NATO - North Atlantic Treaty Organization

  • ACO (Commandement allié Opérations)
    Mis à jour le: 15-Apr-2014 13:31 Nouvelles
  • Active Endeavour, Opération -
    Opération Active Endeavour Dans le cadre de l’opération Active Endeavour, des navires de l’OTAN effectuent des missions de patrouille en Méditerranée où ils surveillent le trafic maritime afin de détecter et de décourager les activités terroristes, et d’assurer une protection contre ces activités. Cette opération, qui s’inscrit dans le droit fil de la réaction immédiate de l'OTAN aux attentats terroristes perpétrés le 11 septembre 2001 contre les États-Unis, est prolongée en raison de son succès. L'Alliance ayant précisé son rôle dans la lutte contre le terrorisme au cours des années suivantes, le mandat de l'opération a été régulièrement réexaminé et élargi. Grâce à l’expérience acquise dans le cadre de l'opération Active Endeavour, l’Alliance a atteint un niveau inégalé de savoir-faire dans la dissuasion d'activités de terrorisme maritime en Méditerranée. Ces compétences peuvent s’appliquer dans le cadre d’autres activités internationales générales de lutte contre le terrorisme – et en particulier de lutte contre la prolifération et le trafic d'armes de destruction massive – ainsi que dans le cadre d’une coopération renforcée avec des pays non membres de l’OTAN et des organismes civils. Objectif de l’opération et missions en cours L’opération Active Endeavour est la seule opération antiterroriste de l’OTAN relevant de l’article 5 qui a été lancée immédiatement après les attentats du 11-Septembre pour soutenir les États-Unis. Elle vise donc un double objectif : démontrer la solidarité de l’OTAN et sa détermination à lutter contre le terrorisme, et contribuer à détecter et à décourager les activités terroristes en Méditerranée. Les forces de l’OTAN ont ainsi interpellé plus de 100 000 navires marchands, et visité quelque 155 bâtiments suspects. La présence de l’OTAN en Méditerranée de l’Alliance dans le cadre de ces opérations maritimes de lutte contre les activités terroristes et la sensation accrue de sécurité que cette présence induit, ont profité à l’ensemble du trafic maritime dans le détroit de Gibraltar. L’OTAN contribue à assurer la sécurité des mers, à protéger le trafic maritime et à contrôler les navires suspects. Cette opération permet en outre à l’OTAN de renforcer ses relations avec les pays partenaires, en particulier avec ceux qui participent au Dialogue méditerranéen. Assurer la sécurité des mers et protéger le trafic maritime Il est essentiel pour la sécurité de l’OTAN de maintenir ouvertes les routes maritimes commerciales très fréquentées de la Méditerranée et de les protéger. Rien qu’en termes d’énergie, quelque 65% du pétrole et du gaz naturel consommés en Europe occidentale transitent chaque année par la Méditerranée, et d'importants pipelines relient la Libye à l'Italie et le Maroc à l'Espagne. C'est pourquoi les navires de l'OTAN procèdent, de manière systématique, à des reconnaissances préalables des routes maritimes dans les goulets d'étranglement ainsi que dans les passages et les ports importants de l'ensemble du bassin méditerranéen. Poursuivre et contrôler les navires suspects Depuis avril 2003, l’OTAN visite systématiquement les navires suspects. Ces visites coopératives se déroulent avec l’accord du commandant de bord et de l’État du pavillon, et sont conformes au droit international. Concrètement, les navires marchands traversant la Méditerranée orientale peuvent être interpellés par des unités navales de l’OTAN qui patrouillent dans ces eaux, et invités à préciser leur identité et leur activité. Les informations obtenues sont ensuite transmises à la fois au Commandant de composante maritime alliée de Naples (Italie), et au Centre OTAN pour la navigation commerciale, à Northwood (Royaume-Uni). Si le moindre élément semble inhabituel ou suspect, des équipes de 15 à 20 personnes montent à bord pour vérifier les documents et la cargaison. Sinon, les personnels OTAN peuvent aussi communiquer ces informations aux autorités de police compétentes à l’escale suivante du navire. Le navire suspect est alors suivi jusqu’à ce qu’une autorité appropriée prenne les mesures nécessaires, ou jusqu’à ce qu’il entre dans les eaux territoriales d’un pays. Avantages inattendus Bien que son mandat soit limité à la dissuasion et à la détection des activités en rapport avec le terrorisme, l'opération Active Endeavour a eu un effet tangible sur la sécurité et la stabilité en Méditerranée, ce qui s'est avéré bénéfique pour les activités commerciales et économiques. Les navires et les hélicoptères de l’OTAN sont également intervenus à plusieurs reprises pour porter secours à des civils bloqués sur des plates-formes pétrolières ou des navires en perdition. C'est ainsi qu’en décembre 2001, 84 ouvriers ont été évacués d'une plate‑forme en proie à des vents violents et à une mer démontée. En janvier 2002, des femmes et des enfants ont été hélitreuillés d'un navire en détresse qui transportait quelque 250 réfugiés, le personnel de l'OTAN prêtant également main forte pour réparer la coque endommagée. L'opération Active Endeavour a servi de cadre au volet maritime de l’aide fournie par l’OTAN au gouvernement grec à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques qui se sont tenus en août et septembre 2004. Des unités de surface des Forces navales permanentes, soutenues par des avions de patrouille maritime et des sous‑marins, ont ainsi assuré, dans le cadre de la force opérationnelle Endeavour, des opérations de surveillance et une présence, et elles ont effectué des visites coopératives de navires dans les eaux internationales autour de la péninsule grecque, en coordination avec la Marine et les garde-côtes grecs. Coopération plus étroite avec les pays partenaires La présence accrue de l'OTAN en Méditerranée a également renforcé le programme de coopération en matière de sécurité associant l'Alliance et sept pays de la région méditerranéenne au sens large – Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Maroc, Mauritanie et Tunisie. Ce programme, créé en 1995 et baptisé Dialogue méditerranéen, a pour vocation de contribuer à la sécurité et à la stabilité régionales et de permettre à l’OTAN et à ses partenaires de mieux se comprendre. Préoccupés eux aussi par la menace terroriste, les pays participant au Dialogue méditerranéen coopèrent déjà avec l’OTAN dans le cadre de l'opération Active Endeavour, notamment en communiquant des renseignements sur les navires suspects naviguant dans leurs eaux territoriales. Des mécanismes renforcés de coordination et de coopération sont en cours d'élaboration. Commandement et structure de l’opération L’opération, qui relève du commandement de forces interarmées (JFC) de Naples, est dirigée depuis le Commandement de composante maritime alliée de Naples (Italie) (CC Mar Naples) par l'intermédiaire d’une force opérationnelle déployée en Méditerranée. La force opérationnelle Endeavour est constituée d’un ensemble équilibré d’unités de surface, de sous-marins et d’avions de patrouille maritime. L’opération s’appuie régulièrement sur deux frégates OTAN à niveau de préparation élevé, qui se tiennent en permanence prêtes à intervenir et sont capables de mener un large éventail d’opérations maritimes. Le schéma opérationnel actuel prévoit d’utiliser les forces de surface comme unités de réaction pour l’exécution de tâches spécifiques telles que la localisation, la poursuite, la notification et la visite de navires présumés suspects d'après les données du renseignement. Les 1er et 2e groupes maritimes permanents se relaient pour fournir un soutien régulier à l’opération Active Endeavour. Les deux groupes se relaient aussi pour organiser des opérations intensifiées. On parle d’opération intensifiée lorsque l’ensemble du groupe intervient. Périodiquement, les groupes sont invités à fournir des unités prêtes à intervenir pour soutenir l’opération Active Endeavour lorsque celle-ci ne dispose pas de forces régulières. Évolution Un déploiement relevant de l’article 5 Ce déploiement en Méditerranée compte parmi les huit mesures que l'OTAN a adoptées afin de soutenir les États‑Unis au lendemain des attentats terroristes perpétrés le 11 septembre 2001 et après que, pour la première fois de son histoire, l'Alliance eut invoqué l'article 5 du Traité de Washington (clause de défense collective de l’OTAN). Lancé le 6 octobre, ce déploiement a été officiellement baptisé opération Active Endeavour le 26 octobre 2001. Avec l'envoi aux États-Unis d'avions AWACS (systèmes aéroportés de détection et de contrôle), c'était la première fois que l'OTAN mobilisait des moyens à l'appui d'une opération relevant de l'article 5. Depuis octobre 2001, des navires de l’OTAN patrouillent en Méditerranée, surveillent le trafic maritime et visitent les bâtiments suspects. Essentielles au succès dans la durée de l’opération Active Endeavour, les visites coopératives n’ont d’autre objectif que d’essayer de déterminer si un navire est impliqué dans des activités terroristes. En mars 2003, la mission de l'opération Active Endeavour a été élargie. Elle comporte depuis lors l'escorte, par le détroit de Gibraltar, des navires non militaires des pays alliés qui en font la demande. Cet élargissement de la mission avait pour but de prévenir des attaques terroristes comme celles lancées au large du Yémen contre le USS Cole en octobre 2000 et contre le pétrolier français Limburg deux ans plus tard. Le détroit de Gibraltar est considéré comme une zone particulièrement vulnérable car il est extrêmement étroit, et quelque 3 000 navires de commerce le franchissent chaque jour. Au total, 488 navires ont bénéficié d’une escorte de l’OTAN, jusqu’à la suspension de la force opérationnelle STROG (Straight of Gibraltar) en mai 2004. Les forces restent toutefois prêtes à se déployer sur préavis de 30 jours. Couvrir l’ensemble de la Méditerranée Un an plus tard, en mars 2004, le succès de l’opération Active Endeavour en Méditerranée orientale a conduit l'OTAN à étendre le domaine d'action de la mission à l'ensemble du bassin méditerranéen. Au sommet d’Istanbul, en juin 2004, les dirigeants des pays alliés ont décidé de renforcer l’opération Active Endeavour. Ils se sont également félicités des offres de soutien faites par la Russie et par l’Ukraine. Une opération qui évolue Dans le concept d’opérations révisé, approuvé par le Conseil de l’Atlantique Nord le 23 avril 2009, le Comité militaire a mis en relief deux éléments : la nécessité de développer la communication d’informations entre l’OTAN et d’autres acteurs de la région et le fait que, dans certains cas, l’absence d’accord pour la conduite de visites coopératives de navires suspects entrave l’opération Active Endeavour. Par ailleurs, le plan d'opération, approuvé en janvier 2010, prévoit le passage d’une opération axée sur des plates-formes à une opération en réseau, qui combinerait des unités de permanence et des moyens capables de mener des opérations intensifiées, en lieu et place de forces déployées. Le plan d’opération prévoit aussi le renforcement de la coopération avec les pays non OTAN et les organisations internationales en vue d’améliorer la connaissance de la situation maritime.
  • Afghanistan, L'OTAN et l' -
    Mis à jour le: 23-Jan-2014 17:36 Dossiers
  • Afghanistan, Le haut représentant civil de l’OTAN en -
    Le haut représentant civil de l’OTAN en Afghanistan Le haut représentant civil de l’OTAN met en œuvre les objectifs politico-militaires de l’Alliance en Afghanistan, en liaison avec le gouvernement afghan, la société civile, les représentants de la communauté internationale et les pays voisins. Il représente de façon officielle et publique les responsables politiques de l’OTAN en Afghanistan. Qui exerce actuellement cette fonction ? L'ambassadeur Maurits R. Jochems (Pays-Bas) a pris ses fonctions en tant que haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan le 10 octobre 2012. Quels sont ses pouvoirs, ses tâches et ses responsabilités ? Travaillant en étroite coopération avec la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), le haut représentant civil est un interlocuteur direct pour les communications entre le théâtre, le siège de l'OTAN et le Conseil de l'Atlantique Nord, principal organe décisionnel de l'Alliance.  Il fournit des avis au Conseil sur les moyens les plus efficaces de garantir la cohérence globale des relations de l'Alliance avec l'Afghanistan ; il lui incombe également de préserver l'image de l'OTAN dans l'opinion publique. Il se tient en liaison avec les hauts responsables du gouvernement afghan et travaille en coordination avec d'autres organisations internationales actives en Afghanistan, en particulier la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan et l'Union européenne. Le représentant entretient également des contacts avec les représentants des pays voisins ainsi qu'avec divers acteurs politiques, représentants de la société civile afghane et représentants d'ONG internationales. Comment est-il/est-elle choisi(e) et pour combien de temps ? Le représentant est nommé par le secrétaire général sur une base ad hoc. Son mandat est d'une durée limitée mais peut-être renouvelé à la lumière des développements politiques intervenant en Afghanistan. Comment ce poste a-t-il évolué ? L’OTAN a créé le poste de haut représentant civil en octobre 2003 pour que les dirigeants politiques de l'Alliance soient représentés à Kaboul.
