contrôle pour toute la gamme des tâches de sécurité fondamentales de l'Alliance. Dans le cadre des réformes de l’OTAN, le QG, qui concentre ses activités sur les opérations maritimes, a quitté l'Italie pour s'installer au Portugal. Comptant 11 pays participants, il sert de lien pour l'intégration des forces maritimes des États-Unis dans les opérations de l’OTAN. La Force NAEW&C doit encore faire l'objet d'un accord final. Le commandant procède actuellement à une revue générale de sa force afin de déterminer la taille et la configuration de la capacité des systèmes aéroportés de détection et de contrôle (AWACS) pour l'avenir, et il adapte cette capacité en fonction des nouveaux plafonds d'effectifs établis dans le cadre de la nouvelle structure de commandement. La Force NAEW&C comprend trois éléments : un quartier général multinational (Mons) et deux composantes opérationnelles, l'E3.A, multinationale, et l'E3.D. La base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen (Allemagne) accueille 17 appareils AWACS Boeing E-3A « Sentry ». L'OTAN exploite cette flotte, qui lui offre une capacité aéroportée immédiatement disponible de commandement et de contrôle (C2), de surveillance aérienne et maritime, et de gestion de l'espace de bataille. La flotte de 6 appareils Boeing E-3D, basée à Waddington, dans le Lincolnshire (Royaume-Uni), est servie exclusivement par du personnel de la RAF. La participation du Royaume-Uni est limitée, mais sa flotte d'E-3D fait partie intégrante de la Force NAEW&C. L'OTAN acquiert actuellement une capacité alliée de surveillance terrestre (AGS) qui permettra au SACEUR d'avoir, en temps quasi-réel et en continu, des informations et une connaissance de la situation pour les entités terrestres et de surface amies, neutres et adverses. La capacité AGS comprendra 5 véhicules aériens sans pilote « Global Hawk » et les stations de base de commandement et contrôle associées, ainsi que des installations de soutien qui seront fournies par la base d'opération principale de l'AGS, située à Sigonella (Italie). À l’aide de capteurs radar avancés, ce système assurera en continu la détection et le suivi d'objets en mouvement et fournira des images radar des zones présentant un intérêt et des objets fixes. Il sera pleinement testé et équipé pour pouvoir participer aux opérations approuvées par l'OTAN dans le monde, et il sera disponible à divers degrés de préparation. L'AGS devrait être disponible pour l'Alliance en 2015-2017. Évolution Le Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe (SHAPE) a été créé le 2 avril 1951 à Rocquencourt (France), dans le cadre d’une initiative visant à mettre sur pied une force militaire de l’OTAN qui soit intégrée et efficace. Le Commandement allié de l'Atlantique, dirigé par le commandant suprême allié de l'Atlantique (SACLANT), est entré en fonction l'année suivante, le 10 avril 1952. En 1967, après le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l’OTAN, le SHAPE a été transféré à Mons (Belgique). La Déclaration de Londres de juillet 1990 a marqué un tournant décisif dans l’histoire de l’Alliance car elle a ouvert la voie à l’adoption, en novembre 1991, du nouveau concept stratégique de l’Organisation, qui reflétait une approche plus large de la sécurité. Il s’en est suivi une « étude à long terme », dont l'objectif était d'examiner la structure militaire intégrée de l'Alliance et de faire des propositions de modification des structures de forces, des structures de commandement et des infrastructures communes de l'OTAN. En substance, les 78 quartiers généraux que comptait la structure de commandement à l’époque de la Guerre froide ont été ramenés à 20. Ces QG ont été placés sous l'autorité de deux commandants stratégiques, l'un pour l’Atlantique et l’autre pour l’Europe. Trois commandants régionaux relevaient du commandant suprême allié de l'Atlantique (SACLANT), et deux du commandant suprême des Forces alliées en Europe (SACEUR). Au sommet de Prague, en 2002, il a été décidé de réorganiser une nouvelle fois la structure de commandement de l’OTAN de manière à l’alléger et à la rendre plus efficace. L’ancien Commandement allié en Europe (CAE) a été remplacé par le Commandement allié Opérations (ACO). Le SACEUR et son état‑major, basés au SHAPE, à Mons (Belgique), étaient désormais responsables de toutes les opérations de l’OTAN, y compris celles qui relevaient jusqu'alors du SACLANT. Traduisant un changement radical de conception au sein de l’Alliance, cette réforme a permis de réduire de manière significative le nombre de quartiers généraux et de centres multinationaux d'opérations aériennes (de 32 centres de commandement, on est passé à 9). En 2010, il a été décidé de mener une vaste réforme de la structure de commandement de l’OTAN dans le cadre de la réforme globale de l’Organisation. Cette réforme a été menée avec l’élaboration du concept stratégique 2010 en toile de fond permanente, et elle avait pour objectif principal de faire en sorte que l’Alliance puisse relever les défis de sécurité du XXIe siècle d’une manière aussi efficace et efficiente que possible. La nouvelle structure de commandement est souple et tournée vers l'avenir, mais aussi plus légère et moins coûteuse. Comparée aux structures précédentes, elle apportera une véritable capacité de commandement et de contrôle multinationale déployable au niveau opératif. Elle offrira aussi une structure plus cohérente, qui sera comprise par les autres organisations internationales et les partenaires. La nouvelle structure de commandement a été approuvée par les ministres de la Défense des pays de l'OTAN en juin 2011. La transition vers la nouvelle configuration a eu lieu le 1er décembre 2012 (jour de la transition). La nouvelle structure de commandement devrait être pleinement mise en œuvre pour la fin 2015.
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    Mis à jour le: 28-Feb-2011 16:11 newYTPlayer('dfc5bdc473s','76835m'); Extending Air Surveillance in Meditteranean 14 Mar. 2011 Operation Active Endeavour 30 Dec. 2009 Dossiers Terrorisme, L'OTAN et la lutte contre le -
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    L'OTAN et l'Afghanistan L'objectif premier de l'OTAN en Afghanistan est d'aider les autorités afghanes à assurer efficacement la sécurité dans tout le pays et de veiller à ce qu'il ne puisse plus jamais redevenir un sanctuaire pour les terroristes. Depuis août 2003, la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l'OTAN conduit des opérations de sécurité, tout en se consacrant également à la formation et au développement des Forces de sécurité nationales afghanes (ANSF). Lancé en 2011, le processus de transition vers la prise en charge par les Afghans de la pleine responsabilité de la sécurité devrait se terminer fin 2014, lorsque la mission de la FIAS arrivera à son terme. L'OTAN conduira alors une mission de suivi qui consistera à offrir formation, conseil et assistance aux ANSF, le but étant de continuer à soutenir dans la durée le développement des forces de sécurité et des institutions afghanes. La coopération élargie entre l'OTAN et l'Afghanistan se poursuivra également dans le cadre de l'accord de partenariat durable, signé en 2010 au sommet de Lisbonne. Le haut représentant civil de l’OTAN en Afghanistan met en œuvre les objectifs politico-militaires de l’Alliance dans ce pays, en liaison avec le gouvernement afghan, la société civile, les représentants de la communauté internationale et les pays voisins. La mission de la FIAS Déployée en 2001 – initialement sous la direction de certains Alliés sur la base d'une rotation semestrielle – la FIAS a été chargée, sous mandat de l'ONU, d'aider le gouvernement afghan à maintenir la sécurité, dans un premier temps à Kaboul et dans les alentours exclusivement. L'OTAN ayant accepté de prendre le commandement de la force en août 2003, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé l'extension progressive des opérations de la FIAS à l'ensemble du pays en octobre 2006. La FIAS est présente dans le pays à la demande expresse du gouvernement démocratiquement élu de la République islamique d'Afghanistan. Actuellement (en avril 2014), 48 pays, dont 21 partenaires de l'OTAN, fournissent des contingents à la mission. (Pour de plus amples informations sur les pays contributeurs et sur les effectifs, consultez la carte ci-contre.) Dans le cadre de l’action globale de la communauté internationale, la FIAS travaille à créer les conditions devant permettre au gouvernement afghan d'exercer son autorité dans tout le pays, ce qui implique notamment le développement de forces de sécurité nationales afghanes (ANSF) professionnelles et performantes. Ce faisant, elle contribue à créer un environnement sûr, propice à une amélioration de la gouvernance et du développement socio‑économique et à l'instauration d'une stabilité durable dans tout le pays. La transition vers la prise en charge par les Afghans de la responsabilité en matière de sécurité et l’après-2014  D'ici fin 2014, les forces de sécurité nationales assumeront l'entière responsabilité de la sécurité de la population et du territoire afghans, et la mission de la FIAS prendra fin. Lancé en 2011, le processus de transition vers la prise en charge par les Afghans de la pleine responsabilité de la sécurité – connu sous le nom d'Inteqal en dari et en pashto – progresse bien. Suite au lancement de la cinquième et dernière tranche de la transition, en juin 2013, les forces afghanes ont pris la direction des opérations de sécurité dans tout le pays. Le renforcement des compétences et des cadres des ANSF a permis à la mission de la FIAS d'évoluer, pour passer progressivement d'un rôle de combat à un rôle plus axé sur la facilitation, privilégiant la formation, le conseil et l'assistance des ANSF, afin de s'assurer qu'elles sont en mesure d'assumer pleinement leurs responsabilités de sécurité d'ici à la fin de la transition. La FIAS continue d'apporter un appui tactique, si nécessaire, tout en poursuivant le désengagement de ses forces, d'une manière mesurée, coordonnée et cohérente, jusqu'au terme prévu de la transition, à la fin de 2014. L'engagement de l'OTAN en Afghanistan après l'achèvement du processus de transition est ferme. Au sommet de l'OTAN à Chicago, en mai 2012, les Alliés ont approuvé une mission de suivi dirigée par l'OTAN, afin de continuer à soutenir le développement des forces de sécurité afghanes après 2014. Le concept détaillé de la nouvelle mission dirigée par l'OTAN (dénommée Resolute Support), qui consistera à offrir formation, conseil et assistance aux forces de sécurité afghanes après 2014, a été entériné en juin 2013, lors d'une réunion des ministres de la Défense des pays de l'OTAN, à laquelle ont pris part leurs homologues des pays fournissant des troupes à la FIAS, ainsi que le ministre afghan de la Défense. La mission dirigée par l'OTAN après 2014 ne sera pas une mission de combat. Elle offrira formation, conseil et assistance en ciblant le niveau national et institutionnel, ainsi que les échelons supérieurs de commandement de l'armée et de la police à travers tout l’Afghanistan. Les dix pays partenaires qui ont manifesté de l'intérêt pour une participation à la mission de formation se sont associés à cette décision. Au sommet de Chicago, les dirigeants des pays de l’Alliance et des pays partenaires se sont engagés à jouer leur rôle dans le soutien financier des ANSF après 2014. C'est à la communauté internationale dans son ensemble qu'il revient de contribuer au financement de cet effort. L'OTAN prendra part à ce processus, en élaborant des mécanismes de financement et des dispositions en matière de paiement qui soient appropriés, cohérents et efficaces pour tous les éléments concernés des ANSF. Une coopération élargie entre l'OTAN et l'Afghanistan au-delà de 2014 se met par ailleurs en place dans le cadre du partenariat durable OTAN-Afghanistan, conformément à la déclaration cosignée avec le gouvernement afghan au sommet de l'OTAN à Lisbonne en 2010 (voir ci-dessous). À la conférence sur l'Afghanistan qui s'est tenue à Tokyo en juillet 2012 (déclaration de Tokyo) , la communauté internationale au sens large et le gouvernement afghan ont jeté les bases du développement durable de l'Afghanistan, compte tenu de l'après-2014. À cette conférence, le gouvernement afghan a en outre pris des engagements clairs, s’agissant des progrès à accomplir dans une série de domaines, notamment : organiser des élections inclusives, transparentes et crédibles ; lutter contre la corruption et améliorer la gouvernance ; respecter la Constitution, en particulier les droits de l'homme ; et faire régner l'état de droit (annexe à la déclaration de Tokyo sur la responsabilisation mutuelle). Développer les compétences des forces de sécurité nationales afghanes Le développement de forces de sécurité nationales afghanes professionnelles, performantes et autonomes est un élément fondamental des efforts déployés par la FIAS et l'objectif premier de la mission OTAN de formation en Afghanistan (NTM-A). Cela permet de mettre en œuvre le processus de transition jusque fin 2014, mais aussi d'orienter l'engagement de l'OTAN envers l'Afghanistan sur le long terme. La FIAS a aidé à constituer à partir de rien des ANSF fortes de quelque 350 000 soldats et policiers. Depuis sa création en 2002, l'armée nationale afghane (ANA) est passée d'une force axée sur l'infanterie à une armée à part entière comprenant à la fois des éléments de combat et des capacités facilitatrices – comme la police militaire, le renseignement, l'ouverture d'itinéraires, l'appui tactique, les services de santé, l'aviation et la logistique. La police nationale afghane (ANP) a vu son rôle évoluer de la lutte contre l'insurrection vers une fonction de police civile, qui s'accompagne du développement de diverses capacités allant des enquêtes criminelles au contrôle de la circulation. Quant à l'armée de l'air afghane, elle dispose d’effectifs (personnels volant, de maintenance et de soutien) et d’une flotte (aéronefs à voilure fixe et à voilure tournante) en expansion constante. Aujourd’hui, les ANSF conduisent 95 % des opérations conventionnelles et 98 % des opérations de forces spéciales. Le rôle de l'OTAN en Afghanistan en matière de formation, de mentorat et de conseil La mission OTAN de formation en Afghanistan (NTM-A) a été créée le 21 novembre 2009, afin de regrouper les activités de formation menées par l'OTAN et par les pays. Depuis lors, elle travaille en partenariat étroit avec les ministères afghans de la Défense et de l'Intérieur, ainsi qu'avec la Mission de police de l’Union européenne en Afghanistan (EUPOL). Les tâches essentielles assignées à la NTM-A à sa création étaient, entre autres, la formation et le mentorat des forces de sécurité nationales afghanes, le soutien au socle de la formation institutionnelle de l'ANA, et la réforme de l'ANP au niveau des districts et plus localement. La NTM-A visait aussi à combler les lacunes de l'ANA pour ce qui est des capacités facilitatrices (notamment appui aérien rapproché, évacuation sanitaire et renseignement) au travers de programmes de type « formation des formateurs ». Les activités de la NTM-A sont complémentaires de celles du Commandement interarmées de la FIAS (IJC), qui est responsable de la formation des unités des ANSF déployées, et ce au travers d'équipes de conseil et d'assistance. Au départ, il s'agissait des équipes de liaison et de mentorat opérationnels (OMLT) et des équipes de liaison et de mentorat opérationnels pour la police (POMLT). Celles-ci ont évolué progressivement pour devenir des équipes consultatives militaires (MAT) et des équipes consultatives de police (PAT), respectivement. L'ensemble des équipes sur place sont désormais appelées de façon générique « équipes d'assistance aux forces de sécurité (SFAT) ». À mesure que les effectifs et les compétences des ANSF s’étoffaient, la NTM-A a été réorganisée, et ses fonctions s’exercent maintenant sous le commandement de l’IJC. Les forces de sécurité afghanes prenant désormais elles‑mêmes en charge l’essentiel de leur formation, la NTM-A a recentré son rôle sur le conseil au niveau ministériel. Le partenariat durable entre l'OTAN et l'Afghanistan Au sommet de Lisbonne, en novembre 2010, l'Alliance et l'Afghanistan ont réaffirmé leurs liens à long terme par la signature d'une déclaration de partenariat durable. Ce document, qui marque la poursuite de l'engagement de l'OTAN à l'égard de l'Afghanistan, constitue le cadre politique d'une future coopération renforcée, en particulier dans les domaines du développement des capacités des forces de sécurité nationales afghanes et de la réforme du secteur de la sécurité. Le premier ensemble d'activités à mener dans le cadre du partenariat durable, approuvé par les ministres des Affaires étrangères en avril 2011, regroupe un certain nombre d'initiatives menées séparément jusqu’alors. Au fil du temps, le partenariat durable sera adapté en fonction de l'évolution de la nature de la mission de l'OTAN et de ses relations avec l'Afghanistan. Aujourd'hui, la coopération dans le cadre du partenariat durable prend notamment les formes suivantes : des activités de renforcement des capacités, telles que les programmes de formation militaire professionnelle ; des cours visant à promouvoir la lutte contre la corruption et les initiatives de bonne gouvernance, y compris dans le cadre du programme pour le développement de l'intégrité  ; une aide au secteur de l'aviation civile afghane pour sa mise en conformité aux normes internationales ; une politique « Acheter Afghan » pour identifier les sociétés afghanes avec lesquelles la FIAS peut passer des contrats ; le projet SOIE-Afghanistan , qui permet aux universités et institutions gouvernementales afghanes de Kaboul de disposer à un prix raisonnable de connexions internet à haut débit par satellite et par fibre optique ; une formation aux plans civils d'urgence et à la préparation aux catastrophes ; une action de diplomatie publique visant à faire mieux comprendre l'OTAN et son rôle en Afghanistan. La collaboration avec les partenaires Relever les défis de l'Afghanistan nécessite une approche globale incluant les acteurs civils et militaires et visant non seulement à assurer la sécurité, mais aussi à promouvoir la bonne gouvernance, l'état de droit et le développement à long terme. L'Alliance joue un rôle de soutien auprès du gouvernement afghan et travaille en étroite coordination avec d'autres partenaires internationaux, dont la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan, la Banque mondiale, l'Union européenne et le secteur du développement. En outre, elle collabore étroitement avec de nombreux pays non membres de l’OTAN pour contribuer à sécuriser l'avenir de l'Afghanistan. Actuellement, 21 pays partenaires – certains de régions très éloignées comme l'Australie et l'Amérique latine – fournissent des troupes à la FIAS. Au total, ils représentent près d'un quart des pays membres de l'Organisation des Nations Unies, ce qui montre bien que la mission de la FIAS bénéficie d'un large soutien international. Au fil des ans, l'Australie, la Géorgie et la Jordanie ont occupé la place de principal contributeur de troupes non OTAN. Parallèlement à la mise à disposition de troupes, de nombreux partenaires soutiennent la mission de la FIAS et les objectifs de la communauté internationale en Afghanistan d’une autre manière, par exemple par l'octroi d'autorisations de survol et la conclusion d'accords de transit, ou par un soutien financier au développement des compétences des forces de sécurité nationales afghanes et à des projets de développement.
  • Afghanistan, Le haut représentant civil de l’OTAN en -
    Le haut représentant civil de l’OTAN en Afghanistan Le haut représentant civil de l’OTAN met en œuvre les objectifs politico-militaires de l’Alliance en Afghanistan, en liaison avec le gouvernement afghan, la société civile, les représentants de la communauté internationale et les pays voisins. Il représente de façon officielle et publique les responsables politiques de l’OTAN en Afghanistan. Qui exerce actuellement cette fonction ? L'ambassadeur Maurits R. Jochems (Pays-Bas) a pris ses fonctions en tant que haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan le 10 octobre 2012. Quels sont ses pouvoirs, ses tâches et ses responsabilités ? Travaillant en étroite coopération avec la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), le haut représentant civil est un interlocuteur direct pour les communications entre le théâtre, le siège de l'OTAN et le Conseil de l'Atlantique Nord, principal organe décisionnel de l'Alliance.  Il fournit des avis au Conseil sur les moyens les plus efficaces de garantir la cohérence globale des relations de l'Alliance avec l'Afghanistan ; il lui incombe également de préserver l'image de l'OTAN dans l'opinion publique. Il se tient en liaison avec les hauts responsables du gouvernement afghan et travaille en coordination avec d'autres organisations internationales actives en Afghanistan, en particulier la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan et l'Union européenne. Le représentant entretient également des contacts avec les représentants des pays voisins ainsi qu'avec divers acteurs politiques, représentants de la société civile afghane et représentants d'ONG internationales. Comment est-il/est-elle choisi(e) et pour combien de temps ? Le représentant est nommé par le secrétaire général sur une base ad hoc. Son mandat est d'une durée limitée mais peut-être renouvelé à la lumière des développements politiques intervenant en Afghanistan. Comment ce poste a-t-il évolué ? L’OTAN a créé le poste de haut représentant civil en octobre 2003 pour que les dirigeants politiques de l'Alliance soient représentés à Kaboul.
