NATO - North Atlantic Treaty Organization

  • ACO (Commandement allié Opérations)
    Mis à jour le: 15-Apr-2014 13:31 Nouvelles
  • Active Endeavour, Opération -
    Mis à jour le: 28-Feb-2011 16:11 newYTPlayer('dfc5bdc473s','76835m'); Extending Air Surveillance in Meditteranean 14 Mar. 2011 Operation Active Endeavour 30 Dec. 2009 Dossiers Terrorisme, L'OTAN et la lutte contre le -
  • Afghanistan, L'OTAN et l' -
    L'OTAN et l'Afghanistan L'objectif premier de l'OTAN en Afghanistan est d'aider les autorités afghanes à assurer efficacement la sécurité dans tout le pays et de veiller à ce qu'il ne puisse plus jamais redevenir un sanctuaire pour les terroristes. Depuis août 2003, la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l'OTAN conduit des opérations de sécurité, tout en se consacrant également à la formation et au développement des Forces de sécurité nationales afghanes (ANSF). Lancé en 2011, le processus de transition vers la prise en charge par les Afghans de la pleine responsabilité de la sécurité devrait se terminer fin 2014, lorsque la mission de la FIAS arrivera à son terme. L'OTAN conduira alors une mission de suivi qui consistera à offrir formation, conseil et assistance aux ANSF, le but étant de continuer à soutenir dans la durée le développement des forces de sécurité et des institutions afghanes. La coopération élargie entre l'OTAN et l'Afghanistan se poursuivra également dans le cadre de l'accord de partenariat durable, signé en 2010 au sommet de Lisbonne. Le haut représentant civil de l’OTAN en Afghanistan met en œuvre les objectifs politico-militaires de l’Alliance dans ce pays, en liaison avec le gouvernement afghan, la société civile, les représentants de la communauté internationale et les pays voisins. La mission de la FIAS Déployée en 2001 – initialement sous la direction de certains Alliés sur la base d'une rotation semestrielle – la FIAS a été chargée, sous mandat de l'ONU, d'aider le gouvernement afghan à maintenir la sécurité, dans un premier temps à Kaboul et dans les alentours exclusivement. L'OTAN ayant accepté de prendre le commandement de la force en août 2003, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé l'extension progressive des opérations de la FIAS à l'ensemble du pays en octobre 2006. La FIAS est présente dans le pays à la demande expresse du gouvernement démocratiquement élu de la République islamique d'Afghanistan. Actuellement (en avril 2014), 48 pays, dont 21 partenaires de l'OTAN, fournissent des contingents à la mission. (Pour de plus amples informations sur les pays contributeurs et sur les effectifs, consultez la carte ci-contre.) Dans le cadre de l’action globale de la communauté internationale, la FIAS travaille à créer les conditions devant permettre au gouvernement afghan d'exercer son autorité dans tout le pays, ce qui implique notamment le développement de forces de sécurité nationales afghanes (ANSF) professionnelles et performantes. Ce faisant, elle contribue à créer un environnement sûr, propice à une amélioration de la gouvernance et du développement socio‑économique et à l'instauration d'une stabilité durable dans tout le pays. La transition vers la prise en charge par les Afghans de la responsabilité en matière de sécurité et l’après-2014  D'ici fin 2014, les forces de sécurité nationales assumeront l'entière responsabilité de la sécurité de la population et du territoire afghans, et la mission de la FIAS prendra fin. Lancé en 2011, le processus de transition vers la prise en charge par les Afghans de la pleine responsabilité de la sécurité – connu sous le nom d'Inteqal en dari et en pashto – progresse bien. Suite au lancement de la cinquième et dernière tranche de la transition, en juin 2013, les forces afghanes ont pris la direction des opérations de sécurité dans tout le pays. Le renforcement des compétences et des cadres des ANSF a permis à la mission de la FIAS d'évoluer, pour passer progressivement d'un rôle de combat à un rôle plus axé sur la facilitation, privilégiant la formation, le conseil et l'assistance des ANSF, afin de s'assurer qu'elles sont en mesure d'assumer pleinement leurs responsabilités de sécurité d'ici à la fin de la transition. La FIAS continue d'apporter un appui tactique, si nécessaire, tout en poursuivant le désengagement de ses forces, d'une manière mesurée, coordonnée et cohérente, jusqu'au terme prévu de la transition, à la fin de 2014. L'engagement de l'OTAN en Afghanistan après l'achèvement du processus de transition est ferme. Au sommet de l'OTAN à Chicago, en mai 2012, les Alliés ont approuvé une mission de suivi dirigée par l'OTAN, afin de continuer à soutenir le développement des forces de sécurité afghanes après 2014. Le concept détaillé de la nouvelle mission dirigée par l'OTAN (dénommée Resolute Support), qui consistera à offrir formation, conseil et assistance aux forces de sécurité afghanes après 2014, a été entériné en juin 2013, lors d'une réunion des ministres de la Défense des pays de l'OTAN, à laquelle ont pris part leurs homologues des pays fournissant des troupes à la FIAS, ainsi que le ministre afghan de la Défense. La mission dirigée par l'OTAN après 2014 ne sera pas une mission de combat. Elle offrira formation, conseil et assistance en ciblant le niveau national et institutionnel, ainsi que les échelons supérieurs de commandement de l'armée et de la police à travers tout l’Afghanistan. Les dix pays partenaires qui ont manifesté de l'intérêt pour une participation à la mission de formation se sont associés à cette décision. Au sommet de Chicago, les dirigeants des pays de l’Alliance et des pays partenaires se sont engagés à jouer leur rôle dans le soutien financier des ANSF après 2014. C'est à la communauté internationale dans son ensemble qu'il revient de contribuer au financement de cet effort. L'OTAN prendra part à ce processus, en élaborant des mécanismes de financement et des dispositions en matière de paiement qui soient appropriés, cohérents et efficaces pour tous les éléments concernés des ANSF. Une coopération élargie entre l'OTAN et l'Afghanistan au-delà de 2014 se met par ailleurs en place dans le cadre du partenariat durable OTAN-Afghanistan, conformément à la déclaration cosignée avec le gouvernement afghan au sommet de l'OTAN à Lisbonne en 2010 (voir ci-dessous). À la conférence sur l'Afghanistan qui s'est tenue à Tokyo en juillet 2012 (déclaration de Tokyo) , la communauté internationale au sens large et le gouvernement afghan ont jeté les bases du développement durable de l'Afghanistan, compte tenu de l'après-2014. À cette conférence, le gouvernement afghan a en outre pris des engagements clairs, s’agissant des progrès à accomplir dans une série de domaines, notamment : organiser des élections inclusives, transparentes et crédibles ; lutter contre la corruption et améliorer la gouvernance ; respecter la Constitution, en particulier les droits de l'homme ; et faire régner l'état de droit (annexe à la déclaration de Tokyo sur la responsabilisation mutuelle). Développer les compétences des forces de sécurité nationales afghanes Le développement de forces de sécurité nationales afghanes professionnelles, performantes et autonomes est un élément fondamental des efforts déployés par la FIAS et l'objectif premier de la mission OTAN de formation en Afghanistan (NTM-A). Cela permet de mettre en œuvre le processus de transition jusque fin 2014, mais aussi d'orienter l'engagement de l'OTAN envers l'Afghanistan sur le long terme. La FIAS a aidé à constituer à partir de rien des ANSF fortes de quelque 350 000 soldats et policiers. Depuis sa création en 2002, l'armée nationale afghane (ANA) est passée d'une force axée sur l'infanterie à une armée à part entière comprenant à la fois des éléments de combat et des capacités facilitatrices – comme la police militaire, le renseignement, l'ouverture d'itinéraires, l'appui tactique, les services de santé, l'aviation et la logistique. La police nationale afghane (ANP) a vu son rôle évoluer de la lutte contre l'insurrection vers une fonction de police civile, qui s'accompagne du développement de diverses capacités allant des enquêtes criminelles au contrôle de la circulation. Quant à l'armée de l'air afghane, elle dispose d’effectifs (personnels volant, de maintenance et de soutien) et d’une flotte (aéronefs à voilure fixe et à voilure tournante) en expansion constante. Aujourd’hui, les ANSF conduisent 95 % des opérations conventionnelles et 98 % des opérations de forces spéciales. Le rôle de l'OTAN en Afghanistan en matière de formation, de mentorat et de conseil La mission OTAN de formation en Afghanistan (NTM-A) a été créée le 21 novembre 2009, afin de regrouper les activités de formation menées par l'OTAN et par les pays. Depuis lors, elle travaille en partenariat étroit avec les ministères afghans de la Défense et de l'Intérieur, ainsi qu'avec la Mission de police de l’Union européenne en Afghanistan (EUPOL). Les tâches essentielles assignées à la NTM-A à sa création étaient, entre autres, la formation et le mentorat des forces de sécurité nationales afghanes, le soutien au socle de la formation institutionnelle de l'ANA, et la réforme de l'ANP au niveau des districts et plus localement. La NTM-A visait aussi à combler les lacunes de l'ANA pour ce qui est des capacités facilitatrices (notamment appui aérien rapproché, évacuation sanitaire et renseignement) au travers de programmes de type « formation des formateurs ». Les activités de la NTM-A sont complémentaires de celles du Commandement interarmées de la FIAS (IJC), qui est responsable de la formation des unités des ANSF déployées, et ce au travers d'équipes de conseil et d'assistance. Au départ, il s'agissait des équipes de liaison et de mentorat opérationnels (OMLT) et des équipes de liaison et de mentorat opérationnels pour la police (POMLT). Celles-ci ont évolué progressivement pour devenir des équipes consultatives militaires (MAT) et des équipes consultatives de police (PAT), respectivement. L'ensemble des équipes sur place sont désormais appelées de façon générique « équipes d'assistance aux forces de sécurité (SFAT) ». À mesure que les effectifs et les compétences des ANSF s’étoffaient, la NTM-A a été réorganisée, et ses fonctions s’exercent maintenant sous le commandement de l’IJC. Les forces de sécurité afghanes prenant désormais elles‑mêmes en charge l’essentiel de leur formation, la NTM-A a recentré son rôle sur le conseil au niveau ministériel. Le partenariat durable entre l'OTAN et l'Afghanistan Au sommet de Lisbonne, en novembre 2010, l'Alliance et l'Afghanistan ont réaffirmé leurs liens à long terme par la signature d'une déclaration de partenariat durable. Ce document, qui marque la poursuite de l'engagement de l'OTAN à l'égard de l'Afghanistan, constitue le cadre politique d'une future coopération renforcée, en particulier dans les domaines du développement des capacités des forces de sécurité nationales afghanes et de la réforme du secteur de la sécurité. Le premier ensemble d'activités à mener dans le cadre du partenariat durable, approuvé par les ministres des Affaires étrangères en avril 2011, regroupe un certain nombre d'initiatives menées séparément jusqu’alors. Au fil du temps, le partenariat durable sera adapté en fonction de l'évolution de la nature de la mission de l'OTAN et de ses relations avec l'Afghanistan. Aujourd'hui, la coopération dans le cadre du partenariat durable prend notamment les formes suivantes : des activités de renforcement des capacités, telles que les programmes de formation militaire professionnelle ; des cours visant à promouvoir la lutte contre la corruption et les initiatives de bonne gouvernance, y compris dans le cadre du programme pour le développement de l'intégrité  ; une aide au secteur de l'aviation civile afghane pour sa mise en conformité aux normes internationales ; une politique « Acheter Afghan » pour identifier les sociétés afghanes avec lesquelles la FIAS peut passer des contrats ; le projet SOIE-Afghanistan , qui permet aux universités et institutions gouvernementales afghanes de Kaboul de disposer à un prix raisonnable de connexions internet à haut débit par satellite et par fibre optique ; une formation aux plans civils d'urgence et à la préparation aux catastrophes ; une action de diplomatie publique visant à faire mieux comprendre l'OTAN et son rôle en Afghanistan. La collaboration avec les partenaires Relever les défis de l'Afghanistan nécessite une approche globale incluant les acteurs civils et militaires et visant non seulement à assurer la sécurité, mais aussi à promouvoir la bonne gouvernance, l'état de droit et le développement à long terme. L'Alliance joue un rôle de soutien auprès du gouvernement afghan et travaille en étroite coordination avec d'autres partenaires internationaux, dont la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan, la Banque mondiale, l'Union européenne et le secteur du développement. En outre, elle collabore étroitement avec de nombreux pays non membres de l’OTAN pour contribuer à sécuriser l'avenir de l'Afghanistan. Actuellement, 21 pays partenaires – certains de régions très éloignées comme l'Australie et l'Amérique latine – fournissent des troupes à la FIAS. Au total, ils représentent près d'un quart des pays membres de l'Organisation des Nations Unies, ce qui montre bien que la mission de la FIAS bénéficie d'un large soutien international. Au fil des ans, l'Australie, la Géorgie et la Jordanie ont occupé la place de principal contributeur de troupes non OTAN. Parallèlement à la mise à disposition de troupes, de nombreux partenaires soutiennent la mission de la FIAS et les objectifs de la communauté internationale en Afghanistan d’une autre manière, par exemple par l'octroi d'autorisations de survol et la conclusion d'accords de transit, ou par un soutien financier au développement des compétences des forces de sécurité nationales afghanes et à des projets de développement.
  • Afghanistan, Le haut représentant civil de l’OTAN en -
    Le haut représentant civil de l’OTAN en Afghanistan Le haut représentant civil de l’OTAN met en œuvre les objectifs politico-militaires de l’Alliance en Afghanistan, en liaison avec le gouvernement afghan, la société civile, les représentants de la communauté internationale et les pays voisins. Il représente de façon officielle et publique les responsables politiques de l’OTAN en Afghanistan. Qui exerce actuellement cette fonction ? L'ambassadeur Maurits R. Jochems (Pays-Bas) a pris ses fonctions en tant que haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan le 10 octobre 2012. Quels sont ses pouvoirs, ses tâches et ses responsabilités ? Travaillant en étroite coopération avec la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), le haut représentant civil est un interlocuteur direct pour les communications entre le théâtre, le siège de l'OTAN et le Conseil de l'Atlantique Nord, principal organe décisionnel de l'Alliance.  Il fournit des avis au Conseil sur les moyens les plus efficaces de garantir la cohérence globale des relations de l'Alliance avec l'Afghanistan ; il lui incombe également de préserver l'image de l'OTAN dans l'opinion publique. Il se tient en liaison avec les hauts responsables du gouvernement afghan et travaille en coordination avec d'autres organisations internationales actives en Afghanistan, en particulier la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan et l'Union européenne. Le représentant entretient également des contacts avec les représentants des pays voisins ainsi qu'avec divers acteurs politiques, représentants de la société civile afghane et représentants d'ONG internationales. Comment est-il/est-elle choisi(e) et pour combien de temps ? Le représentant est nommé par le secrétaire général sur une base ad hoc. Son mandat est d'une durée limitée mais peut-être renouvelé à la lumière des développements politiques intervenant en Afghanistan. Comment ce poste a-t-il évolué ? L’OTAN a créé le poste de haut représentant civil en octobre 2003 pour que les dirigeants politiques de l'Alliance soient représentés à Kaboul.