  • africaine, L'aide de l'OTAN à l’Union -
    Mis à jour le: 28-Jan-2014 17:33 Nouvelles
  • africaine : Contribuer à la création d’une Force africaine en attente
    Contribuer à la création d’une Force africaine en attente L’OTAN a fourni, à la demande de l’UA, un soutien sous la forme d’experts et de formateurs pour la Force africaine en attente (FAA). Elle apporte un soutien au renforcement des capacités, par le biais de stages et d’exercices d’entraînement, et elle organise en outre un appui, sous diverses formes, à l’opérationnalisation de la FAA. La FAA, qui devrait être déployée en Afrique en période de crise, s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer ses capacités de maintien de la paix à long terme. Cette force continentale devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici 2015, et pourrait être considérée comme une contribution africaine à l’action plus large menée par la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité. L’évolution du soutien de l’OTAN L’OTAN a reçu de l’UA plusieurs Notes verbales se rapportant à la poursuite du soutien de l’Alliance à la FAA, sur les plans du renforcement des capacités et de l’opérationnalisation de la force. Mise à disposition d’experts Le 5 septembre 2007, le Conseil de l’Atlantique Nord – l’organe de décision politique suprême de l’OTAN – a décidé, dans le cadre de son soutien au renforcement des capacités de l’Union africaine, d’aider cette dernière à réaliser une étude sur l’évaluation de l'état de préparation opérationnelle des brigades de la Force africaine en attente (FAA). Outre cet appui initial, et à la demande l’UA, l’OTAN a également contribué à la traduction de l’anglais au portugais de la documentation relative à la FAA. Soutien en matière de formation L’OTAN a fourni à la FAA des modules de formation ciblés. Depuis 2009, l’École de l’OTAN à Oberammergau accueille des officiers d’état-major de l’UA, qui participent à différents stages, y compris dans le domaine de la planification opérationnelle. Le Commandement interarmées (JFC) de Lisbonne – QG désigné de l’OTAN pour la mise en œuvre de la coopération pratique entre l’Alliance et l’UA – a également organisé des programmes de formation en matière d’homologation /évaluation pour du personnel de l’UA. Il a ainsi formé des fonctionnaires de l’UA responsables de l’exercice de poste de commandement AMANI AFRICA (13 octobre – 3 novembre 2010) à Addis-Abeba et met à disposition des experts militaires qui apportent une aide dans le cadre des procédures d’évaluation et de détermination des enseignements à tirer de l’exercice. À la demande de l’UA, l’OTAN a également participé, en y apportant son soutien, à divers ateliers préparatoires de la FAA ayant pour objectif de mettre au point des concepts en rapport avec la FAA. L’OTAN est également membre du forum G8++, dont font partie les partenaires apportant un appui à l’UA dans le domaine de la paix et de la sécurité et qui réunit des pays et des organisations internationales.  
  • africaine en Somalie, Aider l’Union -
    Aider l’Union africaine en Somalie © US DOD L’OTAN a accepté d’aider la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en apportant, dans le domaine du transport aérien et maritime stratégique, un soutien aux États membres de l’UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de cette opération. L’OTAN a ainsi mis en place un soutien aérien du Burundi à Mogadiscio, et elle a escorté un bâtiment de l’UA qui transportait des équipements militaires burundais destinés à l’un des bataillons transférés par voie aérienne vers Mogadiscio. L’OTAN a aussi mis des experts à la disposition de la Division des opérations de soutien de la paix (PSOD) de l’UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts offrent des compétences dans des domaines spécifiques pour des périodes de six mois renouvelables à la demande de l’UA. Outre cet appui en matière logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international pour la Somalie. Comment le soutien de l’OTAN a évolué Transport aérien stratégique Le 17 janvier 2007, l’UA a lancé un appel général à tous ses partenaires, dont l'OTAN, concernant un appui logistique et financier à l’AMISOM. Le 22 mai 2007, elle a adressé à l’OTAN une demande plus précise portant sur un soutien à apporter dans le domaine du transport aérien aux États membres de l'UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de l'AMISOM. Le 7 juin, le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande. Le soutien de l’OTAN a été initialement autorisé jusqu’au 21 août 2007. Depuis lors, et à la suite de nouvelles demandes de l’UA, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé à plusieurs reprises de prolonger ce soutien pour des périodes de six mois et, plus récemment, pour une année. Suite à la dernière approbation du Conseil, le soutien est prolongé jusqu’au 16 janvier 2013. Transport maritime stratégique Le soutien au transport maritime stratégique a été demandé un peu plus tard, et le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande le 15 septembre 2009. Ce soutien est actuellement autorisé, suivant la requête de l’UA, jusqu’au 16 janvier 2013. Experts L’OTAN met aussi des experts à la disposition de la PSOD de l’UA qui appuie l’AMISOM. Ces experts offrent des compétences dans divers domaines : planification maritime, planification stratégique, planification et suivi en matière financière, planification des acquisitions, coordination des mouvements aériens, communications, technologies de l’information, logistique, ressources humaines, gestion du personnel militaire et planification de circonstance. À l’heure actuelle, autorisation a été donnée d’affecter trois experts à Addis-Abeba pour une période de six mois, renouvelable, à la demande de l’UA. Les spécialités de ces trois experts sont les suivantes : planification stratégique, logistique et ressources humaines, et communications et technologies de l’information. Formation L’OTAN offre à des ressortissants des pays de l’UA la possibilité de suivre des stages à l’École de l’OTAN à Oberammergau dans divers domaines, comme celui des exercices de gestion des crises. D’autres centres de formation adéquats sont en cours de recensement, sur la base des exigences de l’UA. Coopérer avec d’autres organisations internationales Outre l’appui qu’elle apporte en matière logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international pour la Somalie. C’est en juin 2009 qu’elle a été invitée pour la première fois à assister aux réunions de ce Groupe, auxquelles elle participe régulièrement depuis lors – la dernière en date de ces réunions s’est tenue en septembre 2011 à Copenhague.
  • Agence OTAN d'information et de communication
    Mis à jour le: 03-Jul-2012 09:14 Dossiers
  • Agence OTAN de soutien (NSPA)
    Agence OTAN de soutien L'Agence OTAN de soutien (NSPA), entité responsable de la logistique intégrée et prestataire des services correspondants, est une agence financée intégralement par ses clients qui ne peut enregistrer ni pertes ni profits. Elle regroupe les activités de soutien logistique et de soutien aux acquisitions de l'OTAN au sein d'une seule et même organisation, qui propose à ses parties prenantes des solutions en matière de soutien multinational intégré. Principales tâches et responsabilités La NSPA a pour mission d'assurer des services de soutien logistique, qui soient à la fois adaptés, efficaces et d'un bon rapport coût-efficacité, s'agissant des systèmes et des opérations. Ce soutien est fourni – en temps de paix, de crise ou de guerre et en fonction des besoins – aux pays membres de l'Alliance, aux autorités militaires de l'OTAN et aux pays partenaires, à titre individuel ou collectif. Conformément aux directives données par le Conseil de l'Atlantique Nord, l'objectif de ce soutien est de maximiser l'aptitude et l'adaptabilité des forces armées, des contingents et autres organisations concernées à exécuter leur mission principale. La NSPA est organisée en trois segments métiers : le programme OTAN de gestion du transport aérien (NAM), le programme OTAN du réseau d'oléoducs en Centre-Europe (CEPS) et les Opérations logistiques. Le programme OTAN de gestion du transport aérien porte sur l'acquisition, la gestion et le maintien en condition opérationnelle de moyens de transport aérien auxquels les pays peuvent faire appel pour remplir leurs engagements nationaux et à l'égard de l'OTAN, de l'Union européenne et de l'Organisation des Nations Unies. Il offre des services financiers, logistiques et administratifs à l'appui de l'escadre de transport lourd (HAW), unité militaire multinationale implantée en Hongrie et responsable de l'exploitation des appareils du programme de gestion du transport aérien utilisés pour répondre aux obligations des pays participants définies selon une formule préalablement agréée d'attribution des heures de vol. Les pays membres du programme NAM sont la Bulgarie, l'Estonie, la Finlande, la Hongrie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, la Roumanie, la Slovénie, la Suède et les États-Unis. Le comité du programme, qui agit dans l'intérêt collectif de tous ses pays membres, est l'organe directeur chargé de l'exécution du programme. Le programme OTAN du réseau d'oléoducs en Centre-Europe est le cadre qui permet de gérer l'exploitation, le financement et la maintenance d'un réseau intégré transfrontière d'oléoducs et de dépôts de carburant à l'appui des besoins militaires opérationnels de l’OTAN, y compris pour les opérations expéditionnaires. Le Bureau de programme CEPS, situé en France, assure la coordination et la conception des plans de trafic transfrontières ainsi que la gestion du contrôle de qualité des produits. Il est responsable du contrôle opérationnel, technique et financier, et de la coordination du développement des activités. Opérationnel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le Bureau sert d'interface entre les fournisseurs et les organisations nationales, les autorités de l'OTAN et les clients non militaires. Les pays membres du programme CEPS sont la Belgique, la France, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et les États-Unis. Le comité du programme, qui agit dans l'intérêt collectif de tous ses pays membres, est l'organe directeur chargé de l'exécution du programme. Le segment Opérations logistiques regroupe un ensemble diversifié de capacités de soutien de systèmes d'arme et d'équipement, dont certaines sont très spécialisées. Ces capacités sont mises à disposition selon des cadres juridiques multinationaux ainsi qu'en vertu d'arrangements bilatéraux et multinationaux qui permettent le regroupement et la centralisation des fonctions de gestion logistique à l'échelle de l'OTAN. Toutes ces capacités peuvent être mobilisées à l'appui de l'OTAN et de ses pays membres pendant des exercices et des déploiements dans le cadre d'opérations entérinées par le Conseil de l'Atlantique Nord. La majeure partie du soutien logistique est confié à des entreprises extérieures, sélectionnées sur la base d'appels d'offres internationaux. Ce segment dispose également d'une capacité interne de soutien et génie technique maîtrisant un certain nombre de technologies spécifiques comme l'optoélectronique et l'étalonnage. Le segment Opérations logistiques gère un centre d'exploitation Sud (SOC) en Italie. Un certain nombre d'agents de ce centre sont déployés dans le cadre d'opérations ou détachés auprès des commandements de l'OTAN pour assurer un soutien de contact. Structure de la NSPA La NSPA, dont le siège se trouve à Capellen (Luxembourg), emploie environ 1 200 personnes dans ses centres opérationnels au Luxembourg, en France, en Hongrie et en Italie. Placée sous la conduite d'un directeur général, l'Agence est l'organe exécutif de l'Organisation OTAN de soutien (NSPO). Les 28 pays membres de l'OTAN sont tous membres de la NSPO, chaque pays étant représenté au comité de surveillance de l'Agence (ASB). Ce comité dirige et contrôle les activités de la NSPA, publie des directives et prend des décisions de politique générale devant permettre à la NPSO de remplir sa mission. Il relève du Conseil de l'Atlantique Nord. Évolution Au sommet de Lisbonne, en novembre 2010, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont décidé de réformer les 14 agences OTAN existantes, implantées dans sept États membres. En particulier, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience de la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires et de développer la transparence et la responsabilisation. Dans le cadre du processus de réforme, la NSPA a été créée le 1er juillet 2012 ; elle est le produit de la fusion des agences de soutien en place avant cette date : l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA), l'Agence OTAN de gestion du transport aérien (NAMA) et l'Agence de gestion des oléoducs en Centre-Europe (CEPMA)
  • Agences, Organisations et -