  • africaine, L'aide de l'OTAN à l’Union -
    L'aide de l'OTAN à l’Union africaine Depuis 2005, l'OTAN apporte différentes formes de soutien à l'Union africaine (UA), à la demande de cette dernière. L'UA est une organisation régionale qui rassemble 54 pays africains. Elle a été créée en 2002 à Addis-Abeba (Éthiopie) et a fait appel au soutien de l'OTAN, dès 2005, pour la Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS), dans la province du Darfour. La décision prise par le Conseil de l'Atlantique Nord de soutenir la MUAS a fait date car il s'agissait de la toute première intervention de l’Alliance sur le continent africain. La MUAS s'est achevée le 31 décembre 2007 et, le 1 er  janvier 2008, l'opération hybride UA/ONU au Darfour (MINUAD) lui a succédé. Depuis lors, l'OTAN apporte son aide à l'UA pour d'autres missions et objectifs, notamment dans le cadre de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), où elle assure la planification et les transports aériens et maritimes stratégiques, ainsi que pour le développement de capacités de maintien de la paix à long terme, en particulier les brigades de la Force africaine en attente (FAA). Afin de permettre une synergie, une efficacité et une transparence maximales, l’aide apportée par l’OTAN fait l’objet d'une étroite coordination avec celle que fournissent d'autres organisations internationales – principalement les Nations Unies et l'Union européenne (UE) – et les partenaires bilatéraux. Par le biais de cette aide accrue, l’Alliance et l’UA développent une relation que M. Sivuyile Thandikhaya Bam, chef de la Division des opérations de soutien de la paix (DOSP) de l’UA, a qualifiée de « très positive » lors de la visite qu’il a effectuée au siège de l’OTAN en février 2010. « Nous envisageons [cette coopération] davantage sur le long terme, et nous voudrions poursuivre sur cette voie ». Le fait que l'UA ait sollicité l'aide de l'OTAN à maintes reprises a confirmé cette tendance, et entraîné un élargissement de la collaboration UA-OTAN. Aider l’Union africaine en Somalie Depuis 2007, l’OTAN, qui a accepté d'apporter une aide à l'AMISOM, fournit un soutien dans le domaine du transport aérien et du transport maritime stratégiques aux États membres de l’UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de cette mission. Ainsi, l’OTAN a par exemple mis en place un soutien aérien du Burundi à Mogadiscio ; elle a aussi escorté un bâtiment de l’UA qui transportait des équipements militaires burundais destinés à l’un des bataillons transférés par voie aérienne à Mogadiscio. L’OTAN a aussi mis des experts à la disposition de la DOSP de l'UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts interviennent dans des domaines spécifiques pendant une période de six mois, renouvelable à la demande de l'UA. Outre cet appui en matière de logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international sur la Somalie. Transport aérien stratégique Le 17 janvier 2007, l’UA a lancé un appel général à tous ses partenaires, dont l'OTAN, concernant un appui financier et logistique à l’AMISOM. Le 22 mai 2007, elle a adressé à l’OTAN une demande plus précise portant sur un soutien à apporter dans le domaine du transport aérien stratégique aux États membres de l'UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de l'AMISOM. Le 7 juin, le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande. Le soutien de l’OTAN a été initialement autorisé jusqu’au 21 août 2007. Depuis lors, et à la suite de nouvelles demandes de l’UA, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé à plusieurs reprises de prolonger ce soutien pour des périodes de six mois et, plus récemment, pour une année. Suite à la dernière décision du Conseil, le soutien est autorisé jusqu’en janvier 2014. Transport maritime stratégique Le soutien au transport maritime stratégique a été demandé un peu plus tard, et le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande le 15 septembre 2009. Ce soutien, qui est également accordé pour des périodes définies, est actuellement autorisé jusqu'en janvier 2014. Experts L’OTAN met des experts à la disposition de la DOSP de l'UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts partagent leurs connaissances dans des domaines tels que la planification maritime, la planification stratégique, la planification et le suivi en matière financière, la planification des acquisitions, la coordination des mouvements aériens, les télécommunications, l'informatique, la logistique, les ressources humaines, la gestion du personnel militaire et la planification de circonstance. À l'heure actuelle, le soutien accordé est de trois experts, basés à Addis-Abeba, pour une période de six mois, renouvelable sur demande de l'UA. Formation L'OTAN offre aux étudiants relevant de l'UA la possibilité de suivre des cours à l'École de l’OTAN à Oberammergau dans des domaines tels que les exercices de gestion de crise. D'autres centres de formation sont en passe d'être sélectionnés, en fonction des besoins de l'UA. Coopération avec d’autres organisations internationales Outre cet appui en matière de logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international sur la Somalie. C’est en juin 2009 qu’elle a été invitée pour la première fois à assister aux réunions de ce Groupe, auxquelles elle participe régulièrement depuis lors. Les organes associés à la prise de décision et à la mise en œuvre des décisions Le Conseil de l’Atlantique Nord est l’organe qui, sur la base des avis donnés par les autorités militaires de l’OTAN, approuve le soutien à l’Union africaine. L’ambassade de Norvège à Addis-Abeba met en œuvre ses ressources diplomatiques à l’appui des activités de l’OTAN en Afrique. Les demandes sont transmises, par « notes verbales », de l’Union africaine à l’ambassade de Norvège, puis, par l’intermédiaire du commandement de forces interarmées (JFC) de Naples et du SHAPE, au siège de l’OTAN, où elles sont examinées et où des décisions sont prises, au besoin. Les demandes de l’UA sont examinées au cas par cas. L’officier de liaison militaire de haut rang (SMLO) de l'OTAN est le principal point de contact pour les activités menées par l’Alliance avec l’UA. Les pays déploient à tour de rôle, pour des périodes de six mois, un SMLO affecté à Addis-Abeba et secondé par un adjoint et un assistant administratif. Dans le cas précis du soutien apporté par l’OTAN à l'AMISOM, c’est le JFC Naples – placé sous le commandement général du Commandement allié Opérations – qui assume la responsabilité de l’équipe SMLO opérant depuis la capitale éthiopienne. Cette équipe ne se contente pas d'assurer les activités quotidiennes de l’OTAN ; elle est également le point de contact militaire de l’OTAN avec les pays partenaires et les organisations régionales, mais aussi avec les représentants des pays fournisseurs de troupes à l’AMISOM, avec les représentants des pays donateurs qui se sont engagés à fournir un appui à l’UA, ainsi qu’avec les Nations Unies, l’UE et diverses ambassades. Contribuer à la création d’une Force africaine en attente (FAA) L’OTAN a fourni, à la demande de l’UA, un soutien à la FAA en mettant à disposition des experts et des formateurs. La FAA, qui devrait être déployée en Afrique en période de crise, s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer des capacités de maintien de la paix à long terme. Elle représente la vision de l’UA d’un dispositif continental de sécurité, disponible sur appel, et présentant des points de ressemblances avec la Force de réaction de l’OTAN. L'Alliance apporte un soutien au renforcement des capacités, par le biais de stages et d’exercices d’entraînement, et, en outre, elle met en place diverses formes de soutien visant à rendre la FAA opérationnelle, toujours à la demande de l’UA. L’OTAN aide en particulier l’UA à conduire les processus d’évaluation relatifs à l’état de préparation opérationnelle des brigades de la FAA. Cette force continentale devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici 2015, et elle pourrait être considérée comme une contribution africaine à l’action plus large menée par la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité. Mise à disposition d'experts Le 5 septembre 2007, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé, dans le cadre de son soutien au renforcement des capacités de l’Union africaine, d’aider cette dernière à réaliser une étude sur l’évaluation de l'état de préparation opérationnelle des brigades de la FAA (l'OTAN a aussi contribué à la traduction des documents de la FAA de l'anglais vers le portugais). Aide à la formation L’OTAN a fourni à la FAA des modules de formation ciblés. Depuis 2009, l’École de l’OTAN à Oberammergau accueille des officiers d’état-major de l’UA, qui participent à différents stages, y compris dans le domaine de la planification opérationnelle. Le JFC de Naples – QG de l’OTAN désigné pour la mise en œuvre de la coopération pratique entre l’Alliance et l’UA – a également organisé des programmes de formation en matière d’homologation/évaluation pour le personnel de l’UA. Il a ainsi formé des fonctionnaires de l’UA participant à des exercices militaires et mis à disposition des experts militaires qui apportent une aide dans le cadre des procédures d’évaluation et de retour d'expérience liées aux exercices. L’OTAN a également participé, en y apportant son soutien, à divers ateliers préparatoires de la FAA ayant pour objectif de mettre au point des concepts en rapport avec la FAA. Aider l’Union africaine au Darfour (Soudan) La MUAS a pour but de mettre un terme à la violence qui sévit dans cette région depuis l’éclatement d’un conflit en 2003, et d’y améliorer la situation humanitaire. Du mois de juin 2005 au 31 décembre 2007, l’OTAN a aidé l’UA à étendre sa mission de maintien de la paix au Darfour en fournissant des moyens aériens pour le transport d’un plus grand nombre de soldats de la paix dans la région et en dispensant une formation au personnel de l’UA. Le soutien de l’OTAN ne prévoyait pas la fourniture de troupes de combat. L’Alliance a cessé d’apporter son soutien à la MUAS le 31 décembre 2007, date à laquelle la MUAS a été remplacée par la MINUAD. Elle s’est déclarée prête à envisager, si on le lui demandait, d’apporter un soutien à la force de maintien de la paix hybride ONU-UA, constituée de soldats de la paix et de policiers civils. Le transport aérien de soldats de la paix et de policiers civils de l’Union africaine Entre le 1er juillet et le mois d’octobre 2005, l’OTAN a assuré la coordination du transport aérien stratégique de soldats de la paix provenant des pays africains fournisseurs de troupes et envoyés au Darfour, et a ainsi aidé à transporter près de 5 000 soldats. Cela a contribué à renforcer les troupes sur le terrain, dont l'effectif est passé à 8 000 personnes. En août 2005, à la demande de l’UA, le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé de contribuer au transport de policiers civils. L’OTAN a ainsi coordonné le transport aérien de quelque 50 policiers civils de la MUAS entre les mois d'août et d’octobre 2005. À partir de septembre 2005, l'OTAN a aussi assuré la coordination du transport aérien stratégique pour la rotation des troupes, à destination comme au départ de cette région. En tout, les coordonnateurs aériens de l’OTAN et de l’UE ont organisé le transport de quelque 37 500 soldats, policiers civils et observateurs militaires à destination et au départ de cette région du Soudan. À elle seule, l’OTAN a coordonné le transport aérien de plus de 31 500 troupes et personnels de la MUAS. La gestion du transport aérien assuré par l’OTAN s’est faite à partir de l’Europe. Une cellule spéciale de l’UA, responsable du transport aérien et située au siège de l’UA à Addis-Abeba (Éthiopie), a coordonné les mouvements des troupes et personnels arrivant sur le terrain. L’UE et l’OTAN ont toutes les deux mis des personnels à la disposition de cette cellule, mais c’est l'UA qui avait la direction des opérations. La formation du personnel de l’UA Pendant toute la durée de la mission, l'OTAN a aussi aidé le personnel de la MUAS à se former dans diverses disciplines. Planification aux niveaux stratégique et opérationnel : la formation dans ce domaine était axée sur les technologies et les techniques à mettre en œuvre pour analyser et comprendre l'ensemble de la situation au Darfour et pour déterminer les secteurs dans lesquels l’emploi des moyens de l’UA pouvait influencer au mieux l'environnement opérationnel et éviter les crises. Au total, 184 officiers de l’UA ont eu l’occasion de suivre cette formation dans deux quartiers généraux de la MUAS : le centre opérationnel intégré pour le Darfour, à Addis-Abeba (Éthiopie), et le quartier général de la force de la MUAS, à El Fasher (Soudan). Le 2 juin 2006, l’UA a demandé à l’OTAN d’appuyer la création d’un centre d’opérations interarmées (JOC) de la MUAS, ce que l’Alliance a accepté de faire six jours plus tard. Deux mois plus tard, en août 2006, l'OTAN a aussi contribué à un exercice sur cartes dirigé par les Nations Unies, dont le but était d'aider les personnels de l’Union africaine à comprendre la situation sur le théâtre d'opérations et à agir efficacement, et aussi de renforcer leur capacité à gérer des opérations stratégiques. L'OTAN a fourni 14 officiers, dont des concepteurs d’exercice et des contrôleurs au niveau tactique. Formation portant sur le retour d'expérience : le 8 juin 2006, le Conseil de l'Atlantique Nord a accepté, à la demande de l’UA, de fournir une assistance pour ce qui est de la formation dans les domaines de la certification avant déploiement et du retour d'expérience. À la suite d'une nouvelle demande formulée par l’UA le 19 septembre de la même année, l’OTAN a assuré un encadrement et une formation sur la façon dont l’UA peut mettre en place son propre processus de retour d’expérience. Soixante-quinze officiers de la MUAS issus de trois quartiers généraux (le centre opérationnel intégré pour le Darfour, le quartier général de la force de la MUAS et le quartier général de la mission de l'UA à Khartoum) ont suivi ces stages. Dans ce domaine, l'OTAN a travaillé en totale complémentarité avec l’UE, qui a également apporté une contribution importante. Formation à la gestion de l’information : à la suite d’une note verbale envoyée par l’UA le 25 août 2006, l'OTAN a assuré temporairement la formation et le mentorat de six officiers de l’UA dans le domaine de la gestion de l'information, à la Cellule d'évaluation de l'information du centre opérationnel intégré pour le Darfour. Les organes associés à la prise de décision et à la mise en œuvre des décisions Le Conseil de l'Atlantique Nord, sur la base des avis donnés par les autorités militaires de l’OTAN, a marqué son accord pour qu’un soutien soit apporté à l’Union africaine. En ce qui concerne le soutien de l’OTAN à la MUAS, l'ancien JFC de Lisbonne a assumé – sous le commandement général du Commandement allié Opérations – la responsabilité de l’équipe SMLO opérant depuis Addis-Abeba. Cette équipe était le seul point de contact militaire de l’OTAN avec l’UA à Addis-Abeba. Elle était aussi le point de contact militaire de l’OTAN avec les représentants des pays fournisseurs de troupes à la MUAS, avec les représentants des pays donateurs qui se sont engagés à fournir un appui à l’Union africaine, ainsi qu’avec les Nations Unies, l’UE et diverses ambassades. L'évolution de l'aide apportée par l’OTAN à la MUAS Le 26 avril 2005, l’UA a demandé à l’OTAN d’envisager la possibilité de lui apporter un soutien logistique afin qu’elle puisse étendre sa mission de soutien de la paix au Darfour. En mai 2005, le président de la Commission de l’UA, M. Alpha Oumar Konaré, est venu au siège de l'OTAN afin de fournir des précisions sur la demande d’assistance. Le lendemain, le Conseil de l'Atlantique Nord a chargé les autorités militaires de l'Alliance de donner – d’urgence – des avis sur le soutien que l’OTAN pouvait apporter. À la suite de nouvelles consultations avec l’UA, l’UE et les Nations Unies, l'OTAN a convenu officiellement, en juin 2005, de fournir un soutien dans le domaine du transport aérien et en matière de formation. Les premiers avions transportant des soldats de la paix de l’UA ont décollé le 1er juillet de la même année. La formation des officiers de l’UA a débuté le 1er août et, quelques jours plus tard, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé de contribuer au transport de policiers vers le Darfour. Les grandes étapes – Darfour (Soudan) 26 avril 2005 L'Union africaine adresse une lettre à l'OTAN pour lui demander son aide en vue d'étendre sa mission de maintien de la paix au Darfour. 17 mai 2005 Le président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, est le premier représentant officiel de l'Union africaine à venir en visite au siège de l'OTAN. 18 mai 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord convient de charger les autorités militaires de l'Alliance de fournir des avis sur l'assistance que l'OTAN pourrait offrir. 24 mai 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord approuve les premières options militaires d'un soutien possible de l'OTAN. 26 mai 2005 Le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, participe, à Addis-Abeba (Éthiopie), à une réunion sur le soutien international à la mission de l'Union africaine. 8 juin 2005 L'OTAN adopte des modalités détaillées concernant le soutien qu'elle a convenu d'apporter. 9 juin 2005 Les ministres de la Défense des pays membres de l'Alliance font part officiellement de leur décision d’appuyer l'opération de soutien de la paix de l'Union africaine au Darfour dans les domaines de la coordination du transport aérien stratégique et de la constitution de capacités d’état-major. 1 juillet 2005 Début des transports aériens assurés par l'OTAN. 1 août 2005 Début de la formation des officiers de l'UA assurée par l'OTAN. 5 août 2005 À la demande de l’Union africaine, le Conseil de l'Atlantique Nord accepte de contribuer au transport de policiers civils vers le Darfour. 18-27 août 2005 L'OTAN apporte son appui à un exercice sur cartes dirigé par les Nations Unies, dont le but est d'aider les personnels de l'UA à agir de façon efficace sur un théâtre d'opérations et à développer leur capacité à gérer des opérations stratégiques. 21 septembre 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord décide de prolonger la durée du soutien que l'OTAN apporte dans le domaine du transport aérien jusqu'au 31 octobre 2005 de manière à assurer l'acheminement des renforts restants de soldats de la paix. 9 novembre 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord décide de prolonger de deux mois, jusqu'à la fin mai 2006, la coordination par l’OTAN des opérations de transport aérien stratégique, compte tenu du plan de rotation des forces de l’Union africaine. 29 mars 2006 Suite à un appel téléphonique du secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, effectué le 27 mars, le Conseil de l'Atlantique Nord annonce qu'il est disposé à permettre la poursuite de la mission de l'OTAN. Le Conseil charge les autorités militaires de l'OTAN de fournir des avis sur un éventuel soutien de l'OTAN à une mission des Nations Unies qui prendrait le relais au Darfour. 13 avril 2006 Le Conseil de l'Atlantique Nord annonce qu'il est disposé à permettre la poursuite de la mission de l'OTAN jusqu'au 30 septembre. 5 mai 2006 Deux parties signent l'accord de paix pour le Darfour. 30 mai 2006 Le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires de l'ONU, M. Jan Egeland, vient en visite au siège de l'OTAN pour des discussions sur le Darfour et sur le rôle des forces armées dans le cadre des secours en cas de catastrophe. 2 juin 2006 Le président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, demande à l'OTAN de poursuivre son soutien dans les domaines du transport aérien et de la formation, ainsi que les autres formes d'aide. 8 juin 2006 Les ministres de la Défense déclarent que l'OTAN est disposée à élargir l’aide à la formation qu'elle apporte à la MUAS s'agissant des centres d'opérations interarmées (JOC), de la certification avant déploiement et des enseignements tirés. Ils déclarent aussi que l’Alliance est disposée à envisager la possibilité d’apporter un soutien à une mission des Nations Unies qui prendrait le relais. Au cours d'une réunion à Addis Abeba, la notion de mission hybride UA-ONU de maintien de la paix est introduite. 16 novembre 2006 La coordination du transport aérien stratégique est prolongée jusqu'à la fin de 2006. 28-29 novembre 2006 Au sommet de Riga, l'OTAN réaffirme son soutien à l'UA et se déclare prête à élargir ce soutien. Elle réaffirme également son engagement à travailler en coordination avec d'autres acteurs de la communauté internationale. 14 décembre 2006 L'OTAN décide de prolonger de six mois sa mission de soutien. 15 décembre 2006 L'envoyé spécial des États-Unis au Darfour, M. l'ambassadeur Andrew Natsios, rencontre le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, au siège de l'OTAN. 15 janvier 2007 L'OTAN accepte d’apporter un soutien en matière de développement de capacités d’état-major au QG de la mission de l'UA à Khartoum, en plus de la formation qu’elle assure déjà à El Fasher et Addis-Abeba. 14 juin 2007 Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN réaffirment l'engagement de l'Alliance envers le Darfour et se félicitent de la décision du gouvernement soudanais d'autoriser une mission hybride ONU-UA au Darfour. 6-7 décembre 2007 Après avoir mené des consultations avec les Nations Unies et l’Union africaine et obtenu leur accord, les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN se déclarent disposés à poursuivre le soutien que l'Alliance apporte à la Mission de l’Union africaine au Darfour. 2-4 avril 2008 Au sommet de Bucarest, l’OTAN exprime sa préoccupation à propos de la situation au Darfour et se déclare prête à soutenir les efforts de maintien de la paix menés par l’UA dans la région, après des consultations et un accord avec l’ONU et l’UA. 3-4 avril 2009 Au sommet de Strasbourg/Kehl, l’OTAN manifeste de nouveau sa préoccupation à propos de la situation au Darfour et, de manière plus générale, au Soudan. Soulignant le principe de responsabilisation des Africains, l’OTAN se déclare prête à examiner d’autres demandes de soutien formulées par l’UA, et notamment le développement des capacités régionales.  