  • africaine, L'aide de l'OTAN à l’Union -
    L'aide de l'OTAN à l’Union africaine Depuis 2005, l'OTAN apporte différentes formes de soutien à l'Union africaine (UA), à la demande de cette dernière. L'UA est une organisation régionale qui rassemble 54 pays africains. Elle a été créée en 2002 à Addis-Abeba (Éthiopie) et a fait appel au soutien de l'OTAN, dès 2005, pour la Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS), dans la province du Darfour. La décision prise par le Conseil de l'Atlantique Nord de soutenir la MUAS a fait date car il s'agissait de la toute première intervention de l’Alliance sur le continent africain. La MUAS s'est achevée le 31 décembre 2007 et, le 1 er  janvier 2008, l'opération hybride UA/ONU au Darfour (MINUAD) lui a succédé. Depuis lors, l'OTAN apporte son aide à l'UA pour d'autres missions et objectifs, notamment dans le cadre de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), où elle assure la planification et les transports aériens et maritimes stratégiques, ainsi que pour le développement de capacités de maintien de la paix à long terme, en particulier les brigades de la Force africaine en attente (FAA). Afin de permettre une synergie, une efficacité et une transparence maximales, l’aide apportée par l’OTAN fait l’objet d'une étroite coordination avec celle que fournissent d'autres organisations internationales – principalement les Nations Unies et l'Union européenne (UE) – et les partenaires bilatéraux. Par le biais de cette aide accrue, l’Alliance et l’UA développent une relation que M. Sivuyile Thandikhaya Bam, chef de la Division des opérations de soutien de la paix (DOSP) de l’UA, a qualifiée de « très positive » lors de la visite qu’il a effectuée au siège de l’OTAN en février 2010. « Nous envisageons [cette coopération] davantage sur le long terme, et nous voudrions poursuivre sur cette voie ». Le fait que l'UA ait sollicité l'aide de l'OTAN à maintes reprises a confirmé cette tendance, et entraîné un élargissement de la collaboration UA-OTAN. Aider l’Union africaine en Somalie Depuis 2007, l’OTAN, qui a accepté d'apporter une aide à l'AMISOM, fournit un soutien dans le domaine du transport aérien et du transport maritime stratégiques aux États membres de l’UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de cette mission. Ainsi, l’OTAN a par exemple mis en place un soutien aérien du Burundi à Mogadiscio ; elle a aussi escorté un bâtiment de l’UA qui transportait des équipements militaires burundais destinés à l’un des bataillons transférés par voie aérienne à Mogadiscio. L’OTAN a aussi mis des experts à la disposition de la DOSP de l'UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts interviennent dans des domaines spécifiques pendant une période de six mois, renouvelable à la demande de l'UA. Outre cet appui en matière de logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international sur la Somalie. Transport aérien stratégique Le 17 janvier 2007, l’UA a lancé un appel général à tous ses partenaires, dont l'OTAN, concernant un appui financier et logistique à l’AMISOM. Le 22 mai 2007, elle a adressé à l’OTAN une demande plus précise portant sur un soutien à apporter dans le domaine du transport aérien stratégique aux États membres de l'UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de l'AMISOM. Le 7 juin, le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande. Le soutien de l’OTAN a été initialement autorisé jusqu’au 21 août 2007. Depuis lors, et à la suite de nouvelles demandes de l’UA, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé à plusieurs reprises de prolonger ce soutien pour des périodes de six mois et, plus récemment, pour une année. Suite à la dernière décision du Conseil, le soutien est autorisé jusqu’en janvier 2014. Transport maritime stratégique Le soutien au transport maritime stratégique a été demandé un peu plus tard, et le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande le 15 septembre 2009. Ce soutien, qui est également accordé pour des périodes définies, est actuellement autorisé jusqu'en janvier 2014. Experts L’OTAN met des experts à la disposition de la DOSP de l'UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts partagent leurs connaissances dans des domaines tels que la planification maritime, la planification stratégique, la planification et le suivi en matière financière, la planification des acquisitions, la coordination des mouvements aériens, les télécommunications, l'informatique, la logistique, les ressources humaines, la gestion du personnel militaire et la planification de circonstance. À l'heure actuelle, le soutien accordé est de trois experts, basés à Addis-Abeba, pour une période de six mois, renouvelable sur demande de l'UA. Formation L'OTAN offre aux étudiants relevant de l'UA la possibilité de suivre des cours à l'École de l’OTAN à Oberammergau dans des domaines tels que les exercices de gestion de crise. D'autres centres de formation sont en passe d'être sélectionnés, en fonction des besoins de l'UA. Coopération avec d’autres organisations internationales Outre cet appui en matière de logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international sur la Somalie. C’est en juin 2009 qu’elle a été invitée pour la première fois à assister aux réunions de ce Groupe, auxquelles elle participe régulièrement depuis lors. Les organes associés à la prise de décision et à la mise en œuvre des décisions Le Conseil de l’Atlantique Nord est l’organe qui, sur la base des avis donnés par les autorités militaires de l’OTAN, approuve le soutien à l’Union africaine. L’ambassade de Norvège à Addis-Abeba met en œuvre ses ressources diplomatiques à l’appui des activités de l’OTAN en Afrique. Les demandes sont transmises, par « notes verbales », de l’Union africaine à l’ambassade de Norvège, puis, par l’intermédiaire du commandement de forces interarmées (JFC) de Naples et du SHAPE, au siège de l’OTAN, où elles sont examinées et où des décisions sont prises, au besoin. Les demandes de l’UA sont examinées au cas par cas. L’officier de liaison militaire de haut rang (SMLO) de l'OTAN est le principal point de contact pour les activités menées par l’Alliance avec l’UA. Les pays déploient à tour de rôle, pour des périodes de six mois, un SMLO affecté à Addis-Abeba et secondé par un adjoint et un assistant administratif. Dans le cas précis du soutien apporté par l’OTAN à l'AMISOM, c’est le JFC Naples – placé sous le commandement général du Commandement allié Opérations – qui assume la responsabilité de l’équipe SMLO opérant depuis la capitale éthiopienne. Cette équipe ne se contente pas d'assurer les activités quotidiennes de l’OTAN ; elle est également le point de contact militaire de l’OTAN avec les pays partenaires et les organisations régionales, mais aussi avec les représentants des pays fournisseurs de troupes à l’AMISOM, avec les représentants des pays donateurs qui se sont engagés à fournir un appui à l’UA, ainsi qu’avec les Nations Unies, l’UE et diverses ambassades. Contribuer à la création d’une Force africaine en attente (FAA) L’OTAN a fourni, à la demande de l’UA, un soutien à la FAA en mettant à disposition des experts et des formateurs. La FAA, qui devrait être déployée en Afrique en période de crise, s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer des capacités de maintien de la paix à long terme. Elle représente la vision de l’UA d’un dispositif continental de sécurité, disponible sur appel, et présentant des points de ressemblances avec la Force de réaction de l’OTAN. L'Alliance apporte un soutien au renforcement des capacités, par le biais de stages et d’exercices d’entraînement, et, en outre, elle met en place diverses formes de soutien visant à rendre la FAA opérationnelle, toujours à la demande de l’UA. L’OTAN aide en particulier l’UA à conduire les processus d’évaluation relatifs à l’état de préparation opérationnelle des brigades de la FAA. Cette force continentale devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici 2015, et elle pourrait être considérée comme une contribution africaine à l’action plus large menée par la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité. Mise à disposition d'experts Le 5 septembre 2007, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé, dans le cadre de son soutien au renforcement des capacités de l’Union africaine, d’aider cette dernière à réaliser une étude sur l’évaluation de l'état de préparation opérationnelle des brigades de la FAA (l'OTAN a aussi contribué à la traduction des documents de la FAA de l'anglais vers le portugais). Aide à la formation L’OTAN a fourni à la FAA des modules de formation ciblés. Depuis 2009, l’École de l’OTAN à Oberammergau accueille des officiers d’état-major de l’UA, qui participent à différents stages, y compris dans le domaine de la planification opérationnelle. Le JFC de Naples – QG de l’OTAN désigné pour la mise en œuvre de la coopération pratique entre l’Alliance et l’UA – a également organisé des programmes de formation en matière d’homologation/évaluation pour le personnel de l’UA. Il a ainsi formé des fonctionnaires de l’UA participant à des exercices militaires et mis à disposition des experts militaires qui apportent une aide dans le cadre des procédures d’évaluation et de retour d'expérience liées aux exercices. L’OTAN a également participé, en y apportant son soutien, à divers ateliers préparatoires de la FAA ayant pour objectif de mettre au point des concepts en rapport avec la FAA. Aider l’Union africaine au Darfour (Soudan) La MUAS a pour but de mettre un terme à la violence qui sévit dans cette région depuis l’éclatement d’un conflit en 2003, et d’y améliorer la situation humanitaire. Du mois de juin 2005 au 31 décembre 2007, l’OTAN a aidé l’UA à étendre sa mission de maintien de la paix au Darfour en fournissant des moyens aériens pour le transport d’un plus grand nombre de soldats de la paix dans la région et en dispensant une formation au personnel de l’UA. Le soutien de l’OTAN ne prévoyait pas la fourniture de troupes de combat. L’Alliance a cessé d’apporter son soutien à la MUAS le 31 décembre 2007, date à laquelle la MUAS a été remplacée par la MINUAD. Elle s’est déclarée prête à envisager, si on le lui demandait, d’apporter un soutien à la force de maintien de la paix hybride ONU-UA, constituée de soldats de la paix et de policiers civils. Le transport aérien de soldats de la paix et de policiers civils de l’Union africaine Entre le 1er juillet et le mois d’octobre 2005, l’OTAN a assuré la coordination du transport aérien stratégique de soldats de la paix provenant des pays africains fournisseurs de troupes et envoyés au Darfour, et a ainsi aidé à transporter près de 5 000 soldats. Cela a contribué à renforcer les troupes sur le terrain, dont l'effectif est passé à 8 000 personnes. En août 2005, à la demande de l’UA, le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé de contribuer au transport de policiers civils. L’OTAN a ainsi coordonné le transport aérien de quelque 50 policiers civils de la MUAS entre les mois d'août et d’octobre 2005. À partir de septembre 2005, l'OTAN a aussi assuré la coordination du transport aérien stratégique pour la rotation des troupes, à destination comme au départ de cette région. En tout, les coordonnateurs aériens de l’OTAN et de l’UE ont organisé le transport de quelque 37 500 soldats, policiers civils et observateurs militaires à destination et au départ de cette région du Soudan. À elle seule, l’OTAN a coordonné le transport aérien de plus de 31 500 troupes et personnels de la MUAS. La gestion du transport aérien assuré par l’OTAN s’est faite à partir de l’Europe. Une cellule spéciale de l’UA, responsable du transport aérien et située au siège de l’UA à Addis-Abeba (Éthiopie), a coordonné les mouvements des troupes et personnels arrivant sur le terrain. L’UE et l’OTAN ont toutes les deux mis des personnels à la disposition de cette cellule, mais c’est l'UA qui avait la direction des opérations. La formation du personnel de l’UA Pendant toute la durée de la mission, l'OTAN a aussi aidé le personnel de la MUAS à se former dans diverses disciplines. Planification aux niveaux stratégique et opérationnel : la formation dans ce domaine était axée sur les technologies et les techniques à mettre en œuvre pour analyser et comprendre l'ensemble de la situation au Darfour et pour déterminer les secteurs dans lesquels l’emploi des moyens de l’UA pouvait influencer au mieux l'environnement opérationnel et éviter les crises. Au total, 184 officiers de l’UA ont eu l’occasion de suivre cette formation dans deux quartiers généraux de la MUAS : le centre opérationnel intégré pour le Darfour, à Addis-Abeba (Éthiopie), et le quartier général de la force de la MUAS, à El Fasher (Soudan). Le 2 juin 2006, l’UA a demandé à l’OTAN d’appuyer la création d’un centre d’opérations interarmées (JOC) de la MUAS, ce que l’Alliance a accepté de faire six jours plus tard. Deux mois plus tard, en août 2006, l'OTAN a aussi contribué à un exercice sur cartes dirigé par les Nations Unies, dont le but était d'aider les personnels de l’Union africaine à comprendre la situation sur le théâtre d'opérations et à agir efficacement, et aussi de renforcer leur capacité à gérer des opérations stratégiques. L'OTAN a fourni 14 officiers, dont des concepteurs d’exercice et des contrôleurs au niveau tactique. Formation portant sur le retour d'expérience : le 8 juin 2006, le Conseil de l'Atlantique Nord a accepté, à la demande de l’UA, de fournir une assistance pour ce qui est de la formation dans les domaines de la certification avant déploiement et du retour d'expérience. À la suite d'une nouvelle demande formulée par l’UA le 19 septembre de la même année, l’OTAN a assuré un encadrement et une formation sur la façon dont l’UA peut mettre en place son propre processus de retour d’expérience. Soixante-quinze officiers de la MUAS issus de trois quartiers généraux (le centre opérationnel intégré pour le Darfour, le quartier général de la force de la MUAS et le quartier général de la mission de l'UA à Khartoum) ont suivi ces stages. Dans ce domaine, l'OTAN a travaillé en totale complémentarité avec l’UE, qui a également apporté une contribution importante. Formation à la gestion de l’information : à la suite d’une note verbale envoyée par l’UA le 25 août 2006, l'OTAN a assuré temporairement la formation et le mentorat de six officiers de l’UA dans le domaine de la gestion de l'information, à la Cellule d'évaluation de l'information du centre opérationnel intégré pour le Darfour. Les organes associés à la prise de décision et à la mise en œuvre des décisions Le Conseil de l'Atlantique Nord, sur la base des avis donnés par les autorités militaires de l’OTAN, a marqué son accord pour qu’un soutien soit apporté à l’Union africaine. En ce qui concerne le soutien de l’OTAN à la MUAS, l'ancien JFC de Lisbonne a assumé – sous le commandement général du Commandement allié Opérations – la responsabilité de l’équipe SMLO opérant depuis Addis-Abeba. Cette équipe était le seul point de contact militaire de l’OTAN avec l’UA à Addis-Abeba. Elle était aussi le point de contact militaire de l’OTAN avec les représentants des pays fournisseurs de troupes à la MUAS, avec les représentants des pays donateurs qui se sont engagés à fournir un appui à l’Union africaine, ainsi qu’avec les Nations Unies, l’UE et diverses ambassades. L'évolution de l'aide apportée par l’OTAN à la MUAS Le 26 avril 2005, l’UA a demandé à l’OTAN d’envisager la possibilité de lui apporter un soutien logistique afin qu’elle puisse étendre sa mission de soutien de la paix au Darfour. En mai 2005, le président de la Commission de l’UA, M. Alpha Oumar Konaré, est venu au siège de l'OTAN afin de fournir des précisions sur la demande d’assistance. Le lendemain, le Conseil de l'Atlantique Nord a chargé les autorités militaires de l'Alliance de donner – d’urgence – des avis sur le soutien que l’OTAN pouvait apporter. À la suite de nouvelles consultations avec l’UA, l’UE et les Nations Unies, l'OTAN a convenu officiellement, en juin 2005, de fournir un soutien dans le domaine du transport aérien et en matière de formation. Les premiers avions transportant des soldats de la paix de l’UA ont décollé le 1er juillet de la même année. La formation des officiers de l’UA a débuté le 1er août et, quelques jours plus tard, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé de contribuer au transport de policiers vers le Darfour. Les grandes étapes – Darfour (Soudan) 26 avril 2005 L'Union africaine adresse une lettre à l'OTAN pour lui demander son aide en vue d'étendre sa mission de maintien de la paix au Darfour. 17 mai 2005 Le président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, est le premier représentant officiel de l'Union africaine à venir en visite au siège de l'OTAN. 18 mai 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord convient de charger les autorités militaires de l'Alliance de fournir des avis sur l'assistance que l'OTAN pourrait offrir. 24 mai 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord approuve les premières options militaires d'un soutien possible de l'OTAN. 26 mai 2005 Le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, participe, à Addis-Abeba (Éthiopie), à une réunion sur le soutien international à la mission de l'Union africaine. 8 juin 2005 L'OTAN adopte des modalités détaillées concernant le soutien qu'elle a convenu d'apporter. 9 juin 2005 Les ministres de la Défense des pays membres de l'Alliance font part officiellement de leur décision d’appuyer l'opération de soutien de la paix de l'Union africaine au Darfour dans les domaines de la coordination du transport aérien stratégique et de la constitution de capacités d’état-major. 1 juillet 2005 Début des transports aériens assurés par l'OTAN. 1 août 2005 Début de la formation des officiers de l'UA assurée par l'OTAN. 5 août 2005 À la demande de l’Union africaine, le Conseil de l'Atlantique Nord accepte de contribuer au transport de policiers civils vers le Darfour. 18-27 août 2005 L'OTAN apporte son appui à un exercice sur cartes dirigé par les Nations Unies, dont le but est d'aider les personnels de l'UA à agir de façon efficace sur un théâtre d'opérations et à développer leur capacité à gérer des opérations stratégiques. 21 septembre 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord décide de prolonger la durée du soutien que l'OTAN apporte dans le domaine du transport aérien jusqu'au 31 octobre 2005 de manière à assurer l'acheminement des renforts restants de soldats de la paix. 9 novembre 2005 Le Conseil de l'Atlantique Nord décide de prolonger de deux mois, jusqu'à la fin mai 2006, la coordination par l’OTAN des opérations de transport aérien stratégique, compte tenu du plan de rotation des forces de l’Union africaine. 29 mars 2006 Suite à un appel téléphonique du secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, effectué le 27 mars, le Conseil de l'Atlantique Nord annonce qu'il est disposé à permettre la poursuite de la mission de l'OTAN. Le Conseil charge les autorités militaires de l'OTAN de fournir des avis sur un éventuel soutien de l'OTAN à une mission des Nations Unies qui prendrait le relais au Darfour. 13 avril 2006 Le Conseil de l'Atlantique Nord annonce qu'il est disposé à permettre la poursuite de la mission de l'OTAN jusqu'au 30 septembre. 5 mai 2006 Deux parties signent l'accord de paix pour le Darfour. 30 mai 2006 Le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires de l'ONU, M. Jan Egeland, vient en visite au siège de l'OTAN pour des discussions sur le Darfour et sur le rôle des forces armées dans le cadre des secours en cas de catastrophe. 2 juin 2006 Le président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, demande à l'OTAN de poursuivre son soutien dans les domaines du transport aérien et de la formation, ainsi que les autres formes d'aide. 8 juin 2006 Les ministres de la Défense déclarent que l'OTAN est disposée à élargir l’aide à la formation qu'elle apporte à la MUAS s'agissant des centres d'opérations interarmées (JOC), de la certification avant déploiement et des enseignements tirés. Ils déclarent aussi que l’Alliance est disposée à envisager la possibilité d’apporter un soutien à une mission des Nations Unies qui prendrait le relais. Au cours d'une réunion à Addis Abeba, la notion de mission hybride UA-ONU de maintien de la paix est introduite. 16 novembre 2006 La coordination du transport aérien stratégique est prolongée jusqu'à la fin de 2006. 28-29 novembre 2006 Au sommet de Riga, l'OTAN réaffirme son soutien à l'UA et se déclare prête à élargir ce soutien. Elle réaffirme également son engagement à travailler en coordination avec d'autres acteurs de la communauté internationale. 14 décembre 2006 L'OTAN décide de prolonger de six mois sa mission de soutien. 15 décembre 2006 L'envoyé spécial des États-Unis au Darfour, M. l'ambassadeur Andrew Natsios, rencontre le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, au siège de l'OTAN. 15 janvier 2007 L'OTAN accepte d’apporter un soutien en matière de développement de capacités d’état-major au QG de la mission de l'UA à Khartoum, en plus de la formation qu’elle assure déjà à El Fasher et Addis-Abeba. 14 juin 2007 Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN réaffirment l'engagement de l'Alliance envers le Darfour et se félicitent de la décision du gouvernement soudanais d'autoriser une mission hybride ONU-UA au Darfour. 6-7 décembre 2007 Après avoir mené des consultations avec les Nations Unies et l’Union africaine et obtenu leur accord, les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN se déclarent disposés à poursuivre le soutien que l'Alliance apporte à la Mission de l’Union africaine au Darfour. 2-4 avril 2008 Au sommet de Bucarest, l’OTAN exprime sa préoccupation à propos de la situation au Darfour et se déclare prête à soutenir les efforts de maintien de la paix menés par l’UA dans la région, après des consultations et un accord avec l’ONU et l’UA. 3-4 avril 2009 Au sommet de Strasbourg/Kehl, l’OTAN manifeste de nouveau sa préoccupation à propos de la situation au Darfour et, de manière plus générale, au Soudan. Soulignant le principe de responsabilisation des Africains, l’OTAN se déclare prête à examiner d’autres demandes de soutien formulées par l’UA, et notamment le développement des capacités régionales.  
  • africaine : Contribuer à la création d’une Force africaine en attente
    Contribuer à la création d’une Force africaine en attente L’OTAN a fourni, à la demande de l’UA, un soutien sous la forme d’experts et de formateurs pour la Force africaine en attente (FAA). Elle apporte un soutien au renforcement des capacités, par le biais de stages et d’exercices d’entraînement, et elle organise en outre un appui, sous diverses formes, à l’opérationnalisation de la FAA. La FAA, qui devrait être déployée en Afrique en période de crise, s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer ses capacités de maintien de la paix à long terme. Cette force continentale devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici 2015, et pourrait être considérée comme une contribution africaine à l’action plus large menée par la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité. L’évolution du soutien de l’OTAN L’OTAN a reçu de l’UA plusieurs Notes verbales se rapportant à la poursuite du soutien de l’Alliance à la FAA, sur les plans du renforcement des capacités et de l’opérationnalisation de la force. Mise à disposition d’experts Le 5 septembre 2007, le Conseil de l’Atlantique Nord – l’organe de décision politique suprême de l’OTAN – a décidé, dans le cadre de son soutien au renforcement des capacités de l’Union africaine, d’aider cette dernière à réaliser une étude sur l’évaluation de l'état de préparation opérationnelle des brigades de la Force africaine en attente (FAA). Outre cet appui initial, et à la demande l’UA, l’OTAN a également contribué à la traduction de l’anglais au portugais de la documentation relative à la FAA. Soutien en matière de formation L’OTAN a fourni à la FAA des modules de formation ciblés. Depuis 2009, l’École de l’OTAN à Oberammergau accueille des officiers d’état-major de l’UA, qui participent à différents stages, y compris dans le domaine de la planification opérationnelle. Le Commandement interarmées (JFC) de Lisbonne – QG désigné de l’OTAN pour la mise en œuvre de la coopération pratique entre l’Alliance et l’UA – a également organisé des programmes de formation en matière d’homologation /évaluation pour du personnel de l’UA. Il a ainsi formé des fonctionnaires de l’UA responsables de l’exercice de poste de commandement AMANI AFRICA (13 octobre – 3 novembre 2010) à Addis-Abeba et met à disposition des experts militaires qui apportent une aide dans le cadre des procédures d’évaluation et de détermination des enseignements à tirer de l’exercice. À la demande de l’UA, l’OTAN a également participé, en y apportant son soutien, à divers ateliers préparatoires de la FAA ayant pour objectif de mettre au point des concepts en rapport avec la FAA. L’OTAN est également membre du forum G8++, dont font partie les partenaires apportant un appui à l’UA dans le domaine de la paix et de la sécurité et qui réunit des pays et des organisations internationales.  