    Organisations et agences Les agences OTAN constituent un élément essentiel de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et sont un mécanisme vital pour l'acquisition et le maintien collectifs de capacités. Elles sont les organes exécutifs de leurs organisations d'acquisition, de logistique ou de service respectives, et fonctionnent selon les dispositions de chartes approuvées par le Conseil de l'Atlantique Nord. Les agences OTAN sont créées pour répondre à des besoins collectifs de plusieurs Alliés, ou de l'ensemble de ceux-ci, dans le domaine de l'acquisition, de la logistique et pour assurer d'autres formes de services, de soutien et de coopération. Bien que les organisations et agences OTAN soient autonomes, elles sont tenues de respecter les conditions énoncées dans leur charte. Réforme des agences de l’OTAN L'initiative de revue des agences de l'OTAN s’inscrit dans le processus actuel de réforme de l'OTAN, qui a également pour objet d'examiner les changements à apporter à la structure de commandement militaire. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience de la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires, et de développer la transparence et la responsabilisation. Au sommet de Lisbonne, en 2010, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont décidé de réformer les 14 agences OTAN existantes, implantées dans sept pays membres. En particulier, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences de l'OTAN autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. En juillet 2012, une grande étape du processus de réforme a été franchie, avec la création de quatre nouvelles organisations OTAN reprenant les fonctions et responsabilités des agences existantes. Le processus s'est déroulé en plusieurs phases, qui ont permis d'améliorer progressivement l'efficacité et l'efficience, et de réaliser des économies, tout en préservant la fourniture des capacités et des services. L'Agence OTAN d'information et de communication (NCIA), ayant son siège à Bruxelles, assure à l'échelle de l'OTAN les prestations informatiques d'ordre général touchant aux services, aux acquisitions et au soutien dans les domaines tels que les systèmes C2 (commandement et contrôle), les communications tactiques et stratégiques, et les systèmes de cyberdéfense. L'Agence OTAN de soutien (NSPA), ayant son siège à Capellen (Luxembourg), fournit le soutien en matière de maintien en condition opérationnelle, de maintenance et de logistique pour les systèmes d'armes, tout en assurant aussi la logistique opérationnelle et d'autres services au bénéfice des pays et de l'Alliance dans son ensemble. L'Organisation OTAN d'acquisition (NPO) – Le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé de fusionner les agences d'acquisition et de soutien début 2014, ramenant ainsi de quatre à trois le nombre de nouvelles agences initialement prévues. Il a reporté l'activation de l'entité d'acquisition au sein de la NSPA jusqu'au moment où des programmes lui auront été effectivement confiés par les pays participants. L'Or ganisation pour la science et la technologie (STO) comprend un Bureau de programme pour la collaboration S&T et un Centre pour la recherche et l'expérimentation maritimes. La STO est dirigée par un conseiller scientifique, basé à Bruxelles, qui joue un rôle consultatif de haut niveau dans le domaine scientifique à l'échelle de l'OTAN. Les fonctions et les activités de l' Agence OTAN de normalisation (AON) seront transférées vers un Bureau OTAN de normalisation d'ici au 1 er juillet 2014.
  • AGS (Capacité alliée de surveillance terrestre)
    Mis à jour le: 15-Apr-2013 17:32 newYTPlayer('JgytYDJ8s8E','84230m'); NATO’s New Unmanned Air Vehicles 03 Feb. 2012 Nouvelles
  • Ambassades points de contact de l’OTAN
    Ambassades points de contact de l’OTAN Aider l’OTAN à coopérer étroitement avec ses partenaires Depuis le début des années 1990, l’OTAN a mis en place un réseau d'ambassades points de contact (CPE) chargées de contribuer aux activités de partenariat et de diplomatie publique de l’Alliance dans les pays participant au Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), au Partenariat pour la paix (PPP), au Dialogue méditerranéen (DM) et à l’Initiative de coopération d'Istanbul (ICI). Suite à la revue de la politique de partenariat de l’OTAN, menée en avril 2011, le réseau des CPE a également été étendu à d’autres partenaires dans le monde. Les CPE sont un outil précieux à l’appui des efforts d’ouverture de l’OTAN. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle de point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l'Alliance. Le mandat des CPE a été élargi et englobe désormais, outre ce rôle de diplomatie publique, le soutien – le cas échéant – à la mise en œuvre d’autres activités agréées avec les partenaires. Les CPE coopèrent étroitement avec la Division Diplomatie publique de l’OTAN afin de fournir des informations sur les objectifs et les activités de l’Alliance dans le pays hôte. Elles assistent également la Division Affaires politiques et politique de sécurité dans la gestion des politiques liées au CPEA, au PPP, au DM et à l’ICI. Les CPE ne sont pas des missions diplomatiques de l'OTAN dans le pays hôte, mais elles jouent un rôle essentiel en diffusant des informations concernant l’Alliance. Les CPE identifient les principaux décideurs et leaders d'opinion ainsi que les occasions de mener des activités de diplomatie publique dans le pays, et elles assurent la coordination des activités conjointement avec la Division Diplomatie publique. Les CPE informent également les ressortissants du pays hôte sur la manière de postuler pour les bourses d’étude de l’OTAN et de participer à des programmes scientifiques. Les CPE fournissent des avis au siège de l'OTAN sur différentes propositions de projets ainsi que sur un éventail de sujets ayant trait à l'OTAN dans le pays hôte, notamment des discussions politiques, des débats, des préoccupations et des changements survenus dans l’opinion publique. Les CPE contribuent également, par un soutien logistique, des avis politiques et des exposés sur les développements pertinents intervenus dans le pays hôte, à la préparation des visites du secrétaire général, de membres du Secrétariat international et de forces de l’OTAN. Par ailleurs, elles entretiennent des contacts réguliers avec les ambassades des autres pays membres de l'OTAN dans le pays hôte, de façon à les informer sur le programme d'activités de l'OTAN et à les associer à des activités ou à des événements en rapport avec l’OTAN. Les pays membres de l’OTAN offrent les services de leurs ambassades dans les pays partenaires pour remplir les fonctions d’une CPE pendant une période de deux ans. La décision finale quant à la désignation des CPE est prise par consensus au Conseil de l'Atlantique Nord, le principal organe décisionnel de l’OTAN. La Division Diplomatie publique coordonne le réseau des CPE et entretient des relations étroites avec chaque ambassade.
  • Antimissile balistique, Défense -
    Mis à jour le: 28-Jul-2014 17:15 newYTPlayer('3LPdmxnBkIU','70125m'); NATO Ballistic Missile Defence 18 May. 2012 Ramstein Passes Missile Defence Test 13 Apr. 2012 Enhancing NATO’s Missile Defence 12 Mar. 2012 Testing NATO’s Missile Defence 17 Nov. 2011 Milestone in NATO Missile Defence capability 28 Jan. 2011 Missile Defence: Two independent systems (NATO Secretary General's blog) 19 Jan. 2011 How Missile Defence works 20 Nov. 2010 Why is missile defence important? 19 Nov. 2010 Nouvelles
  • Approche globale de la gestion de crise, Une -
    Une « approche globale » de la gestion de crise © ISAF Le concept stratégique de l’OTAN, adopté au sommet de Lisbonne, en novembre 2010, souligne que les enseignements tirés des opérations de l'OTAN montrent qu'une gestion de crise efficace nécessite l'adoption d'une approche globale faisant intervenir des instruments politiques, civils et militaires. Les seuls moyens militaires, même s’ils sont essentiels, ne suffisent pas à relever les nombreux défis complexes qui pèsent sur la sécurité euro-atlantique et sur la sécurité internationale. À Lisbonne, les dirigeants des pays de l’OTAN ont décidé d'accroître la contribution de l'OTAN à une approche globale de la gestion de crise dans le cadre de l’effort de la communauté internationale, et de renforcer l'aptitude de l'OTAN à contribuer à la stabilisation et à la reconstruction. Au sommet de Chicago, en mai 2012, les Alliés ont décidé de créer une structure civile de gestion de crise « appropriée mais modeste » au siège de l'OTAN ainsi qu'au sein du Commandement allié Opérations (SHAPE). «  L’approche globale est non seulement justifiée – elle est nécessaire  », selon le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen. «  L'OTAN doit travailler de façon plus étroite avec les partenaires civils, sur le terrain et au niveau politique, particulièrement avec l'Union européenne et les Nations Unies  ». La mise en œuvre efficace d'une approche globale exige que tous les acteurs apportent leur contribution de manière concertée, dans un même esprit de responsabilité, d'ouverture et de détermination, en tenant compte de leurs atouts, de leurs mandats et de leurs rôles respectifs, ainsi que de leur autonomie de décision. L'OTAN améliore ses propres instruments de gestion de crise et multiplie les contacts avec les pays partenaires, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et les autorités locales pour être mieux à même de travailler avec eux. En particulier, l’OTAN renforce les partenariats avec les acteurs qui ont acquis une expérience et des compétences dans des domaines tels que la mise en place d'institutions, le développement, la gouvernance, le système judiciaire et la police. Ces acteurs sont notamment les Nations Unies (ONU), l'Union européenne (UE), l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l'Union africaine (UA), la Banque mondiale et certaines organisations non gouvernementales. En mars 2011, l'OTAN a approuvé une liste actualisée des tâches en vue de mettre à jour son plan d'action pour l'approche globale. Ces tâches sont mises en œuvre par une équipe spéciale civilo-militaire regroupant tous les organismes et commandements OTAN concernés. Sur la base des expériences dans les Balkans occidentaux, en Afghanistan et en Libye, les méthodes de travail de l'OTAN (aussi bien celles internes que celles utilisées pour travailler avec des partenaires externes) ont été adaptées pour toutes les activités de l'OTAN afin de tenir compte des besoins d’une approche globale des situations de crise. Caractéristiques principales L'OTAN contribue à l'approche globale suivie par la communauté internationale dans les opérations et dans les situations de gestion de crise. Des instruments politiques, civils et militaires doivent intervenir dans la planification et la conduite d'opérations. La coopération avec les pays partenaires, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et les autorités locales est actuellement renforcée. Ce travail repose sur l'expérience acquise au cours des opérations menées dans les Balkans occidentaux, en Libye et en Afghanistan. Les principaux partenaires institutionnels sont l'ONU, l'UE, l'OSCE, l'Union africaine, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Organisation internationale pour les migrations. Quatre domaines de travail essentiels La mise en œuvre de la contribution de l'OTAN à une approche globale est une caractéristique permanente des travaux de l'Alliance. L'OTAN s'efforce d’apporter des améliorations dans plusieurs domaines de travail essentiels, notamment : planification et conduite d'opérations ; enseignements tirés, formation, instruction et exercices ; renforcement de la coopération avec les acteurs extérieurs ; messages destinés au public. Planification et conduite d'opérations L'OTAN tient pleinement compte de tous les aspects militaires et non militaires de la gestion de crise, et elle s'emploie à améliorer la coopération pratique à tous les niveaux avec l'ensemble des organisations et des acteurs concernés pour ce qui est de la planification et de la conduite d'opérations. L'Alliance encourage la définition de stratégies et d'objectifs clairs entre tous ces acteurs avant le lancement d'une opération, ainsi qu'une meilleure planification en coopération. Les Alliés conviennent qu'en règle générale, il est préférable que ce soit les acteurs et les organisations qui ont l’expérience, le mandat et les compétences appropriés qui se chargent des éléments de la stabilisation et de la reconstruction. Certaines circonstances peuvent toutefois empêcher les autres acteurs d’assumer leur mission ou font qu’ils ne peuvent pas l’assumer sans un soutien de l’OTAN. Afin de renforcer la contribution de l'OTAN à une approche globale et son aptitude à contribuer, lorsqu’il y a lieu, à la stabilisation et à la reconstruction, les Alliés sont convenus de mettre en place une structure civile appropriée mais modeste destinée à assurer plus efficacement l’interface avec d’autres acteurs et à procéder à la planification voulue dans le domaine de la gestion de crise. Par ailleurs, un programme COMPASS (soutien de spécialistes à l'approche globale) a été mis sur pied en 2009 afin de permettre l'élaboration d'une base de données d'experts civils nationaux dans trois domaines principaux – politique, stabilisation et reconstruction, médias – ; il est ainsi possible de consulter ces experts pour qu'ils donnent des avis à différents niveaux : stratégique, opérationnel et sur le théâtre. Enseignements tirés, formation, instruction et exercices La mise en place d’une approche globale doit s’accompagner d’une évolution des mentalités. L’Alliance met donc l’accent sur les formations conjointes des personnels civils et militaires. Cela favorise l'échange des enseignements tirés et contribue également à instaurer la confiance entre l'OTAN, ses partenaires, les autres acteurs internationaux et les acteurs locaux, améliorant ainsi la coordination. Dans certains cas, des enseignements sont tirés au niveau des services compétents avec les Nations Unies, par exemple concernant la Libye et le Kosovo. L'OTAN invite aussi régulièrement des organisations internationales à participer à ses exercices, le but étant de partager des connaissances sur les procédures OTAN de réponse aux crises, ainsi que des visions et des perspectives. Renforcement de la coopération avec les acteurs extérieurs L’instauration de liens durables d’entente, de confiance et de respect entre les organisations et les acteurs concernés permettra à chacun de travailler plus efficacement. L'OTAN s'emploie donc activement et régulièrement à resserrer les liens et à établir des liaisons plus étroites avec eux, tout en respectant l'autonomie de prise de décision de chacun. La coopération est à présent bien établie avec l'ONU, les agences de l'ONU, l'UE et l'OSCE, en particulier, ainsi qu'avec la Banque mondiale, le CICR, l'Organisation internationale pour les migrations, l'UA et la Ligue des États arabes. Cette coopération se traduit par des entretiens de travail, des contacts interservices à différents niveaux, des échanges de haut niveau, des « journées d'information » de l'OTAN et des ateliers. Messages destinés au public Pour être efficace, une approche globale de la gestion de crise doit être accompagnée de messages réguliers et cohérents à l'intention du public. Les campagnes d'information de l'OTAN sont étayées par la communication systématique de données actualisées exposant les progrès accomplis dans les domaines pertinents. Des efforts sont également déployés afin de partager les stratégies de communication avec les acteurs internationaux et de coordonner la communication sur le théâtre.