  • africaine : Contribuer à la création d’une Force africaine en attente
    Contribuer à la création d’une Force africaine en attente L’OTAN a fourni, à la demande de l’UA, un soutien sous la forme d’experts et de formateurs pour la Force africaine en attente (FAA). Elle apporte un soutien au renforcement des capacités, par le biais de stages et d’exercices d’entraînement, et elle organise en outre un appui, sous diverses formes, à l’opérationnalisation de la FAA. La FAA, qui devrait être déployée en Afrique en période de crise, s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer ses capacités de maintien de la paix à long terme. Cette force continentale devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici 2015, et pourrait être considérée comme une contribution africaine à l’action plus large menée par la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité. L’évolution du soutien de l’OTAN L’OTAN a reçu de l’UA plusieurs Notes verbales se rapportant à la poursuite du soutien de l’Alliance à la FAA, sur les plans du renforcement des capacités et de l’opérationnalisation de la force. Mise à disposition d’experts Le 5 septembre 2007, le Conseil de l’Atlantique Nord – l’organe de décision politique suprême de l’OTAN – a décidé, dans le cadre de son soutien au renforcement des capacités de l’Union africaine, d’aider cette dernière à réaliser une étude sur l’évaluation de l'état de préparation opérationnelle des brigades de la Force africaine en attente (FAA). Outre cet appui initial, et à la demande l’UA, l’OTAN a également contribué à la traduction de l’anglais au portugais de la documentation relative à la FAA. Soutien en matière de formation L’OTAN a fourni à la FAA des modules de formation ciblés. Depuis 2009, l’École de l’OTAN à Oberammergau accueille des officiers d’état-major de l’UA, qui participent à différents stages, y compris dans le domaine de la planification opérationnelle. Le Commandement interarmées (JFC) de Lisbonne – QG désigné de l’OTAN pour la mise en œuvre de la coopération pratique entre l’Alliance et l’UA – a également organisé des programmes de formation en matière d’homologation /évaluation pour du personnel de l’UA. Il a ainsi formé des fonctionnaires de l’UA responsables de l’exercice de poste de commandement AMANI AFRICA (13 octobre – 3 novembre 2010) à Addis-Abeba et met à disposition des experts militaires qui apportent une aide dans le cadre des procédures d’évaluation et de détermination des enseignements à tirer de l’exercice. À la demande de l’UA, l’OTAN a également participé, en y apportant son soutien, à divers ateliers préparatoires de la FAA ayant pour objectif de mettre au point des concepts en rapport avec la FAA. L’OTAN est également membre du forum G8++, dont font partie les partenaires apportant un appui à l’UA dans le domaine de la paix et de la sécurité et qui réunit des pays et des organisations internationales.  
  • africaine en Somalie, Aider l’Union -
    Aider l’Union africaine en Somalie © US DOD L’OTAN a accepté d’aider la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en apportant, dans le domaine du transport aérien et maritime stratégique, un soutien aux États membres de l’UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de cette opération. L’OTAN a ainsi mis en place un soutien aérien du Burundi à Mogadiscio, et elle a escorté un bâtiment de l’UA qui transportait des équipements militaires burundais destinés à l’un des bataillons transférés par voie aérienne vers Mogadiscio. L’OTAN a aussi mis des experts à la disposition de la Division des opérations de soutien de la paix (PSOD) de l’UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts offrent des compétences dans des domaines spécifiques pour des périodes de six mois renouvelables à la demande de l’UA. Outre cet appui en matière logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international pour la Somalie. Comment le soutien de l’OTAN a évolué Transport aérien stratégique Le 17 janvier 2007, l’UA a lancé un appel général à tous ses partenaires, dont l'OTAN, concernant un appui logistique et financier à l’AMISOM. Le 22 mai 2007, elle a adressé à l’OTAN une demande plus précise portant sur un soutien à apporter dans le domaine du transport aérien aux États membres de l'UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de l'AMISOM. Le 7 juin, le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande. Le soutien de l’OTAN a été initialement autorisé jusqu’au 21 août 2007. Depuis lors, et à la suite de nouvelles demandes de l’UA, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé à plusieurs reprises de prolonger ce soutien pour des périodes de six mois et, plus récemment, pour une année. Suite à la dernière approbation du Conseil, le soutien est prolongé jusqu’au 16 janvier 2013. Transport maritime stratégique Le soutien au transport maritime stratégique a été demandé un peu plus tard, et le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande le 15 septembre 2009. Ce soutien est actuellement autorisé, suivant la requête de l’UA, jusqu’au 16 janvier 2013. Experts L’OTAN met aussi des experts à la disposition de la PSOD de l’UA qui appuie l’AMISOM. Ces experts offrent des compétences dans divers domaines : planification maritime, planification stratégique, planification et suivi en matière financière, planification des acquisitions, coordination des mouvements aériens, communications, technologies de l’information, logistique, ressources humaines, gestion du personnel militaire et planification de circonstance. À l’heure actuelle, autorisation a été donnée d’affecter trois experts à Addis-Abeba pour une période de six mois, renouvelable, à la demande de l’UA. Les spécialités de ces trois experts sont les suivantes : planification stratégique, logistique et ressources humaines, et communications et technologies de l’information. Formation L’OTAN offre à des ressortissants des pays de l’UA la possibilité de suivre des stages à l’École de l’OTAN à Oberammergau dans divers domaines, comme celui des exercices de gestion des crises. D’autres centres de formation adéquats sont en cours de recensement, sur la base des exigences de l’UA. Coopérer avec d’autres organisations internationales Outre l’appui qu’elle apporte en matière logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international pour la Somalie. C’est en juin 2009 qu’elle a été invitée pour la première fois à assister aux réunions de ce Groupe, auxquelles elle participe régulièrement depuis lors – la dernière en date de ces réunions s’est tenue en septembre 2011 à Copenhague.
  • Agence OTAN d'information et de communication
    Agence OTAN d'information et de communication L'Agence OTAN d'information et de communication (NCIA) est le principal fournisseur de capacités C3 (consultation, commandement et contrôle) et prestataire de services SIC (systèmes d'information et de communication) de l'OTAN. Elle fournit également un soutien informatique au siège de l'OTAN, à la structure de commandement de l'OTAN et aux agences de l'OTAN. La NC3A fait partie de l'Organisation des C3 de l'OTAN, qui comprend également un comité de direction, un secrétariat, un groupe de représentants des pays et l'Agence OTAN de services de systèmes d'information et de communication. Principales tâches et responsabilités La NCIA fournit des technologies de pointe et des capacités de communication C4ISR (commandement, contrôle, communication, informatique, renseignement, surveillance et reconnaissance) à l'appui des missions et en soutien aux décideurs de l'Alliance, y compris dans le cadre de la réponses aux nouveaux défis et aux nouvelles menaces (comme la cyberdéfense et la défense antimissile). Parmi ses tâches figurent l'acquisition de technologies, l'expérimentation, la promotion de l'interopérabilité, la conception et l'ingénierie des systèmes et des architectures, ainsi que les essais et le soutien technique. Elle fournit également des services SIC à l'appui des missions de l'Alliance. L'Agence se charge par ailleurs de la planification centrale, de l'ingénierie système, de la mise en œuvre et de la gestion de configuration du programme ACCS (système de commandement et de contrôle aériens). La NCIA offre également une plate-forme pour le partage et l'échange d'informations en coopération entre l'OTAN et d'autres organismes de l'Alliance, et entre ces entités, grâce à des systèmes interopérables nationaux et OTAN de soutien. Structure de la NCIA La NCIA est dirigée par un directeur général et elle a son siège à Bruxelles (Belgique). Elle dispose de sites importants à La Haye (Pays Bas) et à Mons (Belgique), en plus d'une trentaine de points d'attache en Afghanistan et auprès de grands clients. L'Agence est l'organe exécutif de l'Organisation OTAN d'information et de communication (NCIO), qui a pour objectif de maximiser l'efficacité de la fourniture de capacités C3 aux parties prenantes concernées, en veillant à ce qu'elle soient cohérentes et interopérables, et d'assurer la prestation de services SIC sécurisés à un coût minimum pour les Alliés, à titre individuel ou collectivement. Un comité de surveillance de l'agence (ASB), composé de représentants de chaque pays de l'OTAN, gère la NCIO et en supervise les travaux. C'est également cet ASB qui nomme le directeur général de la NCIA, après consultation du secrétaire général de l'OTAN. Tous les États membres de l’OTAN sont membres de la NCIO. L'ASB, qui relève du Conseil de l'Atlantique Nord, publie des directives et prend des décisions de politique générale devant permettre à la NCIO de faire son travail. Ses décisions sur des questions déterminantes comme les orientations, les finances, l'organisation générale de l'Agence et ses effectifs doivent être approuvées à l'unanimité par tous les États membres. Évolution Au sommet de Lisbonne de novembre 2010, les chefs d'État et de gouvernement ont décidé de procéder à une réforme des quatorze agences de l'OTAN existantes, situées dans sept États membres. Plus particulièrement, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences de l'OTAN autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience pour la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires et de développer la transparence et la responsabilisation. C'est dans le cadre de ce processus de réforme que la NCIA a été créée le 1er juillet 2012, au travers de la fusion de l'Organisation des C3 de l'OTAN, de l'Agence OTAN de services de systèmes d'information et de communication (NCSA), de l'Agence des C3 de l'OTAN (NC3A), de l'Agence du Système de recueil et d'exploitation des informations du champ de bataille (BICES) de l'OTAN, de l'Agence OTAN de gestion du système de commandement et de contrôle aériens (NACMA), et du Service Gestion de l'information, des communications et des technologies (ICTM) du siège de l'OTAN.
  • Agence OTAN de soutien (NSPA)
    Agence OTAN de soutien L'Agence OTAN de soutien (NSPA), entité responsable de la logistique intégrée et prestataire des services correspondants, est une agence financée intégralement par ses clients qui ne peut enregistrer ni pertes ni profits. Elle regroupe les activités de soutien logistique et de soutien aux acquisitions de l'OTAN au sein d'une seule et même organisation, qui propose à ses parties prenantes des solutions en matière de soutien multinational intégré. Principales tâches et responsabilités La NSPA a pour mission d'assurer des services de soutien logistique, qui soient à la fois adaptés, efficaces et d'un bon rapport coût-efficacité, s'agissant des systèmes et des opérations. Ce soutien est fourni – en temps de paix, de crise ou de guerre et en fonction des besoins – aux pays membres de l'Alliance, aux autorités militaires de l'OTAN et aux pays partenaires, à titre individuel ou collectif. Conformément aux directives données par le Conseil de l'Atlantique Nord, l'objectif de ce soutien est de maximiser l'aptitude et l'adaptabilité des forces armées, des contingents et autres organisations concernées à exécuter leur mission principale. La NSPA est organisée en trois segments métiers : le programme OTAN de gestion du transport aérien (NAM), le programme OTAN du réseau d'oléoducs en Centre-Europe (CEPS) et les Opérations logistiques. Le programme OTAN de gestion du transport aérien porte sur l'acquisition, la gestion et le maintien en condition opérationnelle de moyens de transport aérien auxquels les pays peuvent faire appel pour remplir leurs engagements nationaux et à l'égard de l'OTAN, de l'Union européenne et de l'Organisation des Nations Unies. Il offre des services financiers, logistiques et administratifs à l'appui de l'escadre de transport lourd (HAW), unité militaire multinationale implantée en Hongrie et responsable de l'exploitation des appareils du programme de gestion du transport aérien utilisés pour répondre aux obligations des pays participants définies selon une formule préalablement agréée d'attribution des heures de vol. Les pays membres du programme NAM sont la Bulgarie, l'Estonie, la Finlande, la Hongrie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, la Roumanie, la Slovénie, la Suède et les États-Unis. Le comité du programme, qui agit dans l'intérêt collectif de tous ses pays membres, est l'organe directeur chargé de l'exécution du programme. Le programme OTAN du réseau d'oléoducs en Centre-Europe est le cadre qui permet de gérer l'exploitation, le financement et la maintenance d'un réseau intégré transfrontière d'oléoducs et de dépôts de carburant à l'appui des besoins militaires opérationnels de l’OTAN, y compris pour les opérations expéditionnaires. Le Bureau de programme CEPS, situé en France, assure la coordination et la conception des plans de trafic transfrontières ainsi que la gestion du contrôle de qualité des produits. Il est responsable du contrôle opérationnel, technique et financier, et de la coordination du développement des activités. Opérationnel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le Bureau sert d'interface entre les fournisseurs et les organisations nationales, les autorités de l'OTAN et les clients non militaires. Les pays membres du programme CEPS sont la Belgique, la France, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et les États-Unis. Le comité du programme, qui agit dans l'intérêt collectif de tous ses pays membres, est l'organe directeur chargé de l'exécution du programme. Le segment Opérations logistiques regroupe un ensemble diversifié de capacités de soutien de systèmes d'arme et d'équipement, dont certaines sont très spécialisées. Ces capacités sont mises à disposition selon des cadres juridiques multinationaux ainsi qu'en vertu d'arrangements bilatéraux et multinationaux qui permettent le regroupement et la centralisation des fonctions de gestion logistique à l'échelle de l'OTAN. Toutes ces capacités peuvent être mobilisées à l'appui de l'OTAN et de ses pays membres pendant des exercices et des déploiements dans le cadre d'opérations entérinées par le Conseil de l'Atlantique Nord. La majeure partie du soutien logistique est confié à des entreprises extérieures, sélectionnées sur la base d'appels d'offres internationaux. Ce segment dispose également d'une capacité interne de soutien et génie technique maîtrisant un certain nombre de technologies spécifiques comme l'optoélectronique et l'étalonnage. Le segment Opérations logistiques gère un centre d'exploitation Sud (SOC) en Italie. Un certain nombre d'agents de ce centre sont déployés dans le cadre d'opérations ou détachés auprès des commandements de l'OTAN pour assurer un soutien de contact. Structure de la NSPA La NSPA, dont le siège se trouve à Capellen (Luxembourg), emploie environ 1 200 personnes dans ses centres opérationnels au Luxembourg, en France, en Hongrie et en Italie. Placée sous la conduite d'un directeur général, l'Agence est l'organe exécutif de l'Organisation OTAN de soutien (NSPO). Les 28 pays membres de l'OTAN sont tous membres de la NSPO, chaque pays étant représenté au comité de surveillance de l'Agence (ASB). Ce comité dirige et contrôle les activités de la NSPA, publie des directives et prend des décisions de politique générale devant permettre à la NPSO de remplir sa mission. Il relève du Conseil de l'Atlantique Nord. Évolution Au sommet de Lisbonne, en novembre 2010, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont décidé de réformer les 14 agences OTAN existantes, implantées dans sept États membres. En particulier, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience de la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires et de développer la transparence et la responsabilisation. Dans le cadre du processus de réforme, la NSPA a été créée le 1er juillet 2012 ; elle est le produit de la fusion des agences de soutien en place avant cette date : l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA), l'Agence OTAN de gestion du transport aérien (NAMA) et l'Agence de gestion des oléoducs en Centre-Europe (CEPMA)
  • Agences, Organisations et -
    Organisations et agences Les agences OTAN constituent un élément essentiel de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et sont un mécanisme vital pour l'acquisition et le maintien collectifs de capacités. Elles sont les organes exécutifs de leurs organisations d'acquisition, de logistique ou de service respectives, et fonctionnent selon les dispositions de chartes approuvées par le Conseil de l'Atlantique Nord. Les agences OTAN sont créées pour répondre à des besoins collectifs de plusieurs Alliés, ou de l'ensemble de ceux-ci, dans le domaine de l'acquisition, de la logistique et pour assurer d'autres formes de services, de soutien et de coopération. Bien que les organisations et agences OTAN soient autonomes, elles sont tenues de respecter les conditions énoncées dans leur charte. Réforme des agences de l’OTAN L'initiative de revue des agences de l'OTAN s’inscrit dans le processus actuel de réforme de l'OTAN, qui a également pour objet d'examiner les changements à apporter à la structure de commandement militaire. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience de la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires, et de développer la transparence et la responsabilisation. Au sommet de Lisbonne, en 2010, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont décidé de réformer les 14 agences OTAN existantes, implantées dans sept pays membres. En particulier, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences de l'OTAN autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. En juillet 2012, une grande étape du processus de réforme a été franchie, avec la création de quatre nouvelles organisations OTAN reprenant les fonctions et responsabilités des agences existantes. Le processus s'est déroulé en plusieurs phases, qui ont permis d'améliorer progressivement l'efficacité et l'efficience, et de réaliser des économies, tout en préservant la fourniture des capacités et des services. L'Agence OTAN d'information et de communication (NCIA), ayant son siège à Bruxelles, assure à l'échelle de l'OTAN les prestations informatiques d'ordre général touchant aux services, aux acquisitions et au soutien dans les domaines tels que les systèmes C2 (commandement et contrôle), les communications tactiques et stratégiques, et les systèmes de cyberdéfense. L'Agence OTAN de soutien (NSPA), ayant son siège à Capellen (Luxembourg), fournit le soutien en matière de maintien en condition opérationnelle, de maintenance et de logistique pour les systèmes d'armes, tout en assurant aussi la logistique opérationnelle et d'autres services au bénéfice des pays et de l'Alliance dans son ensemble. L'Organisation OTAN d'acquisition (NPO) – Le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé de fusionner les agences d'acquisition et de soutien début 2014, ramenant ainsi de quatre à trois le nombre de nouvelles agences initialement prévues. Il a reporté l'activation de l'entité d'acquisition au sein de la NSPA jusqu'au moment où des programmes lui auront été effectivement confiés par les pays participants. L'Or ganisation pour la science et la technologie (STO) comprend un Bureau de programme pour la collaboration S&T et un Centre pour la recherche et l'expérimentation maritimes. La STO est dirigée par un conseiller scientifique, basé à Bruxelles, qui joue un rôle consultatif de haut niveau dans le domaine scientifique à l'échelle de l'OTAN. Les fonctions et les activités de l' Agence OTAN de normalisation (AON) seront transférées vers un Bureau OTAN de normalisation d'ici au 1 er juillet 2014.