  • africaine en Somalie, Aider l’Union -
    Aider l’Union africaine en Somalie © US DOD L’OTAN a accepté d’aider la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en apportant, dans le domaine du transport aérien et maritime stratégique, un soutien aux États membres de l’UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de cette opération. L’OTAN a ainsi mis en place un soutien aérien du Burundi à Mogadiscio, et elle a escorté un bâtiment de l’UA qui transportait des équipements militaires burundais destinés à l’un des bataillons transférés par voie aérienne vers Mogadiscio. L’OTAN a aussi mis des experts à la disposition de la Division des opérations de soutien de la paix (PSOD) de l’UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts offrent des compétences dans des domaines spécifiques pour des périodes de six mois renouvelables à la demande de l’UA. Outre cet appui en matière logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international pour la Somalie. Comment le soutien de l’OTAN a évolué Transport aérien stratégique Le 17 janvier 2007, l’UA a lancé un appel général à tous ses partenaires, dont l'OTAN, concernant un appui logistique et financier à l’AMISOM. Le 22 mai 2007, elle a adressé à l’OTAN une demande plus précise portant sur un soutien à apporter dans le domaine du transport aérien aux États membres de l'UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de l'AMISOM. Le 7 juin, le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande. Le soutien de l’OTAN a été initialement autorisé jusqu’au 21 août 2007. Depuis lors, et à la suite de nouvelles demandes de l’UA, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé à plusieurs reprises de prolonger ce soutien pour des périodes de six mois et, plus récemment, pour une année. Suite à la dernière approbation du Conseil, le soutien est prolongé jusqu’au 16 janvier 2013. Transport maritime stratégique Le soutien au transport maritime stratégique a été demandé un peu plus tard, et le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande le 15 septembre 2009. Ce soutien est actuellement autorisé, suivant la requête de l’UA, jusqu’au 16 janvier 2013. Experts L’OTAN met aussi des experts à la disposition de la PSOD de l’UA qui appuie l’AMISOM. Ces experts offrent des compétences dans divers domaines : planification maritime, planification stratégique, planification et suivi en matière financière, planification des acquisitions, coordination des mouvements aériens, communications, technologies de l’information, logistique, ressources humaines, gestion du personnel militaire et planification de circonstance. À l’heure actuelle, autorisation a été donnée d’affecter trois experts à Addis-Abeba pour une période de six mois, renouvelable, à la demande de l’UA. Les spécialités de ces trois experts sont les suivantes : planification stratégique, logistique et ressources humaines, et communications et technologies de l’information. Formation L’OTAN offre à des ressortissants des pays de l’UA la possibilité de suivre des stages à l’École de l’OTAN à Oberammergau dans divers domaines, comme celui des exercices de gestion des crises. D’autres centres de formation adéquats sont en cours de recensement, sur la base des exigences de l’UA. Coopérer avec d’autres organisations internationales Outre l’appui qu’elle apporte en matière logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international pour la Somalie. C’est en juin 2009 qu’elle a été invitée pour la première fois à assister aux réunions de ce Groupe, auxquelles elle participe régulièrement depuis lors – la dernière en date de ces réunions s’est tenue en septembre 2011 à Copenhague.
  • Agence OTAN d'information et de communication
    Mis à jour le: 03-Jul-2012 09:14 Dossiers
  • Agence OTAN de soutien (NSPA)
    Agence OTAN de soutien L'Agence OTAN de soutien (NSPA), entité responsable de la logistique intégrée et prestataire des services correspondants, est une agence financée intégralement par ses clients qui ne peut enregistrer ni pertes ni profits. Elle regroupe les activités de soutien logistique et de soutien aux acquisitions de l'OTAN au sein d'une seule et même organisation, qui propose à ses parties prenantes des solutions en matière de soutien multinational intégré. Principales tâches et responsabilités La NSPA a pour mission d'assurer des services de soutien logistique, qui soient à la fois adaptés, efficaces et d'un bon rapport coût-efficacité, s'agissant des systèmes et des opérations. Ce soutien est fourni – en temps de paix, de crise ou de guerre et en fonction des besoins – aux pays membres de l'Alliance, aux autorités militaires de l'OTAN et aux pays partenaires, à titre individuel ou collectif. Conformément aux directives données par le Conseil de l'Atlantique Nord, l'objectif de ce soutien est de maximiser l'aptitude et l'adaptabilité des forces armées, des contingents et autres organisations concernées à exécuter leur mission principale. La NSPA est organisée en trois segments métiers : le programme OTAN de gestion du transport aérien (NAM), le programme OTAN du réseau d'oléoducs en Centre-Europe (CEPS) et les Opérations logistiques. Le programme OTAN de gestion du transport aérien porte sur l'acquisition, la gestion et le maintien en condition opérationnelle de moyens de transport aérien auxquels les pays peuvent faire appel pour remplir leurs engagements nationaux et à l'égard de l'OTAN, de l'Union européenne et de l'Organisation des Nations Unies. Il offre des services financiers, logistiques et administratifs à l'appui de l'escadre de transport lourd (HAW), unité militaire multinationale implantée en Hongrie et responsable de l'exploitation des appareils du programme de gestion du transport aérien utilisés pour répondre aux obligations des pays participants définies selon une formule préalablement agréée d'attribution des heures de vol. Les pays membres du programme NAM sont la Bulgarie, l'Estonie, la Finlande, la Hongrie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, la Roumanie, la Slovénie, la Suède et les États-Unis. Le comité du programme, qui agit dans l'intérêt collectif de tous ses pays membres, est l'organe directeur chargé de l'exécution du programme. Le programme OTAN du réseau d'oléoducs en Centre-Europe est le cadre qui permet de gérer l'exploitation, le financement et la maintenance d'un réseau intégré transfrontière d'oléoducs et de dépôts de carburant à l'appui des besoins militaires opérationnels de l’OTAN, y compris pour les opérations expéditionnaires. Le Bureau de programme CEPS, situé en France, assure la coordination et la conception des plans de trafic transfrontières ainsi que la gestion du contrôle de qualité des produits. Il est responsable du contrôle opérationnel, technique et financier, et de la coordination du développement des activités. Opérationnel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le Bureau sert d'interface entre les fournisseurs et les organisations nationales, les autorités de l'OTAN et les clients non militaires. Les pays membres du programme CEPS sont la Belgique, la France, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et les États-Unis. Le comité du programme, qui agit dans l'intérêt collectif de tous ses pays membres, est l'organe directeur chargé de l'exécution du programme. Le segment Opérations logistiques regroupe un ensemble diversifié de capacités de soutien de systèmes d'arme et d'équipement, dont certaines sont très spécialisées. Ces capacités sont mises à disposition selon des cadres juridiques multinationaux ainsi qu'en vertu d'arrangements bilatéraux et multinationaux qui permettent le regroupement et la centralisation des fonctions de gestion logistique à l'échelle de l'OTAN. Toutes ces capacités peuvent être mobilisées à l'appui de l'OTAN et de ses pays membres pendant des exercices et des déploiements dans le cadre d'opérations entérinées par le Conseil de l'Atlantique Nord. La majeure partie du soutien logistique est confié à des entreprises extérieures, sélectionnées sur la base d'appels d'offres internationaux. Ce segment dispose également d'une capacité interne de soutien et génie technique maîtrisant un certain nombre de technologies spécifiques comme l'optoélectronique et l'étalonnage. Le segment Opérations logistiques gère un centre d'exploitation Sud (SOC) en Italie. Un certain nombre d'agents de ce centre sont déployés dans le cadre d'opérations ou détachés auprès des commandements de l'OTAN pour assurer un soutien de contact. Structure de la NSPA La NSPA, dont le siège se trouve à Capellen (Luxembourg), emploie environ 1 200 personnes dans ses centres opérationnels au Luxembourg, en France, en Hongrie et en Italie. Placée sous la conduite d'un directeur général, l'Agence est l'organe exécutif de l'Organisation OTAN de soutien (NSPO). Les 28 pays membres de l'OTAN sont tous membres de la NSPO, chaque pays étant représenté au comité de surveillance de l'Agence (ASB). Ce comité dirige et contrôle les activités de la NSPA, publie des directives et prend des décisions de politique générale devant permettre à la NPSO de remplir sa mission. Il relève du Conseil de l'Atlantique Nord. Évolution Au sommet de Lisbonne, en novembre 2010, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont décidé de réformer les 14 agences OTAN existantes, implantées dans sept États membres. En particulier, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience de la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires et de développer la transparence et la responsabilisation. Dans le cadre du processus de réforme, la NSPA a été créée le 1er juillet 2012 ; elle est le produit de la fusion des agences de soutien en place avant cette date : l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA), l'Agence OTAN de gestion du transport aérien (NAMA) et l'Agence de gestion des oléoducs en Centre-Europe (CEPMA)
  • Agences, Organisations et -
    Organisations et agences Les agences OTAN constituent un élément essentiel de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et sont un mécanisme vital pour l'acquisition et le maintien collectifs de capacités. Elles sont les organes exécutifs de leurs organisations d'acquisition, de logistique ou de service respectives, et fonctionnent selon les dispositions de chartes approuvées par le Conseil de l'Atlantique Nord. Elles sont créées pour répondre à des besoins collectifs de plusieurs Alliés, ou de l'ensemble de ceux-ci, dans le domaine de l'acquisition, de la logistique et pour assurer d'autres formes de services, de soutien et de coopération dans quelque domaine que ce soit. Bien que les organisations et agences OTAN soient autonomes, elles sont tenues de respecter les conditions énoncées dans leur charte. Comme l'OTAN, elles jouissent de l'exonération fiscale et sont principalement au service de l'Alliance et de ses États membres. Réforme des agences de l'OTAN La revue des agences de l'OTAN s'inscrit dans le processus actuel de réforme de l'OTAN, qui porte également sur la structure de commandement militaire. La réforme a pour but de renforcer l'efficacité et l'efficience de la fourniture des capacités et des services, de parvenir à une meilleure synergie entre les fonctions similaires, et de développer la transparence et la responsabilisation. Au sommet de Lisbonne, en novembre 2010, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN ont décidé de réformer les 14 agences OTAN existantes, implantées dans sept États membres. En particulier, les Alliés sont convenus de rationaliser les agences de l'OTAN autour de trois thèmes programmatiques majeurs : l'acquisition, le soutien, et l'information et la communication. Au début de juillet 2012, la première grande étape du processus de réforme a été franchie, avec la création de quatre nouvelles organisations reprenant les fonctions et responsabilités d'organismes OTAN. Le processus se déroulera en trois phases principales, entre juillet 2012 et fin 2014. une phase de regroupement , durant laquelle les éléments actuels seront rassemblés sous une même responsabilité et les fonctions exécutives regroupées ; une phase de rationalisation , pendant laquelle certaines structures de soutien seront fermées ; une phase d'optimisation , au cours de laquelle les objectifs finaux – efficacité, efficience et économies – seront réalisés. Agence OTAN d'information et de communication (NCIA) Une nouvelle Agence OTAN d'information et de communication (NCIA), ayant son siège à Bruxelles, assure à l'échelle de l'OTAN les prestations informatiques d'ordre général touchant aux services, aux acquisitions et au soutien dans un certain nombre de domaines, p. ex. les systèmes C2 (commandement et contrôle), les communications tactiques et stratégiques, et les systèmes de cyberdéfense. Cette agence est dirigée par un directeur général et contrôlée par un organe directeur le comité de surveillance composé de représentants des pays participants. Agence OTAN de soutien Une nouvelle Agence OTAN de soutien (NSPA), ayant son siège à Capellen (Luxembourg), fournit le soutien en matière de maintien en condition opérationnelle, de maintenance et de logistique pour les systèmes d'armes, tout en assurant aussi la logistique opérationnelle et d'autres services au bénéfice des pays et de l'Alliance dans son ensemble. La NSPA est dirigée par un directeur général et contrôlée par un comité de surveillance au sein duquel les pays participants sont représentés. Organisation OTAN d’acquisition Une organisation OTAN d’acquisition a aussi été créée afin d’offrir un cadre pour la gestion complète des programmes multinationaux d’acquisition d’armements tels que les projets de défense intelligente, les nouveaux programmes majeurs ou les éléments des programmes d’acquisition existants. L’Organisation s’appuiera sur l’expérience des agences actuelles en charge de programmes d’acquisition multinationaux comme l’Agence de gestion OTAN pour le développement, la production et la logistique de l'ACE 2000 et du Tornado (NETMA), l’Agence de gestion OTAN pour la conception, le développement, la production et la logistique de l'hélicoptère OTAN (NAHEMA), l’Agence de gestion de l'AGS de l'OTAN (NAGSMA), l’Agence de gestion pour la conception, le développement, la production et la logistique du système de défense aérienne élargie à moyenne portée (NAMEADSMA), et l’Agence de gestion du programme du système aéroporté de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (NAPMA), qui restera en place jusqu’à ce que sa mission soit remplie ou que les pays participants décident de son intégration dans la nouvelle Organisation. Organisation OTAN pour la science et la technologie À côté de ces nouvelles agences, il a été créé l'Organisation OTAN pour la science et la technologie (NSTO), qui comprend un Bureau de programme pour la collaboration S&T et un Centre pour la recherche et l'expérimentation maritimes. La NSTO est dirigée par un conseiller scientifique, basé à Bruxelles, qui joue un rôle consultatif de haut niveau dans le domaine scientifique à l'échelle de l'OTAN. L'actuelle Agence OTAN de normalisation poursuivra ses activités et fera l'objet d'une revue d'ici au printemps 2014.