  • Armements conventionnels, Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des -
    Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des armements conventionnels Le Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des armements conventionnels (HLTF) est un organe consultatif qui rassemble des experts des gouvernements en vue de communiquer des avis sur les questions de maîtrise des armements conventionnels aux ministères des affaires étrangères et de la défense. Tous les pays membres sont représentés dans le Groupe et délèguent des responsables de haut niveau venant des capitales pour participer à ses réunions. Créé en 1986, le HLTF est présidé par le secrétaire général délégué. Son président par intérim est le secrétaire général adjoint pour les affaires politiques et la politique de sécurité. Un groupe de suppléants du HLTF, formé de représentants des délégations des pays de l’OTAN à Bruxelles, épaule le HLTF, dont les travaux bénéficient du soutien de la Section Maîtrise des armements et coordination de la Division Affaires politiques et politique de sécurité du Secrétariat international de l’OTAN.
  • Arménie, Les relations entre l’OTAN et l’ -
    Les relations entre l’OTAN et l’Arménie L’OTAN et l’Arménie coopèrent à la mise en œuvre de réformes dans les domaines de la démocratie, des institutions et de la défense, et travaillent ensemble dans de nombreux autres domaines, comme les opérations de soutien de la paix. Le plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) expose le programme de coopération entre l’Arménie et l’OTAN et comporte un plan directeur de vaste portée pour les réformes. L’Arménie compte se rapprocher de l’Alliance en intensifiant sa coopération pratique et politique avec elle, mais elle ne souhaite pas devenir membre de l’Organisation. Au-delà du travail de réforme, le soutien de l’Arménie aux opérations dirigées par l’OTAN constitue un domaine de coopération important. Des soldats arméniens sont actuellement déployés dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), en Afghanistan, ainsi que dans le cadre de la Force pour le Kosovo (KFOR). Cadre de la coopération L’Arménie définit ses plans de réforme et le calendrier correspondant dans son IPAP, qui est adopté par elle-même et par l’OTAN pour une période de deux ans. Le plus récent a été approuvé en novembre 2011. Cet IPAP est axé tant sur le renforcement du dialogue politique entre l’OTAN et l’Arménie que sur le soutien des réformes entreprises par le pays en matière de démocratie et de défense. Étant donné la vaste portée de l’IPAP, l’Arménie est amenée non seulement à coopérer avec l’OTAN dans le domaine de la défense, mais également à consulter régulièrement les Alliés sur des questions politiques et des questions de sécurité, notamment les relations avec les pays voisins, les exigences démocratiques, la primauté du droit, le contre-terrorisme et la lutte contre la corruption. En tant que partie à l’IPAP, l’OTAN accepte d’aider l’Arménie à réaliser ses objectifs de réforme en lui fournissant des avis et une assistance ciblés. L’Arménie apporte également d’importantes contributions aux opérations dirigées par l’OTAN. L’Arménie coopère également avec l’OTAN et avec d’autres pays partenaires dans un large éventail de domaines au travers du programme du Partenariat pour la paix (PPP) et du processus de planification et d'examen (PARP) du PPP et dans le cadre du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA). L’Arménie personnalise sa participation au PPP en inscrivant chaque année dans son programme individuel de partenariat et de coopération les activités qui l’aideront à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés. Domaines clés de la coopération La coopération dans le domaine de la sécurité Depuis son adhésion au PPP, en 1994, l’Arménie contribue à la sécurité euro-atlantique avec les Alliés. Depuis 2004, elle met des troupes à la disposition de la KFOR. Actuellement, une section d’infanterie de 35 soldats est déployée au Kosovo. Depuis 2009, l’Arménie fournit aussi des troupes à la FIAS, en Afghanistan. Sa contribution est actuellement de 3 sections. Avec le déploiement de 80 soldats supplémentaires à la mi-juin 2011, la contribution de l’Arménie à la FIAS est passée de 40 à 120 personnes. En outre, 5 instructeurs d’infanterie ont été envoyés en Afghanistan en juillet dernier. L’Arménie s’efforce, en coopération avec l’OTAN et avec différents pays de l’Alliance, d’améliorer l’interopérabilité de son bataillon de maintien de la paix, qui doit devenir une brigade composée d’unités d’appui tactique et d’unités de soutien logistique du combat d’ici à 2015, avec les unités des pays de l’OTAN. Des spécialistes de l’instruction et de l’entraînement militaires, qui viennent de pays membres et de pays partenaires et dont le travail est coordonné par du personnel de l’OTAN, passent en revue avec des responsables militaires arméniens les progrès accomplis par l’Arménie en ce qui concerne le concept de formation militaire. Ce concept fournira des orientations pour la révision du contenu des stages destinés aux officiers subalternes et aux officiers supérieurs. Le processus de planification et d’examen (PARP) du PPP est un élément central de la coopération de l’Arménie avec l’OTAN, qui lui permet de développer l’aptitude de ses forces à travailler avec celles des pays de l’OTAN dans des opérations. Par ailleurs, un pays de l’Alliance aide l’Arménie pour l’insertion de civils au sein du ministère de la Défense, la coordination étant assurée par du personnel de l’OTAN. L’Arménie participe au PARP depuis 2002. L’Arménie contribue à la lutte contre le terrorisme en participant aux activités qui sont menées dans le cadre du plan d’action du Partenariat contre le terrorisme (PAP-T), ce qui implique notamment le partage du renseignement et l’échange d’analyses avec l’OTAN, le renforcement des capacités nationales de formation à la lutte contre le terrorisme et l’amélioration de la sécurité des frontières. S’agissant de la sécurité des frontières, des experts en la matière venus de pays membres et de pays partenaires ont apporté leur concours à l’Arménie. Dans un rapport de 2010, ces experts ont formulé des recommandations sur l’amélioration de la sécurité des frontières, recommandations qui ont été converties en objectifs pour la force arménienne de contrôle des frontières. Un nouvel atelier OTAN‑Arménie s’est déroulé sur ce thème en octobre 2011. L’Arménie a entamé, en consultation avec l’OTAN, un réexamen de ses procédures et dispositions de gestion des crises. L’OTAN ne joue aucun rôle direct dans les négociations destinées à résoudre le conflit du Haut Karabakh. Celles ci sont menées dans le cadre du groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L’OTAN s’intéresse toutefois à ce processus et encourage toutes les parties à poursuivre leurs efforts en vue d’un règlement pacifique du conflit. Le règlement pacifique des conflits est une valeur essentielle de l’OTAN et l’un des principaux engagements que prennent tous les Partenaires au moment de leur adhésion au PPP. La réforme des secteurs de la défense et de la sécurité L’OTAN soutient l’Arménie dans le vaste processus de réforme qu’elle a entrepris dans les domaines de la démocratie et des institutions. En ce qui concerne la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité, l’OTAN et les différents pays de l’Alliance ont un savoir‑faire considérable, sur lequel l’Arménie peut compter. L’une des grandes priorités de l’Arménie est de veiller au contrôle démocratique des forces armées, ce en quoi elle est aidée par sa participation aux activités proposées dans le plan d’action du Partenariat pour l’établissement d’institutions de défense. L’Arménie a procédé à des consultations avec les Alliés pour élaborer une stratégie nationale de sécurité et une nouvelle doctrine militaire. S’appuyant sur les orientations énoncées dans ces documents, elle a achevé sa revue de défense stratégique en mai 2011, avant de passer à l’exécution des mesures prévues. Les services compétents de l’Arménie et de l’OTAN, assistés par des experts des pays, travaillent ensemble sur les procédures d'établissement des plans et des budgets de défense, qui seront des instruments clés de la mise en œuvre de la revue de défense stratégique et de la préparation des plans de défense. L’OTAN et l’Arménie collaborent à la mise en place, à Erevan, d’un centre de situation qui facilitera la gestion des crises et la coordination de la lutte contre le terrorisme. Les plans civils d'urgence L’Arménie est déterminée à accroître son état de préparation aux situations d'urgence et ses capacités d’intervention pour être en mesure de faire face aux catastrophes et aux menaces asymétriques. Dans le cadre de l’IPAP, l’Office arménien des opérations de sauvetage prend un certain nombre de mesures pour améliorer le processus d’établissement de plans de circonstance, et il contribue activement à la réalisation du projet de centre gouvernemental de gestion des crises. L’Arménie s’emploie également à renforcer ses liens avec le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC), situé au siège de l’OTAN, pour pouvoir prendre part aux opérations internationales de secours en cas de catastrophe. L’Office arménien des opérations de sauvetage constitue actuellement deux équipes d’experts (recherche et sauvetage, et risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires) qui pourront être mises à disposition et apporter leur aide en cas de catastrophe. En septembre 2010, l’Arménie a accueilli un vaste exercice OTAN/PPP sur le terrain, consacré à la gestion des conséquences (« Armenia 2010 »). La science et l’environnement Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), l’Arménie a reçu des subventions pour quelque 38 projets de collaboration scientifique et environnementale. Parmi les sujets abordés, on peut citer la prévention et la détection des menaces nucléaires et radiologiques ainsi que les moyens d’agir face à ces menaces, l’évaluation des risques liés aux catastrophes naturelles, la sécurité de l’accès à l’eau et le recensement des pesticides mis au rebut, étape préalable à leur élimination selon les règles de l’art. Par ailleurs, des chercheurs arméniens travaillent sur un projet du programme SPS qui concerne toute la région du Caucase. Il s’agit de recueillir un ensemble d’observations sismologiques, d’analyser l’aléa sismique et de se préparer à réagir efficacement et rapidement en cas d’urgence. L’amélioration de la qualité des ressources en eau transfrontières est le thème d’un projet de collaboration avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Des études sur la technologie des réseaux sont également financées sur le programme SPS. L’Arménie a en outre participé au projet « Route de la soie virtuelle », dont le but est de permettre à des universitaires et à des chercheurs des pays du Caucase et de l’Asie centrale d’avoir plus facilement accès à l’internet via un réseau de télécommunications par satellite. Le programme SPS parraine aussi des ateliers en Arménie, comme celui qui a eu lieu à Erevan en mai 2009 sur les thèmes de l’énergie nucléaire et de la sécurité énergétique. Au total, des scientifiques et des experts arméniens ont eu un rôle de premier plan dans 143 activités. L’information du public Une fois par an, l’Arménie organise une « semaine OTAN » afin de mieux faire connaître l’Organisation et la coopération du pays avec celle-ci. L’Arménie s’emploie aussi à améliorer l’information qu’elle adresse au public à propos de la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité. De son côté, l’OTAN continue de donner les avis et l’assistance sollicités, notamment dans le cadre de formations et de consultations. En 2007, un centre d’information OTAN a été ouvert officiellement à Erevan avec l’appui du gouvernement arménien et de l’Organisation. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un pays de l’OTAN sert de point de contact et de vecteur de diffusion des informations sur le rôle et les politiques de l’Alliance. Actuellement, c’est l’ambassade du Royaume-Uni qui joue ce rôle en Arménie. Évolution des relations Les relations entre l’OTAN et l’Arménie ont débuté en 1992, lorsque l’Arménie est devenue membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé « Conseil de partenariat euro-atlantique » (CPEA) en 1997). La coopération s’est approfondie et étendue lorsque le pays a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP), en 1994. La participation de l’Arménie au processus de planification et d’examen du PPP depuis 2002 et sa première contribution à la KFOR en 2004 ont encore renforcé les relations. Fin 2005, l’Arménie a conclu avec l’OTAN son premier plan d’action individuel pour le Partenariat. Les grandes étapes 1992 L’Arménie devient membre du tout nouveau Conseil de coopération nord‑atlantique, rebaptisé « Conseil de partenariat euro‑atlantique » (CPEA) en 1997. 