  • AGS (Capacité alliée de surveillance terrestre)
    Capacité alliée de surveillance terrestre (AGS) L’OTAN prévoit d’acquérir un système de surveillance terrestre (AGS), qui donnera aux commandants de l’Alliance une image complète de la situation au sol. L'opération de l'OTAN destinée à protéger les civils en Libye a montré toute l’importance d’une telle capacité. Un groupe d'Alliés a l’intention d’acquérir cinq véhicules aériens sans pilote (UAV), ainsi que les stations de commandement et de contrôle correspondantes. L'OTAN assurera ensuite leur fonctionnement et leur maintenance pour le compte des 28 Alliés. Le système AGS, qui devrait être acquis par 14 Alliés (Bulgarie, Danemark, République tchèque, Estonie, Allemagne, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et États-Unis), sera mis à la disposition de l'Alliance entre 2015 et 2017. Ce programme transatlantique majeur est en cours d'exécution suite à la signature du contrat d'acquistion au sommet de Chicago, en mai 2012, par les quatorze pays participants. La capacité centrale de l’AGS, qui sera possédée et exploitée par l’OTAN, permettra à l’Alliance d’assurer en continu la surveillance de larges zones au moyen de plateformes aériennes sans pilote de type HALE (« haute altitude, longue endurance ») opérant à des distances de sécurité considérables, par tous les temps et dans toutes les conditions de luminosité. Grâce à leurs capteurs radar avancés, ces systèmes assureront en permanence la détection et le suivi des objets en mouvement dans l’ensemble des zones observées, et ils fourniront des images radar des zones d’intérêt et des objets fixes. La base d'opérations principale de l'AGS sera implantée sur la base aérienne de Sigonella (Italie), qui servira un double objectif : base OTAN de déploiement JISR (renseignement, surveillance et reconnaissance interarmées) et centre de formation et d’exploitation de données. Tout comme les avions de la Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (NAEW&CF) – les AWACS – surveillent l’espace aérien de l’Alliance, l’AGS aura la capacité d’observer ce qui se passe à la surface de la terre, assurant ainsi une connaissance de la situation avant, pendant et, si nécessaire, après les opérations de l'OTAN. L'AGS répond à l'un des engagements capacitaires majeurs pris au sommet de Lisbonne. Composantes L’AGS central sera un système intégré composé d’un segment air, d’un segment sol et d’un segment soutien. Le segment air comprendra cinq UAV Global Hawk Block 40 HALE. Ces UAV seront équipés du radar de surveillance terrestre avancé MP-RTIP (radar multiplateformes) et d’une série de moyens de communication large bande et longue portée, en vue directe et au-delà de la vue directe. Le segment air comprendra également les stations de contrôle de vol des UAV. Le segment sol assurera une interface entre l’AGS central et de nombreux systèmes C2ISR (commandement et contrôle, renseignement, surveillance et reconnaissance), permettant ainsi de se connecter et d’envoyer des données à de multiples utilisateurs opérationnels déployés et non déployés, y compris à des moyens de télésoutien éloignés de la zone de surveillance. Le segment sol comprendra plusieurs stations terrestres de configurations diverses (notamment mobiles et transportables) qui permettront l’interconnexion des liaisons de données, offriront des moyens de traitement et d’exploitation des données, et assureront l’interface pour l’interopérabilité avec les systèmes C2ISR. Le segment soutien de l’AGS central comportera des moyens dédiés de soutien des missions, qui seront implantés à la base d’opérations principale de l’AGS, à Sigonella (Italie). Les contributions en nature de la France et du Royaume-Uni compléteront l'AGS par des systèmes de surveillance supplémentaires. De par leur composition, l’AGS central et ces contributions en nature donneront à l’OTAN une grande souplesse pour l’emploi de ses moyens de surveillance terrestre. L'ensemble sera complété par d'autres systèmes nationaux aéroportés interopérables de surveillance appartenant aux pays de l'OTAN, en fonction des besoins de telle ou telle opération ou mission spécifique menée par l'Alliance. Mécanismes L’Organisation de gestion de l'AGS de l'OTAN (NAGSMO) est chargée de l’acquisition de la capacité centrale de l’AGS au nom des quatorze pays participants. Le Bureau de mise en œuvre de l’AGS, implanté au Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe (SHAPE), est chargé d’assurer l’intégration opérationnelle et de faciliter l’utilisation de la capacité centrale de l’AGS de l’OTAN. L’Agence de gestion de l’AGS de l’OTAN (NAGSMA), qui représente les quatorze pays acquéreurs de l'AGS, a reçu la proposition finale du contractant principal, et le contrat a été négocié avec succès. Les dispositions contractuelles sont à l’étude dans les pays acquéreurs. L'attribution du contrat était attendue au sommet de Chicago ou peu après. Les industriels des quatorze pays participants seront impliqués dans la construction du système AGS. Les fonds communs OTAN pour l'infrastructure, les communications, l'exploitation et le soutien seront engagés conformément aux procédures normales d'autorisation de financement en vigueur au sein de l'Alliance. Lorsque l'AGS sera pleinement opérationnel, en 2017, la France et le Royaume‑Uni signeront avec le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) un mémorandum d'entente (MOU) définissant les modalités selon lesquelles leurs contributions en nature seront mises à la disposition de l'Alliance. Soutien aux tâches fondamentales de l’OTAN Le sommet de Lisbonne a exposé la vision des chefs d'État et de gouvernement des pays de l'Alliance pour l'évolution de l'OTAN et la sécurité de ses pays membres. Cette vision est basée sur trois tâches fondamentales, détaillées dans le nouveau concept stratégique : la sécurité coopérative la gestion de crise la défense collective À Lisbonne, il a été pris acte de ce que l’AGS était une capacité critique pour l'Alliance, une capacité qui devrait contribuer grandement à l'ambition de l'OTAN en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance interarmées (JISR). L'AGS contribuera à ces trois tâches fondamentales grâce à ses moyens radar à synthèse d’ouverture (SAR) fonctionnant en mode « fauchée » et « image ponctuelle » et à ses moyens de suppression des échos fixes au sol (GMTI), qui permettront de collecter les informations voulues pour donner aux décideurs politiques et militaires une image complète de la situation au sol. Évolution Conçu à l’origine par le Comité des plans de défense, en 1992, le programme AGS était présenté comme un effort d'acquisition de capacités lorsque, en 1995, les ministres de la Défense des pays de l'OTAN sont convenus que « l'Alliance devait poursuivre les travaux visant à se doter d'une capacité AGS centrale minimale essentielle appartenant à l'OTAN et exploitée par elle, complétée par des moyens nationaux interopérables ». Le programme AGS devait fournir à l'OTAN une capacité de surveillance terrestre complète et intégrée, qui donnerait à l'Alliance et à ses pays membres accès, sans restriction ni filtrage, aux données de surveillance terrestre, en temps quasi réel et de manière interopérable. Il devait inclure un segment air comprenant des capteurs radar aéroportés et un segment sol composé de stations terrestres fixes, transportables ou mobiles pour l'exploitation et la diffusion de données, tous ces éléments étant interconnectés grâce à des liaisons de données hautement performantes. Dès le départ, la capacité AGS devait être basée sur un ou plusieurs types de moyens de surveillance terrestre existants ou en développement dans les pays de l'OTAN, approche dans laquelle ont ensuite été inclus des systèmes en développement basés sur des radars américains ou européens. Cependant, aucune de ces approches n'a obtenu un appui suffisant des pays de l'OTAN pour être mise en œuvre. En 2001, le Conseil de l'Atlantique Nord (renforcé) a décidé de redynamiser l'AGS par un programme accessible à tous les pays de l'OTAN et par le développement parallèle du TCAR (radar AGS développé en coopération transatlantique). En 2004, l'OTAN a décidé d'appliquer l'approche dite de « flotte mixte ». Le segment air devait inclure des avions pilotés, à savoir des Airbus A321, et des UAV, à savoir des Global Hawk Block 40, les uns et les autres équipés de radars TCAR, tandis que le segment sol devait comprendre un large ensemble de stations terrestres fixes et déployables. Suite à la contraction des budgets de défense européens, l'OTAN a décidé en 2007 d'abandonner l'approche « flotte mixte » et d'adopter à la place un système AGS plus simple, dans lequel le segment air est basé sur l'UAV Global Hawk Block 40 de série et sur le radar MP-RTIP correspondant. Le segment sol, qui sera en grande partie développé et construit par les industriels européens et canadiens, est pratiquement inchangé, ses caractéristiques fonctionnelles et opérationnelles étant largement indépendantes de l'aéronef et du capteur effectivement utilisés. En février 2009, les pays membres de l’OTAN qui participent au programme AGS ont entamé le processus de signature du mémorandum d’entente du programme. C’est là une étape importante dans la concrétisation d’une capacité essentielle sur le plan des opérations, et dont l’OTAN a un besoin urgent. La NAGSMA a été créée en septembre 2009, après que tous les pays participants ont approuvé le mémorandum d’entente cadre, qui sert de référence pour l’acquisition de cette nouvelle capacité de l’OTAN. Une autre étape majeure pour le programme AGS a été le sommet de Lisbonne en 2010, où l’importance du besoin opérationnel d'une capacité AGS possédée et exploitée par l’OTAN a été reconfirmée dans le nouveau concept stratégique de l'OTAN. L'AGS figurait également parmi les besoins capacitaires les plus pressants de l'Alliance recensés dans le paquet de Lisbonne. Le 3 février 2012, le Conseil de l'Atlantique Nord a approuvé une voie à suivre pour financer collectivement les coûts d'exploitation de l'AGS au service de l'Alliance. La décision de recourir au financement commun OTAN pour l'infrastructure, les communications par satellite, l'exploitation et le soutien ouvre la voie à la conclusion du contrat d'acquisition de l'AGS par ces 13 Alliés. En outre, un accord a été trouvé pour que le système Sentinel du Royaume-Uni et le futur système Heron-TP de la France soient mis à disposition comme contributions nationales en nature, qui remplaceront partiellement les contributions financières de ces deux Alliés. Faits et chiffres Caractéristiques générales de l'UAV Global Hawk Block 40  Fonction principale : renseignement, surveillance et reconnaissance « haute altitude, longue endurance » Groupe propulseur : réacteur à double flux Rolls Royce-North American AE 3007H Poussée : 7 600 livres Envergure : 39,8 m / 130,9 pieds Longueur : 14,5 m / 47,6 pieds Hauteur : 4,7 m / 15,3 pieds Poids : 6 781 kg / 14 950 livres Poids maximal au décollage : 14 628 kg / 32 250 livres Capacité en carburant : 7 847 kg / 17 300 livres Charge utile : 1 360 kg / 3 000 livres Vitesse : 575 km/h / 310 nœuds / 357 mi/h Rayon d'action : 16 113 km / 8 700 milles nautiques / 10 112 miles Plafond : 18 288 m / 60 000 pieds
  • Ambassades points de contact de l’OTAN
    Ambassades points de contact de l’OTAN Aider l’OTAN à coopérer étroitement avec ses partenaires Depuis le début des années 1990, l’OTAN a mis en place un réseau d'ambassades points de contact (CPE) chargées de contribuer aux activités de partenariat et de diplomatie publique de l’Alliance dans les pays participant au Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), au Partenariat pour la paix (PPP), au Dialogue méditerranéen (DM) et à l’Initiative de coopération d'Istanbul (ICI). Suite à la revue de la politique de partenariat de l’OTAN, menée en avril 2011, le réseau des CPE a également été étendu à d’autres partenaires dans le monde. Les CPE sont un outil précieux à l’appui des efforts d’ouverture de l’OTAN. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle de point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l'Alliance. Le mandat des CPE a été élargi et englobe désormais, outre ce rôle de diplomatie publique, le soutien – le cas échéant – à la mise en œuvre d’autres activités agréées avec les partenaires. Les CPE coopèrent étroitement avec la Division Diplomatie publique de l’OTAN afin de fournir des informations sur les objectifs et les activités de l’Alliance dans le pays hôte. Elles assistent également la Division Affaires politiques et politique de sécurité dans la gestion des politiques liées au CPEA, au PPP, au DM et à l’ICI. Les CPE ne sont pas des missions diplomatiques de l'OTAN dans le pays hôte, mais elles jouent un rôle essentiel en diffusant des informations concernant l’Alliance. Les CPE identifient les principaux décideurs et leaders d'opinion ainsi que les occasions de mener des activités de diplomatie publique dans le pays, et elles assurent la coordination des activités conjointement avec la Division Diplomatie publique. Les CPE informent également les ressortissants du pays hôte sur la manière de postuler pour les bourses d’étude de l’OTAN et de participer à des programmes scientifiques. Les CPE fournissent des avis au siège de l'OTAN sur différentes propositions de projets ainsi que sur un éventail de sujets ayant trait à l'OTAN dans le pays hôte, notamment des discussions politiques, des débats, des préoccupations et des changements survenus dans l’opinion publique. Les CPE contribuent également, par un soutien logistique, des avis politiques et des exposés sur les développements pertinents intervenus dans le pays hôte, à la préparation des visites du secrétaire général, de membres du Secrétariat international et de forces de l’OTAN. Par ailleurs, elles entretiennent des contacts réguliers avec les ambassades des autres pays membres de l'OTAN dans le pays hôte, de façon à les informer sur le programme d'activités de l'OTAN et à les associer à des activités ou à des événements en rapport avec l’OTAN. Les pays membres de l’OTAN offrent les services de leurs ambassades dans les pays partenaires pour remplir les fonctions d’une CPE pendant une période de deux ans. La décision finale quant à la désignation des CPE est prise par consensus au Conseil de l'Atlantique Nord, le principal organe décisionnel de l’OTAN. La Division Diplomatie publique coordonne le réseau des CPE et entretient des relations étroites avec chaque ambassade.
  • Approche globale de la gestion de crise, Une -
    Une « approche globale » de la gestion de crise © ISAF Les enseignements tirés des opérations de l'OTAN montrent qu'une gestion de crise efficace nécessite l'adoption d'une approche globale faisant intervenir des instruments politiques, civils et militaires. Les seuls moyens militaires ne suffisent pas à relever les nombreux défis complexes qui pèsent sur la sécurité euro‑atlantique et sur la sécurité internationale. L'OTAN doit travailler en étroite collaboration avec les partenaires civils, y compris avec les organisations internationales et les acteurs régionaux et locaux. Depuis 2008, un plan d'action a été élaboré afin d'accroître la contribution de l'OTAN à une approche globale de la gestion de crise et aux opérations de stabilisation et de reconstruction, dans le cadre des efforts déployés par la communauté internationale au sens large. Le concept stratégique de l'OTAN, adopté au sommet de Lisbonne en novembre 2010, insiste sur l'importance d'élaborer une approche globale de la gestion de crise. À Lisbonne, les dirigeants des pays de l’Alliance ont décidé d'intensifier les efforts dans ce domaine. «  L’approche globale est non seulement justifiée – elle est nécessaire  », selon le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen. «  L'OTAN doit travailler de façon plus étroite avec les partenaires civils, sur le terrain et au niveau politique, particulièrement avec l'Union européenne et les Nations Unies  ». La mise en œuvre efficace d'une approche globale exige que tous les acteurs apportent leur contribution de manière concertée, dans un même esprit de responsabilité, d'ouverture et de détermination, en tenant compte de leurs atouts, de leurs mandats et de leurs rôles respectifs, ainsi que de leur autonomie de décision. Sur la base des expériences dans les Balkans occidentaux et en Afghanistan, les méthodes de travail de l'OTAN ont été adaptées à tous les niveaux pour répondre à ces besoins. La crise libyenne de 2011 a imposé l’application de ces nouvelles méthodes de travail. Dès le début de son implication dans la crise, l'Alliance a associé les acteurs internationaux, régionaux et locaux au partage des évaluations, aux consultations sur les mesures à prendre et à l'harmonisation des activités opérationnelles. Ces efforts ont fortement contribué au succès de l'OTAN et de la communauté internationale dans son ensemble. Par ailleurs, l'OTAN associe activement les principales parties prenantes internationales et les principaux partenaires locaux à la planification de la nouvelle mission qu'elle dirigera en Afghanistan et qui consistera à former, à conseiller et à assister les forces afghanes lorsque celles-ci auront pris la responsabilité totale de la sécurité dans l'ensemble du pays et lorsque la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) se sera retirée, fin 2014. Dès le sommet de Chicago, en mai 2012, lorsque la décision concernant la mission post-2014 a été prise à l'invitation du gouvernement afghan, un premier échange de vues a eu lieu avec les dirigeants des 50 pays contribuant à la FIAS et avec le président afghan, ainsi qu'avec les dirigeants du Japon, du Pakistan, de la Russie, des pays d'Asie centrale, des Nations Unies et de l'Union européenne. Caractéristiques principales L'OTAN préconise l'adoption, au sein de la communauté internationale, d'une approche globale de la gestion de crise et des opérations de stabilisation Des instruments politiques, civils et militaires doivent intervenir dans la planification et la conduite d'opérations La coopération avec les pays partenaires, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et les autorités locales est actuellement renforcée Ce travail repose sur l'expérience acquise au cours des opérations menées dans les Balkans occidentaux et en Afghanistan Partenaires institutionnels clés : l'Union européenne et les Nations Unies Domaines de travail essentiels L'OTAN améliore ses propres instruments de gestion de crise et multiplie les contacts avec les pays partenaires, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et les autorités locales pour être mieux à même de travailler avec eux. En particulier, l’OTAN renforce les partenariats avec les acteurs civils qui ont acquis une expérience et des compétences dans des domaines tels que la mise en place d'institutions, le développement, la gouvernance, le système judiciaire et la police. La mise en œuvre de la contribution de l'OTAN à une approche globale est une tâche de longue haleine. L'OTAN s'efforce d’apporter des améliorations dans plusieurs domaines de travail essentiels, notamment : planification et conduite d'opérations ; enseignements tirés, formation, instruction et exercices ; renforcement de la coopération avec les acteurs extérieurs ; messages destinés au public. Planification et conduite d'opérations L'OTAN tient pleinement compte de tous les aspects militaires et non militaires de la gestion de crise, et elle s'emploie à améliorer la coopération pratique à tous les niveaux avec l'ensemble des organisations et des acteurs concernés pour ce qui est de la planification et de la conduite d'opérations. L'Alliance encourage la définition de stratégies et d'objectifs clairs entre tous ces acteurs avant le lancement d'une opération, ainsi qu'une meilleure planification en coopération. Les Alliés conviennent qu'en règle générale, il est préférable que ce soit les acteurs et les organisations qui ont l’expérience, le mandat et les compétences appropriés qui se chargent des éléments de la stabilisation et de la reconstruction. Certaines circonstances peuvent toutefois empêcher les autres acteurs d’assumer leur mission ou font qu’ils ne peuvent pas l’assumer sans un soutien de l’OTAN. Afin de renforcer la contribution de l'OTAN à une approche globale et son aptitude à contribuer, lorsqu’il y a lieu, à la stabilisation et à la reconstruction, les Alliés sont convenus de mettre en place une structure civile appropriée mais modeste destinée à assurer plus efficacement l’interface avec d’autres acteurs et à procéder à la planification voulue dans le domaine de la gestion de crise. Par ailleurs, un programme COMPASS (soutien de spécialistes à l'approche globale) a été mis sur pied en 2009 afin de permettre l'élaboration d'une base de données d'experts civils nationaux dans trois domaines principaux - politique, stabilisation et reconstruction, médias - ; il est ainsi possible de consulter ces experts pour qu'ils donnent des avis à différents niveaux : stratégique, opérationnel et sur le théâtre. Retour d'expérience (RETEX), formation, instruction et exercices La mise en place d’une approche globale doit s’accompagner d’une évolution des mentalités. L’Alliance met donc l’accent sur les formations conjointes des personnels civils et militaires. Cela favorise l'échange des enseignements tirés et contribue également à instaurer la confiance entre l'OTAN, ses partenaires, les autres acteurs internationaux et les acteurs locaux, améliorant ainsi la coordination. Dans certains cas, des enseignements sont tirés au niveau des services compétents avec les Nations Unies, par exemple concernant la Libye et le Kosovo. L'un des volets de l'approche globale est la tenue d'entraînements et d'exercices intégrés au sein des structures civiles et militaires de l'OTAN. L'OTAN invite aussi régulièrement des organisations internationales à participer à ses exercices, le but étant de partager des connaissances sur les procédures de réponse aux crises de l'Alliance, ainsi que des visions et des perspectives. Renforcement de la coopération avec les acteurs extérieurs L’instauration de liens durables d’entente, de confiance et de respect entre les organisations et les acteurs concernés permettra à chacun de travailler plus efficacement. L'OTAN s'emploie donc activement et régulièrement à resserrer les liens et à établir des liaisons plus étroites avec eux, tout en respectant l'autonomie de prise de décision de chacun. La coopération est à présent bien établie avec les Nations Unies, les agences des Nations Unies, l'Union européenne et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, en particulier, ainsi qu'avec la Banque mondiale, le Comité international de la Croix-Rouge, l'Organisation internationale pour les migrations, l'Union africaine et la Ligue des États arabes. Cette coopération se traduit par des entretiens de travail, des contacts interservices à différents niveaux, des échanges de haut niveau, des « journées d'information » de l'OTAN et des ateliers. Messages destinés au public Pour être efficace, une approche globale de la gestion de crise doit être accompagnée de messages réguliers et cohérents à l'intention du public. Les campagnes d'information de l'OTAN sont étayées par la communication systématique de données actualisées exposant les progrès accomplis dans les domaines pertinents. Des efforts sont également déployés afin de partager les stratégies de communication avec les acteurs internationaux et de coordonner la communication sur le théâtre.