  • AGS (Capacité alliée de surveillance terrestre)
    Capacité alliée de surveillance terrestre (AGS) L’OTAN prévoit d’acquérir un système de surveillance terrestre (AGS), qui donnera aux commandants de l’Alliance une image complète de la situation au sol. L'opération de l'OTAN destinée à protéger les civils en Libye a montré toute l’importance d’une telle capacité. Un groupe d'Alliés a l’intention d’acquérir cinq véhicules aériens sans pilote (UAV), ainsi que les stations de commandement et de contrôle correspondantes. L'OTAN assurera ensuite leur fonctionnement et leur maintenance pour le compte des 28 Alliés. Le système AGS, qui devrait être acquis par 14 Alliés (Bulgarie, Danemark, République tchèque, Estonie, Allemagne, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et États-Unis), sera mis à la disposition de l'Alliance entre 2015 et 2017. Ce programme transatlantique majeur est en cours d'exécution suite à la signature du contrat d'acquistion au sommet de Chicago, en mai 2012, par les quatorze pays participants. La capacité centrale de l’AGS, qui sera possédée et exploitée par l’OTAN, permettra à l’Alliance d’assurer en continu la surveillance de larges zones au moyen de plateformes aériennes sans pilote de type HALE (« haute altitude, longue endurance ») opérant à des distances de sécurité considérables, par tous les temps et dans toutes les conditions de luminosité. Grâce à leurs capteurs radar avancés, ces systèmes assureront en permanence la détection et le suivi des objets en mouvement dans l’ensemble des zones observées, et ils fourniront des images radar des zones d’intérêt et des objets fixes. La base d'opérations principale de l'AGS sera implantée sur la base aérienne de Sigonella (Italie), qui servira un double objectif : base OTAN de déploiement JISR (renseignement, surveillance et reconnaissance interarmées) et centre de formation et d’exploitation de données. Tout comme les avions de la Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (NAEW&CF) – les AWACS – surveillent l’espace aérien de l’Alliance, l’AGS aura la capacité d’observer ce qui se passe à la surface de la terre, assurant ainsi une connaissance de la situation avant, pendant et, si nécessaire, après les opérations de l'OTAN. L'AGS répond à l'un des engagements capacitaires majeurs pris au sommet de Lisbonne. Composantes L’AGS central sera un système intégré composé d’un segment air, d’un segment sol et d’un segment soutien. Le segment air comprendra cinq UAV Global Hawk Block 40 HALE. Ces UAV seront équipés du radar de surveillance terrestre avancé MP-RTIP (radar multiplateformes) et d’une série de moyens de communication large bande et longue portée, en vue directe et au-delà de la vue directe. Le segment air comprendra également les stations de contrôle de vol des UAV. Le segment sol assurera une interface entre l’AGS central et de nombreux systèmes C2ISR (commandement et contrôle, renseignement, surveillance et reconnaissance), permettant ainsi de se connecter et d’envoyer des données à de multiples utilisateurs opérationnels déployés et non déployés, y compris à des moyens de télésoutien éloignés de la zone de surveillance. Le segment sol comprendra plusieurs stations terrestres de configurations diverses (notamment mobiles et transportables) qui permettront l’interconnexion des liaisons de données, offriront des moyens de traitement et d’exploitation des données, et assureront l’interface pour l’interopérabilité avec les systèmes C2ISR. Le segment soutien de l’AGS central comportera des moyens dédiés de soutien des missions, qui seront implantés à la base d’opérations principale de l’AGS, à Sigonella (Italie). Les contributions en nature de la France et du Royaume-Uni compléteront l'AGS par des systèmes de surveillance supplémentaires. De par leur composition, l’AGS central et ces contributions en nature donneront à l’OTAN une grande souplesse pour l’emploi de ses moyens de surveillance terrestre. L'ensemble sera complété par d'autres systèmes nationaux aéroportés interopérables de surveillance appartenant aux pays de l'OTAN, en fonction des besoins de telle ou telle opération ou mission spécifique menée par l'Alliance. Mécanismes L’Organisation de gestion de l'AGS de l'OTAN (NAGSMO) est chargée de l’acquisition de la capacité centrale de l’AGS au nom des quatorze pays participants. Le Bureau de mise en œuvre de l’AGS, implanté au Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe (SHAPE), est chargé d’assurer l’intégration opérationnelle et de faciliter l’utilisation de la capacité centrale de l’AGS de l’OTAN. L’Agence de gestion de l’AGS de l’OTAN (NAGSMA), qui représente les quatorze pays acquéreurs de l'AGS, a reçu la proposition finale du contractant principal, et le contrat a été négocié avec succès. Les dispositions contractuelles sont à l’étude dans les pays acquéreurs. L'attribution du contrat était attendue au sommet de Chicago ou peu après. Les industriels des quatorze pays participants seront impliqués dans la construction du système AGS. Les fonds communs OTAN pour l'infrastructure, les communications, l'exploitation et le soutien seront engagés conformément aux procédures normales d'autorisation de financement en vigueur au sein de l'Alliance. Lorsque l'AGS sera pleinement opérationnel, en 2017, la France et le Royaume‑Uni signeront avec le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) un mémorandum d'entente (MOU) définissant les modalités selon lesquelles leurs contributions en nature seront mises à la disposition de l'Alliance. Soutien aux tâches fondamentales de l’OTAN Le sommet de Lisbonne a exposé la vision des chefs d'État et de gouvernement des pays de l'Alliance pour l'évolution de l'OTAN et la sécurité de ses pays membres. Cette vision est basée sur trois tâches fondamentales, détaillées dans le nouveau concept stratégique : la sécurité coopérative la gestion de crise la défense collective À Lisbonne, il a été pris acte de ce que l’AGS était une capacité critique pour l'Alliance, une capacité qui devrait contribuer grandement à l'ambition de l'OTAN en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance interarmées (JISR). L'AGS contribuera à ces trois tâches fondamentales grâce à ses moyens radar à synthèse d’ouverture (SAR) fonctionnant en mode « fauchée » et « image ponctuelle » et à ses moyens de suppression des échos fixes au sol (GMTI), qui permettront de collecter les informations voulues pour donner aux décideurs politiques et militaires une image complète de la situation au sol. Évolution Conçu à l’origine par le Comité des plans de défense, en 1992, le programme AGS était présenté comme un effort d'acquisition de capacités lorsque, en 1995, les ministres de la Défense des pays de l'OTAN sont convenus que « l'Alliance devait poursuivre les travaux visant à se doter d'une capacité AGS centrale minimale essentielle appartenant à l'OTAN et exploitée par elle, complétée par des moyens nationaux interopérables ». Le programme AGS devait fournir à l'OTAN une capacité de surveillance terrestre complète et intégrée, qui donnerait à l'Alliance et à ses pays membres accès, sans restriction ni filtrage, aux données de surveillance terrestre, en temps quasi réel et de manière interopérable. Il devait inclure un segment air comprenant des capteurs radar aéroportés et un segment sol composé de stations terrestres fixes, transportables ou mobiles pour l'exploitation et la diffusion de données, tous ces éléments étant interconnectés grâce à des liaisons de données hautement performantes. Dès le départ, la capacité AGS devait être basée sur un ou plusieurs types de moyens de surveillance terrestre existants ou en développement dans les pays de l'OTAN, approche dans laquelle ont ensuite été inclus des systèmes en développement basés sur des radars américains ou européens. Cependant, aucune de ces approches n'a obtenu un appui suffisant des pays de l'OTAN pour être mise en œuvre. En 2001, le Conseil de l'Atlantique Nord (renforcé) a décidé de redynamiser l'AGS par un programme accessible à tous les pays de l'OTAN et par le développement parallèle du TCAR (radar AGS développé en coopération transatlantique). En 2004, l'OTAN a décidé d'appliquer l'approche dite de « flotte mixte ». Le segment air devait inclure des avions pilotés, à savoir des Airbus A321, et des UAV, à savoir des Global Hawk Block 40, les uns et les autres équipés de radars TCAR, tandis que le segment sol devait comprendre un large ensemble de stations terrestres fixes et déployables. Suite à la contraction des budgets de défense européens, l'OTAN a décidé en 2007 d'abandonner l'approche « flotte mixte » et d'adopter à la place un système AGS plus simple, dans lequel le segment air est basé sur l'UAV Global Hawk Block 40 de série et sur le radar MP-RTIP correspondant. Le segment sol, qui sera en grande partie développé et construit par les industriels européens et canadiens, est pratiquement inchangé, ses caractéristiques fonctionnelles et opérationnelles étant largement indépendantes de l'aéronef et du capteur effectivement utilisés. En février 2009, les pays membres de l’OTAN qui participent au programme AGS ont entamé le processus de signature du mémorandum d’entente du programme. C’est là une étape importante dans la concrétisation d’une capacité essentielle sur le plan des opérations, et dont l’OTAN a un besoin urgent. La NAGSMA a été créée en septembre 2009, après que tous les pays participants ont approuvé le mémorandum d’entente cadre, qui sert de référence pour l’acquisition de cette nouvelle capacité de l’OTAN. Une autre étape majeure pour le programme AGS a été le sommet de Lisbonne en 2010, où l’importance du besoin opérationnel d'une capacité AGS possédée et exploitée par l’OTAN a été reconfirmée dans le nouveau concept stratégique de l'OTAN. L'AGS figurait également parmi les besoins capacitaires les plus pressants de l'Alliance recensés dans le paquet de Lisbonne. Le 3 février 2012, le Conseil de l'Atlantique Nord a approuvé une voie à suivre pour financer collectivement les coûts d'exploitation de l'AGS au service de l'Alliance. La décision de recourir au financement commun OTAN pour l'infrastructure, les communications par satellite, l'exploitation et le soutien ouvre la voie à la conclusion du contrat d'acquisition de l'AGS par ces 13 Alliés. En outre, un accord a été trouvé pour que le système Sentinel du Royaume-Uni et le futur système Heron-TP de la France soient mis à disposition comme contributions nationales en nature, qui remplaceront partiellement les contributions financières de ces deux Alliés. Faits et chiffres Caractéristiques générales de l'UAV Global Hawk Block 40  Fonction principale : renseignement, surveillance et reconnaissance « haute altitude, longue endurance » Groupe propulseur : réacteur à double flux Rolls Royce-North American AE 3007H Poussée : 7 600 livres Envergure : 39,8 m / 130,9 pieds Longueur : 14,5 m / 47,6 pieds Hauteur : 4,7 m / 15,3 pieds Poids : 6 781 kg / 14 950 livres Poids maximal au décollage : 14 628 kg / 32 250 livres Capacité en carburant : 7 847 kg / 17 300 livres Charge utile : 1 360 kg / 3 000 livres Vitesse : 575 km/h / 310 nœuds / 357 mi/h Rayon d'action : 16 113 km / 8 700 milles nautiques / 10 112 miles Plafond : 18 288 m / 60 000 pieds
  • Ambassades points de contact de l’OTAN
    Ambassades points de contact de l’OTAN Aider l’OTAN à coopérer étroitement avec ses partenaires Depuis le début des années 1990, l’OTAN a mis en place un réseau d'ambassades points de contact (CPE) chargées de contribuer aux activités de partenariat et de diplomatie publique de l’Alliance dans les pays participant au Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), au Partenariat pour la paix (PPP), au Dialogue méditerranéen (DM) et à l’Initiative de coopération d'Istanbul (ICI). Suite à la revue de la politique de partenariat de l’OTAN, menée en avril 2011, le réseau des CPE a également été étendu à d’autres partenaires dans le monde. Les CPE sont un outil précieux à l’appui des efforts d’ouverture de l’OTAN. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle de point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l'Alliance. Le mandat des CPE a été élargi et englobe désormais, outre ce rôle de diplomatie publique, le soutien – le cas échéant – à la mise en œuvre d’autres activités agréées avec les partenaires. Les CPE coopèrent étroitement avec la Division Diplomatie publique de l’OTAN afin de fournir des informations sur les objectifs et les activités de l’Alliance dans le pays hôte. Elles assistent également la Division Affaires politiques et politique de sécurité dans la gestion des politiques liées au CPEA, au PPP, au DM et à l’ICI. Les CPE ne sont pas des missions diplomatiques de l'OTAN dans le pays hôte, mais elles jouent un rôle essentiel en diffusant des informations concernant l’Alliance. Les CPE identifient les principaux décideurs et leaders d'opinion ainsi que les occasions de mener des activités de diplomatie publique dans le pays, et elles assurent la coordination des activités conjointement avec la Division Diplomatie publique. Les CPE informent également les ressortissants du pays hôte sur la manière de postuler pour les bourses d’étude de l’OTAN et de participer à des programmes scientifiques. Les CPE fournissent des avis au siège de l'OTAN sur différentes propositions de projets ainsi que sur un éventail de sujets ayant trait à l'OTAN dans le pays hôte, notamment des discussions politiques, des débats, des préoccupations et des changements survenus dans l’opinion publique. Les CPE contribuent également, par un soutien logistique, des avis politiques et des exposés sur les développements pertinents intervenus dans le pays hôte, à la préparation des visites du secrétaire général, de membres du Secrétariat international et de forces de l’OTAN. Par ailleurs, elles entretiennent des contacts réguliers avec les ambassades des autres pays membres de l'OTAN dans le pays hôte, de façon à les informer sur le programme d'activités de l'OTAN et à les associer à des activités ou à des événements en rapport avec l’OTAN. Les pays membres de l’OTAN offrent les services de leurs ambassades dans les pays partenaires pour remplir les fonctions d’une CPE pendant une période de deux ans. La décision finale quant à la désignation des CPE est prise par consensus au Conseil de l'Atlantique Nord, le principal organe décisionnel de l’OTAN. La Division Diplomatie publique coordonne le réseau des CPE et entretient des relations étroites avec chaque ambassade.
  • Approche globale de la gestion de crise, Une -
    Une « approche globale » de la gestion de crise © ISAF Les enseignements tirés des opérations de l'OTAN montrent qu'une gestion de crise efficace nécessite l'adoption d'une approche globale faisant intervenir des instruments politiques, civils et militaires. Les seuls moyens militaires ne suffisent pas à relever les nombreux défis complexes qui pèsent sur la sécurité euro‑atlantique et sur la sécurité internationale. L'OTAN doit travailler en étroite collaboration avec les partenaires civils, y compris avec les organisations internationales et les acteurs régionaux et locaux. Depuis 2008, un plan d'action a été élaboré afin d'accroître la contribution de l'OTAN à une approche globale de la gestion de crise et aux opérations de stabilisation et de reconstruction, dans le cadre des efforts déployés par la communauté internationale au sens large. Le concept stratégique de l'OTAN, adopté au sommet de Lisbonne en novembre 2010, insiste sur l'importance d'élaborer une approche globale de la gestion de crise. À Lisbonne, les dirigeants des pays de l’Alliance ont décidé d'intensifier les efforts dans ce domaine. «  L’approche globale est non seulement justifiée – elle est nécessaire  », selon le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen. «  L'OTAN doit travailler de façon plus étroite avec les partenaires civils, sur le terrain et au niveau politique, particulièrement avec l'Union européenne et les Nations Unies  ». La mise en œuvre efficace d'une approche globale exige que tous les acteurs apportent leur contribution de manière concertée, dans un même esprit de responsabilité, d'ouverture et de détermination, en tenant compte de leurs atouts, de leurs mandats et de leurs rôles respectifs, ainsi que de leur autonomie de décision. Sur la base des expériences dans les Balkans occidentaux et en Afghanistan, les méthodes de travail de l'OTAN ont été adaptées à tous les niveaux pour répondre à ces besoins. La crise libyenne de 2011 a imposé l’application de ces nouvelles méthodes de travail. Dès le début de son implication dans la crise, l'Alliance a associé les acteurs internationaux, régionaux et locaux au partage des évaluations, aux consultations sur les mesures à prendre et à l'harmonisation des activités opérationnelles. Ces efforts ont fortement contribué au succès de l'OTAN et de la communauté internationale dans son ensemble. Par ailleurs, l'OTAN associe activement les principales parties prenantes internationales et les principaux partenaires locaux à la planification de la nouvelle mission qu'elle dirigera en Afghanistan et qui consistera à former, à conseiller et à assister les forces afghanes lorsque celles-ci auront pris la responsabilité totale de la sécurité dans l'ensemble du pays et lorsque la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) se sera retirée, fin 2014. Dès le sommet de Chicago, en mai 2012, lorsque la décision concernant la mission post-2014 a été prise à l'invitation du gouvernement afghan, un premier échange de vues a eu lieu avec les dirigeants des 50 pays contribuant à la FIAS et avec le président afghan, ainsi qu'avec les dirigeants du Japon, du Pakistan, de la Russie, des pays d'Asie centrale, des Nations Unies et de l'Union européenne. Caractéristiques principales L'OTAN préconise l'adoption, au sein de la communauté internationale, d'une approche globale de la gestion de crise et des opérations de stabilisation Des instruments politiques, civils et militaires doivent intervenir dans la planification et la conduite d'opérations La coopération avec les pays partenaires, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et les autorités locales est actuellement renforcée Ce travail repose sur l'expérience acquise au cours des opérations menées dans les Balkans occidentaux et en Afghanistan Partenaires institutionnels clés : l'Union européenne et les Nations Unies Domaines de travail essentiels L'OTAN améliore ses propres instruments de gestion de crise et multiplie les contacts avec les pays partenaires, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et les autorités locales pour être mieux à même de travailler avec eux. En particulier, l’OTAN renforce les partenariats avec les acteurs civils qui ont acquis une expérience et des compétences dans des domaines tels que la mise en place d'institutions, le développement, la gouvernance, le système judiciaire et la police. La mise en œuvre de la contribution de l'OTAN à une approche globale est une tâche de longue haleine. L'OTAN s'efforce d’apporter des améliorations dans plusieurs domaines de travail essentiels, notamment : planification et conduite d'opérations ; enseignements tirés, formation, instruction et exercices ; renforcement de la coopération avec les acteurs extérieurs ; messages destinés au public. Planification et conduite d'opérations L'OTAN tient pleinement compte de tous les aspects militaires et non militaires de la gestion de crise, et elle s'emploie à améliorer la coopération pratique à tous les niveaux avec l'ensemble des organisations et des acteurs concernés pour ce qui est de la planification et de la conduite d'opérations. L'Alliance encourage la définition de stratégies et d'objectifs clairs entre tous ces acteurs avant le lancement d'une opération, ainsi qu'une meilleure planification en coopération. Les Alliés conviennent qu'en règle générale, il est préférable que ce soit les acteurs et les organisations qui ont l’expérience, le mandat et les compétences appropriés qui se chargent des éléments de la stabilisation et de la reconstruction. Certaines circonstances peuvent toutefois empêcher les autres acteurs d’assumer leur mission ou font qu’ils ne peuvent pas l’assumer sans un soutien de l’OTAN. Afin de renforcer la contribution de l'OTAN à une approche globale et son aptitude à contribuer, lorsqu’il y a lieu, à la stabilisation et à la reconstruction, les Alliés sont convenus de mettre en place une structure civile appropriée mais modeste destinée à assurer plus efficacement l’interface avec d’autres acteurs et à procéder à la planification voulue dans le domaine de la gestion de crise. Par ailleurs, un programme COMPASS (soutien de spécialistes à l'approche globale) a été mis sur pied en 2009 afin de permettre l'élaboration d'une base de données d'experts civils nationaux dans trois domaines principaux - politique, stabilisation et reconstruction, médias - ; il est ainsi possible de consulter ces experts pour qu'ils donnent des avis à différents niveaux : stratégique, opérationnel et sur le théâtre. Retour d'expérience (RETEX), formation, instruction et exercices La mise en place d’une approche globale doit s’accompagner d’une évolution des mentalités. L’Alliance met donc l’accent sur les formations conjointes des personnels civils et militaires. Cela favorise l'échange des enseignements tirés et contribue également à instaurer la confiance entre l'OTAN, ses partenaires, les autres acteurs internationaux et les acteurs locaux, améliorant ainsi la coordination. Dans certains cas, des enseignements sont tirés au niveau des services compétents avec les Nations Unies, par exemple concernant la Libye et le Kosovo. L'un des volets de l'approche globale est la tenue d'entraînements et d'exercices intégrés au sein des structures civiles et militaires de l'OTAN. L'OTAN invite aussi régulièrement des organisations internationales à participer à ses exercices, le but étant de partager des connaissances sur les procédures de réponse aux crises de l'Alliance, ainsi que des visions et des perspectives. Renforcement de la coopération avec les acteurs extérieurs L’instauration de liens durables d’entente, de confiance et de respect entre les organisations et les acteurs concernés permettra à chacun de travailler plus efficacement. L'OTAN s'emploie donc activement et régulièrement à resserrer les liens et à établir des liaisons plus étroites avec eux, tout en respectant l'autonomie de prise de décision de chacun. La coopération est à présent bien établie avec les Nations Unies, les agences des Nations Unies, l'Union européenne et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, en particulier, ainsi qu'avec la Banque mondiale, le Comité international de la Croix-Rouge, l'Organisation internationale pour les migrations, l'Union africaine et la Ligue des États arabes. Cette coopération se traduit par des entretiens de travail, des contacts interservices à différents niveaux, des échanges de haut niveau, des « journées d'information » de l'OTAN et des ateliers. Messages destinés au public Pour être efficace, une approche globale de la gestion de crise doit être accompagnée de messages réguliers et cohérents à l'intention du public. Les campagnes d'information de l'OTAN sont étayées par la communication systématique de données actualisées exposant les progrès accomplis dans les domaines pertinents. Des efforts sont également déployés afin de partager les stratégies de communication avec les acteurs internationaux et de coordonner la communication sur le théâtre.
  • Armements conventionnels, Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des -
    Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des armements conventionnels Le Groupe de travail de haut niveau sur la maîtrise des armements conventionnels (HLTF) est un organe consultatif qui rassemble des experts des gouvernements en vue de communiquer des avis sur les questions de maîtrise des armements conventionnels aux ministères des affaires étrangères et de la défense. Tous les pays membres sont représentés dans le Groupe et délèguent des responsables de haut niveau venant des capitales pour participer à ses réunions. Créé en 1986, le HLTF est présidé par le secrétaire général délégué. Son président par intérim est le secrétaire général adjoint pour les affaires politiques et la politique de sécurité. Un groupe de suppléants du HLTF, formé de représentants des délégations des pays de l’OTAN à Bruxelles, épaule le HLTF, dont les travaux bénéficient du soutien de la Section Maîtrise des armements et coordination de la Division Affaires politiques et politique de sécurité du Secrétariat international de l’OTAN.