1994 L’Arménie adhère au PPP. 2002 L’Arménie est connectée à la « Route de la soie virtuelle ».   Elle participe au PARP. 2003 L’Arménie accueille en juin l’exercice PPP « Cooperative Best Effort 2003 ». 2004 Un contingent arménien se joint aux troupes de la KFOR. Au sommet d’Istanbul, les dirigeants des pays de l’Alliance mettent tout particulièrement l’accent sur le Caucase. Un représentant spécial de l’OTAN et un agent de liaison sont désignés pour cette région. 2005 Le 16 juin, le ministre des Affaires étrangères, Vartan Oskanian, présente le premier IPAP de l’Arménie au Conseil de l’Atlantique Nord.   Le président Kotcharian se rend en visite au siège de l’OTAN.   L’Arménie conclut son premier IPAP avec l’OTAN. 2006 Les Alliés et l’Arménie procèdent à Bruxelles à la première évaluation de la mise en œuvre de l’IPAP, avec la participation du ministre des Affaires étrangères, M. Oskanian, et du ministre de la Défense, M. Sarkissian. 2007 Un centre d’information OTAN est ouvert officiellement à Erevan. 2008 L’Arménie accueille l’exercice PPP « Cooperative Longbow/Lancer ».   Le président Serge Sarkissian se rend en visite au siège de l’OTAN. 2009 L’Arménie commence à mettre des troupes à la disposition de la FIAS, en Afghanistan.   Le président Serge Sarkissian se rend en visite au siège de l’OTAN. 2010 L’Arménie accueille, dans la région de Kotayk, près d’Erevan, l’exercice de l’EADRCC portant sur les plans civils d’urgence. 2011 L’Arménie conclut son troisième IPAP avec l’OTAN.   Le président Serge Sarkissian se rend en visite au siège de l’OTAN.   Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, participe à une réunion du sommet de l’OTAN à Chicago, en mai, où il se joint aux hauts représentants des pays qui soutiennent la mission de stabilisation dirigée par l’OTAN en Afghanistan. En septembre, le secrétaire général de l’OTAN effectue une visite en Arménie.
  • Armes de destruction massive
    Les armes de destruction massive (© Science Photo Library / Van Parys Media ) Le concept stratégique de l’OTAN stipule que la prolifération des armes nucléaires, d’autres armes de destruction massive (ADM) et de leurs vecteurs pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité et la prospérité mondiales, et qu'au cours des dix années à venir, cette prolifération sera au plus haut dans certaines des régions les plus volatiles du monde. Au sommet de Chicago de mai 2012, les chefs d’État et de gouvernement des pays de l'Alliance ont en outre souligné que « la prolifération menace notre vision commune qui est de créer les conditions nécessaires à un monde sans armes nucléaires, conformément aux objectifs énoncés dans le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) ». C’est pourquoi les pays de l’OTAN s’emploient activement à prévenir la prolifération des ADM due à des acteurs étatiques et non étatiques par un programme politique actif de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération, ainsi qu’en développant et en harmonisant les capacités de défense et, lorsqu’il y a lieu, en employant ces capacités d’une manière conforme aux décisions politiques à l’appui des objectifs de non‑prolifération. La sécurité de l'OTAN passe à la fois par des éléments politiques et des éléments de défense. L’OTAN est prête à rétablir la situation en cas d’attaque ADM ou d’événement CBRN (chimique, biologique, radiologique et nucléaire), et ce dans le cadre de ses compétences, chaque fois qu'elle peut apporter une valeur ajoutée, grâce à une approche politique, militaire et civile globale. Des progrès notables ont certes été accomplis, mais de graves difficultés demeurent. Les initiatives de l’OTAN dans le domaine des ADM L’Alliance a intensifié ses activités dans ce domaine en 1999, avec le lancement de l’initiative sur les armes de destruction massive, qui avait pour vocation d’intégrer les dimensions politique et militaire des activités que l’Alliance mène en réaction à la prolifération des ADM. Depuis lors, les Alliés continuent de renforcer et d’étendre la contribution de l’OTAN aux activités de non-prolifération conduites à l’échelle mondiale, en particulier à travers un soutien ferme à divers régimes de maîtrise des armements et de non-prolifération et une ouverture en direction de partenaires et des organisations internationales concernées. De même, les Alliés intensifient les capacités de défense de l’OTAN face aux risques liés aux ADM, et ils continuent d’améliorer l’état de préparation du secteur civil ainsi que les capacités de gestion des conséquences en cas d’utilisation d’ADM ou encore d’attaque ou d’accident CBRN. Le Centre de non-prolifération des armes de destruction massive Inauguré en mai 2000, le Centre de non-prolifération des armes de destruction massive (ADM) est le fruit de l’initiative sur les ADM approuvée en avril 1999 lors du sommet de Washington. Il est intégré à la Division Défis de sécurité émergents (ESCD) du siège de l’OTAN et fait appel, pour ses activités, aux connaissances d'experts nationaux et de membres du personnel du Secrétariat international de l'OTAN. Le Centre s’attache essentiellement à promouvoir le dialogue et les positions communes des Alliés concernant les questions liées aux ADM, à intensifier les consultations sur la non-prolifération, à évaluer les risques et à soutenir les efforts de défense consentis pour que l'Alliance soit mieux à même de faire face aux risques que représentent les ADM et leurs vecteurs. L’amélioration des capacités de défense CBRN Les efforts déployés par l’Alliance pour améliorer ses capacités de défense CBRN ont débouché sur le lancement de cinq initiatives en la matière, qui ont été entérinées au sommet de Prague en 2002. Ces initiatives, qui constituent une avancée cruciale dans l’amélioration des défenses de l’OTAN contre les ADM et font une large place à la participation multinationale ainsi qu’au déploiement rapide de capacités améliorées, sont les suivantes : mise en place d'une équipe interarmées prototype de conseillers CBRN pouvant évaluer les effets d’un événement CBRN, recourir à la téléexpertise auprès d’experts nationaux et fournir des avis spécialisés aux commandants OTAN afin de les aider à prendre les mesures de protection indiquées ; création de laboratoires d’analyse CBRN transportables pouvant être déployés rapidement sur le théâtre pour procéder à des recherches, des prélèvements et des analyses à des fins d’identification ; constitution d’un stock virtuel de produits pharmaceutiques CBRN partagé entre les membres de l’Alliance et permettant de fournir rapidement des produits pharmaceutiques aux forces OTAN déployées afin d'améliorer le traitement médical et le rétablissement des personnels exposés ; mise sur pied d’un centre d’excellence virtuel pour la défense CBRN afin de renforcer la visibilité et la transparence de toutes les activités de formation et d'entraînement CBRN de l'OTAN ; développement d’un système de surveillance des maladies en temps quasi réel permettant de collecter, d'identifier, d'analyser et de diffuser rapidement les informations relatives à toute dissémination d’un agent biologique, le but étant de prévenir ou de limiter les pertes humaines et matérielles pour les forces armées de l'OTAN. Quatre des cinq initiatives CBRN prises à Prague ont été couronnées de succès. Les deux premières constituent désormais la Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN (CJ-CBRND-TF), qui regroupe le bataillon multinational de défense CBRN et l’équipe d’évaluation interarmées, déclarés « pleinement opérationnels » au sommet d’Istanbul en juin 2004. En juin 2007, l’OTAN a mis en place une capacité provisoire de surveillance des maladies, et la capacité opérationnelle totale devrait être atteinte prochainement. En conséquence de toutes ces initiatives, l’OTAN et ses pays membres ont amélioré sensiblement et continuent d’améliorer la posture de défense CBRN de l'Alliance grâce à la mise en place du Centre de non-prolifération des armes de destruction massive (Centre ADM), de la Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN (CJ‑CBRND-TF), de la capacité OTAN de téléexpertise CBRN, du Centre d'excellence interarmées pour la défense CBRN (JCBRN COE), du Centre d’excellence pour la défense contre le terrorisme (DAT COE) et d’autres centres d’excellence et organismes appuyant la réponse de l’OTAN à la menace ADM. Les pays de l’Alliance ont investi des ressources considérables dans les capacités d’alerte et de compte rendu, de protection individuelle et de gestion des risques CBRN. La Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN Le bataillon multinational de défense CBRN et l’équipe d’évaluation interarmées constituent désormais la Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN de l’OTAN, appelée à exécuter la gamme complète des missions de défense CBRN. La Force opérationnelle est dirigée par un pays allié, sur la base d’une rotation annuelle. Normalement, elle opère dans le cadre de la Force de réaction de l’OTAN (NRF), force interarmées multinationale chargée de réagir rapidement aux crises naissantes, au travers de toute la gamme des missions de l’Alliance. Toutefois, s’il y a lieu, la CJ-CBRND-TF peut être appelée à intervenir indépendamment de la NRF pour exécuter d’autres tâches, par exemple pour venir en aide aux autorités civiles des pays membres de l’OTAN. Le Centre d’excellence interarmées pour la défense CBRN Le Centre d'excellence interarmées pour la défense CBRN de Vyskov, en République tchèque, a ouvert ses portes en juillet 2007. Il s’agit d’un organisme militaire international parrainé et pourvu en personnel par l'Allemagne, les États-Unis, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et le Royaume-Uni. Ce centre d'excellence met à la disposition de l’Alliance des spécialistes expérimentés reconnus, notamment à l’appui du processus de transformation de l’OTAN. Il permet d’améliorer l’interopérabilité et les capacités grâce à l’organisation de programmes multinationaux de formation, d’entraînement et d’exercices, à l’élaboration de concepts, de doctrines, de procédures et de normes, et à l’expérimentation et à la validation des concepts. La normalisation, la formation, la recherche et le développement L’OTAN continue d’élaborer et d’améliorer les documents de normalisation nécessaires, de conduire des activités de formation et des exercices, et d’apporter les améliorations capacitaires qui s’imposent dans le domaine de la défense CBRN à travers les activités de nombreux groupes, organes et institutions, parmi lesquels : le Groupe de travail Médecine CBRN ; le Groupe de développement capacitaire interarmées Défense CBRN ; l’Organisation OTAN pour la recherche et la technologie ; le Comité politique et des partenariats (qui assume désormais les tâches d'élaboration et de mise en œuvre des activités scientifiques, conduites auparavant sous les auspices du Comité pour la science au service de la paix et de la sécurité). La maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération La maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération sont des outils essentiels pour ce qui est de prévenir l’utilisation des ADM ainsi que la propagation de ces armes et de leurs vecteurs. C'est la raison pour laquelle les Alliés soutiennent sans relâche les nombreux efforts déployés dans les domaines mentionnés ci-dessus, en se fondant toujours sur le principe de la garantie d'une sécurité non diminuée pour tous les pays membres de l'Alliance. Dans le cadre de ce processus, l'accent est mis sur le désarmement, qu'il s'agisse des armements conventionnels ou des ADM. Pour ce qui est des premiers, l’OTAN est foncièrement attachée à la maîtrise des armements conventionnels, qui assure prévisibilité et transparence, et constitue un moyen de maintenir les armements au niveau minimum requis. L'Alliance œuvre au renforcement du régime de maîtrise des armements conventionnels en Europe sur la base de la réciprocité, de la transparence et du consentement du pays hôte. Dans le domaine des ADM, suite aux changements intervenus dans l'environnement de sécurité depuis la fin de la Guerre froide, l’OTAN a radicalement réduit le nombre d'armes nucléaires stationnées en Europe de même que la dépendance à l'égard des armes nucléaires dans sa stratégie. Aucun pays de l’Alliance n’a de programme d’armes chimiques ou biologiques. De plus, les Alliés sont déterminés à détruire tous les stocks d'agents chimiques et ils aident ou ont aidé plusieurs pays, partenaires et autres, à se livrer à cette activité. Les pays membres de l'OTAN sont déterminés à tendre vers un monde plus sûr pour tous et à créer les