  • Armements conventionnels, Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des -
    Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des armements conventionnels Le Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des armements conventionnels (HLTF) est un organe consultatif qui rassemble des experts des gouvernements en vue de communiquer des avis sur les questions de maîtrise des armements conventionnels aux ministères des affaires étrangères et de la défense. Tous les pays membres sont représentés dans le Groupe et délèguent des responsables de haut niveau venant des capitales pour participer à ses réunions. Créé en 1986, le HLTF est présidé par le secrétaire général délégué. Son président par intérim est le secrétaire général adjoint pour les affaires politiques et la politique de sécurité. Un groupe de suppléants du HLTF, formé de représentants des délégations des pays de l’OTAN à Bruxelles, épaule le HLTF, dont les travaux bénéficient du soutien de la Section Maîtrise des armements et coordination de la Division Affaires politiques et politique de sécurité du Secrétariat international de l’OTAN.
  • Arménie, Les relations entre l’OTAN et l’ -
    Mis à jour le: 28-Jan-2014 12:44 newYTPlayer('kzEf2goXkyA','85015m'); A strong partnership with Armenia 06 Sep. 2012 NATO Secretary General Press Point in Armenia 06 Sep. 2012 Armenia 2010 - Rescue Dogs 25 Sep. 2010 Visit to NATO by the President of Armenia - Joint Press Point 06 Mar. 2012 Nouvelles
  • Armes de destruction massive
    Les armes de destruction massive (© Science Photo Library / Van Parys Media ) Le concept stratégique de l’OTAN stipule que « la prolifération des armes nucléaires, d’autres armes de destruction massive (ADM) et de leurs vecteurs pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité et la prospérité mondiales. Au cours des dix années à venir, cette prolifération sera au plus haut dans certaines des régions les plus volatiles du monde ». Au sommet qu’ils ont tenu à Chicago en mai 2012, les chefs d’État et de gouvernement ont en outre souligné que « la prolifération menace notre vision commune qui est de créer les conditions nécessaires à un monde sans armes nucléaires, conformément aux objectifs énoncés dans le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) ». C’est pourquoi l’OTAN s’emploie activement à prévenir la prolifération des ADM due à des acteurs étatiques et non étatiques par un programme politique actif de maîtrise des armements, de désarmement et de non prolifération, ainsi qu’en développant et en harmonisant les capacités de défense et, lorsqu’il y a lieu, en employant ces capacités d’une manière conforme aux décisions politiques à l’appui des objectifs de non prolifération. La sécurité de l'OTAN passe à la fois par des éléments politiques et des éléments de défense. L’Alliance entend être prête à rétablir la situation en cas d’attaque ADM ou d’événement CBRN (chimique, biologique, radiologique et nucléaire – un terme qui désigne les agents pouvant mettre en danger ses populations, son territoire et ses forces), et ce dans le cadre de ses compétences, chaque fois qu'elle peut apporter une valeur ajoutée, grâce à une approche politique, militaire et civile globale. Des progrès notables ont certes été accomplis, mais de graves difficultés demeurent. Les initiatives de l’OTAN dans le domaine des ADM L’Alliance a intensifié ses activités dans ce domaine en 1999, avec le lancement de l’initiative sur les armes de destruction massive, qui avait pour vocation d’intégrer les dimensions politique et militaire des activités que l’Alliance mène en réaction à la prolifération des ADM. Depuis lors, les Alliés continuent de renforcer et d’étendre la contribution de l’OTAN aux activités de non-prolifération conduites à l’échelle mondiale, en particulier à travers un soutien ferme à divers régimes de maîtrise des armements et de non-prolifération et une ouverture en direction de partenaires et des organisations internationales concernées. De même, les Alliés intensifient les capacités de défense de l’OTAN face aux risques liés aux ADM, et ils continuent d’améliorer l’état de préparation du secteur civil ainsi que les capacités de gestion des conséquences en cas d’utilisation d’ADM ou encore d’attaque ou d’accident CBRN. Le Centre de non-prolifération des ADM Inauguré en mai 2000, le Centre de non-prolifération des ADM est le fruit de l’initiative sur les armes de destruction massive approuvée en avril 1999 lors du sommet de Washington. Il est intégré à la Division Défis de sécurité émergents (ESCD) et fait appel, pour ses activités, aux connaissances d'experts nationaux et de membres du personnel du Secrétariat international. Le Centre s’attache essentiellement à promouvoir le dialogue et les positions communes des Alliés concernant les questions liées aux ADM, à intensifier les consultations sur les questions relatives à la non-prolifération, à la maîtrise des armements et au désarmement, à évaluer les risques, et à soutenir les efforts de défense consentis pour que l'Alliance soit mieux à même de faire face aux risques que représentent les ADM et leurs vecteurs. Ces dernières années, le Centre a également mis l’accent sur la protection des forces et des populations contre les armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN) ainsi que sur la défense antimissile. L’amélioration des capacités de défense CBRN Les efforts déployés par l’Alliance depuis 1999 pour améliorer ses capacités dans ce domaine ont débouché sur le lancement de cinq initiatives en matière de défense CBRN, qui ont été entérinées au sommet de Prague en 2002. Ces initiatives, qui constituent une avancée cruciale dans l’amélioration des défenses de l’OTAN contre les ADM et font une large place à la participation multinationale ainsi qu’au déploiement rapide de capacités améliorées, sont les suivantes : mise en place d'une équipe interarmées prototype de conseillers CBRN pouvant évaluer les effets d’un événement CBRN, recourir à la téléexpertise auprès d’experts nationaux et fournir des avis spécialisés aux commandants OTAN afin de les aider à prendre les mesures de protection indiquées ; création de laboratoires d’analyse CBRN transportables pouvant être déployés rapidement sur le théâtre pour procéder à des recherches, des prélèvements et des analyses à des fins d’identification ; constitution d’un stock virtuel de produits pharmaceutiques CBRN partagé entre les membres de l’Alliance et permettant de fournir rapidement des produits pharmaceutiques aux forces OTAN déployées afin d'améliorer le traitement médical et le rétablissement des personnels exposés ; mise sur pied d’un centre d’excellence virtuel pour la défense CBRN afin de renforcer la visibilité et la transparence de toutes les activités de formation et d'entraînement CBRN de l'OTAN ; développement d’un système de surveillance des maladies en temps quasi réel permettant de collecter, d'identifier, d'analyser et de diffuser rapidement les informations relatives à toute dissémination d’un agent biologique, le but étant de prévenir ou de limiter les pertes humaines et matérielles. Quatre des cinq initiatives CBRN prises à Prague ont été couronnées de succès. Les deux premières constituent désormais la Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN (CJ-CBRND-TF), qui regroupe le bataillon multinational de défense CBRN et l’équipe d’évaluation interarmées, déclarés « pleinement opérationnels » au sommet d’Istanbul en juin 2004. En juin 2007, l’OTAN a mis en place une capacité provisoire de surveillance des maladies, et la capacité opérationnelle totale devrait être atteinte prochainement. En conséquence de toutes ces initiatives, l’OTAN et ses pays membres ont amélioré sensiblement et continuent d’améliorer la posture de défense CBRN de l'Alliance grâce à la mise en place du Centre de non-prolifération des armes de destruction massive (Centre ADM), de la Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN (CJ-CBRND-TF), du Centre d'excellence interarmées pour la défense CBRN (JCBRN COE), du Centre d’excellence pour la défense contre le terrorisme (DAT COE) et d’autres centres d’excellence et organismes appuyant la réponse de l’OTAN à la menace ADM. Les pays de l’Alliance ont investi des ressources considérables dans les capacités d’alerte et de compte rendu, de protection individuelle et de gestion des risques CBRN. La Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN Le bataillon multinational de défense CBRN et l’équipe d’évaluation interarmées constituent désormais la Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN de l’OTAN, appelée à exécuter la gamme complète des missions de défense CBRN. La Force opérationnelle est dirigée par un pays allié, sur la base d’une rotation semestrielle ou annuelle. Normalement, elle opère dans le cadre de la Force de réaction de l’OTAN (NRF), force interarmées multinationale chargée de réagir rapidement aux crises naissantes, au travers de toute la gamme des missions de l’Alliance. Toutefois, s’il y a lieu, la CJ-CBRND-TF peut être appelée à intervenir indépendamment de la NRF pour exécuter d’autres tâches, par exemple pour venir en aide aux autorités civiles des pays membres de l’OTAN. La Force opérationnelle a été déployée afin d’aider les autorités grecques à assurer la sécurité lors des Jeux olympiques et paralympiques d’Athènes, en 2004, et à l’appui des sommets que l’OTAN a tenus à Istanbul et à Riga. Le Centre d’excellence interarmées pour la défense CBRN Le Centre d'excellence interarmées pour la défense CBRN de Vyskov, en République tchèque, a ouvert ses portes en juillet 2007. Il s’agit d’un organisme militaire international parrainé et pourvu en personnel par la République tchèque, la France, l'Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Pologne,, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Ce centre met à la disposition de l’Alliance des spécialistes expérimentés reconnus, notamment à l’appui du processus de transformation de l’OTAN. Il permet d’améliorer l’interopérabilité et les capacités grâce à l’organisation de programmes multinationaux de formation, d’entraînement et d’exercices, à l’élaboration de concepts, de doctrines, de procédures et de normes, et à l’expérimentation et à la validation des concepts. La normalisation, la formation, la recherche et le développement L’OTAN continue d’élaborer et d’améliorer les documents de normalisation nécessaires, de conduire des activités de formation et des exercices, et d’apporter les améliorations capacitaires qui s’imposent dans le domaine de la défense CBRN à travers les activités de nombreux groupes, organes et institutions, parmi lesquels : le Groupe de travail Opérations CBRN  le Groupe de travail Médecine CBRN  le Groupe capacitaire interarmées sur la défense CBRN  le Groupe de travail Formation CBRN  l’Organisation OTAN pour la recherche et la technologie  le Comité politique et des partenariats (qui assume désormais les tâches d'élaboration et de mise en œuvre des activités scientifiques, conduites auparavant sous les auspices du Comité pour la science au service de la paix et de la sécurité). Le désarmement, la maîtrise des armements et la non-prolifération Le désarmement, la maîtrise des armements et la non-prolifération sont des outils essentiels pour ce qui est de prévenir l’utilisation des armes de destruction massive ainsi que la propagation de ces armes et de leurs vecteurs. C'est la raison pour laquelle les Alliés soutiennent sans relâche les nombreux efforts déployés dans les domaines mentionnés ci-dessus, en se fondant toujours sur le principe de la garantie d'une sécurité non diminuée pour tous les pays membres de l'Alliance. Dans le cadre de ce processus, l'accent est mis sur le désarmement, qu'il s'agisse des armements conventionnels ou des armes de destruction massive. Pour ce qui est des premiers, l’OTAN est foncièrement attachée à la maîtrise des armements conventionnels, qui assure prévisibilité et transparence, et constitue un moyen de maintenir les armements au niveau minimum requis pour la sécurité. L'Alliance œuvre au renforcement du régime de maîtrise des armements conventionnels en Europe sur la base de la réciprocité, de la transparence et du consentement du pays hôte. Dans le domaine des armes de destruction massive, suite aux changements intervenus dans l'environnement de sécurité depuis la fin de la Guerre froide, l’OTAN a radicalement réduit le nombre d'armes nucléaires stationnées en Europe de même que la dépendance à l'égard des armes nucléaires dans sa stratégie. Aucun pays de l’Alliance n’a de programme d’armes chimiques ou biologiques. De plus, les Alliés sont déterminés à détruire tous les stocks d'agents chimiques et ils aident ou ont aidé plusieurs pays partenaires à se livrer à cette activité. Les pays membres de l'OTAN sont déterminés à tendre vers un monde plus sûr pour tous et à créer les conditions d'un monde sans armes nucléaires, conformément à l'objectif du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. C’est pourquoi l’Alliance cherche à réunir les conditions pour de nouvelles réductions. Une étape importante vers la réalisation de cet objectif est la mise en œuvre du nouveau Traité START. La dissuasion Dans le concept stratégique de l’OTAN adopté en 2010, la dissuasion, articulée autour d'une combinaison appropriée de capacités nucléaires et conventionnelles, est considérée comme un des éléments centraux de la défense collective, qui contribue de ce fait à la sécurité, indivisible, de l’Alliance. L’OTAN doit être prête à mettre en œuvre toutes les solutions dont elle dispose pour dissuader un agresseur potentiel d’avoir recours aux ADM. La dissuasion est portée par le maintien d’une posture de dissuasion globale crédible ainsi que par une politique déclaratoire qui témoigne, notamment, de la cohésion et de la détermination de l'OTAN. L'Alliance entend réaffirmer et communiquer sa détermination à faire en sorte que tous ceux qui soutiennent ou permettent l’utilisation d’ADM contre les Alliés doivent répondre de leurs actes. La défense antimissile Dans la « Politique OTAN globale, au niveau stratégique, de prévention de la prolifération des ADM et de défense contre les menaces CBRN » adoptée en 2009, les États membres ont reconnu que la prolifération des missiles balistiques constitue une menace croissante pour les forces, le territoire et les populations des pays de l'Alliance. Aussi, lors du sommet de Lisbonne en 2010, l'OTAN a décidé de développer une capacité de défense antimissile. La défense antimissile deviendra partie intégrante de la posture globale de défense de l'Alliance. Il a également été décidé à Lisbonne d'élargir les capacités de commandement, de contrôle et de communication de l'actuel programme OTAN de défense multicouche active contre les missiles balistiques de théâtre (ALTBMD) afin de protéger non seulement les forces déployées par l'OTAN mais aussi les populations, le territoire et les forces des pays européens de l'Alliance. Dans ce contexte, l'approche adaptative phasée des États-Unis pour l'Europe est accueillie favorablement en tant que contribution nationale précieuse à l’architecture de défense antimissile de l'OTAN, et il en est de même d’éventuelles autres contributions volontaires des Alliés. Par la même occasion, l'OTAN cherche activement à coopérer avec la Russie dans le domaine de la défense antimissile. L'Alliance continue d'étudier les possibilités de coopération avec la Russie en matière de défense antimissile dans un esprit de réciprocité, de transparence maximale et de confiance mutuelle. Elle réaffirme être disposée à inviter la Russie à réfléchir ensemble aux possibilités de relier les systèmes de défense antimissile existants ou prévus, en temps opportun, de façon mutuellement bénéfique. Les efforts de l'OTAN en matière de défense antimissile et l'approche adaptative phasée des États-Unis pour l'Europe offrent de plus grandes possibilités d'y parvenir. Le Conseil OTAN-Russie est considéré comme l’enceinte appropriée pour ces activités. L’OTAN est également prête à engager le dialogue avec d'autres pays concernés, au cas par cas, afin de renforcer la transparence et la confiance et d’accroître l’efficacité de la mission de défense antimissile. Les dirigeants des pays de l’OTAN ont déclaré, au sommet de Chicago de 2012, que l’Alliance dispose désormais d’une capacité intérimaire de défense antimissile balistique, ce qui constitue la première étape du développement d’un système de défense antimissile de l’OTAN. L’amélioration de l’état de préparation du secteur civil Les situations d'urgence majeures dans le domaine civil pouvant représenter une menace pour la sécurité et la stabilité, et la gestion des conséquences d'un événement CBRN étant une entreprise difficile, qui peut s’avérer de grande envergure, coûteuse et longue, l'OTAN est prête à mettre ses capacités à la disposition des autorités nationales, si celles-ci lui en font la demande. L'OTAN réexamine et actualise régulièrement son plan d'action en matière de plans civils d'urgence (PCU), qui vise à améliorer la préparation du secteur civil face au risque d'attaques au moyen d'agents CBRN, de façon à tenir compte des directives politiques les plus récentes, à analyser l'évolution des menaces, des risques et des vulnérabilités, à intégrer le développement de technologies, de capacités et de stratégies nouvelles, et à accroître l'ouverture aux partenaires, aux organisations internationales et aux entités civiles, conformément à la directive ministérielle pour les PCU. Le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe, qui est basé au siège de l'OTAN, se tient prêt à servir, sur demande, de centre d'échanges en matière d'assistance mutuelle, et il pourra aussi aider à coordonner la coopération civilo-militaire en cas d'attaque CBRN. L’élaboration d’accords de normalisation par les Alliés L'OTAN continue d'élaborer et de perfectionner les accords de normalisation appelés à régir les opérations alliées menées dans un environnement nucléaire, biologique ou chimique. Ces accords, qui vont des normes de surveillance des maladies aux règles applicables à la limitation des mouvements de troupes, donnent des orientations sur tous les aspects de la préparation face à ces menaces. Associées aux objectifs de forces des pays relatifs au matériel de protection et de détection, ces dispositions assurent l’interopérabilité des forces de l’OTAN. De plus, l’Alliance organise de nombreux exercices d’entraînement et des séminaires de haut niveau, qui ont pour but de tester l'interopérabilité et de préparer les dirigeants et les forces de l’OTAN à mener des opérations dans un environnement CBRN. La coopération avec les partenaires L’Alliance s’emploie activement à renforcer la sécurité internationale en nouant des partenariats avec les pays et les organisations internationales appropriés. Ainsi, les programmes de partenariat de l’OTAN constituent un instrument et un cadre efficaces pour le dialogue, la consultation et la coordination et, de ce fait, contribuent puissamment aux efforts déployés par l’OTAN dans les domaines de la maîtrise des armements, de la non-prolifération et du désarmement. Le Conseil de partenariat euro-atlantique, le Conseil OTAN-Russie, la Commission OTAN-Ukraine et le Dialogue méditerranéen constituent autant d’exemples d’instances de coopération. L’OTAN consulte également les pays de la région du Moyen-Orient élargi qui participent à l’Initiative de coopération d’Istanbul, ainsi que les « partenaires mondiaux » (ces pays, parmi lesquels figurent l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la République de Corée, ont des relations moins formelles avec l’OTAN mais partagent les valeurs de l’Organisation et contribuent aux opérations qu’elle dirige). Le soutien des pays partenaires a accru l'efficacité de l’opération Active Endeavour, l’opération maritime de lutte contre le terrorisme que l’OTAN mène en Méditerranée, et qui apporte une importante contribution aux efforts déployés dans ce domaine. Les activités d’ouverture L'ouverture aux partenaires et aux organisations internationales et régionales aide à établir une perception commune de la menace ADM et encourage la participation aux efforts internationaux de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération ainsi que le respect des obligations souscrites en la matière. Elle permet de renforcer l’action menée à l’échelle mondiale pour se protéger et se défendre contre les menaces CBRN, et d’améliorer les capacités de gestion de crise et de rétablissement de la situation en cas d'utilisation d'ADM contre l'Alliance ou contre ses intérêts. Les activités d'ouverture et de coopération de l'OTAN avec l’ONU, l'Union européenne, d'autres organisations régionales et des initiatives multilatérales qui traitent de la prolifération des ADM