  • Arménie, Les relations entre l’OTAN et l’ -
    Mis à jour le: 28-Jan-2014 12:44 newYTPlayer('kzEf2goXkyA','85015m'); A strong partnership with Armenia 06 Sep. 2012 NATO Secretary General Press Point in Armenia 06 Sep. 2012 Armenia 2010 - Rescue Dogs 25 Sep. 2010 Visit to NATO by the President of Armenia - Joint Press Point 06 Mar. 2012 Nouvelles
  • Armes de destruction massive
    Mis à jour le: 27-Sep-2012 10:50 Dossiers
  • Armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines
    Les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines La prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC) porte atteinte à la sécurité. Les mines anti-personnel et les restes explosifs de guerre, quant à eux, tuent et mutilent les personnes comme le bétail longtemps après la fin des hostilités. Ces deux types d'armes peuvent avoir des effets déstabilisateurs sur le développement social, sociétal et économique et constituer un défi majeur pour la sécurité régionale et nationale.. La prolifération illicite des ALPC peut alimenter et prolonger la violence armée, et favoriser les activités illégales et l'émergence de groupes violents. L'accès aux ALPC illicites contribue au développement du terrorisme, de la criminalité organisée, de la traite des êtres humains, de la violence sexiste et de la piraterie. Par ailleurs, le détournement de telles armes est étroitement lié à la corruption et à de mauvaises pratiques de gestion. Les armes de petit calibre sont destinées à un usage individuel. Elles comprennent, entre autres, les pistolets, les fusils, les mitraillettes, les fusils d’assaut et les mitrailleuses légères. Les armes légères, pour leur part, sont conçues pour être utilisées par au moins deux servants. D'un calibre inférieur à 100 millimètres, elles comprennent, entre autres, les mitrailleuses lourdes, les lance-grenades, les mortiers, les canons antiaériens et les canons antichars.   Les mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre tuent et mutilent les personnes comme le bétail longtemps après la fin des hostilités, et constituent un obstacle majeur au redressement et au développement post-conflit. Au-delà de la tragédie humaine qu'elles peuvent provoquer, elles surchargent également les services de santé locaux et nationaux, réduisent la main d'œuvre disponible et ébranlent les structures sociales et sociétales. Dans bon nombre de pays, les stocks d'armes et de munitions ne sont pas toujours bien gérés, ce qui donne lieu à des accès illicites ou à des accidents qui peuvent avoir des conséquences pour le personnel de sécurité et les populations des environs. L'OTAN contribue à résoudre ces problèmes en encourageant le dialogue et la coopération entre les pays alliés et partenaires pour trouver des solutions appropriées. Elle dispose pour cela de deux mécanismes très efficaces : le Groupe de travail ad hoc sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines et le fonds d'affectation spéciale OTAN/PPP. L'OTAN soutient également des initiatives menées par d'autres organismes internationaux, comme l'Organisation des Nations Unies (ONU), le Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects, ainsi que le traité sur le commerce des armes (TCA). Pour ce qui est des mines antipersonnel, l’Alliance et ses partenaires apportent également leur soutien aux pays signataires de la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (Convention d’Ottawa). Les Alliés qui n’ont pas adhéré à cette convention contribuent aux actions menées dans le cadre général de ce qu'on appelle communément la lutte contre les mines, à savoir : la dépollution des champs de mines, l'assistance aux victimes, la sensibilisation, au travers de la formation, au risque que représentent les mines, et l'aide à la destruction des stocks. Points principaux Les mines terrestres et les restes explosifs de guerre constituent un obstacle majeur au redressement et au développement post-conflit. En 2013, les projets sur fonds d'affectation spéciale OTAN avaient permis de déminer 1 400 hectares de terres. Ils ont également permis de détruire 4 200 000 mines terrestres antipersonnel et 2 000 000 de grenades. L'OTAN appuie les initiatives menées par la communauté internationale pour éradiquer le commerce illicite d'armes conventionnelles. Depuis la fin des années 1990, l'OTAN contribue à la sécurité des populations civiles en axant ses efforts sur la destruction des armes excédentaires. D'une pierre deux coups En 1999, le Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), qui rassemble les Alliés et les pays partenaires, a mis en place le Groupe de travail ad hoc sur les ALPC. À l’origine, ce Groupe s’occupait exclusivement des questions relatives à l’incidence de la prolifération des ALPC sur les opérations interarmées de maintien de la paix conduites dans le cadre de l'Alliance. En avril 2004, son mandat a été élargi aux questions en rapport avec la lutte contre les mines (devenant ainsi le Groupe de travail ad hoc sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines). Ce groupe est l’un des rares forums au monde à consacrer régulièrement (chaque trimestre) des réunions à ces questions spécifiques. L’objectif est de contribuer aux efforts internationaux visant à réduire l’incidence des mines terrestres antipersonnel, ainsi que les menaces posées par le commerce illicite des ALPC. Programme de travail annuel Les activités s’articulent autour d’un programme de travail annuel. Dans la pratique, le Groupe de travail fait appel à une approche en quatre volets pour mener à bien sa mission : Il offre un cadre permettant aux membres du CPEA et à certains organismes de mise en œuvre de partager des informations sur les projets qu'ils mènent dans le domaine des ALPC et des munitions. Parmi ces organismes, citons l’Union européenne (UE), l’Agence OTAN de soutien (NSPA), l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Centre d'information d'Europe du Sud-Est et de l'Est pour le contrôle des armes légères et de petit calibre (SEESAC), et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ces échanges d'informations contribuent à améliorer la coordination avec les pays donateurs et les organismes de mise en œuvre, de manière à renforcer l'efficacité et à éviter les doubles emplois. Les informations sont intégrées dans le tableau récapitulatif des projets – une plate-forme en ligne de partage d’informations – qui est régulièrement mis à jour par les membres du Groupe de travail ad hoc sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines.  Il invite des intervenants d’organisations non gouvernementales (ONG), régionales et internationales, et d’instituts de recherche, à partager leurs points de vue avec les délégations et à les tenir informées des recherches récentes. Il facilite la gestion et la création de projets sur fonds d'affectation spéciale, notamment en communiquant aux délégations des informations actualisées sur l'état d'avancement de ces projets et en insistant sur les domaines nécessitant des efforts ou des dons supplémentaires. Il organise régulièrement des ateliers, conférences et séminaires internationaux sur des thèmes qui présentent une importance particulière pour les ALPC et la lutte contre les mines. Le Secrétariat international (SI) de l'OTAN sert d'agent exécutif du Groupe de travail ad hoc sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) et la lutte contre les mines et met en œuvre les programmes de travail annuels du Groupe de travail et organise ses réunions trimestrielles. Formation L'OTAN organise deux stages en rapport avec les ALPC et/ou la lutte contre les mines, qui se déroulent habituellement à l’École de l’OTAN à Oberammergau (Allemagne).  Le premier s'intitule « ALPC et lutte contre les mines ». Il est conçu à l'intention des cadres intermédiaires et donne aux stagiaires une vue d'ensemble des principales questions politiques, pratiques et réglementaires dont ils devront tenir compte lorsqu'ils traiteront des ALPC, des munitions conventionnelles et de la lutte contre les mines au niveau national, régional ou mondial. Il aborde des questions transversales, comme l'intégration de la dimension de genre, qui influeront sur les différents volets des questions liées aux ALPC et à la lutte contre les mines. Sa première édition devrait avoir lieu au premier semestre de 2014. Un deuxième stage, plus technique, intitulé « stage pratique sur les ALPC », se concentre sur les éléments pratiques et techniques importants pour la conduite des visites d'évaluation de site, comme l'élaboration de procédures d'exploitation normalisées appropriées. Ces deux stages sont ouverts au personnel militaire et civil des pays du CPEA. Soutien de l'OTAN aux actions menées par l'ONU Le programme d'action des Nations Unies en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects a été adopté en juillet 2001 par près de 150 pays, dont tous les pays membres de l’OTAN. Il prévoit des mesures aux niveaux national, régional et mondial, dans les domaines de la législation et de la destruction des armes qui ont été confisquées, saisies ou collectées, ainsi qu’un volet de coopération et d’aide internationales visant à renforcer l’aptitude des États à recenser les ALPC illicites et à en assurer la traçabilité. Tous les deux ans, l'ONU organise une réunion de suivi de la mise en œuvre du programme d'action. Par ses activités, le Groupe de travail ad hoc de l'OTAN favorise la mise en œuvre du programme d'action et continuera d’appuyer sans réserve les événements mondiaux d’importance majeure de cette nature. La Convention sur les armes à sous-munitions (CCM) est entrée en vigueur le 1er août 2010 et est devenue un instrument juridiquement contraignant. Elle prévoit pour ses signataires l'interdiction d’emploi, de stockage, de production et de transfert de ce type d’armes. Des articles spécifiques de la Convention portent sur l’assistance aux victimes, la dépollution des zones contaminées et la destruction des stocks. Le Groupe de travail offre une enceinte de débat supplémentaire pour favoriser la mise en œuvre de la Convention. Le 2 avril 2013, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le traité sur le commerce des armes (TCA), un texte historique qui réglemente le commerce international des armes conventionnelles, des armes de petit calibre aux navires de guerre, en passant par les chars et aéronefs de combat. Ce traité vise à promouvoir la paix et la sécurité en mettant un terme au flux déstabilisateur d'armes vers les régions en conflit. L'OTAN soutient la mise en application du TCA en particulier au travers des activités du Groupe de travail sur les ALPC et la lutte contre les mines et constitue une enceinte supplémentaire pour les débats et les partages d'informations sur cette question. Projets sur fonds d'affectation spéciale La fin de la Guerre froide nous a laissé en héritage un dangereux stock d’armes obsolescentes, de munitions, de mines antipersonnel, de missiles, de propergols, de produits chimiques et de munitions explosives non explosées. En 1999, l’OTAN a mis en place le mécanisme des fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP pour aider les Partenaires à résoudre ces problèmes. Depuis lors, les projets menés dans le cadre de ces fonds ont donné des résultats tangibles et ils représentent, à ce titre, la dimension opérationnelle des activités du Groupe de travail. Ces projets mettent l’accent sur la destruction des ALPC, des munitions et des mines, ainsi que sur l’amélioration de la sécurité physique et de la gestion des stocks ; ils s'intéressent aussi aux conséquences de la réforme de la défense. Les Alliés et les Partenaires financent et réalisent ces projets par l’intermédiaire d’agents exécutifs. Pour chaque projet, un pays pilote supervise le développement des propositions, en coordination avec le SI de l’OTAN et l’agent exécutif. Ce mécanisme comporte une procédure d’appels d’offres, garantit la transparence quant à l’utilisation des fonds, et assure la supervision et la dimension vérifiable des projets, tout particulièrement pour ce qui est de la destruction de munitions. Ces projets peuvent être lancés par un pays membre ou un pays partenaire afin de traiter de questions pratiques spécifiques liées au processus de démilitarisation d’un pays ou à l’adoption de projets de réforme de la défense. Ils sont financés par des contributions volontaires de pays alliés ou partenaires et même, depuis peu, d’ONG. Leur mise en œuvre fait souvent l’objet d’une coopération avec d’autres organisations internationales et des ONG. En 2013, ces projets avaient permis aux Alliés et aux pays partenaires de détruire ou de neutraliser : 140 000 000 de munitions, 15 000 000 d'armes à sous-munitions, 4 200 000 mines terrestres antipersonnel, 2 000 000 de grenades à main, 557 000 armes légères et de petit calibre, 621 000 munitions explosives non explosées, 28 000 tonnes de munitions diverses, 10 000 missiles sol-air et roquettes, 1 470 systèmes antiaériens portables (MANPADS), 2 620 tonnes de produits chimiques (y compris du comburant de propergol – MELANJ), et 1 400 hectares ont été déminés. En outre, quelque 11 800 anciens militaires ont bénéficié d’une aide à la reconversion grâce à des projets de réforme de la défense faisant appel à des fonds d’affectation spéciale. Le mécanisme des fonds d’affectation spéciale est ouvert aux pays participant au programme PPP de l’OTAN, aux pays du Dialogue méditerranéen et à ceux de l'Initiative de coopération d'Istanbul, ainsi qu’aux pays dans lesquels l’OTAN mène des opérations de gestion de crise. On citera à titre d’exemple le projet sur fonds d’affectation spéciale que l’OTAN a mené à bien en Afghanistan en 2010 – l'objectif, atteint, était de fournir à l'Armée nationale afghane des moyens supplémentaires de gérer efficacement et en toute sécurité les munitions. Après avoir reçu l'assentiment du pays pilote et du partenaire concerné, la proposition de projet est présentée au Comité politique et des partenariats (PPC), qui est l’enceinte officielle pour débattre des projets et rechercher des donateurs disposés à apporter un soutien et des ressources. L’Agence OTAN de soutien (NSPA), basée au Luxembourg, a été choisie par les pays pilotes de la plupart des projets sur fonds d’affectation spéciale pour en être l’agent exécutif, tout particulièrement en ce qui concerne les projets de démilitarisation. Elle joue un rôle essentiel dans l'élaboration et la mise en œuvre de tels projets, et elle offre des avis techniques ainsi que toute une gamme de services de gestion.
  • Article 5 (Défense collective)
    Défense collective Le principe de la défense collective est au cœur du traité fondateur de l’OTAN. Il reste unique et immuable, il unit les membres de l'Alliance, ceux-ci s'engageant à se protéger mutuellement, et il instaure un esprit de solidarité au sein de l'Alliance. Ce principe est consacré dans l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, qui stipule que si un pays de l’OTAN est victime d’une attaque armée, chaque membre de l’Alliance considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres et prendra les mesures qu’il jugera nécessaires pour venir en aide au pays allié attaqué. C'est à la suite des attentats terroristes perpétrés contre les États-Unis le 11 septembre 2001 que, pour la première fois de son histoire, l'OTAN a invoqué l'Article 5 du Traité de Washington. La pierre angulaire de l'Alliance Article 5 En 1949, l'objectif premier du Traité de l'Atlantique Nord était de mettre en place un pacte d'assistance mutuelle visant à contrer le risque de voir l'Union soviétique étendre le contrôle qu'elle exerçait sur l'Europe orientale à d'autres parties du continent. Tous les pays signataires convenaient que cette forme de solidarité était au cœur du Traité et l'article 5 sur la défense collective devenait de fait la pierre angulaire de l'Alliance. L'article 5 stipule que si un pays de l'OTAN est victime d'une attaque armée, chaque membre de l'Alliance considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l'ensemble des membres et prendra les mesures qu'il jugera nécessaires pour venir en aide au pays allié attaqué. Article 5 « Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord. Toute attaque armée de cette nature et toute mesure prise en conséquence seront immédiatement portées à la connaissance du Conseil de sécurité. Ces mesures prendront fin quand le Conseil de sécurité aura pris les mesures nécessaires pour rétablir et maintenir la paix et la sécurité internationales ». Le débat sur les opérations « hors zone » Cet article est complété par l'article 6 ¹ , selon lequel : « Pour l'application de l'article 5, est considérée comme une attaque armée contre une ou plusieurs parties, une attaque armée contre le territoire de l'une d'elles en Europe ou en Amérique du Nord, contre les départements français d'Algérie ² , contre les îles placées sous la juridiction de l'une des parties dans la région de l'Atlantique Nord au nord du Tropique du Cancer³ contre les navires ou aéronefs de l'une des parties se trouvant sur ces territoires ou contre les forces d'occupation de l'une des parties se trouvant en Europe. » Selon l'un des rédacteurs du Traité, Theodore C. Achilles, nul ne doutait que les opérations de l'OTAN pouvaient aussi être menées au sud du tropique du Cancer . Les ministres des Affaires étrangères l'ont d'ailleurs confirmé à Reykjavik en mai 2002, dans le contexte de la lutte contre le terrorisme : « Pour accomplir la gamme complète de ses missions, l'OTAN doit pouvoir aligner des forces capables de se déployer rapidement partout où elles sont nécessaires, de mener des opérations soutenues, à longue distance et dans la durée, et de réaliser leurs objectifs. » (Extrait du communiqué de Reykjavik) Le principe d'assistance L'invocation de l'article 5 permet aux Alliés de fournir toute l'assistance qu'ils jugeraient nécessaire d'apporter, quelle qu'en soit la forme, pour répondre à une situation donnée. Il s'agit d'une obligation individuelle incombant à chaque Allié et chaque Allié est chargé de déterminer ce qu'il juge nécessaire d'apporter dans le contexte considéré. L'assistance est fournie conjointement par les Alliés. Elle n'est pas nécessairement de nature militaire et elle est fonction des ressources matérielles dont dispose chaque pays. Chaque pays membre est donc libre de déterminer la façon dont il souhaite contribuer. Il consultera les autres membres sans perdre de vue le but ultime, à savoir « rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord ». Lors de la rédaction de l'article 5, à la fin des années 40, un consensus se dégageait sur le principe d'assistance mutuelle, mais il y avait un désaccord fondamental sur les modalités de mise en œuvre. Les pays membres européens souhaitaient s'assurer que les États-Unis apporteraient automatiquement leur aide si l'un des signataires venait à être attaqué ; les États-Unis, quant à eux, ne souhaitaient pas prendre un tel engagement et l'article 5 a été formulé en conséquence. 1. L'article 6 a été modifié par l'article 2 du Protocole d'accession au Traité de l'Atlantique Nord de la Grèce et de la Turquie. 2. Le 16 janvier 1963, le Conseil de l'Atlantique Nord a modifié le Traité dans son procès verbal C-R(63)2 (point V relatif à l'indépendance des départements français d'Algérie). 3. Documents sur les relations extérieures du Canada, Vol. 15, Ch. IV. L'invocation de l'Article 5 Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 Les États-Unis ont été victimes de violents attentats terroristes le 11 septembre 2001. Dans le Concept stratégique adopté par l'Alliance en 1999, le terrorisme était déjà considéré comme l'un des risques pesant sur la sécurité de l'OTAN. Toutefois, en réaction aux événements du 11 septembre, l'OTAN s'est engagée activement dans la lutte contre le terrorisme, a lancé ses premières opérations hors de la zone euro-atlantique et a entamé une vaste transformation de ses capacités. Un acte de solidarité Dans la soirée du 12 septembre 2001, soit moins de 24 heures après les attentats, et pour la première fois dans l'histoire de l'OTAN, les Alliés ont invoqué le principe de l'article 5 du Traité de Washington. Le secrétaire général de l'OTAN, Lord Robertson, a ensuite informé le secrétaire général des Nations Unies de la décision de l'Alliance. Le Conseil de l'Atlantique Nord, principal organe de décision politique de l'OTAN, a alors décidé que, s'il était établi que l'attaque avait été dirigée depuis l'étranger contre les États-Unis, elle serait assimilée à une action relevant de l'article 5. Le 2 octobre, après que le Conseil a été informé des résultats de l'enquête relative aux attentats du 11 septembre, il a établi que les attaques étaient considérées comme relevant de l'article 5 du Traité de Washington. En invoquant l'article 5, les membres de l'OTAN se sont montrés solidaires des États-Unis et ont condamné, avec la plus grande fermeté, les attentats terroristes perpétrés contre ce pays. Entrée en action Après le 11-Septembre, des consultations ont eu lieu entre les Alliés et le Conseil a décidé de la conduite d'une action collective. Les États-Unis avaient aussi la possibilité de mener des actions indépendantes, dans le respect des droits et des obligations découlant de la Charte des Nations Unies. Le 4 octobre 2001, après qu'il a été établi que les attaques avaient été dirigées depuis l'étranger, l'OTAN a approuvé un paquet de huit mesures à l'appui des États Unis. À la demande de ces derniers, elle a lancé sa toute première opération antiterroriste, Eagle Assist, de la mi-octobre 2001 à la mi-mai 2002. Sept appareils AWACS de l'OTAN ont ainsi aidé à patrouiller l'espace aérien américain ; au total, 830 membres d'équipage de 13 pays de l'OTAN ont effectué plus de 360 sorties. C'était la première fois que les moyens militaires de l'OTAN étaient déployés à l'appui d'une opération relevant de l'article 5. Le 26 octobre 2001, l'Alliance a lancé sa deuxième opération antiterroriste, Active Endeavour, en réaction aux attaques perpétrées aux États-Unis. Des éléments des forces navales permanentes de l'OTAN ont été déployés en Méditerranée orientale pour y effectuer des patrouilles et surveiller la navigation, de façon à détecter et à décourager les activités terroristes, y compris les trafics illicites. En mars 2004, l'opération Active Endeavour a été étendue à la Méditerranée tout entière.
