Compte-à-rebours pour le sommet de Chicago

  • 19 May. 2012
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  • Mis à jour le: 19 May. 2012 19:04

Le compte-à-rebours pour le sommet de l’OTAN à Chicago a commencé, sommet qui doit permettre à l’Alliance d’être prête à relever les défis à venir.

Au cours de ce sommet, qui aura lieu les 20 et 21 mai, des décisions cruciales seront prises sur la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l’OTAN en Afghanistan, sur la manière de maintenir et d’améliorer les capacités de défense et de sécurité en cette période de difficultés économiques ainsi que sur les relations de l’OTAN avec ses partenaires mondiaux.

« Nous devons faire face à toute une série de défis de sécurité. Et nous prendrons les décisions nécessaires pour faire en sorte que l’Alliance puisse les relever », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, lors d’une rencontre avec des jeunes le 19 mai à Chicago.

Le « sommet de la jeunesse » a rassemblé des étudiants et des jeunes gens venus des États-Unis, d’Afghanistan, des pays membres de l’OTAN et de divers autres endroits de la planète pour un débat tout à fait unique sur les questions de sécurité d’aujourd’hui et de demain.

Au cœur du sommet de l’OTAN figureront les décisions sur l’Afghanistan. Les forces de sécurité nationales afghanes vont progressivement assumer la responsabilité de la sécurité dans le pays. Comme décidé au dernier sommet de l’OTAN, qui a eu lieu à Lisbonne en novembre 2010, la transition devrait être achevée pour la fin de l’année 2014.

À Chicago, l’OTAN et les pays partenaires au sein de la FIAS vont définir comment veiller à ce que le processus de transition soit un succès et quel type d’assistance ils vont offrir une fois la transition achevée.

« Fin 2014, les Afghans seront pleinement en charge de leur propre sécurité. C’est à ce moment-là que la mission de la FIAS s’achèvera. Cela ne marquera pas la fin de notre engagement – et nous allons le montrer clairement, ici, à Chicago », a déclaré le secrétaire général.

L’OTAN et ses partenaires au sein de la FIAS vont, avec le gouvernement afghan, examiner comment donner un prolongement à l’action menée en Afghanistan, et il est probable qu’ils mettront l’accent sur la formation des forces afghanes et sur la fourniture de conseils et d’assistance à ces forces une fois que la mission actuelle aura pris fin. Ils vont également examiner comment contribuer au financement des forces de sécurité nationales afghanes dans le cadre d’un vaste effort international.

« Nous allons aussi jouer un rôle à part entière dans le soutien dans la durée des forces afghanes. Mais les autres membres de la communauté internationale ont aussi un rôle important à jouer », a souligné le secrétaire général.

Les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN doivent également prendre des décisions cruciales pour améliorer la manière dont les Alliés maintiennent et développent leurs capacités militaires et veiller à ce que l’OTAN reste ainsi à même de relever les défis de sécurité, quels qu’ils soient.

Au centre des débats figurera le concept de défense intelligente, par lequel les pays mettent l’accent sur la priorisation, sur la spécialisation et sur la coopération pour une plus grande efficacité des dépenses de défense. Le sommet devrait faire de la défense intelligente la nouvelle ligne de conduite pour les activités de l’OTAN.

« L’OTAN est jugée sur ses actes, et nous devons donc disposer des capacités nécessaires pour protéger efficacement la population de nos pays », a précisé le secrétaire général. « En adoptant une nouvelle approche, à savoir la défense intelligente, nous pouvons utiliser plus efficacement nos moyens ».

L’OTAN met déjà en pratique la défense intelligente dans des domaines tels que la défense antimissile balistique, par l’interconnexion des différents systèmes nationaux, pour créer une défense mutualisée. À Chicago, les Alliés devraient faire un premier pas en ce sens en déclarant une capacité intérimaire de défense antimissile.

« Aucun pays ne peut, à lui seul, offrir ce niveau de protection à sa population. Mais si les pays unissent leurs forces, au travers de l’OTAN, ils peuvent y parvenir à moindre coût et avec une bien meilleure efficacité. C’est de la défense intelligente appliquée », a déclaré le secrétaire général.

Enfin, les pays de l’OTAN devraient examiner des questions clés de sécurité avec leurs partenaires mondiaux, de l’Europe de l’Ouest à l’Asie de l’Est et du Pacifique Sud à l’Afrique du Nord.

« Dans le monde d’aujourd’hui, les menaces ne connaissent pas de frontières et font fi de la souveraineté nationale. Il est donc impératif que les pays et les organisations coopèrent aussi largement que possible », a souligné le secrétaire général.