sont particulièrement importantes. Une coopération suivie avec des organisations régionales telles que l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) peut contribuer aux efforts visant à inciter les États membres à se conformer aux accords internationaux applicables. Concrètement, l’OTAN organise chaque année une conférence sur la non-prolifération, à laquelle participent un grand nombre de pays non membres de l’Organisation en provenance des cinq continents. La dernière édition, qui s'est tenue en juin 2012 à Budapest sous les auspices du ministère hongrois des Affaires étrangères, a rassemblé plus d’une centaine de hauts responsables des pays de l'OTAN et des pays partenaires, ainsi que des représentants d’organisations internationales et d'institutions universitaires. Cet événement occupe une place unique parmi les activités liées à la non-prolifération menées par les organisations internationales, car il permet de tenir un débat informel sur tous les types de menaces ADM ainsi que sur les réponses politiques et diplomatiques à leur apporter. C’est la Croatie qui organisera la conférence en 2013. L’Alliance participe également à des conférences sur cette question organisées par d'autres instances internationales, parmi lesquelles l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, l’OSCE, Interpol, etc. Bon nombre des activités que mène l’OTAN au titre du Programme pour la science au service de la paix et de la sécurité sont axées sur la dimension civile des technologies nucléaire, chimique et biologique. Les scientifiques des pays de l’OTAN et des pays partenaires se penchent actuellement sur les domaines de recherche susceptibles d’influer sur ces activités, tels que le déclassement et l’élimination des ADM et de leurs composants, la manipulation sans risque des matières, les techniques de mise en œuvre de la maîtrise des armements, ou encore la détection des agents CBRN. La coopération avec la Russie   La coopération OTAN-Russie revêt une importance stratégique, car elle contribue à la création d'un espace commun de paix, de stabilité et de sécurité. La création du Conseil OTAN-Russie (COR) remonte au sommet de Rome, soit à 2002 déjà. Aujourd’hui, il s’agit d’un forum bien établi de dialogue politique en toutes circonstances et sur tous les sujets, y compris ceux sur lesquels il existe des avis divergents. Parmi ces sujets, la non-prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs et la maîtrise des armements – qui ont été désignés dans la « Revue conjointe des défis de sécurité communs du XXIe siècle » comme domaines de coopération pratique – présentent un intérêt particulier pour le Centre OTAN de non-prolifération des ADM. De même, l’OTAN cherche activement à coopérer avec la Russie dans le domaine de la défense antimissile, y compris par la reprise des exercices de défense contre les missiles de théâtre. L’institutionnalisation de la coopération OTAN-Russie est également illustrée par la création, dès 2002, d’un groupe de travail ad hoc du COR sur les questions de prolifération, appelé aujourd’hui Groupe de travail du COR sur la maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération (NRC(ADN)). Cet organe, qui rassemble des représentants des ministères des Affaires étrangères des pays alliés et de la Russie, ainsi que d’autres organismes concernés, a pour fonction d’examiner les tendances et les préoccupations en matière de prolifération et de rechercher les possibilités de coopération. En plus des travaux menés sous les auspices du COR, les Alliés fournissent une aide bilatérale et multilatérale à la Russie en ce qui concerne la destruction des armes et la sécurité des déchets nucléaires et radiologiques. Ces déchets se sont accumulés au cours des années suite aux activités de production d’armes nucléaires, à l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins civiles et militaires, et du fait de la réduction des armes nucléaires. En outre, un Groupe consultatif conjoint OTAN-Russie a été créé en vue d'évaluer les incidences du terrorisme CBRN. À Chicago, en mai 2012, les dirigeants des Alliés ont souligné que la défense antimissile de l’OTAN n'est pas dirigée contre la Russie, et qu’elle n’est pas de nature à porter atteinte à la dissuasion stratégique russe. Dans un esprit de réciprocité, de transparence maximale et de confiance mutuelle, l’Alliance recherchera activement une coopération avec la Russie en matière de défense antimissile. Les organes décisionnels Le Conseil de l’Atlantique Nord, principal organe décisionnel de l’Alliance, décide des grandes orientations relatives au rôle de l’OTAN dans la lutte contre la prolifération des ADM. Le Conseil est épaulé par plusieurs comités et groupes OTAN, qui fournissent des évaluations stratégiques et formulent des avis et des recommandations quant aux grandes orientations à suivre. C’est le Comité sur la prolifération qui est l’organe consultatif de haut niveau chargé de superviser les activités politiques et de défense de l'Alliance dans le domaine de la lutte contre la prolifération. Il rassemble des hauts responsables des pays chargés des questions politiques et de sécurité liées à la non-prolifération, ainsi que des spécialistes des capacités militaires nécessaires pour décourager la prolifération des ADM, pour déjouer les menaces et lutter contre l’utilisation des ADM, ainsi que pour protéger les populations, le territoire et les forces de l’Alliance. Le Comité sur la prolifération est présidé par le Secrétariat international lorsqu'il examine les aspects politico‑militaires de la prolifération, et il est placé sous la direction de coprésidents nationaux lorsqu'il examine des questions liées à la défense. Divers autres organes de l’OTAN aident l’Alliance à réaliser ses objectifs de non‑prolifération : le Comité de la politique et des plans de défense (renforcé) – DPPC(R) –, qui est constitué de représentants venus des capitales des pays alliés (des ministères de la Défense et des Affaires étrangères principalement). Il est présidé par le secrétaire général adjoint pour la politique et les plans de défense. Le DPPC(R) est le forum privilégié pour les consultations de politique et de défense au sein de l’Alliance concernant la défense antimissile ; le Conseil OTAN-Russie (COR), qui sert de cadre pour la consultation, la coopération et la construction du consensus entre l’OTAN et la Russie. Les activités relevant de certains domaines spécifiques sont menées dans le cadre de groupes de travail ad hoc tels que le Groupe de travail du COR sur la maîtrise des armements, le désarmement et la non‑prolifération (NRC(ADN)) et le Groupe de travail du COR sur la défense antimissile (NRC(MD)). Évolution L’utilisation ou la menace d'utilisation d'armes de destruction massive (ADM) a eu des répercussions importantes sur l'environnement de sécurité du XXe siècle, et elle continuera d’influer sur la sécurité internationale dans un avenir prévisible. L'évolution des technologies modernes et les découvertes scientifiques favorisent l’apparition d’armes de plus en plus destructrices. Pendant la Guerre froide , la perspective de représailles massives faisait obstacle à l'utilisation des armes nucléaires. La course aux armements nucléaires s’est ralentie au début des années 70, après que les premiers traités sur la maîtrise des armements eurent été négociés. Dans les années 90 , l’amélioration de l’environnement de sécurité a permis aux États dotés d'armes nucléaires de réduire considérablement leurs stocks. Toutefois, la prolifération des connaissances et des technologies a permis à d’autres pays de fabriquer leurs propres armes nucléaires, ce qui a étendu les risques globaux à de nouvelles parties du monde. Au sommet qui s'est tenu à Washington en avril 1999 , les dirigeants des pays alliés ont lancé une initiative sur les armes de destruction massive, qui avait pour but de s’attaquer aux risques liés à la prolifération de ces armes et de leurs vecteurs. Cette initiative était destinée à favoriser la compréhension des questions relatives aux ADM, à développer des moyens d'y répondre, à améliorer le partage du renseignement et de l’information ainsi que l'état de préparation des forces armées de l’Alliance pour leur permettre de mener des opérations dans un environnement ADM et de faire face aux menaces dans ce domaine. Le Centre ADM a été établi dans la foulée au siège de l’OTAN, à Bruxelles. Au sommet de Prague, en 2002 , les Alliés ont lancé un processus de modernisation visant à ce que l’OTAN soit en mesure de faire face efficacement aux nouveaux défis du XXIe siècle. Ce processus prévoyait la création de la Force de réaction de l'OTAN, la rationalisation de la structure de commandement de l'Alliance ainsi qu'une série de mesures destinées à protéger les forces, la population et le territoire des pays de l'OTAN contre les incidents CBRN. En 2003 , l’OTAN a créé le bataillon multinational de défense CBRN et l’équipe d’évaluation interarmées, qui font partie de la Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN depuis 2007. Au sommet de Riga, en 2006 , les dirigeants des pays alliés ont entériné la directive politique globale (CPG). Cette directive contient une analyse du futur environnement de sécurité ainsi que les orientations fondamentales à suivre dans le cadre de la transformation en cours de l’OTAN. Il y est clairement indiqué que la prolifération des ADM et de leurs vecteurs représente une menace majeure pour la sécurité, ces armes étant particulièrement dangereuses lorsqu'elles sont associées aux menaces liées au terrorisme ou aux États faillis. En juillet 2007 , l’OTAN a ouvert le Centre d'excellence conjoint pour la défense CBRN de Vyskov (République tchèque). En avril 2009, les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN ont entériné la « Politique OTAN globale, au niveau stratégique, de prévention de la prolifération des ADM et de défense contre les menaces CBRN ». Le 31 août 2009, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé de mettre ce document en lecture publique. En novembre 2010, au sommet de Lisbonne , les chefs d’État et de gouvernement ont adopté un nouveau « Concept stratégique pour la défense et la sécurité des membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ». Les dirigeants des pays de l’Alliance sont également convenus, à Lisbonne, de créer un comité qui serait spécifiquement chargé de donner des avis sur la maîtrise des armes de destruction massive et sur le désarmement. Ce comité a entamé ses travaux en mars 2011. En mai 2012, au sommet de Chicago , les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN ont approuvé et rendu publics les résultats de la revue de la posture de dissuasion et de défense. Le document en question réaffirme que « l'OTAN est déterminée à maintenir une combinaison appropriée de capacités nucléaires, conventionnelles et de défense antimissile pour la dissuasion et la défense, afin d'honorer les engagements énoncés dans le concept stratégique ». Il a également été rappelé au sommet de Chicago que « la maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération jouent un rôle important dans la réalisation des objectifs de sécurité de l'Alliance », et les Alliés continueront par conséquent d’appuyer les efforts en ce sens. 
  • Armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines
    Mis à jour le: 20-Feb-2014 11:21 newYTPlayer('BkyP5t1skZg','104935m'); Stepping into a minefield: enemies beneath the ground 13 Nov. 2013 Nouvelles
  • Article 5 (Défense collective)
    Défense collective Le principe de la défense collective est au cœur du traité fondateur de l’OTAN. Il reste unique et immuable, il unit les membres de l'Alliance, ceux-ci s'engageant à se protéger mutuellement, et il instaure un esprit de solidarité au sein de l'Alliance. Ce principe est consacré dans l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, qui stipule que si un pays de l’OTAN est victime d’une attaque armée, chaque membre de l’Alliance considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendra les mesures qu’il jugera nécessaires pour venir en aide au pays allié attaqué. C'est à la suite des attentats terroristes perpétrés contre les États-Unis le 11 septembre 2001 que, pour la première fois de son histoire, l'OTAN a invoqué l'Article 5 du Traité de Washington.
  • Assemblée parlementaire de l'OTAN, L' -
    L'Assemblée parlementaire de l'OTAN L'Assemblée parlementaire de l'OTAN (AP-OTAN) est une organisation interparlementaire réunissant des élus des pays membres de l'Alliance. Elle est chargée de débattre des questions de sécurité qui intéressent l'ensemble de ses membres. Bien que totalement indépendante de l'Organisation, l'Assemblée constitue un lien entre l'OTAN et les parlements de ses pays membres, ce qui contribue à l'édification du consensus parlementaire et public qui doit sous-tendre les politiques alliées. Depuis les années 1980, l'Assemblée parlementaire de l'OTAN a élargi son mandat en faisant participer à ses travaux des parlementaires issus des pays partenaires de l'OTAN en Europe et ailleurs. Promotion de la compréhension mutuelle L'Assemblée a pour principal objectif de favoriser, entre les parlementaires des pays de l'Alliance, une compréhension mutuelle des grands défis de sécurité auxquels le partenariat transatlantique est confronté. Travaux menés avec les parlementaires des pays membres Ces travaux ont pour but : d’encourager le dialogue interparlementaire sur les grandes questions de sécurité ; de sensibiliser les parlementaires aux problèmes de sécurité majeurs et aux grandes politiques de l'Alliance et de les aider à mieux les comprendre ; de donner une idée de l'opinion parlementaire collective à l'OTAN et aux gouvernements de ses pays membres ; d’accroître la transparence des politiques de l'OTAN et de promouvoir la redevabilité collective ; de renforcer le lien transatlantique. En réalisant ses objectifs, l'Assemblée constitue une source centrale d'information et un point de contact pour les parlementaires qui en sont membres et pour leurs parlements nationaux respectifs. Coopération avec les parlementaires des pays partenaires Depuis 1989, l'Assemblée vise également les objectifs suivants : contribuer à l'essor de la démocratie parlementaire dans l'ensemble de la région euro-atlantique en faisant participer à ses travaux des parlementaires de pays non membres ; apporter une aide directe aux parlements des pays qui cherchent activement à devenir membres de l'Alliance ; renforcer la coopération avec les pays qui souhaitent coopérer avec l'OTAN plutôt qu'y adhérer, notamment les pays des régions du Caucase et de la Méditerranée ; œuvrer au développement des mécanismes, pratiques et savoir-faire parlementaires essentiels pour un réel contrôle démocratique des forces armées. Pays membres et pays associés L'AP-OTAN est constituée de 257 délégués issus des 28 pays membres de l'Alliance. Chaque délégation, dont la composition numérique est fonction de la population du pays, reflète les couleurs politiques du parlement national, représentant donc ainsi un large éventail d'opinions politiques. Ces délégués sont désignés par leurs parlements respectifs suivant les procédures nationales. À leurs côtés, les délégués de quatorze pays associés et de quatre pays associés méditerranéens ainsi que des observateurs de sept autres pays participent aux travaux de l'Assemblée. Des assemblées interparlementaires, telles que l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) et l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale, y envoient également des délégations. Le Parlement européen a le droit d'envoyer dix délégués aux sessions de l'Assemblée et peut participer à la plupart des travaux des commissions et sous-commissions. Travaux des commissions La majeure partie du travail mené par l'Assemblée est réalisée par ses cinq commissions et huit sous-commissions, chargées des grandes questions de sécurité et de politique générale auxquelles est confrontée l'Alliance : la gouvernance démocratique, la coopération transatlantique en matière de défense, les capacités futures, les dimensions civile et économique de la sécurité, la science et la technologie, y compris la sécurité énergétique et environnementale, les partenariats et la Méditerranée et le Moyen-Orient. Les sous-commissions se réunissent plusieurs fois par an pour des missions exploratoires dans le but de collecter des informations destinées à leurs rapports et à ceux des commissions. Les rapports des sous-commissions, tout comme ceux produits directement pour les commissions, sont amendés et adoptés par celles-ci dans le cadre d’un vote à la majorité. Chaque année, l'AP-OTAN organise généralement une quarantaine d’activités, dont deux sessions plénières, une réunion de la Commission permanente, trois à quatre séminaires Rose-Roth, deux séminaires méditerranéens, seize réunions de sous-commissions ainsi que diverses autres rencontres. Évolution de l’AP-OTAN L'idée que les parlementaires s'investissent dans les problèmes transatlantiques remonte au début des années 1950 et prend forme, en 1955, avec la création d'une conférence annuelle des parlementaires de l'OTAN. La constitution d'un tel ensemble s'explique par le souhait des législateurs de donner corps au préambule du traité de Washington, qui dispose que l'OTAN est l'expression concrète d'une alliance transatlantique et foncièrement politique de nations démocratiques. Le fondement de la coopération entre l'OTAN et l'AP-OTAN est renforcé en décembre 1967, lorsque le Conseil de l'Atlantique Nord invite le secrétaire général de l'OTAN à étudier les solutions permettant d’intensifier la coopération entre les deux institutions. À l'issue des délibérations, le secrétaire général de l'OTAN, après consultation du Conseil, applique plusieurs mesures destinées à améliorer les relations de travail entre l'OTAN et l'Assemblée. Il est ainsi décidé que le secrétaire général donnera suite à toutes les recommandations et résolutions de l'Assemblée adoptées pendant les sessions plénières. Promouvoir la démocratie parlementaire en Europe centrale et orientale Après la chute du mur de Berlin dans les années 1980, l'AP-OTAN élargit la portée de son mandat et développe des relations étroites avec les responsables politiques de pays de l'Europe centrale et orientale. Les liens ainsi tissés facilitent grandement le dialogue que l'OTAN amorce avec les gouvernements de la région. Le programme Rose-Roth de coopération avec les parlements de pays d'Europe centrale et orientale (PECO) est lancé en 1990 par deux membres du Congrès américain : Charlie Rose, membre de la Chambre et, à l'époque, président de l'Assemblée, et Bill Roth, sénateur. L'initiative Rose-Roth vise, dans un premier temps, à renforcer le développement de la démocratie parlementaire dans les PECO. Approfondir les relations avec la Russie et l'Ukraine À la fin de la Guerre froide, l'AP-OTAN noue des contacts avec la Russie et l'Ukraine. En 1997, les relations avec ces deux pays prennent un nouvel essor avec, en mai, la signature de l'Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et la Fédération de Russie, suivie, en juillet, par la Charte OTAN-Ukraine. Aux termes de ces accords, l'Assemblée doit intensifier son dialogue et sa coopération avec l'Assemblée fédérale de Russie et la Rada ukrainienne. À l'instar de l'OTAN qui crée, en mai 2002, le Conseil OTAN-Russie (COR), étape décisive dans la coopération de l'OTAN avec la Russie, l'Assemblée institue la Commission parlementaire OTAN-Russie permettant ainsi des débats à 27. La commission, qui se réunit deux fois par an pendant les sessions, est devenue le cadre formel des relations parlementaires directes entre l'OTAN et la Russie. En 2002, l'Assemblée décide également de revaloriser la relation spéciale qu'elle entretient avec l'Ukraine en constituant le Conseil interparlementaire Ukraine-OTAN. En 2004, l'Assemblée renforce progressivement sa coopération avec la Verkhovna Rada en participant à la mission internationale d'observation des élections présidentielles jusqu'aux résultats du scrutin. Renforcer la coopération avec les partenaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord L'attention croissante portée à la sécurité de la région méditerranéenne dans les années 1990 débouche, en 1996, sur la création du Groupe spécial Méditerranée de l'Assemblée, enceinte de coopération et de discussion avec les parlements des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MOAN) pour les questions de politique, d'économie, de société et de sécurité. En 2004-2005, l'Assemblée décide de renforcer ses relations avec les parlements de cette région et, à la session de Venise, la Commission permanente instaure le nouveau statut de membre associé méditerranéen, ouvrant ainsi la voie à une coopération accrue avec les parlements du MOAN.