  • Assemblée parlementaire de l'OTAN, L' -
    L'Assemblée parlementaire de l'OTAN L'Assemblée parlementaire de l'OTAN (AP-OTAN) est une organisation interparlementaire réunissant des élus des pays membres de l'Alliance. Elle est chargée de débattre des questions de sécurité qui intéressent l'ensemble de ses membres. Bien que totalement indépendante de l'Organisation, l'Assemblée constitue un lien entre l'OTAN et les parlements de ses pays membres, ce qui contribue à l'édification du consensus parlementaire et public qui doit sous-tendre les politiques alliées. Depuis les années 1980, l'Assemblée parlementaire de l'OTAN a élargi son mandat en faisant participer à ses travaux des parlementaires issus des pays partenaires de l'OTAN en Europe et ailleurs. Promotion de la compréhension mutuelle L'Assemblée a pour principal objectif de favoriser, entre les parlementaires des pays de l'Alliance, une compréhension mutuelle des grands défis de sécurité auxquels le partenariat transatlantique est confronté. Travaux menés avec les parlementaires des pays membres Ces travaux ont pour but : d’encourager le dialogue interparlementaire sur les grandes questions de sécurité ; de sensibiliser les parlementaires aux problèmes de sécurité majeurs et aux grandes politiques de l'Alliance et de les aider à mieux les comprendre ; de donner une idée de l'opinion parlementaire collective à l'OTAN et aux gouvernements de ses pays membres ; d’accroître la transparence des politiques de l'OTAN et de promouvoir la redevabilité collective ; de renforcer le lien transatlantique. En réalisant ses objectifs, l'Assemblée constitue une source centrale d'information et un point de contact pour les parlementaires qui en sont membres et pour leurs parlements nationaux respectifs. Coopération avec les parlementaires des pays partenaires Depuis 1989, l'Assemblée vise également les objectifs suivants : contribuer à l'essor de la démocratie parlementaire dans l'ensemble de la région euro-atlantique en faisant participer à ses travaux des parlementaires de pays non membres ; apporter une aide directe aux parlements des pays qui cherchent activement à devenir membres de l'Alliance ; renforcer la coopération avec les pays qui souhaitent coopérer avec l'OTAN plutôt qu'y adhérer, notamment les pays des régions du Caucase et de la Méditerranée ; œuvrer au développement des mécanismes, pratiques et savoir-faire parlementaires essentiels pour un réel contrôle démocratique des forces armées. Pays membres et pays associés L'AP-OTAN est constituée de 257 délégués issus des 28 pays membres de l'Alliance. Chaque délégation, dont la composition numérique est fonction de la population du pays, reflète les couleurs politiques du parlement national, représentant donc ainsi un large éventail d'opinions politiques. Ces délégués sont désignés par leurs parlements respectifs suivant les procédures nationales. À leurs côtés, les délégués de quatorze pays associés et de quatre pays associés méditerranéens ainsi que des observateurs de sept autres pays participent aux travaux de l'Assemblée. Des assemblées interparlementaires, telles que l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) et l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale, y envoient également des délégations. Le Parlement européen a le droit d'envoyer dix délégués aux sessions de l'Assemblée et peut participer à la plupart des travaux des commissions et sous-commissions. Travaux des commissions La majeure partie du travail mené par l'Assemblée est réalisée par ses cinq commissions et huit sous-commissions, chargées des grandes questions de sécurité et de politique générale auxquelles est confrontée l'Alliance : la gouvernance démocratique, la coopération transatlantique en matière de défense, les capacités futures, les dimensions civile et économique de la sécurité, la science et la technologie, y compris la sécurité énergétique et environnementale, les partenariats et la Méditerranée et le Moyen-Orient. Les sous-commissions se réunissent plusieurs fois par an pour des missions exploratoires dans le but de collecter des informations destinées à leurs rapports et à ceux des commissions. Les rapports des sous-commissions, tout comme ceux produits directement pour les commissions, sont amendés et adoptés par celles-ci dans le cadre d’un vote à la majorité. Chaque année, l'AP-OTAN organise généralement une quarantaine d’activités, dont deux sessions plénières, une réunion de la Commission permanente, trois à quatre séminaires Rose-Roth, deux séminaires méditerranéens, seize réunions de sous-commissions ainsi que diverses autres rencontres. Évolution de l’AP-OTAN L'idée que les parlementaires s'investissent dans les problèmes transatlantiques remonte au début des années 1950 et prend forme, en 1955, avec la création d'une conférence annuelle des parlementaires de l'OTAN. La constitution d'un tel ensemble s'explique par le souhait des législateurs de donner corps au préambule du traité de Washington, qui dispose que l'OTAN est l'expression concrète d'une alliance transatlantique et foncièrement politique de nations démocratiques. Le fondement de la coopération entre l'OTAN et l'AP-OTAN est renforcé en décembre 1967, lorsque le Conseil de l'Atlantique Nord invite le secrétaire général de l'OTAN à étudier les solutions permettant d’intensifier la coopération entre les deux institutions. À l'issue des délibérations, le secrétaire général de l'OTAN, après consultation du Conseil, applique plusieurs mesures destinées à améliorer les relations de travail entre l'OTAN et l'Assemblée. Il est ainsi décidé que le secrétaire général donnera suite à toutes les recommandations et résolutions de l'Assemblée adoptées pendant les sessions plénières. Promouvoir la démocratie parlementaire en Europe centrale et orientale Après la chute du mur de Berlin dans les années 1980, l'AP-OTAN élargit la portée de son mandat et développe des relations étroites avec les responsables politiques de pays de l'Europe centrale et orientale. Les liens ainsi tissés facilitent grandement le dialogue que l'OTAN amorce avec les gouvernements de la région. Le programme Rose-Roth de coopération avec les parlements de pays d'Europe centrale et orientale (PECO) est lancé en 1990 par deux membres du Congrès américain : Charlie Rose, membre de la Chambre et, à l'époque, président de l'Assemblée, et Bill Roth, sénateur. L'initiative Rose-Roth vise, dans un premier temps, à renforcer le développement de la démocratie parlementaire dans les PECO. Approfondir les relations avec la Russie et l'Ukraine À la fin de la Guerre froide, l'AP-OTAN noue des contacts avec la Russie et l'Ukraine. En 1997, les relations avec ces deux pays prennent un nouvel essor avec, en mai, la signature de l'Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et la Fédération de Russie, suivie, en juillet, par la Charte OTAN-Ukraine. Aux termes de ces accords, l'Assemblée doit intensifier son dialogue et sa coopération avec l'Assemblée fédérale de Russie et la Rada ukrainienne. À l'instar de l'OTAN qui crée, en mai 2002, le Conseil OTAN-Russie (COR), étape décisive dans la coopération de l'OTAN avec la Russie, l'Assemblée institue la Commission parlementaire OTAN-Russie permettant ainsi des débats à 27. La commission, qui se réunit deux fois par an pendant les sessions, est devenue le cadre formel des relations parlementaires directes entre l'OTAN et la Russie. En 2002, l'Assemblée décide également de revaloriser la relation spéciale qu'elle entretient avec l'Ukraine en constituant le Conseil interparlementaire Ukraine-OTAN. En 2004, l'Assemblée renforce progressivement sa coopération avec la Verkhovna Rada en participant à la mission internationale d'observation des élections présidentielles jusqu'aux résultats du scrutin. Renforcer la coopération avec les partenaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord L'attention croissante portée à la sécurité de la région méditerranéenne dans les années 1990 débouche, en 1996, sur la création du Groupe spécial Méditerranée de l'Assemblée, enceinte de coopération et de discussion avec les parlements des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MOAN) pour les questions de politique, d'économie, de société et de sécurité. En 2004-2005, l'Assemblée décide de renforcer ses relations avec les parlements de cette région et, à la session de Venise, la Commission permanente instaure le nouveau statut de membre associé méditerranéen, ouvrant ainsi la voie à une coopération accrue avec les parlements du MOAN.
  • Association du Traité de l’Atlantique (ATA) et Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA)
    Association du Traité de l’Atlantique (ATA) et Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA) L’Association du Traité de l’Atlantique (ATA) est une organisation indépendante conçue pour promouvoir les valeurs énoncées dans le Traité de l'Atlantique Nord. Créée le 18 juin 1954 (cinq ans après l’OTAN), l’ATA regroupe des associations nationales distinctes, des organisations bénévoles et des organisations non gouvernementales qui se sont constituées pour défendre les valeurs de l’Alliance. Composée de membres, de membres associés et d’observateurs, l’ATA a pour objectif d’informer le public sur le rôle de l’OTAN dans les domaines de la paix et de la sécurité au niveau international. Pour y parvenir, l’Association organise des conférences et des séminaires internationaux, et est à l’origine de plusieurs initiatives dont le forum sur la sécurité en Europe centrale et en Europe du Sud-Est, le dialogue avec l’Ukraine et les simulations de gestion des crises. En outre, l’ATA participe activement au programme OTAN de partenariat pour la paix et au Dialogue méditerranéen. L’ATA comporte une division « jeunesse », l’Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA), qui a été constituée en 1996. Même si plusieurs membres et membres associés comptaient déjà une division jeunesse avant cette date, la création de l’YATA a permis de les rassembler et de coordonner leurs activités. L’YATA, tout comme l’ATA, a pour but d’informer la jeune génération sur le rôle de l’OTAN en matière de sécurité internationale. Le rôle de l’ATA et de l’YATA ATA L’ATA poursuit plusieurs objectifs, à savoir : défendre les valeurs définies dans le Traité de l’Atlantique Nord, promouvoir la démocratie, et sensibiliser et informer le public en ce qui concerne les activités et les responsabilités de l’OTAN. L’Association s’efforce par ailleurs de promouvoir la solidarité entre les peuples des pays membres de l’Atlantique Nord, des pays qui ont signé le Document cadre du Partenariat pour la paix, de ceux qui participent au Dialogue méditerranéen et de ceux qui sont directement concernés par la sécurité euro-atlantique. L’ATA s’efforce non seulement de promouvoir une solidarité accrue, mais aussi de développer la coopération entre les diverses organisations liées à la sécurité euro‑atlantique comme les associations membres de l'ATA, les gouvernements des pays membres de l’ATA, l'Union européenne, l'OTAN et l'Assemblée parlementaire de l'OTAN. L’ATA mène des recherches sur la politique de la porte ouverte de l'OTAN, c'est-à-dire l'élargissement, et promeut le développement de la société civile dans les régions du Caucase et de la mer Noire. L’ATA encourage les discussions et les débats, le but étant d’assurer une bonne compréhension des questions clés de l’Alliance. L’Association est en outre engagée dans un dialogue avec les pays de la Méditerranée et du Moyen-Orient qui coopèrent avec l’Alliance, et travaille au développement des relations entre des organisations de différents pays en établissant des contacts avec des groupes de la société civile qui appuient les principes de base du Traité de l’Atlantique Nord et en contribuant au développement des relations entre ses membres. YATA L’YATA, la division de l’ATA pour la jeunesse, a été créée en 1996 lors de l’Assemblée générale de l’ATA à Rome. L’YATA travaille en étroite coopération avec l’ATA, soutient ses activités et partage ses objectifs principaux : sensibiliser et informer le public en ce qui concerne les questions de sécurité internationale, soutenir les travaux de recherche sur le rôle de l'OTAN dans le monde, et encourager les jeunes dirigeants à façonner l’avenir de la relation transatlantique en matière de sécurité tout en promouvant son importance. L’YATA s’efforce par ailleurs d’encourager la coopération entre les jeunes des pays membres de l'OTAN et ceux des pays partenaires, et entre diverses organisations internationales afin de susciter un débat sur le rôle des institutions de sécurité. Pour réaliser ses objectifs, l’YATA, bien que faisant officiellement partie de l’ATA, organise aussi des activités distinctes, telles que des séminaires annuels pour la jeunesse (Atlantic Youth Seminars) au Danemark (DAYS), en Lettonie (LAYS) et au Portugal (PAYS), des simulations de gestion des crises et des conférences régionales. L’YATA collabore également avec la Division Diplomatie publique de l’OTAN afin d’organiser des conférences et des séminaires internationaux au cours desquels de jeunes dirigeants des sections nationales ont la possibilité de rencontrer le secrétaire général de l’OTAN et d’autres responsables au sein de l’Alliance pour examiner les questions de sécurité transatlantique et en débattre. Les mécanismes de fonctionnement Structure L’ATA est composée de trois organes principaux : l’Assemblée, le Bureau et le Conseil, ainsi que de l’Association YATA et du Comité de parrainage. Assemblée L’assemblée est l’organe principal de prise de décisions. Elle est constituée des associations ayant le statut de membres, de membres associés et de membres observateurs. À l’exception des membres observateurs, chaque délégué a une voix, et les résolutions sont adoptées à la majorité simple. Outre les délégués, des membres de la presse et du monde universitaire, des responsables gouvernementaux et de l’armée, ainsi que des observateurs internationaux, peuvent assister aux réunions de l’Assemblée générale, qui se tiennent une fois par an. Bureau Le Bureau est constitué du président, des vice-présidents, du secrétaire général, du trésorier, du président de l’YATA et du conseiller juridique. Les membres du Bureau aident à mener à bien les décisions du Conseil et de l’Assemblée, contribuent aux questions de politique et développent les relations avec d’autres groupes, tels que l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Conseil Le Conseil est composé des membres du Bureau et de délégués (trois maximum) envoyés par chaque association ayant le statut de membre, de membre associé et de membre observateur de l'ATA. L’ATA autorise le Conseil à agir en son nom, sur recommandation du Bureau et avec l’approbation de l’Assemblée. Le Conseil tient deux réunions par an, l’une au siège de l’OTAN et l’autre dans le pays où se tient l’Assemblée générale. YATA L’Association du Traité de l’Atlantique pour la jeunesse (YATA) fait officiellement partie de l’ATA. C’est la division « jeunesse » de l’ATA et, à ce titre, elle a sa propre structure ainsi que ses propres activités et programmes. Comme l’ATA, elle est constituée de membres et de membres associés. Comité de parrainage Ce Comité est composé des anciens présidents de l’ATA et d’autres personnalités qui ont apporté une précieuse contribution à l’Association. Administrateurs Le président de l’ATA est en charge de la politique générale de l'Association, dont il assume également les fonctions de porte-parole. L’Assemblée, avec la contribution du Conseil, élit le président pour une période de trois ans. Le secrétaire général est responsable du fonctionnement normal de l’ATA ; il soutient les buts et les objectifs de l’Association, met en application les décisions de l’Assemblée, du Conseil et du Bureau, et entretient des relations avec diverses autres institutions. L’Assemblée, avec la contribution du Conseil et du Bureau, élit le secrétaire général pour un mandat de trois ans renouvelable. L’Assemblée élit aussi le trésorier, pour un mandat de trois ans renouvelable, celui-ci est chargé des questions financières. Adhésion L’ATA propose trois statuts pour ses adhérents : membre, membre associé et membre observateur. Membres Les associations nationales (pays membres de l’OTAN) peuvent devenir membres de l’ATA et, à ce titre, participer aux réunions du Bureau, du Conseil et de l’Assemblée. Les membres ont en outre le droit de vote. Actuellement, les membres de l’ATA sont : l’Albanie, la Belgique, la Bulgarie, le Canada, la Croatie, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la France, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Islande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la République de Moldova, le Monténégro, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Espagne, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Membres associés Les associations nationales ayant le statut de membres associés sont issues de pays non OTAN qui ont signé un accord de partenariat pour la paix. Les membres associés peuvent participer aux réunions du Bureau, du Conseil et de l'Assemblée. Une association devient automatiquement membre de l’Association lorsque son pays adhère à l’OTAN. Les membres associés ont le droit de vote, comme les membres. Actuellement, les membres associés sont : l’Arménie, l’Autriche, l’Azerbaïdjan, la Finlande, la Géorgie, l’ex-République yougoslave de Macédoine 1 , la Russie, la Serbie, la Suède et l’Ukraine. Membres observateurs Les associations issues de pays non OTAN qui n’ont pas signé d’accord de partenariat pour la paix mais qui participent au Dialogue méditerranéen ou qui sont directement concernés par les questions de sécurité de la zone euro-atlantique peuvent participer aux activités de l’ATA sous le statut de membres observateurs. Elles peuvent alors participer aux réunions du Conseil et de l'Assemblée mais pas à celles du Bureau. En outre, contrairement aux membres et aux membres associés, les membres observateurs n'ont pas le droit de vote. Actuellement, Israël est le seul membre observateur. L’évolution de l’ATA Suite à la création de l’Alliance en 1949, plusieurs organisations distinctes se sont formées dans les pays membres de l’OTAN avec pour objectif d’informer le public sur les activités et sur le rôle de l’OTAN dans les relations internationales. Par la suite, ces organisations ont été regroupées sous l’égide de l’ATA, après que celle-ci a été créée, le 18 juin 1954. Si l’ATA mettait l’accent sur des discussions et des débats publics concernant les activités de l’OTAN durant la Guerre froide, sa sphère d’intérêt s’est élargie après la dissolution de l’Union soviétique et du Pacte de Varsovie. Elle dépasse à présent la région euro-atlantique et inclut l'Europe centrale et l'Europe orientale ainsi que le Caucase et la Méditerranée. Plusieurs initiatives plus récentes de l’ATA comme le Forum sur la sécurité en Europe centrale et en Europe du Sud-Est, le Dialogue avec l’Ukraine et les simulations de gestion des crises illustrent cette nouvelle orientation. Outre sa participation active au programme OTAN de partenariat pour la paix et au Dialogue méditerranéen, l’ATA poursuit ses objectifs en organisant chaque année plusieurs conférences et séminaires internationaux. 1. La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel.