conditions d'un monde sans armes nucléaires, conformément à l'objectif du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. C’est pourquoi l’Alliance cherche à réunir les conditions pour de nouvelles réductions. Une étape importante vers la réalisation de cet objectif est la mise en œuvre du nouveau Traité sur la réduction des armes stratégiques (START). La dissuasion Dans le concept stratégique de l’OTAN adopté en 2010, la dissuasion, articulée autour d'une combinaison appropriée de capacités nucléaires et conventionnelles, est considérée comme un des éléments centraux de la défense collective, qui contribue de ce fait à la sécurité, indivisible, de l’Alliance. L’OTAN doit être prête à mettre en œuvre toutes les solutions dont elle dispose pour dissuader un agresseur potentiel d’avoir recours aux ADM. La dissuasion est portée par le maintien d’une posture de dissuasion globale crédible ainsi que par une politique déclaratoire qui témoigne, notamment, de la cohésion et de la détermination de l'OTAN. L'Alliance entend réaffirmer et communiquer sa détermination à faire en sorte que tous ceux qui soutiennent ou permettent l’utilisation d’ADM contre les Alliés doivent répondre de leurs actes. L’amélioration de l’état de préparation du secteur civil Ce sont avant tout les autorités nationales qui sont responsables de la protection de leurs populations et infrastructures critiques face aux conséquences d'attentats terroristes, d'incidents CBRN et de catastrophes naturelles. L'OTAN offre une enceinte où élaborer des directives non contraignantes et des normes minimales et échanger les meilleures pratiques et le retour d'expérience face à de telles éventualités, pour améliorer la préparation et la résilience nationale. Un réseau de 380 experts civils de toute la zone euro-atlantique a été constitué à l'appui de ces activités. Leur expertise couvre tous les aspects civils de la planification et des opérations de l’OTAN, y compris la gestion de crise, la gestion des conséquences et la protection des infrastructures critiques. Issus de l'administration publique ou du secteur industriel, ces experts participent à des formations et exercices et répondent aux demandes d'assistance. Le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe, qui est basé au siège de l'OTAN, se tient prêt à servir, sur demande, de centre d'échanges en matière d'assistance mutuelle, et il pourra aussi aider à coordonner la coopération civilo‑militaire en cas d'attaque CBRN. L’élaboration d’accords de normalisation par les Alliés L'OTAN continue d'élaborer et de perfectionner les accords de normalisation appelés à régir les opérations alliées menées dans un environnement nucléaire, biologique ou chimique. Ces accords, qui vont des normes de surveillance des maladies aux règles applicables à la limitation des mouvements de troupes, donnent des orientations sur tous les aspects de la préparation face à ces menaces. De plus, l’Alliance organise de nombreux exercices d’entraînement et des séminaires de haut niveau, qui ont pour but de tester l'interopérabilité et de préparer les dirigeants et les forces de l’OTAN à mener des opérations dans un environnement CBRN. La coopération avec les partenaires L’Alliance s’emploie activement à renforcer la sécurité internationale en nouant des partenariats avec les pays et les organisations internationales appropriés. Ainsi, les programmes de partenariat de l’OTAN constituent un instrument et un cadre efficaces pour le dialogue, la consultation et la coordination et, de ce fait, contribuent puissamment aux efforts déployés par l’OTAN dans les domaines de la maîtrise des armements, de la non-prolifération et du désarmement. Le Conseil de partenariat euro-atlantique, la Commission OTAN-Ukraine, la Commission OTAN-Géorgie et le Dialogue méditerranéen constituent autant d’exemples d’instances de coopération. L’OTAN consulte également les pays de la région du Moyen-Orient élargi qui participent à l’Initiative de coopération d’Istanbul, ainsi que les « partenaires mondiaux ». Les activités d’ouverture L'ouverture aux partenaires et aux organisations internationales et régionales aide à établir une perception commune de la menace ADM et encourage la participation aux efforts internationaux de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération ainsi que le respect des obligations souscrites en la matière. Elle permet de renforcer l’action menée à l’échelle mondiale pour se protéger et se défendre contre les menaces CBRN, et d’améliorer les capacités de gestion de crise et de rétablissement de la situation en cas d'utilisation d'ADM contre l'Alliance ou contre ses intérêts. Les activités d'ouverture et de coopération de l'OTAN avec l’ONU, l'Union européenne, d'autres organisations régionales et des initiatives multilatérales qui traitent de la prolifération des ADM sont particulièrement importantes. Une coopération suivie avec des organisations régionales telles que l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) peut contribuer aux efforts visant à inciter les États membres à se conformer aux accords internationaux applicables. Concrètement, l’OTAN organise chaque année une conférence sur la non-prolifération, à laquelle participent un grand nombre de pays non membres de l’Organisation en provenance des six continents. La dernière édition, qui se déroulait pour la première fois dans un pays partenaire, a eu lieu à Interlaken (Suisse) en juin 2014. Elle a rassemblé plus d’une centaine de participants, dont de hauts responsables de pays de l'OTAN et de pays partenaires, ainsi que des représentants d'organisations internationales. Cet événement occupe une place unique parmi les activités liées à la non-prolifération menées par les organisations internationales, car il permet de tenir un débat informel sur tous les types de menaces ADM ainsi que sur les réponses politiques et diplomatiques à leur apporter. C'est le Qatar, en sa qualité de participant à l'Initiative de coopération d'Istanbul, qui organisera l'édition de 2015. L’Alliance participe également à des conférences sur cette question organisées par d'autres instances internationales, parmi lesquelles le Bureau des affaires de désarmement des Nations Unies, l'Union européenne, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, la Convention sur les armes biologiques et à toxines, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, etc. Bon nombre des activités que mène l’OTAN au titre du Programme pour la science au service de la paix et de la sécurité sont axées sur la dimension civile des technologies nucléaire, chimique et biologique. Les scientifiques des pays de l’OTAN et des pays partenaires se penchent actuellement sur les domaines de recherche susceptibles d’influer sur ces activités, tels que le déclassement et l’élimination des ADM ou de leurs composants, la manipulation sans risque des matières, les techniques de mise en œuvre de la maîtrise des armements, ou encore la détection des agents CBRN. Les organes décisionnels Le Conseil de l’Atlantique Nord, principal organe de décision politique de l’Alliance, décide des grandes orientations relatives au rôle de l’OTAN dans la lutte contre la prolifération des ADM. Le Conseil est épaulé par plusieurs comités et groupes OTAN, qui fournissent des évaluations stratégiques et formulent des avis et des recommandations quant aux grandes orientations à suivre. C’est le Comité sur la prolifération qui est l’organe consultatif de haut niveau chargé de superviser les activités politiques et de défense de l'Alliance dans le domaine de la lutte contre la prolifération. Il rassemble des hauts responsables des pays chargés des questions politiques et de sécurité liées à la non-prolifération, ainsi que des spécialistes des capacités militaires nécessaires pour décourager la prolifération des ADM, pour déjouer les menaces et lutter contre l’utilisation des ADM, ainsi que pour protéger les populations, le territoire et les forces de l’Alliance. Le Comité sur la prolifération est présidé par le Secrétariat international lorsqu'il examine les aspects politico-militaires de la prolifération, et il est placé sous la direction de coprésidents nationaux lorsqu'il examine des questions liées à la défense. Évolution L’utilisation ou la menace d'utilisation d'ADM a eu des répercussions importantes sur l'environnement de sécurité du XX e  siècle, et elle continuera d’influer sur la sécurité internationale dans un avenir prévisible. L'évolution des technologies modernes et les découvertes scientifiques favorisent l’apparition d’armes de plus en plus destructrices. Pendant la Guerre froide , la perspective de représailles massives faisait obstacle à l'utilisation des armes nucléaires. La course aux armements nucléaires s’est ralentie au début des années 70, après que les premiers traités sur la maîtrise des armements eurent été négociés. Dans les années 90, l’amélioration de l’environnement de sécurité a permis aux États dotés d'armes nucléaires de réduire considérablement leurs stocks. Toutefois, la prolifération des connaissances et des technologies a permis à d’autres pays de fabriquer leurs propres armes nucléaires, ce qui a étendu les risques globaux à de nouvelles parties du monde. Au sommet de Washington de 1999 , les dirigeants des pays alliés ont lancé une initiative sur les armes de destruction massive, qui avait pour but de s’attaquer aux risques liés à la prolifération de ces armes et de leurs vecteurs. Cette initiative était destinée à favoriser la compréhension des questions relatives aux ADM, à développer des moyens d'y répondre, à améliorer le partage du renseignement et de l’information ainsi que l'état de préparation des forces armées de l’Alliance pour leur permettre de mener des opérations dans un environnement ADM et de faire face aux menaces dans ce domaine. Le Centre de non‑prolifération des ADM a été établi en l'an 2000 au siège de l’OTAN, à Bruxelles. Au sommet de Prague de 2002 , les Alliés ont lancé un processus de modernisation visant à ce que l’OTAN soit en mesure de faire face efficacement aux nouveaux défis du XXI e  siècle. Ce processus prévoyait la création de la Force de réaction de l'OTAN, la rationalisation de la structure de commandement de l'Alliance ainsi qu'une série de mesures destinées à protéger les forces, la population et le territoire des pays de l'OTAN contre les incidents CBRN. En 2003 , OTAN a créé le bataillon multinational de défense CBRN et l’équipe d’évaluation interarmées, qui font partie de la Force opérationnelle multinationale interarmées de défense CBRN depuis 2007. Au sommet de Riga, en 2006 , les dirigeants des pays alliés ont entériné la directive politique globale (CPG). Cette directive contient une analyse du futur environnement de sécurité ainsi que les orientations fondamentales à suivre dans le cadre de la transformation en cours de l’OTAN. Il y est clairement indiqué que la prolifération des ADM et de leurs vecteurs représente une menace majeure pour la sécurité, ces armes étant particulièrement dangereuses lorsqu'elles sont associées aux menaces liées au terrorisme ou aux États faillis. En juillet 2007 , l’OTAN a ouvert le Centre d'excellence interarmées pour la défense CBRN de Vyskov (République tchèque). En avril 2009 , les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN ont entériné la « politique globale de l'OTAN, au niveau stratégique, pour la prévention de la prolifération des ADM et la défense contre les menaces CBRN ». Le 31 août 2009, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé de mettre ce document en lecture publique. Au sommet de Lisbonne de novembre 2010, les chefs d’État et de gouvernement ont adopté un nouveau « Concept stratégique pour la défense et la sécurité des membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ». Les dirigeants des pays de l’Alliance sont également convenus, à Lisbonne, de créer un comité qui serait spécifiquement chargé de donner des avis sur la maîtrise des armes de destruction massive et sur le désarmement. Ce comité a entamé ses travaux en mars 2011. En mai 2012, au sommet de Chicago, les dirigeants des pays de l’OTAN ont approuvé et rendu publics les résultats de la revue de la posture de dissuasion et de défense. Le document en question réaffirme que « l'OTAN est déterminée à maintenir une combinaison appropriée de capacités nucléaires, conventionnelles et de défense antimissile pour la dissuasion et la défense, afin d'honorer les engagements énoncés dans le concept stratégique ». Il a également été rappelé au sommet de Chicago que « la maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération jouent un rôle important dans la réalisation des objectifs de sécurité de l'Alliance », et les Alliés continueront par conséquent d’appuyer les efforts en ce sens.
  • Armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines
    Les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines La prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC) porte atteinte à la sécurité. Les mines anti-personnel et les restes explosifs de guerre, quant à eux, tuent et mutilent les personnes comme le bétail longtemps après la fin des hostilités. Ces deux types d'armes peuvent avoir des effets déstabilisateurs sur le développement social, sociétal et économique et constituer un défi majeur pour la sécurité régionale et nationale. La prolifération illicite des ALPC peut alimenter et prolonger la violence armée, et favoriser les activités illégales et l'émergence de groupes violents. L'accès aux ALPC illicites contribue au développement du terrorisme, de la criminalité organisée, de la traite des êtres humains, de la violence sexiste et de la piraterie. Par ailleurs, le détournement de telles armes est étroitement lié à la corruption et à de mauvaises pratiques de gestion. Les armes de petit calibre sont destinées à un usage individuel. Elles comprennent, entre autres, les pistolets, les fusils, les mitraillettes, les fusils d’assaut et les mitrailleuses légères. Les armes légères, pour leur part, sont conçues pour être utilisées par au moins deux servants. D'un calibre inférieur à 100 millimètres, elles comprennent, entre autres, les mitrailleuses lourdes, les lance-grenades, les mortiers, les canons antiaériens et les canons antichars. Les mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre tuent et mutilent les personnes comme le bétail longtemps après la fin des hostilités, et constituent un obstacle majeur au redressement et au développement post-conflit. Au-delà de la tragédie humaine qu'elles peuvent provoquer, elles surchargent également les services de santé locaux et nationaux, réduisent la main d'œuvre disponible et ébranlent les structures sociales et sociétales. Dans bon nombre de pays, les stocks d'armes et de munitions ne sont pas toujours bien gérés, ce qui donne lieu à des accès illicites ou à des accidents qui peuvent avoir des conséquences pour le personnel de sécurité et les populations des environs. L'OTAN contribue à résoudre ces problèmes en encourageant le dialogue et la coopération entre les pays alliés et partenaires pour trouver des solutions appropriées. Elle dispose pour cela de deux mécanismes très efficaces : le Groupe de travail ad hoc sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines et le fonds d'affectation spéciale OTAN/PPP. L'OTAN soutient également des initiatives menées par d'autres organismes internationaux, comme l'Organisation des Nations Unies (ONU), le Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects, ainsi que le traité sur le commerce des armes (TCA). Pour ce qui est des mines antipersonnel, l’Alliance et ses partenaires apportent également leur soutien aux pays signataires de la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (Convention d’Ottawa). Les Alliés qui n’ont pas adhéré à cette convention contribuent aux actions menées dans le cadre général de ce qu'on appelle communément la lutte contre les mines, à savoir : la dépollution des champs de mines, l'assistance aux victimes, la sensibilisation, au travers de la formation, au risque que représentent les mines, et l'aide à la destruction des stocks. Points principaux Les mines terrestres et les restes explosifs de guerre constituent un obstacle majeur au redressement et au développement post-conflit. Début 2014, les projets sur fonds d’affectation spéciale OTAN avaient permis de déminer 1 400 hectares de terres. Ils ont également permis de détruire 4 500 000 mines terrestres antipersonnel et 2 000 000 de grenades à main. L'OTAN appuie les initiatives menées par la communauté internationale pour éradiquer le commerce illicite d'armes conventionnelles. Depuis la fin des années 1990, l'OTAN contribue à la sécurité des populations civiles en axant ses efforts sur la destruction des armes excédentaires. D'une pierre deux coups En 1999, le Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), qui rassemble les Alliés et les pays partenaires, a mis en place le Groupe de travail ad hoc sur les ALPC. À l’origine, ce Groupe s’occupait exclusivement des questions relatives à l’incidence de la prolifération des ALPC sur les opérations interarmées de maintien de la paix conduites dans le cadre de l'Alliance. En avril 2004, son mandat a été élargi aux questions en rapport avec la lutte contre les mines (devenant ainsi le Groupe de travail ad hoc sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines). Ce groupe est l’un des rares forums au monde à consacrer périodiquement (chaque trimestre) des réunions à ces questions spécifiques. L’objectif est de contribuer aux efforts internationaux visant à réduire l’incidence des mines terrestres antipersonnel, ainsi que les menaces posées par le commerce illicite des ALPC. Programme de travail annuel Les activités s’articulent autour d’un programme de travail annuel. Dans la pratique, le Groupe de travail fait appel à une approche en quatre volets pour mener à bien sa mission : Il offre un cadre permettant aux membres du CPEA et à certains organismes de mise en œuvre de partager des informations sur les projets qu'ils mènent dans le domaine des ALPC et des munitions. Parmi ces organismes, citons l’Union européenne (UE), l’Agence OTAN de soutien (NSPA), l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Centre d'information d'Europe du Sud-Est et de l'Est pour le contrôle des armes légères et de petit calibre (SEESAC), et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ces échanges d'informations contribuent à améliorer la coordination avec les pays donateurs et les organismes de mise en œuvre, de manière à renforcer l'efficacité et à éviter les doubles emplois. Les informations sont intégrées dans le tableau récapitulatif des projets – une plate-forme en ligne de partage d’informations – qui est régulièrement mis à jour par les membres du Groupe de travail ad hoc sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines. Il invite des intervenants d’organisations non gouvernementales (ONG), régionales et internationales, et d’instituts de recherche, à partager leurs points de vue avec les délégations et à les tenir informées des recherches récentes. Il facilite la gestion et la création de projets sur fonds d'affectation spéciale, notamment en communiquant aux délégations des informations actualisées sur l'état d'avancement de ces projets et en insistant sur les domaines nécessitant des efforts ou des dons supplémentaires. Il organise régulièrement des ateliers, conférences et séminaires internationaux sur des thèmes qui présentent une importance particulière pour les ALPC et la lutte contre les mines. Le Secrétariat international (SI) de l'OTAN sert d'agent exécutif du Groupe de travail ad hoc sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines et met en œuvre les programmes de travail annuels du Groupe de travail et organise ses réunions trimestrielles. Formation L'OTAN organise deux stages en rapport avec les ALPC et/ou la lutte contre les mines, qui se déroulent habituellement à l’École de l’OTAN à Oberammergau (Allemagne). Le premier s'intitule « ALPC et lutte contre les mines ». Il est conçu à l'intention des cadres intermédiaires et donne aux stagiaires une vue d'ensemble des principales questions politiques, pratiques et réglementaires dont ils devront tenir compte lorsqu'ils traiteront des ALPC, des munitions conventionnelles et de la lutte contre les mines au niveau national, régional ou mondial. Il aborde des questions transversales, comme l'intégration de la dimension de genre, qui influeront sur les différents volets des questions liées aux ALPC et à la lutte contre les mines. Sa première édition devrait avoir lieu au premier semestre de 2014. Un deuxième stage, plus technique, intitulé « stage pratique sur les ALPC », se concentre sur les éléments pratiques et techniques importants pour la conduite des visites d'évaluation de site, comme l'élaboration de procédures d'exploitation normalisées appropriées. Ces deux stages sont ouverts au personnel militaire et civil des pays du CPEA. Soutien de l'OTAN aux actions menées par l'ONU Le programme d'action des Nations Unies en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects a été adopté en juillet 2001 par près de 150 pays, dont tous les pays membres de l’OTAN. Il prévoit des mesures aux niveaux national, régional et mondial, dans les domaines de la législation et de la destruction des armes qui ont été confisquées, saisies ou collectées, ainsi qu’un volet de coopération et d’aide internationales visant à renforcer l’aptitude des États à recenser les ALPC illicites et à en assurer la traçabilité. Tous les deux ans, l'ONU organise une réunion de suivi de la mise en œuvre du programme d'action. Par ses activités, le Groupe de travail ad hoc de l'OTAN favorise la mise en œuvre du programme d'action et continuera d’appuyer sans réserve les événements mondiaux d’importance majeure de cette nature. La Convention sur les armes à sous-munitions (CCM) est entrée en vigueur le 1 er août 2010 et est devenue un instrument juridiquement contraignant. Elle prévoit pour ses signataires l'interdiction d’emploi, de stockage, de production et de transfert de ce type d’armes. Des articles spécifiques de la Convention portent sur l’assistance aux victimes, la dépollution des zones contaminées et la destruction des stocks. Le Groupe de travail offre une enceinte de débat supplémentaire pour favoriser la mise en œuvre de la Convention. Le 2 avril 2013, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le traité sur le commerce des armes (TCA), un texte historique qui réglemente le commerce international des armes conventionnelles, des armes de petit calibre aux navires de guerre, en passant par les chars et aéronefs de combat. Ce traité vise à promouvoir la paix et la sécurité en mettant un terme au flux déstabilisateur d'armes vers les régions en conflit. L'OTAN soutient la mise en application du TCA en particulier au travers des activités du Groupe de travail sur les ALPC et la lutte contre les mines et constitue une enceinte supplémentaire pour les débats et les partages d'informations sur cette question. Projets sur fonds d'affectation spéciale La fin de la Guerre froide nous a laissé en héritage un dangereux stock d’armes obsolescentes, de munitions, de mines antipersonnel, de missiles, de propergols, de produits chimiques et de munitions explosives non explosées. En 1999, l’OTAN a mis en place le mécanisme des fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP pour aider les Partenaires à résoudre ces problèmes. Depuis lors, les projets menés dans le cadre de ces fonds ont donné des résultats tangibles et ils représentent, à ce titre, la dimension opérationnelle des activités du Groupe de travail. Ces projets mettent l’accent sur la destruction des ALPC, des munitions et des mines, ainsi que sur l’amélioration de la sécurité physique et de la gestion des stocks ; ils s'intéressent aussi aux conséquences de la réforme de la défense. Les Alliés et les Partenaires financent et réalisent ces projets par l’intermédiaire d’agents exécutifs. Pour chaque projet, un pays pilote supervise le développement des propositions, en coordination avec le SI de l’OTAN et l’agent exécutif. Ce mécanisme comporte une procédure d’appels d’offres, garantit la transparence quant à l’utilisation des fonds, et assure la supervision et la dimension vérifiable des projets, tout particulièrement pour ce qui est de la destruction de munitions. Ces projets peuvent être lancés par un pays membre ou un pays partenaire afin de traiter de questions pratiques spécifiques liées au processus de démilitarisation d’un pays ou à l’adoption de projets de réforme de la défense. Ils sont financés par des contributions volontaires de pays alliés ou partenaires et même, depuis peu, d’ONG. Leur mise en œuvre fait souvent l’objet d’une coopération avec d’autres organisations internationales et des ONG. Début 2014, ces projets avaient permis aux Alliés et aux pays partenaires de détruire ou de neutraliser : 146 000 000 de munitions, 15 500 000 armes à sous-munitions, 4 500 000 mines terrestres antipersonnel, 2 000 000 de grenades à main, 570 000 armes légères et de petit calibre (ALPC), 621 000 munitions explosives non explosées, 29 000 tonnes de munitions diverses, 10 000 missiles sol-air et roquettes, 1 470 systèmes antiaériens portables (MANPADS), 2 620 tonnes de produits chimiques (y compris du comburant de propergol – MELANJ), et 1 400 hectares avaient été déminés. En outre, quelque 11 800 anciens militaires ont bénéficié d’une aide à la reconversion grâce à des projets de réforme de la défense faisant appel à des fonds d’affectation spéciale. Le mécanisme des fonds d’affectation spéciale est ouvert aux pays participant au programme PPP de l’OTAN, aux pays du Dialogue méditerranéen et à ceux de l'Initiative de coopération d'Istanbul. Par exemple, en 2014, l’OTAN s’est engagée dans l’amélioration de la sécurité et de la sûreté des installations de stockage de munitions en Mauritanie et dans la destruction de munitions excédentaires en Jordanie, renforçant ainsi la sécurité des communautés locales. Les fonds d’affectation spéciale sont également ouverts aux pays dans lesquels l’OTAN mène des opérations de gestion de crise. En 2010, l’OTAN a mené à bien en Afghanistan un projet sur fonds d’affectation spéciale, qui lui a permis d’atteindre son objectif, à savoir fournir à l'Armée nationale afghane des moyens supplémentaires de gérer efficacement et en toute sécurité les munitions. Après avoir reçu l'assentiment du pays pilote et du partenaire concerné, la proposition de projet est présentée au Comité politique et des partenariats (PPC), qui est l’enceinte officielle pour débattre des projets et rechercher des donateurs disposés à apporter un soutien et des ressources. L’Agence OTAN de soutien (NSPA), basée au Luxembourg, a été choisie par les pays pilotes de la plupart des projets sur fonds d’affectation spéciale pour en être l’agent exécutif, tout particulièrement en ce qui concerne les projets de démilitarisation. Elle joue un rôle essentiel dans l'élaboration et la mise en œuvre de tels projets, et elle offre des avis techniques ainsi que toute une gamme de services de gestion.