  • Association du Traité de l’Atlantique (ATA) et Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA)
    Association du Traité de l’Atlantique (ATA) et Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA) L’Association du Traité de l’Atlantique (ATA) est une organisation indépendante conçue pour promouvoir les valeurs énoncées dans le Traité de l'Atlantique Nord. Créée le 18 juin 1954 (cinq ans après l’OTAN), l’ATA regroupe des associations nationales distinctes, des organisations bénévoles et des organisations non gouvernementales qui se sont constituées pour défendre les valeurs de l’Alliance. Composée de membres, de membres associés et d’observateurs, l’ATA a pour objectif d’informer le public sur le rôle de l’OTAN dans les domaines de la paix et de la sécurité au niveau international. Pour y parvenir, l’Association organise des conférences et des séminaires internationaux, et est à l’origine de plusieurs initiatives dont le forum sur la sécurité en Europe centrale et en Europe du Sud-Est, le dialogue avec l’Ukraine et les simulations de gestion des crises. En outre, l’ATA participe activement au programme OTAN de partenariat pour la paix et au Dialogue méditerranéen. L’ATA comporte une division « jeunesse », l’Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA), qui a été constituée en 1996. Même si plusieurs membres et membres associés comptaient déjà une division jeunesse avant cette date, la création de l’YATA a permis de les rassembler et de coordonner leurs activités. L’YATA, tout comme l’ATA, a pour but d’informer la jeune génération sur le rôle de l’OTAN en matière de sécurité internationale. Le rôle de l’ATA et de l’YATA ATA L’ATA poursuit plusieurs objectifs, à savoir : défendre les valeurs définies dans le Traité de l’Atlantique Nord, promouvoir la démocratie, et sensibiliser et informer le public en ce qui concerne les activités et les responsabilités de l’OTAN. L’Association s’efforce par ailleurs de promouvoir la solidarité entre les peuples des pays membres de l’Atlantique Nord, des pays qui ont signé le Document cadre du Partenariat pour la paix, de ceux qui participent au Dialogue méditerranéen et de ceux qui sont directement concernés par la sécurité euro-atlantique. L’ATA s’efforce non seulement de promouvoir une solidarité accrue, mais aussi de développer la coopération entre les diverses organisations liées à la sécurité euro‑atlantique comme les associations membres de l'ATA, les gouvernements des pays membres de l’ATA, l'Union européenne, l'OTAN et l'Assemblée parlementaire de l'OTAN. L’ATA mène des recherches sur la politique de la porte ouverte de l'OTAN, c'est-à-dire l'élargissement, et promeut le développement de la société civile dans les régions du Caucase et de la mer Noire. L’ATA encourage les discussions et les débats, le but étant d’assurer une bonne compréhension des questions clés de l’Alliance. L’Association est en outre engagée dans un dialogue avec les pays de la Méditerranée et du Moyen-Orient qui coopèrent avec l’Alliance, et travaille au développement des relations entre des organisations de différents pays en établissant des contacts avec des groupes de la société civile qui appuient les principes de base du Traité de l’Atlantique Nord et en contribuant au développement des relations entre ses membres. YATA L’YATA, la division de l’ATA pour la jeunesse, a été créée en 1996 lors de l’Assemblée générale de l’ATA à Rome. L’YATA travaille en étroite coopération avec l’ATA, soutient ses activités et partage ses objectifs principaux : sensibiliser et informer le public en ce qui concerne les questions de sécurité internationale, soutenir les travaux de recherche sur le rôle de l'OTAN dans le monde, et encourager les jeunes dirigeants à façonner l’avenir de la relation transatlantique en matière de sécurité tout en promouvant son importance. L’YATA s’efforce par ailleurs d’encourager la coopération entre les jeunes des pays membres de l'OTAN et ceux des pays partenaires, et entre diverses organisations internationales afin de susciter un débat sur le rôle des institutions de sécurité. Pour réaliser ses objectifs, l’YATA, bien que faisant officiellement partie de l’ATA, organise aussi des activités distinctes, telles que des séminaires annuels pour la jeunesse (Atlantic Youth Seminars) au Danemark (DAYS), en Lettonie (LAYS) et au Portugal (PAYS), des simulations de gestion des crises et des conférences régionales. L’YATA collabore également avec la Division Diplomatie publique de l’OTAN afin d’organiser des conférences et des séminaires internationaux au cours desquels de jeunes dirigeants des sections nationales ont la possibilité de rencontrer le secrétaire général de l’OTAN et d’autres responsables au sein de l’Alliance pour examiner les questions de sécurité transatlantique et en débattre. Les mécanismes de fonctionnement Structure L’ATA est composée de trois organes principaux : l’Assemblée, le Bureau et le Conseil, ainsi que de l’Association YATA et du Comité de parrainage. Assemblée L’assemblée est l’organe principal de prise de décisions. Elle est constituée des associations ayant le statut de membres, de membres associés et de membres observateurs. À l’exception des membres observateurs, chaque délégué a une voix, et les résolutions sont adoptées à la majorité simple. Outre les délégués, des membres de la presse et du monde universitaire, des responsables gouvernementaux et de l’armée, ainsi que des observateurs internationaux, peuvent assister aux réunions de l’Assemblée générale, qui se tiennent une fois par an. Bureau Le Bureau est constitué du président, des vice-présidents, du secrétaire général, du trésorier, du président de l’YATA et du conseiller juridique. Les membres du Bureau aident à mener à bien les décisions du Conseil et de l’Assemblée, contribuent aux questions de politique et développent les relations avec d’autres groupes, tels que l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Conseil Le Conseil est composé des membres du Bureau et de délégués (trois maximum) envoyés par chaque association ayant le statut de membre, de membre associé et de membre observateur de l'ATA. L’ATA autorise le Conseil à agir en son nom, sur recommandation du Bureau et avec l’approbation de l’Assemblée. Le Conseil tient deux réunions par an, l’une au siège de l’OTAN et l’autre dans le pays où se tient l’Assemblée générale. YATA L’Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA) fait officiellement partie de l’ATA. C’est la division « jeunesse » de l’ATA et, à ce titre, elle a sa propre structure ainsi que ses propres activités et programmes. Comme l’ATA, elle est constituée de membres et de membres associés. Comité de parrainage Ce Comité est composé des anciens présidents de l’ATA et d’autres personnalités qui ont apporté une précieuse contribution à l’Association. Administrateurs Le président de l’ATA est en charge de la politique générale de l'Association, dont il assume également les fonctions de porte-parole. L’Assemblée, avec la contribution du Conseil, élit le président pour une période de trois ans. Le secrétaire général est responsable du fonctionnement normal de l’ATA ; il soutient les buts et les objectifs de l’Association, met en application les décisions de l’Assemblée, du Conseil et du Bureau, et entretient des relations avec diverses autres institutions. L’Assemblée, avec la contribution du Conseil et du Bureau, élit le secrétaire général pour un mandat de trois ans renouvelable. L’Assemblée élit aussi le trésorier, pour un mandat de trois ans renouvelable, celui-ci est chargé des questions financières. Adhésion L’ATA propose trois statuts pour ses adhérents : membre, membre associé et membre observateur. Membres Les associations nationales (pays membres de l’OTAN) peuvent devenir membres de l’ATA et, à ce titre, participer aux réunions du Bureau, du Conseil et de l’Assemblée. Les membres ont en outre le droit de vote. Actuellement, les membres de l’ATA sont : l’Albanie, la Belgique, la Bulgarie, le Canada, la Croatie, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la France, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Islande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la République de Moldova, le Monténégro, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Espagne, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Membres associés Les associations nationales ayant le statut de membres associés sont issues de pays non OTAN qui ont signé un accord de partenariat pour la paix. Les membres associés peuvent participer aux réunions du Bureau, du Conseil et de l'Assemblée. Une association devient automatiquement membre de l’Association lorsque son pays adhère à l’OTAN. Les membres associés ont le droit de vote, comme les membres. Actuellement, les membres associés sont : l’Arménie, l’Autriche, l’Azerbaïdjan, la Finlande, la Géorgie, l’ex-République yougoslave de Macédoine 1 , la Russie, la Serbie, la Suède et l’Ukraine. Membres observateurs Les associations issues de pays non OTAN qui n’ont pas signé d’accord de partenariat pour la paix mais qui participent au Dialogue méditerranéen ou qui sont directement concernés par les questions de sécurité de la zone euro-atlantique peuvent participer aux activités de l’ATA sous le statut de membres observateurs. Elles peuvent alors participer aux réunions du Conseil et de l'Assemblée mais pas à celles du Bureau. En outre, contrairement aux membres et aux membres associés, les membres observateurs n'ont pas le droit de vote. Actuellement, Israël est le seul membre observateur. L’évolution de l’ATA Suite à la création de l’Alliance en 1949, plusieurs organisations distinctes se sont formées dans les pays membres de l’OTAN avec pour objectif d’informer le public sur les activités et sur le rôle de l’OTAN dans les relations internationales. Par la suite, ces organisations ont été regroupées sous l’égide de l’ATA, après que celle-ci a été créée, le 18 juin 1954. Si l’ATA mettait l’accent sur des discussions et des débats publics concernant les activités de l’OTAN durant la Guerre froide, sa sphère d’intérêt s’est élargie après la dissolution de l’Union soviétique et du Pacte de Varsovie. Elle dépasse à présent la région euro-atlantique et inclut l'Europe centrale et l'Europe orientale ainsi que le Caucase et la Méditerranée. Plusieurs initiatives plus récentes de l’ATA comme le Forum sur la sécurité en Europe centrale et en Europe du Sud-Est, le Dialogue avec l’Ukraine et les simulations de gestion des crises illustrent cette nouvelle orientation. Outre sa participation active au programme OTAN de partenariat pour la paix et au Dialogue méditerranéen, l’ATA poursuit ses objectifs en organisant chaque année plusieurs conférences et séminaires internationaux. 1. La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel.
  • Australie, Coopération entre l’OTAN et l’
    Coopération entre l’OTAN et l’Australie Le premier ministre australien, Mme Julia Gillard, et le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen (octobre 2010). Ces dernières années, l’OTAN a établi des relations avec un certain nombre de pays en dehors de la région euro-atlantique. Parmi ces pays, appelés « partenaires mondiaux », figure l’Australie. Sur la base du dialogue et de la coopération qui se sont instaurés depuis 2005, l'OTAN et l'Australie ont exprimé, dans une déclaration politique conjointe faite en juin 2012, leur volonté de renforcer leur coopération. Cette déclaration a été suivie de la signature, en février 2013, d'un programme individuel de partenariat et de coopération. Le concept stratégique adopté en 2010 au sommet de Lisbonne a ouvert la voie à une politique de partenariat plus souple, offrant à tous les partenaires la même base de coopération et de dialogue. La mise en place d'un menu de coopération partenariale unique, ouvert à tous les partenaires de l'OTAN, a permis à l'Australie d'accéder à un large éventail d'activités de coopération avec l'Alliance et de formaliser ses relations avec l'OTAN au travers du développement d'un programme individuel de partenariat et de coopération adapté aux intérêts du pays. L'OTAN et l'Australie ont mis en avant leur intérêt commun à intensifier leur partenariat stratégique. Au-delà de la coopération sur les défis mondiaux, les deux parties sont également convenues de collaborer étroitement sur la gestion de crise et de conflit, les situations post-conflit, la reconstruction, mais aussi l'aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe. Coopération pratique L’Australie apporte une contribution précieuse et importante à la mission de la FIAS dirigée par l’OTAN et visant à stabiliser l’Afghanistan. Avec quelque 1 100 membres de ses forces de défense déployés, l'Australie est l'un des principaux pays non OTAN fournisseurs de troupes à la FIAS. Dans le cadre d'une équipe de reconstruction provinciale (PRT) de la province d’Uruzgan, dans le sud de l’Afghanistan, les forces australiennes assurent la sécurité et mènent des projets de reconstruction et de développement local. Par ailleurs, le groupe d’opérations spéciales de l'Australie appuie directement des éléments de la FIAS dans la province d’Uruzgan. Outre sa contribution aux opérations dirigées par l'OTAN en Afghanistan et dans l'ex-Yougoslavie, l'Australie et l'OTAN ont également collaboré sur plusieurs projets. En 2010, l'Australie a contribué à un fonds d'affectation spéciale pour l'élimination des munitions explosives non explosées à Saloglu, en Azerbaïdjan. L'Australie est également le principal contributeur au fonds d'affectation spéciale consacré à l'Armée nationale afghane, auquel elle s'est engagée à verser 150 millions d'euros. Par ailleurs, la marine australienne coopère actuellement avec la force opérationnelle de l'OTAN chargée de la lutte contre la piraterie, pour combattre ce fléau au large des côtes somaliennes dans le cadre de l'opération Ocean Shield. Dialogue et consultation Pour faciliter la coopération, l’Australie a chargé son ambassadeur à Bruxelles de la représenter auprès de l’OTAN. Elle a aussi nommé un attaché de défense à Bruxelles et un représentant militaire auprès de l’OTAN. L’OTAN et l’Australie ont en outre conclu un accord sur la protection des informations classifiées. La coopération s’appuie également sur un dialogue politique régulier de haut niveau. En 2005, le secrétaire général de l’OTAN de l’époque a effectué une visite en Australie. Ensuite, l’ancien ministre australien des Affaires étrangères, M. Alexander Downer, a pris la parole devant le Conseil de l'Atlantique Nord en 2005 et en 2006. Son successeur, M. Stephen Smith, a rencontré plusieurs fois le secrétaire général de l’OTAN, et il l’a également rencontré par la suite en sa qualité de ministre de la Défense. Il a pris la parole devant le Conseil de l'Atlantique Nord en décembre 2008. L’ex-premier ministre, M. Kevin Rudd, a quant à lui participé au sommet de l’OTAN à Bucarest, en avril 2008. En tant que ministre des Affaires étrangères, il a effectué plusieurs visites au siège de l’OTAN et a pris la parole devant le Conseil de l'Atlantique Nord en janvier 2012. Son successeur au poste de ministre des Affaires étrangères, M. Bob Carr, a rencontré le secrétaire général pour la première fois en avril de la même année. L’actuel premier ministre, Mme Julia Gillard, a effectué sa première visite à l’OTAN en octobre 2010 pour s’entretenir avec le secrétaire général, M. Anders Fogh Rasmussen, de l’action de la FIAS en Afghanistan. Elle a en outre participé, avec le ministre de la Défense, M. Stephen Smith, au sommet de Lisbonne, en novembre 2010. Tous deux étaient également présents au sommet de Chicago en mai 2012. Le secrétaire général de l'OTAN s'est rendu en Australie en juin 2012 pour remercier le pays de son soutien à l'opération et pour discuter de la manière de renforcer encore ce partenariat de sécurité. Vidéo Australian Prime Minister Tony Abbott announces key milestone in Afghanistan 29 Oct. 2013 newYTPlayer('MReS6DMZ59A','77473',530,300); At a ceremony in Uruzgan Province in Afghanistan, Australian Prime Minister Tony Abbott announced the closure of the Australian-lead Provincial Reconstruction Team or PRT in Uruzgan, marking an important milestone in the Australian mission in Afghanistan. Australian Prime Minister Tony Abbott announces key milestone in Afghanistan 29 Oct. 2013 At a ceremony in Uruzgan Province in Afghanistan, Australian Prime Minister Tony Abbott announced the closure of the Australian-lead Provincial Reconstruction Team or PRT in Uruzgan, marking an important milestone in the Australian mission in Afghanistan. Building Afghanistan`s Future Generation 26 Feb. 2013 For Afghan kids living in Uruzgan this Australian-led trade school will help give them the skills to rebuild their nation. Students at the school are keen to use their new-found trade skills to help other people in the community and Afghanistan as a whole Aussie Team Plays Afghan Rules 21 Feb. 2013 The Australian and American Commanders at Task Force Uruzgan say the Afghan Army must build upon on its own sustainable procedures and draw from the knowledge of Afghan commanders. It should not try to be a mirror of the coalition. NATO and Australia – Partners in Security 13 Jun. 2012 Speech by NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen at the National Press Club, Canberra, Australia Visiting a valued partner 13 Jun. 2012 Blog by NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen Afghan students learn skills for life in Uruzgan 20 Dec. 2011 Afghan boys learn the basics of plumbing, carpentry and painting at the Trade Training school in Tarin Kowt, capital of Uruzgan Province. The school is backed by the Provincial Reconstruction Team in Uruzgan and run by the Australian Defense Forces. Mentoring Afghan Logistics Specialists 06 Dec. 2011 ISAF Mentoring team (Slovaks, Australians, US) trains Afghans in Combat Service Support Battalion (Logistics). Train Medics, Mechanics, Transport and Communication Teams in Tarin Kowt, Uruzgan Press point with the NATO Secretary General and the Prime Minister of Australia 04 Oct. 2010 On 4th October 2010 NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen welcomed in the Alliance HQ in Brussels the Prime Minister of Australia Julia Gillard. Australians bring winter sun 07 Jan. 2010 Australian forces are making the harsh Afghan winters a bit more bearable for orphans in Kabul. Australian soldiers in Sorkh Mugarb 26 Jun. 2009 Sorkh Mugarb is undergoing a complete renovation by Australian ISAF forces. The town, in Uruzgan province, has just had a new bazaar built. Teaching the trade in Uruzgan 24 Jun. 2009 Australian soldiers run a trade training school in Tarin Kowt, to teach local Afghans craft skills. Intelligent Officers 27 May. 2009 This story looks at how Australian mentors are helping Afghan officers improve their intelligence-gathering skills. Mentoring the Men 26 May. 2009 This story looks at the challenges and progress for an Australian Operational Mentoring Liaison Team (OMLT) working with the Afghan National Army (ANA). A New Force 25 Aug. 2009 This story looks at the overall work of the new Mentoring and Reconstruction Task Force (MRTF), provided by the Australian contingent in Afghanistan. Money in the Bank 25 May. 2009 In Afghanistan, the Australians have developed a new payment system for Afghan soldiers, ensuring they have money in the bank.