  • Australie, Coopération entre l’OTAN et l’
    Coopération entre l’OTAN et l’Australie Le premier ministre australien, Mme Julia Gillard, et le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen (octobre 2010). Ces dernières années, l’OTAN a établi des relations avec un certain nombre de pays en dehors de la région euro-atlantique. Parmi ces pays, appelés « partenaires mondiaux », figure l’Australie. Sur la base du dialogue et de la coopération qui se sont instaurés depuis 2005, l'OTAN et l'Australie ont exprimé, dans une déclaration politique conjointe faite en juin 2012, leur volonté de renforcer leur coopération. Cette déclaration a été suivie de la signature, en février 2013, d'un programme individuel de partenariat et de coopération. Le concept stratégique adopté en 2010 au sommet de Lisbonne a ouvert la voie à une politique de partenariat plus souple, offrant à tous les partenaires la même base de coopération et de dialogue. La mise en place d'un menu de coopération partenariale unique, ouvert à tous les partenaires de l'OTAN, a permis à l'Australie d'accéder à un large éventail d'activités de coopération avec l'Alliance et de formaliser ses relations avec l'OTAN au travers du développement d'un programme individuel de partenariat et de coopération adapté aux intérêts du pays. L'OTAN et l'Australie ont mis en avant leur intérêt commun à intensifier leur partenariat stratégique. Au-delà de la coopération sur les défis mondiaux, les deux parties sont également convenues de collaborer étroitement sur la gestion de crise et de conflit, les situations post-conflit, la reconstruction, mais aussi l'aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe. Coopération pratique L’Australie apporte une contribution précieuse et importante à la mission de la FIAS dirigée par l’OTAN et visant à stabiliser l’Afghanistan. Avec quelque 1 100 membres de ses forces de défense déployés, l'Australie est l'un des principaux pays non OTAN fournisseurs de troupes à la FIAS. Dans le cadre d'une équipe de reconstruction provinciale (PRT) de la province d’Uruzgan, dans le sud de l’Afghanistan, les forces australiennes assurent la sécurité et mènent des projets de reconstruction et de développement local. Par ailleurs, le groupe d’opérations spéciales de l'Australie appuie directement des éléments de la FIAS dans la province d’Uruzgan. Outre sa contribution aux opérations dirigées par l'OTAN en Afghanistan et dans l'ex-Yougoslavie, l'Australie et l'OTAN ont également collaboré sur plusieurs projets. En 2010, l'Australie a contribué à un fonds d'affectation spéciale pour l'élimination des munitions explosives non explosées à Saloglu, en Azerbaïdjan. L'Australie est également le principal contributeur au fonds d'affectation spéciale consacré à l'Armée nationale afghane, auquel elle s'est engagée à verser 150 millions d'euros. Par ailleurs, la marine australienne coopère actuellement avec la force opérationnelle de l'OTAN chargée de la lutte contre la piraterie, pour combattre ce fléau au large des côtes somaliennes dans le cadre de l'opération Ocean Shield. Dialogue et consultation Pour faciliter la coopération, l’Australie a chargé son ambassadeur à Bruxelles de la représenter auprès de l’OTAN. Elle a aussi nommé un attaché de défense à Bruxelles et un représentant militaire auprès de l’OTAN. L’OTAN et l’Australie ont en outre conclu un accord sur la protection des informations classifiées. La coopération s’appuie également sur un dialogue politique régulier de haut niveau. En 2005, le secrétaire général de l’OTAN de l’époque a effectué une visite en Australie. Ensuite, l’ancien ministre australien des Affaires étrangères, M. Alexander Downer, a pris la parole devant le Conseil de l'Atlantique Nord en 2005 et en 2006. Son successeur, M. Stephen Smith, a rencontré plusieurs fois le secrétaire général de l’OTAN, et il l’a également rencontré par la suite en sa qualité de ministre de la Défense. Il a pris la parole devant le Conseil de l'Atlantique Nord en décembre 2008. L’ex-premier ministre, M. Kevin Rudd, a quant à lui participé au sommet de l’OTAN à Bucarest, en avril 2008. En tant que ministre des Affaires étrangères, il a effectué plusieurs visites au siège de l’OTAN et a pris la parole devant le Conseil de l'Atlantique Nord en janvier 2012. Son successeur au poste de ministre des Affaires étrangères, M. Bob Carr, a rencontré le secrétaire général pour la première fois en avril de la même année. L’actuel premier ministre, Mme Julia Gillard, a effectué sa première visite à l’OTAN en octobre 2010 pour s’entretenir avec le secrétaire général, M. Anders Fogh Rasmussen, de l’action de la FIAS en Afghanistan. Elle a en outre participé, avec le ministre de la Défense, M. Stephen Smith, au sommet de Lisbonne, en novembre 2010. Tous deux étaient également présents au sommet de Chicago en mai 2012. Le secrétaire général de l'OTAN s'est rendu en Australie en juin 2012 pour remercier le pays de son soutien à l'opération et pour discuter de la manière de renforcer encore ce partenariat de sécurité. Vidéo newYTPlayer('MReS6DMZ59A','77473'); Australian Prime Minister Tony Abbott announces key milestone in Afghanistan 29 Oct. 2013 At a ceremony in Uruzgan Province in Afghanistan, Australian Prime Minister Tony Abbott announced the closure of the Australian-lead Provincial Reconstruction Team or PRT in Uruzgan, marking an important milestone in the Australian mission in Afghanistan. Australian Prime Minister Tony Abbott announces key milestone in Afghanistan 29 Oct. 2013 At a ceremony in Uruzgan Province in Afghanistan, Australian Prime Minister Tony Abbott announced the closure of the Australian-lead Provincial Reconstruction Team or PRT in Uruzgan, marking an important milestone in the Australian mission in Afghanistan. Building Afghanistan`s Future Generation 26 Feb. 2013 For Afghan kids living in Uruzgan this Australian-led trade school will help give them the skills to rebuild their nation. Students at the school are keen to use their new-found trade skills to help other people in the community and Afghanistan as a whole Aussie Team Plays Afghan Rules 21 Feb. 2013 The Australian and American Commanders at Task Force Uruzgan say the Afghan Army must build upon on its own sustainable procedures and draw from the knowledge of Afghan commanders. It should not try to be a mirror of the coalition. NATO and Australia – Partners in Security 13 Jun. 2012 Speech by NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen at the National Press Club, Canberra, Australia Visiting a valued partner 13 Jun. 2012 Blog by NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen Afghan students learn skills for life in Uruzgan 20 Dec. 2011 Afghan boys learn the basics of plumbing, carpentry and painting at the Trade Training school in Tarin Kowt, capital of Uruzgan Province. The school is backed by the Provincial Reconstruction Team in Uruzgan and run by the Australian Defense Forces. Mentoring Afghan Logistics Specialists 06 Dec. 2011 ISAF Mentoring team (Slovaks, Australians, US) trains Afghans in Combat Service Support Battalion (Logistics). Train Medics, Mechanics, Transport and Communication Teams in Tarin Kowt, Uruzgan Press point with the NATO Secretary General and the Prime Minister of Australia 04 Oct. 2010 On 4th October 2010 NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen welcomed in the Alliance HQ in Brussels the Prime Minister of Australia Julia Gillard. Australians bring winter sun 07 Jan. 2010 Australian forces are making the harsh Afghan winters a bit more bearable for orphans in Kabul. Australian soldiers in Sorkh Mugarb 26 Jun. 2009 Sorkh Mugarb is undergoing a complete renovation by Australian ISAF forces. The town, in Uruzgan province, has just had a new bazaar built. Teaching the trade in Uruzgan 24 Jun. 2009 Australian soldiers run a trade training school in Tarin Kowt, to teach local Afghans craft skills. Intelligent Officers 27 May. 2009 This story looks at how Australian mentors are helping Afghan officers improve their intelligence-gathering skills. Mentoring the Men 26 May. 2009 This story looks at the challenges and progress for an Australian Operational Mentoring Liaison Team (OMLT) working with the Afghan National Army (ANA). A New Force 25 Aug. 2009 This story looks at the overall work of the new Mentoring and Reconstruction Task Force (MRTF), provided by the Australian contingent in Afghanistan. Money in the Bank 25 May. 2009 In Afghanistan, the Australians have developed a new payment system for Afghan soldiers, ensuring they have money in the bank.
  • Autriche, Les relations entre l'OTAN et l’-
    Les relations entre l’OTAN et l’Autriche Les relations entre l'OTAN et l’Autriche évoluent dans le cadre du Partenariat pour la paix, auquel l’Autriche a adhéré en 1995. L’Autriche et l’Alliance collaborent activement dans le cadre d’opérations de soutien de la paix, et elles ont établi une coopération pratique dans toute une série de domaines, comme le prévoit le programme de partenariat individuel (IPP) de l'Autriche. L'OTAN attache beaucoup d’importance à ses relations avec l’Autriche, considérée par les Alliés comme un partenaire et contributeur efficace et proactif en matière de sécurité internationale, partageant avec eux des valeurs fondamentales, telles que la promotion de la sécurité internationale, de la démocratie et des droits de l'homme. Ainsi, l’Autriche choisit des domaines de coopération pratique avec l’OTAN qui répondent à des objectifs communs. Le soutien de l’Autriche aux opérations dirigées par l’OTAN représente un important domaine de coopération. L’Autriche a participé, aux côtés des Alliés, à des opérations de sécurité et de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine, et actuellement elle a du personnel déployé en Afghanistan et au Kosovo. Cadre de la coopération L’OTAN et l’Autriche fixent en détail les domaines de coopération et le calendrier correspondant dans le programme de partenariat individuel, approuvé conjointement pour une période de deux ans. Parmi les principaux domaines de coopération figurent la sécurité et le maintien de la paix, l'aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe, ainsi que les opérations de recherche et de sauvetage. L’Autriche gère le Centre de préparation aux opérations, qui est un centre de formation et d’entraînement du PPP. Elle dirige également les activités du groupe de travail régional des Balkans, qui fait partie du Groupement PPP d’institutions d’études de défense et de sécurité dans le cadre du PPP (association œuvrant sur une base volontaire « dans l’esprit du PPP » et subventionnée par l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse et les États-Unis). Domaines clés de la coopération Coopération dans le domaine de la sécurité En 1996, l’Autriche a déployé des forces aux côtés de celles des Alliés pour assurer la mise en application de l’Accord de paix de Dayton en Bosnie-Herzégovine. Elle a fourni un bataillon aux forces de maintien de la paix dirigées par l’OTAN, présentes dans ce pays jusqu’en 2001. Elle fournit actuellement une compagnie mécanisée et des unités de soutien (soit plus de 400 hommes) à la force de maintien de la paix au Kosovo (KFOR) dirigée par l’OTAN. L’Autriche a pris le commandement de la Force opérationnelle multinationale – Sud de la KFOR (MNTF-S) début 2008. En Afghanistan, des forces autrichiennes ont rejoint la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en 2002, lui apportant expertise et soutien logistique. Tout au long de l’année 2005, l’Autriche a déployé des troupes à l’appui de l’équipe de reconstruction provinciale (PRT) dirigée par l'Allemagne dans la province de Kunduz, afin d'assurer la sécurité pour les élections législatives afghanes. L’Autriche a également mis un certain nombre d’unités à disposition pour d'éventuelles opérations PPP. Chacun de ces déploiements est soumis à l'autorisation du Conseil des ministres autrichien et à l’approbation de la Commission centrale du Parlement autrichien. Réforme du secteur de la défense et de la sécurité La participation à des opérations de maintien et de soutien de la paix aux côtés des Alliés permet à l’Autriche de consolider son propre processus de transformation militaire. Le processus de planification et d’examen (PARP) du PPP oriente et renforce les activités de planification de l’Autriche. Au travers du PARP, l’Autriche a déclaré un nombre croissant de forces et de capacités susceptibles d’être mises à disposition pour des opérations dirigées par l'OTAN. Sa capacité à participer à des opérations de soutien de la paix est encore renforcée par son adhésion au concept de capacités opérationnelles (OCC). Les Alliés et les autres Partenaires bénéficient également de l’expertise autrichienne. Le pays contribue au programme OTAN de soutien aux réformes du secteur de la sécurité, plus particulièrement dans la région des Balkans. L’Autriche a contribué à des projets relevant de fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP dans d’autres pays partenaires. Enfin, à l’instar de pays alliés et partenaires, elle a alimenté des fonds de contributions volontaires pour la destruction de mines et/ou de munitions en Albanie, au Kazakhstan, au Monténégro, en Serbie et en Ukraine. Plans civils d’urgence Les plans civils d'urgence constituent un domaine de coopération très important. L’objectif est que l’Autriche puisse coopérer avec les pays membres de l’OTAN, afin qu’ensemble ils puissent s’apporter un soutien mutuel pour faire face aux conséquences d’accidents majeurs ou de catastrophes dans la région euro-atlantique. Il pourrait notamment s’agir de gérer les conséquences d'incidents impliquant des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires, ou de mener des opérations d’aide humanitaire en cas de catastrophe. Science et environnement Dans le cadre du programme « La science au service de la paix et de la sécurité (SPS) » de l’OTAN, des scientifiques autrichiens ont participé à de nombreux ateliers et séminaires de recherche avancée sur des sujets variés, soit plus de vingt activités depuis 2005. Parmi les sujets abordés, on citera notamment l’état de préparation face au bioterrorisme, l’amélioration de l’état de préparation face aux pandémies de grippe et les nouvelles menaces biologiques. Information du public Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle de point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion de l’information quant au rôle et aux politiques de l’Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN en Autriche est celle de la Croatie. Évolution des relations L’Autriche a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP) en 1995, afin de coopérer avec les Alliés dans des domaines où les objectifs des deux parties convergent. Elle participe au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP depuis 1996, afin de promouvoir l’interopérabilité avec les forces de l’OTAN dans les opérations de maintien de la paix. Depuis son adhésion au PPP, l’Autriche joue un rôle actif au sein du Partenariat. Elle met ses compétences à la disposition des autres pays partenaires et des pays alliés, notamment dans les domaines du maintien de la paix, des plans civils d’urgence et de la coopération civilo-militaire. Les grandes étapes 1995 L’Autriche signe le Document-cadre du Partenariat pour la paix. 1996 L’Autriche adhère au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP. 1996 L'Autriche déploie des troupes dans le cadre de la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN en Bosnie-Herzégovine. 1997 L’Autriche ouvre une mission diplomatique au siège de l’OTAN. 1999 Des forces autrichiennes participent à la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo (KFOR). 2002 Des troupes autrichiennes intègrent la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, afin de contribuer à assurer la sécurité pour les élections législatives. 2005 L'Autriche augmente le nombre d’unités déclarées pour des missions OTAN/PPP. Par la suite, elles constitueront une brigade cadre. 2008 L'Autriche prend le commandement de la Force opérationnelle multinationale – Sud de la KFOR (MNTF-S).
  • AWACS : les yeux de l'OTAN dans le ciel
    AWACS : les yeux de l'OTAN dans le ciel L'OTAN exploite une flotte de Boeing E-3A Sentry dotés d’un système aéroporté de détection et de contrôle (AWACS) qui apporte à l'Alliance une capacité aéroportée immédiatement disponible de commandement et de contrôle (C2), de surveillance aérienne et maritime, et de gestion de l'espace de bataille. La base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen (Allemagne) abrite 17 E-3A. L’E-3A de l’OTAN est un Boeing 707 modifié et équipé de capteurs passifs et d’un radar à longue portée capables de détecter des contacts aériens et au sol sur de longues distances. Les données de poursuite issues de l'extraction des plots peuvent être transmises directement de l'avion aux autres utilisateurs, qu’ils se trouvent à terre, en mer ou dans les airs. La Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (Force NAEW&C) est l’un des rares moyens militaires appartenant effectivement à l'OTAN et exploités par elle. Ce projet en collaboration – le plus important de l'Alliance – témoigne de ce que des membres de l'OTAN, en l'occurrence 17 pays, peuvent réaliser en mutualisant leurs ressources et en travaillant ensemble dans un cadre réellement multinational. Rôle et responsabilités La Force NAEW&C a, au sein de l’Alliance, un rôle unique et précieux ; en effet, elle mène un large éventail de missions, qu’il s’agisse de police de l'air, de lutte contre le terrorisme, de gestion des conséquences, d’opérations d'évacuation des non-combattants, d’embargo, d’entrée initiale, d’opérations de réponse aux crises ou d’opérations de forces d’avertissement. Ces dernières années, la Force a été de plus en plus souvent déployée pour de nombreuses missions tactiques complexes et exigeantes, notamment pour les missions suivantes : soutien des opérations maritimes appui aérien rapproché gestion de l'espace aérien recherche et sauvetage au combat (RESCO) secours aux victimes de catastrophes lutte contre la piraterie. Un outil déterminant pour la gestion de crise Depuis 1982, année qui a marqué le début de ses opérations, la Force NAEW&C n’a cessé de démontrer qu’elle constitue un outil précieux pour la gestion de crise et les opérations de soutien de la paix. À la suite de l'invasion du Koweït par l'Iraq en 1990, des avions de la composante E-3A de l'OTAN (rattachés à la base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen) ont été déployés dans l'est de la Turquie afin de contribuer au renforcement du flanc sud de l'Alliance pendant la guerre. Le but de l'opération Anchor Guard était, entre autres, d’assurer la surveillance du trafic aérien et maritime en Méditerranée orientale et la surveillance aérienne le long de la frontière entre l'Iraq et la Turquie. Cette mission a été menée d'août 1990 à mars 1991. Pendant la majeure partie des années 1990, les flottes AEW&C de l'OTAN et du Royaume-Uni ont effectué de très nombreux vols dans les Balkans, dans le cadre des opérations Deliberate Force et Allied Force, pour appuyer la mise en œuvre des résolutions de l’ONU ainsi que les missions menées par l'Alliance en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Des AWACS de l'armée de l'air française et de l’armée de l’air des États-Unis ont également contribué à réaliser les objectifs assignés dans le cadre de ces missions. Début 2001, la Force a également soutenu le déploiement défensif de l'OTAN dans le sud-est de la Turquie au cours de l'opération Display Deterrence. Au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, des avions E-3A de l'OTAN ont été déployés au-dessus du territoire des États-Unis, dans le cadre de l'opération Eagle Assist, afin de contribuer à la défense de l'Amérique du Nord contre toute nouvelle attaque. Cette opération a fait date dans l'histoire de l'Alliance car elle marquait le premier déploiement de moyens de l'OTAN en soutien de la défense de l'un des États membres. Depuis 2007, la Force NAEW&C apporte un soutien précieux aux activités de lutte contre le terrorisme en Méditerranée, dans le cadre de l'opération Active Endeavour, et elle a apporté son concours lors de nombreux autres événements à haute visibilité. Depuis janvier 2011, un appareil de la base aérienne de l'OTAN à Geilenkirchen a été déployé en Afghanistan pour apporter un soutien au commandant de la FIAS en assurant la surveillance aérienne dans le cadre de l'opération Afghan Assist. Pendant l’opération Unified Protector, la Force NAEW&C a également eu une fonction cruciale : assurer le commandement et le contrôle de tous les moyens aériens de l’Alliance en opération au-dessus de la Libye. Sa mission consistait, entre autres, à donner des ordres tactiques en temps réel et à attribuer des tâches aux avions de chasse, aux avions de surveillance et de reconnaissance, aux avions de ravitaillement en vol ou aux véhicules aériens sans pilote (UAV) de l'OTAN. Les E-3A de l’OTAN ont également apporté un soutien aux navires et aux sous-marins de l'Alliance chargés de faire respecter l'embargo maritime sur les armes décrété à