  • Article 5 (Défense collective)
    Défense collective Le principe de la défense collective est au cœur du traité fondateur de l’OTAN. Il reste unique et immuable, il unit les membres de l'Alliance, ceux-ci s'engageant à se protéger mutuellement, et il instaure un esprit de solidarité au sein de l'Alliance. Ce principe est consacré dans l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, qui stipule que si un pays de l’OTAN est victime d’une attaque armée, chaque membre de l’Alliance considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendra les mesures qu’il jugera nécessaires pour venir en aide au pays allié attaqué. C'est à la suite des attentats terroristes perpétrés contre les États-Unis le 11 septembre 2001 que, pour la première fois de son histoire, l'OTAN a invoqué l'Article 5 du Traité de Washington.
  • Assemblée parlementaire de l'OTAN, L' -
    Mis à jour le: 09-Nov-2011 17:32 Nouvelles
  • Association du Traité de l’Atlantique (ATA) et Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA)
    Mis à jour le: 02-Dec-2010 14:44 Nouvelles
  • Australie, Coopération entre l’OTAN et l’
    Mis à jour le: 01-Mar-2013 14:16 Nouvelles
  • Autriche, Les relations entre l'OTAN et l’-
    Les relations entre l’OTAN et l’Autriche Les relations entre l'OTAN et l’Autriche évoluent dans le cadre du Partenariat pour la paix, auquel l’Autriche a adhéré en 1995. L’Autriche et l’Alliance collaborent activement dans le cadre d’opérations de soutien de la paix, et elles ont établi une coopération pratique dans toute une série de domaines, comme le prévoit le programme de partenariat individuel (IPP) de l'Autriche. L'OTAN attache beaucoup d’importance à ses relations avec l’Autriche, considérée par les Alliés comme un partenaire et contributeur efficace et proactif en matière de sécurité internationale, partageant avec eux des valeurs fondamentales, telles que la promotion de la sécurité internationale, de la démocratie et des droits de l'homme. Ainsi, l’Autriche choisit des domaines de coopération pratique avec l’OTAN qui répondent à des objectifs communs. Le soutien de l’Autriche aux opérations dirigées par l’OTAN représente un important domaine de coopération. L’Autriche a participé, aux côtés des Alliés, à des opérations de sécurité et de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine, et actuellement elle a du personnel déployé en Afghanistan et au Kosovo. Cadre de la coopération L’OTAN et l’Autriche fixent en détail les domaines de coopération et le calendrier correspondant dans le programme de partenariat individuel, approuvé conjointement pour une période de deux ans. Parmi les principaux domaines de coopération figurent la sécurité et le maintien de la paix, l'aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe, ainsi que les opérations de recherche et de sauvetage. L’Autriche gère le Centre de préparation aux opérations, qui est un centre de formation et d’entraînement du PPP. Elle dirige également les activités du groupe de travail régional des Balkans, qui fait partie du Groupement PPP d’institutions d’études de défense et de sécurité dans le cadre du PPP (association œuvrant sur une base volontaire « dans l’esprit du PPP » et subventionnée par l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse et les États-Unis). Domaines clés de la coopération Coopération dans le domaine de la sécurité En 1996, l’Autriche a déployé des forces aux côtés de celles des Alliés pour assurer la mise en application de l’Accord de paix de Dayton en Bosnie-Herzégovine. Elle a fourni un bataillon aux forces de maintien de la paix dirigées par l’OTAN, présentes dans ce pays jusqu’en 2001. Elle fournit actuellement une compagnie mécanisée et des unités de soutien (soit plus de 400 hommes) à la force de maintien de la paix au Kosovo (KFOR) dirigée par l’OTAN. L’Autriche a pris le commandement de la Force opérationnelle multinationale – Sud de la KFOR (MNTF-S) début 2008. En Afghanistan, des forces autrichiennes ont rejoint la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en 2002, lui apportant expertise et soutien logistique. Tout au long de l’année 2005, l’Autriche a déployé des troupes à l’appui de l’équipe de reconstruction provinciale (PRT) dirigée par l'Allemagne dans la province de Kunduz, afin d'assurer la sécurité pour les élections législatives afghanes. L’Autriche a également mis un certain nombre d’unités à disposition pour d'éventuelles opérations PPP. Chacun de ces déploiements est soumis à l'autorisation du Conseil des ministres autrichien et à l’approbation de la Commission centrale du Parlement autrichien. Réforme du secteur de la défense et de la sécurité La participation à des opérations de maintien et de soutien de la paix aux côtés des Alliés permet à l’Autriche de consolider son propre processus de transformation militaire. Le processus de planification et d’examen (PARP) du PPP oriente et renforce les activités de planification de l’Autriche. Au travers du PARP, l’Autriche a déclaré un nombre croissant de forces et de capacités susceptibles d’être mises à disposition pour des opérations dirigées par l'OTAN. Sa capacité à participer à des opérations de soutien de la paix est encore renforcée par son adhésion au concept de capacités opérationnelles (OCC). Les Alliés et les autres Partenaires bénéficient également de l’expertise autrichienne. Le pays contribue au programme OTAN de soutien aux réformes du secteur de la sécurité, plus particulièrement dans la région des Balkans. L’Autriche a contribué à des projets relevant de fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP dans d’autres pays partenaires. Enfin, à l’instar de pays alliés et partenaires, elle a alimenté des fonds de contributions volontaires pour la destruction de mines et/ou de munitions en Albanie, au Kazakhstan, au Monténégro, en Serbie et en Ukraine. Plans civils d’urgence Les plans civils d'urgence constituent un domaine de coopération très important. L’objectif est que l’Autriche puisse coopérer avec les pays membres de l’OTAN, afin qu’ensemble ils puissent s’apporter un soutien mutuel pour faire face aux conséquences d’accidents majeurs ou de catastrophes dans la région euro-atlantique. Il pourrait notamment s’agir de gérer les conséquences d'incidents impliquant des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires, ou de mener des opérations d’aide humanitaire en cas de catastrophe. Science et environnement Dans le cadre du programme « La science au service de la paix et de la sécurité (SPS) » de l’OTAN, des scientifiques autrichiens ont participé à de nombreux ateliers et séminaires de recherche avancée sur des sujets variés, soit plus de vingt activités depuis 2005. Parmi les sujets abordés, on citera notamment l’état de préparation face au bioterrorisme, l’amélioration de l’état de préparation face aux pandémies de grippe et les nouvelles menaces biologiques. Information du public Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle de point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion de l’information quant au rôle et aux politiques de l’Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN en Autriche est celle de la Croatie. Évolution des relations L’Autriche a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP) en 1995, afin de coopérer avec les Alliés dans des domaines où les objectifs des deux parties convergent. Elle participe au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP depuis 1996, afin de promouvoir l’interopérabilité avec les forces de l’OTAN dans les opérations de maintien de la paix. Depuis son adhésion au PPP, l’Autriche joue un rôle actif au sein du Partenariat. Elle met ses compétences à la disposition des autres pays partenaires et des pays alliés, notamment dans les domaines du maintien de la paix, des plans civils d’urgence et de la coopération civilo-militaire. Les grandes étapes 1995 L’Autriche signe le Document-cadre du Partenariat pour la paix. 1996 L’Autriche adhère au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP. 1996 L'Autriche déploie des troupes dans le cadre de la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN en Bosnie-Herzégovine. 1997 L’Autriche ouvre une mission diplomatique au siège de l’OTAN. 1999 Des forces autrichiennes participent à la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo (KFOR). 2002 Des troupes autrichiennes intègrent la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, afin de contribuer à assurer la sécurité pour les élections législatives. 2005 L'Autriche augmente le nombre d’unités déclarées pour des missions OTAN/PPP. Par la suite, elles constitueront une brigade cadre. 2008 L'Autriche prend le commandement de la Force opérationnelle multinationale – Sud de la KFOR (MNTF-S).
  • AWACS : les yeux de l'OTAN dans le ciel
    Mis à jour le: 12-Aug-2014 09:49 Nouvelles
  • Azerbaïdjan, Les relations entre l’OTAN et l’-
    Mis à jour le: 13-Feb-2013 10:34 newYTPlayer('5MlneMakw80','82146m'); NATO Secretary General with President of Azerbaijan - Joint Press Point, 15 January 2014 15 Jan. 2014 A strong security cooperation with Azerbaijan 07 Sep. 2012 Press point by the NATO Secretary General in Azerbaijan 07 Sep. 2012 NATO Secretary General and the President of Azerbaijan: Joint Press Point 15 Feb. 2012 Oslo Seminar - Interview with Araz Azimoz, Deputy Foreign Minister of Azerbaijan 14 Jan. 2010 Nouvelles