  • Autriche, Les relations entre l'OTAN et l’-
    Les relations entre l’OTAN et l’Autriche Les relations entre l'OTAN et l’Autriche évoluent dans le cadre du Partenariat pour la paix, auquel l’Autriche a adhéré en 1995. L’Autriche et l’Alliance collaborent activement dans le cadre d’opérations de soutien de la paix, et elles ont établi une coopération pratique dans toute une série de domaines, comme le prévoit le programme de partenariat individuel (IPP) de l'Autriche. L'OTAN attache beaucoup d’importance à ses relations avec l’Autriche, considérée par les Alliés comme un partenaire et contributeur efficace et proactif en matière de sécurité internationale, partageant avec eux des valeurs fondamentales, telles que la promotion de la sécurité internationale, de la démocratie et des droits de l'homme. Ainsi, l’Autriche choisit des domaines de coopération pratique avec l’OTAN qui répondent à des objectifs communs. Le soutien de l’Autriche aux opérations dirigées par l’OTAN représente un important domaine de coopération. L’Autriche a participé, aux côtés des Alliés, à des opérations de sécurité et de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine, et actuellement elle a du personnel déployé en Afghanistan et au Kosovo. Cadre de la coopération L’OTAN et l’Autriche fixent en détail les domaines de coopération et le calendrier correspondant dans le programme de partenariat individuel, approuvé conjointement pour une période de deux ans. Parmi les principaux domaines de coopération figurent la sécurité et le maintien de la paix, l'aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe, ainsi que les opérations de recherche et de sauvetage. L’Autriche gère le Centre de préparation aux opérations, qui est un centre de formation et d’entraînement du PPP. Elle dirige également les activités du groupe de travail régional des Balkans, qui fait partie du Groupement PPP d’institutions d’études de défense et de sécurité dans le cadre du PPP (association œuvrant sur une base volontaire « dans l’esprit du PPP » et subventionnée par l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse et les États-Unis). Domaines clés de la coopération Coopération dans le domaine de la sécurité En 1996, l’Autriche a déployé des forces aux côtés de celles des Alliés pour assurer la mise en application de l’Accord de paix de Dayton en Bosnie-Herzégovine. Elle a fourni un bataillon aux forces de maintien de la paix dirigées par l’OTAN, présentes dans ce pays jusqu’en 2001. Elle fournit actuellement une compagnie mécanisée et des unités de soutien (soit plus de 400 hommes) à la force de maintien de la paix au Kosovo (KFOR) dirigée par l’OTAN. L’Autriche a pris le commandement de la Force opérationnelle multinationale – Sud de la KFOR (MNTF-S) début 2008. En Afghanistan, des forces autrichiennes ont rejoint la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en 2002, lui apportant expertise et soutien logistique. Tout au long de l’année 2005, l’Autriche a déployé des troupes à l’appui de l’équipe de reconstruction provinciale (PRT) dirigée par l'Allemagne dans la province de Kunduz, afin d'assurer la sécurité pour les élections législatives afghanes. L’Autriche a également mis un certain nombre d’unités à disposition pour d'éventuelles opérations PPP. Chacun de ces déploiements est soumis à l'autorisation du Conseil des ministres autrichien et à l’approbation de la Commission centrale du Parlement autrichien. Réforme du secteur de la défense et de la sécurité La participation à des opérations de maintien et de soutien de la paix aux côtés des Alliés permet à l’Autriche de consolider son propre processus de transformation militaire. Le processus de planification et d’examen (PARP) du PPP oriente et renforce les activités de planification de l’Autriche. Au travers du PARP, l’Autriche a déclaré un nombre croissant de forces et de capacités susceptibles d’être mises à disposition pour des opérations dirigées par l'OTAN. Sa capacité à participer à des opérations de soutien de la paix est encore renforcée par son adhésion au concept de capacités opérationnelles (OCC). Les Alliés et les autres Partenaires bénéficient également de l’expertise autrichienne. Le pays contribue au programme OTAN de soutien aux réformes du secteur de la sécurité, plus particulièrement dans la région des Balkans. L’Autriche a contribué à des projets relevant de fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP dans d’autres pays partenaires. Enfin, à l’instar de pays alliés et partenaires, elle a alimenté des fonds de contributions volontaires pour la destruction de mines et/ou de munitions en Albanie, au Kazakhstan, au Monténégro, en Serbie et en Ukraine. Plans civils d’urgence Les plans civils d'urgence constituent un domaine de coopération très important. L’objectif est que l’Autriche puisse coopérer avec les pays membres de l’OTAN, afin qu’ensemble ils puissent s’apporter un soutien mutuel pour faire face aux conséquences d’accidents majeurs ou de catastrophes dans la région euro-atlantique. Il pourrait notamment s’agir de gérer les conséquences d'incidents impliquant des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires, ou de mener des opérations d’aide humanitaire en cas de catastrophe. Science et environnement Dans le cadre du programme « La science au service de la paix et de la sécurité (SPS) » de l’OTAN, des scientifiques autrichiens ont participé à de nombreux ateliers et séminaires de recherche avancée sur des sujets variés, soit plus de vingt activités depuis 2005. Parmi les sujets abordés, on citera notamment l’état de préparation face au bioterrorisme, l’amélioration de l’état de préparation face aux pandémies de grippe et les nouvelles menaces biologiques. Information du public Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle de point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion de l’information quant au rôle et aux politiques de l’Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN en Autriche est celle de la Croatie. Évolution des relations L’Autriche a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP) en 1995, afin de coopérer avec les Alliés dans des domaines où les objectifs des deux parties convergent. Elle participe au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP depuis 1996, afin de promouvoir l’interopérabilité avec les forces de l’OTAN dans les opérations de maintien de la paix. Depuis son adhésion au PPP, l’Autriche joue un rôle actif au sein du Partenariat. Elle met ses compétences à la disposition des autres pays partenaires et des pays alliés, notamment dans les domaines du maintien de la paix, des plans civils d’urgence et de la coopération civilo-militaire. Les grandes étapes 1995 L’Autriche signe le Document-cadre du Partenariat pour la paix. 1996 L’Autriche adhère au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP. 1996 L'Autriche déploie des troupes dans le cadre de la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN en Bosnie-Herzégovine. 1997 L’Autriche ouvre une mission diplomatique au siège de l’OTAN. 1999 Des forces autrichiennes participent à la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo (KFOR). 2002 Des troupes autrichiennes intègrent la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, afin de contribuer à assurer la sécurité pour les élections législatives. 2005 L'Autriche augmente le nombre d’unités déclarées pour des missions OTAN/PPP. Par la suite, elles constitueront une brigade cadre. 2008 L'Autriche prend le commandement de la Force opérationnelle multinationale – Sud de la KFOR (MNTF-S).
  • AWACS : les yeux de l'OTAN dans le ciel
    AWACS : les yeux de l'OTAN dans le ciel L'OTAN exploite une flotte de Boeing E-3A Sentry dotés d’un système aéroporté de détection et de contrôle (AWACS) qui apporte à l'Alliance une capacité aéroportée immédiatement disponible de commandement et de contrôle (C2), de surveillance aérienne et maritime, et de gestion de l'espace de bataille. La base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen (Allemagne) abrite 17 E-3A. L’E-3A de l’OTAN est un Boeing 707 modifié et équipé de capteurs passifs et d’un radar à longue portée capables de détecter des contacts aériens et au sol sur de longues distances. Les données de poursuite issues de l'extraction des plots peuvent être transmises directement de l'avion aux autres utilisateurs, qu’ils se trouvent à terre, en mer ou dans les airs. La Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (Force NAEW&C) est l’un des rares moyens militaires appartenant effectivement à l'OTAN et exploités par elle. Ce projet en collaboration – le plus important de l'Alliance – témoigne de ce que des membres de l'OTAN, en l'occurrence 17 pays, peuvent réaliser en mutualisant leurs ressources et en travaillant ensemble dans un cadre réellement multinational. Rôle et responsabilités La Force NAEW&C a, au sein de l’Alliance, un rôle unique et précieux ; en effet, elle mène un large éventail de missions, qu’il s’agisse de police de l'air, de lutte contre le terrorisme, de gestion des conséquences, d’opérations d'évacuation des non-combattants, d’embargo, d’entrée initiale, d’opérations de réponse aux crises ou d’opérations de forces d’avertissement. Ces dernières années, la Force a été de plus en plus souvent déployée pour de nombreuses missions tactiques complexes et exigeantes, notamment pour les missions suivantes : soutien des opérations maritimes appui aérien rapproché gestion de l'espace aérien recherche et sauvetage au combat (RESCO) secours aux victimes de catastrophes lutte contre la piraterie. Un outil déterminant pour la gestion de crise Depuis 1982, année qui a marqué le début de ses opérations, la Force NAEW&C n’a cessé de démontrer qu’elle constitue un outil précieux pour la gestion de crise et les opérations de soutien de la paix. À la suite de l'invasion du Koweït par l'Iraq en 1990, des avions de la composante E-3A de l'OTAN (rattachés à la base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen) ont été déployés dans l'est de la Turquie afin de contribuer au renforcement du flanc sud de l'Alliance pendant la guerre. Le but de l'opération Anchor Guard était, entre autres, d’assurer la surveillance du trafic aérien et maritime en Méditerranée orientale et la surveillance aérienne le long de la frontière entre l'Iraq et la Turquie. Cette mission a été menée d'août 1990 à mars 1991. Pendant la majeure partie des années 1990, les flottes AEW&C de l'OTAN et du Royaume-Uni ont effectué de très nombreux vols dans les Balkans, dans le cadre des opérations Deliberate Force et Allied Force, pour appuyer la mise en œuvre des résolutions de l’ONU ainsi que les missions menées par l'Alliance en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Des AWACS de l'armée de l'air française et de l’armée de l’air des États-Unis ont également contribué à réaliser les objectifs assignés dans le cadre de ces missions. Début 2001, la Force a également soutenu le déploiement défensif de l'OTAN dans le sud-est de la Turquie au cours de l'opération Display Deterrence. Au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, des avions E-3A de l'OTAN ont été déployés au-dessus du territoire des États-Unis, dans le cadre de l'opération Eagle Assist, afin de contribuer à la défense de l'Amérique du Nord contre toute nouvelle attaque. Cette opération a fait date dans l'histoire de l'Alliance car elle marquait le premier déploiement de moyens de l'OTAN en soutien de la défense de l'un des États membres. Depuis 2007, la Force NAEW&C apporte un soutien précieux aux activités de lutte contre le terrorisme en Méditerranée, dans le cadre de l'opération Active Endeavour, et elle a apporté son concours lors de nombreux autres événements à haute visibilité. Depuis janvier 2011, un appareil de la base aérienne de l'OTAN à Geilenkirchen a été déployé en Afghanistan pour apporter un soutien au commandant de la FIAS en assurant la surveillance aérienne dans le cadre de l'opération Afghan Assist. Pendant l’opération Unified Protector, la Force NAEW&C a également eu une fonction cruciale : assurer le commandement et le contrôle de tous les moyens aériens de l’Alliance en opération au-dessus de la Libye. Sa mission consistait, entre autres, à donner des ordres tactiques en temps réel et à attribuer des tâches aux avions de chasse, aux avions de surveillance et de reconnaissance, aux avions de ravitaillement en vol ou aux véhicules aériens sans pilote (UAV) de l'OTAN. Les E-3A de l’OTAN ont également apporté un soutien aux navires et aux sous-marins de l'Alliance chargés de faire respecter l'embargo maritime sur les armes décrété à l'encontre de la Libye, en offrant une capacité de surveillance maritime aérienne. Protection des populations des pays membres de l'OTAN Depuis les attentats du 11-Septembre, les gouvernements des pays alliés peuvent demander à bénéficier de la capacité de surveillance et de contrôle aériens offerte par la Force NAEW&C afin de mieux sécuriser les grands rassemblements publics. Ce fut le cas pour des événements très médiatiques comme les Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes, la Coupe du monde de football de 2006, le Championnat d'Europe de football de 2012 en Pologne, ainsi que lors de grands rendez-vous internationaux, comme la cérémonie de remise des prix Nobel en 2010. En outre, les flottes NAEW&C assurent aussi un soutien aérien lors des réunions des chefs d'État de l’Alliance, des réunions gouvernementales et non gouvernementales, et des sommets de l’OTAN. Fonctionnement La principale caractéristique de l'Organisation de gestion du programme du système aéroporté de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (NAPMO) est son caractère multinational. Actuellement, les 16 pays membres à part entière sont les suivants : Belgique, République tchèque, Danemark, Allemagne, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Espagne, Turquie et États-Unis. La participation du Royaume-Uni en tant que membre de la NAPMO est limitée, mais sa flotte d'E-3D fait partie intégrante de la Force NAEW&C. La France a un rôle d'observateur et maintient une coordination permanente afin de s'assurer que sa flotte d'E-3F reste interopérable avec les autres flottes d'E-3. De plus, elle participe souvent à des opérations coordonnées avec la Force NAEW&C. Le QG du Commandement de la Force NAEW&C, coïmplanté avec le Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) à Mons (Belgique), assure le contrôle opérationnel de la Force, qui comprend deux composantes opérationnelles : la composante E-3A, rattachée à la base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen, qui exploite les 17 E-3A appartenant à l'OTAN, et dont les escadrons se composent d'équipages internationaux intégrés provenant de 16  pays ; la composante E-3D, rattachée à la base de la RAF de Waddington, dans le Lincolnshire (Royaume-Uni), qui exploite six Boeing E-3D, et dont l'effectif se compose exclusivement de personnel de la RAF. La Force dispose également de trois bases d'opérations avancées, à Konya (Turquie), à Aktion (Grèce) et à Trapani (Italie), et d’un emplacement d'opérations avancé, à Oerland (Norvège). La gestion quotidienne du programme AWACS est assurée, au nom des pays de la NAPMO, par l'Agence de gestion du programme NAEW&C (NAPMA), établie à Brunssum (Pays-Bas). Le personnel de l'Agence se compose d'officiers détachés et d'administrateurs civils provenant des pays participants. Comment fonctionne la Force NAEW Tous les avions AWACS sont similaires, mais ils présentent de légères différences car ils font continuellement l’objet de modernisations. L'équipage standard d'un E-3A modifié suivant les spécifications du programme OTAN de modernisation à mi-vie (NMT) compte 16 personnes, alors que celui d’un E-3D d'origine en compte 18. Quelle que soit la version, l'équipage navigant et l'équipage de mission sont constitués de femmes et d'hommes très bien entraînés dont les compétences couvrent tous les domaines des opérations de vol, notamment la gestion de l'espace de bataille, la conduite de tir, la surveillance, la gestion des liaisons de données et les aspects techniques des télécommunications, des systèmes de données et des radars de mission. Dans des conditions normales, cet avion peut voler pendant 11 heures (et davantage avec un ravitaillement en vol) à une altitude de 30 000 pieds (9 150 mètres). Les capteurs actifs de surveillance sont logés dans le rotodôme, qui donne aux E-3A de l'OTAN leur aspect si reconnaissable. Cette structure effectue une rotation complète toutes les dix secondes, ce qui confère à ces E-3A une couverture radar à 360 degrés leur permettant de détecter des aéronefs distants de plus de 215 milles marins (400 km). Un avion volant à une altitude de 30 000 pieds peut assurer la surveillance d'une zone d’environ 312 000 km², et trois avions dont les orbites coordonnées se chevauchent peuvent couvrir l'Europe centrale dans son intégralité. L’E-3A peut identifier et poursuivre des aéronefs potentiellement hostiles opérant à basse altitude et assurer le contrôle pour les avions de chasse alliés. Il peut identifier et poursuivre simultanément des contacts maritimes, et contribuer à assurer la coordination des forces de surface de l'Alliance. Évolution Dans les années 1960, il est apparu clairement que, même en volant à très haute altitude, les avions militaires ne pouvaient plus échapper aux missiles sol-air. Pour survivre dans un environnement de défense aérienne de plus en plus létal, ces avions ont été contraints de voler pratiquement au ras des arbres. Dans les années 1970, le besoin de détecter les avions de combat très rapides, dotés d'une capacité de pénétration à basse altitude, a conduit à compléter le réseau de radars terrestres de l'OTAN par des moyens nouveaux et efficaces. Les autorités militaires de l'OTAN ont déterminé qu'une capacité de détection lointaine aéroportée permettrait de relever ce défi. Pour satisfaire au besoin opérationnel établi, le système de détection lointaine aéroportée de l'OTAN devait être capable de détecter de loin des avions intrus très rapides à faible surface équivalente radar. Compte tenu des régions dans lesquelles l'appareil serait utilisé, le système devait également être capable de détecter des cibles maritimes de surface. Aux yeux des planificateurs OTAN, la mobilité et la souplesse inhérentes au système, surtout pour la fonction « contrôle », prédisposaient également celui-ci à doter les commandants des forces aériennes, maritimes et terrestres d'une capacité de commandement et de contrôle (C2) renforcée. La création d'une Force NAEW visait donc à apporter une contribution significative au dispositif de dissuasion de l'Alliance. En décembre 1978, le Comité des plans de défense de l'OTAN a approuvé l'acquisition commune de 18 appareils basés sur le système aéroporté de détection et de contrôle (AWACS) de l'US Air Force, destinés à être exploités en tant que système aérien de détection lointaine et de contrôle appartenant à l'Alliance. Outre les 18 E-3A livrés entre février 1982 et mai 1985, le programme NAEW&C prévoyait la modernisation de 40 stations de l'infrastructure électronique de la défense aérienne de l'OTAN (NADGE), et l'établissement d'une base d'opérations principale à Geilenkirchen (Allemagne) ainsi que de trois bases d'opérations avancées et d'un emplacement d'opérations avancé. Transformation Initialement conçu comme une plate-forme radar aérienne, l'E-3A a constamment évolué afin de s'adapter aux réalités des mutations géopolitiques et de la nouvelle mission de l'OTAN au cours des trente dernières années. En mettant l'accent sur l'aspect contrôle de l'AEW&C, l'E-3A est devenu une composante essentielle de la gestion du combat aérien, et il conserve toute sa pertinence opérationnelle à travers les programmes de modernisation successifs qui intègrent les derniers développements en matière d'ingénierie et de fabrication. Dans le cadre du programme d'acquisition NAEW&C initial, et ensuite du programme à court terme, puis du programme à moyen terme, les pays membres de la NAPMO ont, ensemble, dépensé/engagé pour les acquisitions et le suivi logistique, plus de 6,8 milliards de dollars – ce qui est prohibitif pour un seul pays, mais réalisable avec la contribution collective des pays de la NAPMO. Aujourd'hui, l'OTAN va de l'avant avec une méthode nouvelle, plus performante, de planification et de conduite des opérations. Pour soutenir le processus dynamique de transformation de l'OTAN, la NAPMO est déterminée à adopter de nouvelles approches et à entrer dans des programmes en coopération pour accélérer la mise en service de capacités opérationnelles en réponse aux besoins émergents, à un coût tenant compte des réalités économiques d'aujourd'hui. Dans cette optique, des efforts ont été entrepris pour la phase suivante des améliorations à apporter à la Force NAEW&C, devant permettre à celle-ci de remplir sa mission opérationnelle pour longtemps encore. Les projets de modernisation, qui doivent être menés à bien d'ici à 2018, visent principalement à améliorer le système d'identification (mode 5/mode S amélioré), et à remplacer l'instrumentation analogique par des instruments numériques (modernisation du cockpit – CNS/ATM). Des études sont également menées afin que les communications IP soient prises en charge. Keeping an eye on the ball 09 Jun. 2012 newYTPlayer('cQgQZPN_p4g','87092',530,300); NATO’s “Eye in the Sky” or Airborne Warning & Control System (AWACS) plays an important role in the security of the Euro 2012 Football Tournament over the next three weeks. Keeping an eye on the ball 09 Jun. 2012 NATO’s “Eye in the Sky” or Airborne Warning & Control System (AWACS) plays an important role in the security of the Euro 2012 Football Tournament over the next three weeks. Extending Air Surveillance in Mediterranean 14 Mar. 2011 AWACS crews are taking off from Germany to join in Sicily their colleauges in charge of surveillance for Operation Active Endeavour. NAC extended the air surveillance to 24/7. AWACS E-3A Component 02 Apr. 2007 AWACS E-3A Component, Geilenkirchen AB, Germany
  • Azerbaïdjan, Les relations entre l’OTAN et l’-
    Mis à jour le: 13-Feb-2013 10:34 newYTPlayer('5MlneMakw80','82146m'); NATO Secretary General with President of Azerbaijan - Joint Press Point, 15 January 2014 15 Jan. 2014 A strong security cooperation with Azerbaijan 07 Sep. 2012 Press point by the NATO Secretary General in Azerbaijan 07 Sep. 2012 NATO Secretary General and the President of Azerbaijan: Joint Press Point 15 Feb. 2012 Oslo Seminar - Interview with Araz Azimoz, Deputy Foreign Minister of Azerbaijan 14 Jan. 2010 Nouvelles