l'encontre de la Libye, en offrant une capacité de surveillance maritime aérienne. Protection des populations des pays membres de l'OTAN Depuis les attentats du 11-Septembre, les gouvernements des pays alliés peuvent demander à bénéficier de la capacité de surveillance et de contrôle aériens offerte par la Force NAEW&C afin de mieux sécuriser les grands rassemblements publics. Ce fut le cas pour des événements très médiatiques comme les Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes, la Coupe du monde de football de 2006, le Championnat d'Europe de football de 2012 en Pologne, ainsi que lors de grands rendez-vous internationaux, comme la cérémonie de remise des prix Nobel en 2010. En outre, les flottes NAEW&C assurent aussi un soutien aérien lors des réunions des chefs d'État de l’Alliance, des réunions gouvernementales et non gouvernementales, et des sommets de l’OTAN. Fonctionnement La principale caractéristique de l'Organisation de gestion du programme du système aéroporté de détection lointaine et de contrôle de l'OTAN (NAPMO) est son caractère multinational. Actuellement, les 16 pays membres à part entière sont les suivants : Belgique, République tchèque, Danemark, Allemagne, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Espagne, Turquie et États-Unis. La participation du Royaume-Uni en tant que membre de la NAPMO est limitée, mais sa flotte d'E-3D fait partie intégrante de la Force NAEW&C. La France a un rôle d'observateur et maintient une coordination permanente afin de s'assurer que sa flotte d'E-3F reste interopérable avec les autres flottes d'E-3. De plus, elle participe souvent à des opérations coordonnées avec la Force NAEW&C. Le QG du Commandement de la Force NAEW&C, coïmplanté avec le Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) à Mons (Belgique), assure le contrôle opérationnel de la Force, qui comprend deux composantes opérationnelles : la composante E-3A, rattachée à la base aérienne de l'OTAN de Geilenkirchen, qui exploite les 17 E-3A appartenant à l'OTAN, et dont les escadrons se composent d'équipages internationaux intégrés provenant de 16  pays ; la composante E-3D, rattachée à la base de la RAF de Waddington, dans le Lincolnshire (Royaume-Uni), qui exploite six Boeing E-3D, et dont l'effectif se compose exclusivement de personnel de la RAF. La Force dispose également de trois bases d'opérations avancées, à Konya (Turquie), à Aktion (Grèce) et à Trapani (Italie), et d’un emplacement d'opérations avancé, à Oerland (Norvège). La gestion quotidienne du programme AWACS est assurée, au nom des pays de la NAPMO, par l'Agence de gestion du programme NAEW&C (NAPMA), établie à Brunssum (Pays-Bas). Le personnel de l'Agence se compose d'officiers détachés et d'administrateurs civils provenant des pays participants. Comment fonctionne la Force NAEW Tous les avions AWACS sont similaires, mais ils présentent de légères différences car ils font continuellement l’objet de modernisations. L'équipage standard d'un E-3A modifié suivant les spécifications du programme OTAN de modernisation à mi-vie (NMT) compte 16 personnes, alors que celui d’un E-3D d'origine en compte 18. Quelle que soit la version, l'équipage navigant et l'équipage de mission sont constitués de femmes et d'hommes très bien entraînés dont les compétences couvrent tous les domaines des opérations de vol, notamment la gestion de l'espace de bataille, la conduite de tir, la surveillance, la gestion des liaisons de données et les aspects techniques des télécommunications, des systèmes de données et des radars de mission. Dans des conditions normales, cet avion peut voler pendant 11 heures (et davantage avec un ravitaillement en vol) à une altitude de 30 000 pieds (9 150 mètres). Les capteurs actifs de surveillance sont logés dans le rotodôme, qui donne aux E-3A de l'OTAN leur aspect si reconnaissable. Cette structure effectue une rotation complète toutes les dix secondes, ce qui confère à ces E-3A une couverture radar à 360 degrés leur permettant de détecter des aéronefs distants de plus de 215 milles marins (400 km). Un avion volant à une altitude de 30 000 pieds peut assurer la surveillance d'une zone d’environ 312 000 km², et trois avions dont les orbites coordonnées se chevauchent peuvent couvrir l'Europe centrale dans son intégralité. L’E-3A peut identifier et poursuivre des aéronefs potentiellement hostiles opérant à basse altitude et assurer le contrôle pour les avions de chasse alliés. Il peut identifier et poursuivre simultanément des contacts maritimes, et contribuer à assurer la coordination des forces de surface de l'Alliance. Évolution Dans les années 1960, il est apparu clairement que, même en volant à très haute altitude, les avions militaires ne pouvaient plus échapper aux missiles sol-air. Pour survivre dans un environnement de défense aérienne de plus en plus létal, ces avions ont été contraints de voler pratiquement au ras des arbres. Dans les années 1970, le besoin de détecter les avions de combat très rapides, dotés d'une capacité de pénétration à basse altitude, a conduit à compléter le réseau de radars terrestres de l'OTAN par des moyens nouveaux et efficaces. Les autorités militaires de l'OTAN ont déterminé qu'une capacité de détection lointaine aéroportée permettrait de relever ce défi. Pour satisfaire au besoin opérationnel établi, le système de détection lointaine aéroportée de l'OTAN devait être capable de détecter de loin des avions intrus très rapides à faible surface équivalente radar. Compte tenu des régions dans lesquelles l'appareil serait utilisé, le système devait également être capable de détecter des cibles maritimes de surface. Aux yeux des planificateurs OTAN, la mobilité et la souplesse inhérentes au système, surtout pour la fonction « contrôle », prédisposaient également celui-ci à doter les commandants des forces aériennes, maritimes et terrestres d'une capacité de commandement et de contrôle (C2) renforcée. La création d'une Force NAEW visait donc à apporter une contribution significative au dispositif de dissuasion de l'Alliance. En décembre 1978, le Comité des plans de défense de l'OTAN a approuvé l'acquisition commune de 18 appareils basés sur le système aéroporté de détection et de contrôle (AWACS) de l'US Air Force, destinés à être exploités en tant que système aérien de détection lointaine et de contrôle appartenant à l'Alliance. Outre les 18 E-3A livrés entre février 1982 et mai 1985, le programme NAEW&C prévoyait la modernisation de 40 stations de l'infrastructure électronique de la défense aérienne de l'OTAN (NADGE), et l'établissement d'une base d'opérations principale à Geilenkirchen (Allemagne) ainsi que de trois bases d'opérations avancées et d'un emplacement d'opérations avancé. Transformation Initialement conçu comme une plate-forme radar aérienne, l'E-3A a constamment évolué afin de s'adapter aux réalités des mutations géopolitiques et de la nouvelle mission de l'OTAN au cours des trente dernières années. En mettant l'accent sur l'aspect contrôle de l'AEW&C, l'E-3A est devenu une composante essentielle de la gestion du combat aérien, et il conserve toute sa pertinence opérationnelle à travers les programmes de modernisation successifs qui intègrent les derniers développements en matière d'ingénierie et de fabrication. Dans le cadre du programme d'acquisition NAEW&C initial, et ensuite du programme à court terme, puis du programme à moyen terme, les pays membres de la NAPMO ont, ensemble, dépensé/engagé pour les acquisitions et le suivi logistique, plus de 6,8 milliards de dollars – ce qui est prohibitif pour un seul pays, mais réalisable avec la contribution collective des pays de la NAPMO. Aujourd'hui, l'OTAN va de l'avant avec une méthode nouvelle, plus performante, de planification et de conduite des opérations. Pour soutenir le processus dynamique de transformation de l'OTAN, la NAPMO est déterminée à adopter de nouvelles approches et à entrer dans des programmes en coopération pour accélérer la mise en service de capacités opérationnelles en réponse aux besoins émergents, à un coût tenant compte des réalités économiques d'aujourd'hui. Dans cette optique, des efforts ont été entrepris pour la phase suivante des améliorations à apporter à la Force NAEW&C, devant permettre à celle-ci de remplir sa mission opérationnelle pour longtemps encore. Les projets de modernisation, qui doivent être menés à bien d'ici à 2018, visent principalement à améliorer le système d'identification (mode 5/mode S amélioré), et à remplacer l'instrumentation analogique par des instruments numériques (modernisation du cockpit – CNS/ATM). Des études sont également menées afin que les communications IP soient prises en charge. newYTPlayer('cQgQZPN_p4g','87092'); Keeping an eye on the ball 09 Jun. 2012 NATO’s “Eye in the Sky” or Airborne Warning & Control System (AWACS) plays an important role in the security of the Euro 2012 Football Tournament over the next three weeks. Keeping an eye on the ball 09 Jun. 2012 NATO’s “Eye in the Sky” or Airborne Warning & Control System (AWACS) plays an important role in the security of the Euro 2012 Football Tournament over the next three weeks. Extending Air Surveillance in Mediterranean 14 Mar. 2011 AWACS crews are taking off from Germany to join in Sicily their colleauges in charge of surveillance for Operation Active Endeavour. NAC extended the air surveillance to 24/7. AWACS E-3A Component 02 Apr. 2007 AWACS E-3A Component, Geilenkirchen AB, Germany
  • Azerbaïdjan, Les relations entre l’OTAN et l’-
    Les relations entre l’OTAN et l’Azerbaïdjan L’OTAN et l’Azerbaïdjan, qui coopèrent activement pour mettre en œuvre des réformes démocratiques institutionnelles et de défense, ont instauré une coopération pratique dans de nombreux autres domaines. Le plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP) définit le programme de coopération entre l’Azerbaïdjan et l’OTAN. L’Azerbaïdjan cherche à se conformer aux normes euro-atlantiques et à se rapprocher des institutions euro-atlantiques. Par conséquent, le soutien apporté à la réforme du secteur de la sécurité et la mise en place d’institutions démocratiques sont des éléments essentiels de la coopération entre l’OTAN et l’Azerbaïdjan. Un autre point fort de la coopération est le soutien qu’apporte le pays aux opérations dirigées par l’OTAN. L’Azerbaïdjan fournit en effet des soldats à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. Il a aussi participé activement par le passé à l’opération menée au Kosovo. Cadre de la coopération Les activités en coopération, les projets de réforme et les processus relatifs au dialogue politique sont expliqués dans le plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) de l’Azerbaïdjan, qui est agréé conjointement avec l’OTAN pour une période de deux ans. Les principaux domaines de coopération concernent la bonne gouvernance et le contrôle démocratique des secteurs de la défense et de la sécurité, l’établissement des plans et des budgets de défense, et la réorganisation de la structure des forces armées selon les normes de l’OTAN. Outre le soutien apporté aux réformes, la coopération entre l'OTAN et l'Azerbaïdjan a également pour objectif de développer l'aptitude des forces de ce pays à collaborer avec celles des pays de l'OTAN. L’Azerbaïdjan coopère également avec les pays de l’OTAN et les pays partenaires dans toute une série d’autres domaines, dans le cadre du Partenariat pour la paix (PPP), du processus de planification et d'examen (PARP) et du Conseil de partenariat euro atlantique (CPEA). Domaines clés de la coopération La coopération dans le domaine de la sécurité Grâce à sa participation régulière à des activités du PPP, l’Azerbaïdjan a pu contribuer activement à la sécurité euro-atlantique en apportant son appui à des opérations de soutien de la paix dirigées par l’OTAN. De 1999 à 2008, des soldats azerbaïdjanais ont participé à l’opération dirigée par l’OTAN au Kosovo (KFOR). Depuis 2002, l’Azerbaïdjan apporte un soutien actif à l’opération de la FIAS en Afghanistan, où ses effectifs se sont progressivement renforcés pour atteindre environ 95 hommes. Une compagnie d’infanterie, des démineurs, un auxiliaire médical et des officiers d’état-major envoyés par l’Azerbaïdjan servent aux côtés des forces de l’OTAN, au sein d’un contingent turc, dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. L’Azerbaïdjan participe également au fonds d’affectation spéciale de l’OTAN consacré à l’armée nationale afghane. L’Azerbaïdjan a déclaré qu’il mettait un certain nombre d’unités à disposition pour des activités du PPP, au cas par cas. Il s’agit d’unités d’infanterie, d’unités d’appui tactique et de soutien logistique du combat et de deux hélicoptères de transport de moyen tonnage. Les troupes de sécurité intérieure, en coopération avec l’OTAN, mettent aussi en place une unité de soutien de la police, qui sera mise à disposition pour les opérations dirigées par l’OTAN. L’Azerbaïdjan contribue à la lutte contre le terrorisme en participant au plan d'action du Partenariat contre le terrorisme (PAP-T). Il partage ainsi des données du renseignement et des analyses avec l’OTAN, et il coopère avec les pays de l’Alliance en vue de renforcer ses capacités nationales d’entraînement à la lutte contre le terrorisme et d’améliorer la sécurité de ses frontières et de ses infrastructures. Des informations sont échangées par le biais de l’unité OTAN chargée du renseignement sur la menace terroriste. L’Azerbaïdjan met également en place un centre international d’entraînement à la lutte contre le terrorisme à l’École du ministère de la Sécurité nationale. L’Azerbaïdjan cherche à améliorer la sécurité maritime ainsi que les moyens qui lui permettront de réduire les activités illicites en mer Caspienne, en coopération avec certains pays membres de l’OTAN et certains pays partenaires de la région. Les pays de l’OTAN soutiennent aussi les activités visant à améliorer la sécurité des frontières. L’OTAN ne joue aucun rôle direct dans les négociations destinées à résoudre le conflit du Haut Karabakh. Celles ci sont menées dans le cadre du groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L’OTAN s’intéresse toutefois à ce processus et encourage toutes les parties à poursuivre leurs efforts en vue d’un règlement pacifique du conflit. Le règlement pacifique des conflits est une valeur essentielle de l’OTAN et l’un des principaux engagements que prennent tous les Partenaires au moment de leur adhésion au PPP. La coopération dans les secteurs de la défense et de la sécurité La réforme des secteurs de la défense et de la sécurité est essentielle au développement de l’Azerbaïdjan ; elle lui permettra en effet de se conformer aux normes euro-atlantiques et d’intensifier sa coopération euro-atlantique. Il s’agit d’un domaine dans lequel l’OTAN et ses différents pays membres possèdent une expérience considérable dont l’Azerbaïdjan peut tirer parti. Œuvrer au renforcement du contrôle démocratique et civil des forces armées est l’une des grandes priorités. L’OTAN soutient également l’ensemble du processus de réformes démocratiques et institutionnelles engagé en Azerbaïdjan. Grâce aux conseils de l’OTAN, l’Azerbaïdjan a établi des documents stratégiques sur la défense et la sécurité, qui soutiendront et orienteront la revue de défense stratégique. En outre, des consultations sont en cours sur les mesures à prendre pour améliorer d’autres domaines relatifs à l’établissement des plans et des budgets de défense. L’OTAN et les différents pays membres continuent d’aider l’Azerbaïdjan à organiser certaines unités pour qu’elles soient interopérables avec les forces des Alliés. La participation de l’Azerbaïdjan, depuis 1997, au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP a contribué à la mise en place du bataillon de maintien de la paix et un détachement de deux hélicoptères contribue pour sa part à l’établissement du bataillon mobile, susceptible d’être mis à la disposition de toute la gamme des opérations de l’OTAN. Les consultations se poursuivent sur les structures et les méthodes d’instruction militaire de l’Azerbaïdjan, car le ministère de la Défense souhaite les adapter pour satisfaire aux normes de l’OTAN. Dans le cadre du PARP et parallèlement à celui-ci, l’OTAN et l’Azerbaïdjan coopèrent pour réorganiser des unités conformément aux normes de l’OTAN et pour améliorer les capacités de commandement et de contrôle de chacune des armées ainsi que la logistique. L’OTAN et l’Azerbaïdjan continuent de coopérer dans le domaine de la démilitarisation des munitions explosives non explosées. En 1991, une gigantesque explosion dans un ancien dépôt soviétique de munitions de la région d'Agstafa a disséminé des munitions explosives non explosées sur une vaste superficie. Grâce à l’aide technique et financière de l’OTAN, une zone contaminée de plus de 5,68 millions de mètres carrés a été assainie (sol et sous-sol). En outre, quelque 640 000 munitions explosives non explosées ont été éliminées. Ce projet relevant d’un fonds d’affectation spéciale, qui a duré cinq ans et demi, s’est achevé en juin 2011. Un autre projet de ce type a été lancé en 2012 pour éliminer les munitions explosives non explosées qui se trouvent sur un ancien polygone de tir réel de l’armée soviétique, dans la région de Jeyranchel. Ce projet mettra l’accent sur le nettoyage d’une zone de 19 kilomètres carrés, durant une période de 28 mois. À l’instar du précédent projet relevant d’un fonds d’affectation spéciale, c’est l’Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) qui dirige celui-ci, l’Agence nationale azerbaïdjanaise de lutte contre les mines (ANAMA) opérant sur le terrain en tant qu’organe exécutif. Les plans civils d’urgence En coopération avec l’OTAN, l’Azerbaïdjan développe ses capacités nationales de gestion des situations d’urgence et des catastrophes dans le domaine civil en participant à des activités organisées par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). Le peloton spécial azerbaïdjanais de recherche et de sauvetage a participé à plusieurs exercices organisés par l’EADRCC. En outre, des experts des plans civils d’urgence de l’OTAN et de ses pays membres donnent des avis au ministère azerbaïdjanais des Situations d’urgence sur un certain nombre de questions, notamment en ce qui concerne les modalités d’organisation et la défense CBRN. L’Azerbaïdjan met en place deux unités (recherche et sauvetage, et CBRN), qui auront un haut niveau de préparation et seront prêtes à intervenir lors d’opérations de secours en cas de catastrophe. La science et l'environnement Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), l’Azerbaïdjan a reçu des subventions pour une trentaine de projets en coopération ; il a joué un rôle de premier plan dans 87 activités et il a participé à un plus grand nombre encore d’activités en coopération en envoyant des délégués et des conférenciers. Certains projets prévoient une collaboration pour l’amélioration de la qualité des eaux transfrontières, la protection de l’approvisionnement en eau potable contre les attentats terroristes, l’inventaire des sections vulnérables aux séismes de deux pipelines importants et l’atténuation des effets des séismes dans la région du Caucase grâce à l’amélioration des moyens prévus contre les risques et les dangers sismiques. En outre, des experts azerbaïdjanais et internationaux ont participé en juin 2009 à Bakou (Azerbaïdjan) à un stage de formation SPS intitulé « Mise en place de capacités nationales de gestion des crises – un élément essentiel dans la lutte contre le terrorisme   ». L’Azerbaïdjan a aussi participé au projet « Route de la soie virtuelle », qui vise à développer l’accès à l’Internet d’universitaires et de chercheurs des pays du Caucase et d’Asie centrale grâce à un réseau de liaisons par satellite. L’OTAN a aussi apporté son soutien à la transformation en produit chimique inoffensif de stocks de « melanj », propergol extrêmement toxique et corrosif qu’utilisaient autrefois les pays du Pacte de Varsovie. L’Azerbaïdjan ayant demandé de l’aide, l’OTAN lui a envoyé une usine mobile de retraitement, qui a été inaugurée officiellement en juillet 2006. Ce projet a été clôturé avec succès en 2008. L’information du public L’OTAN coopère aussi avec l’Azerbaïdjan pour améliorer l’accès à l’information et mieux faire connaître l’OTAN et les avantages de la coopération. Depuis 2003, l’OTAN coparraine une école d’été à Bakou. Les programmes, élaborés au fil des années, ont abouti en 2005 à la création de l’école internationale de l’OTAN en Azerbaïdjan (NISA). Des séminaires ont été consacrés à la sécurité énergétique transatlantique, à la sécurité régionale et à la sécurité financière. La NISA, qui organise deux fois par an des conférences et des ateliers relatifs à l’OTAN, continue d’être un centre actif d’étude des questions de sécurité internationale pour les étudiants d’Azerbaïdjan et d’ailleurs. Le Centre d’études diplomatiques d’Azerbaïdjan encourage aussi activement la coopération avec l’OTAN. Chaque année, des leaders d’opinion d’Azerbaïdjan se rendent au siège de l’OTAN. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un pays membre de l’OTAN sert de point de contact et de vecteur de diffusion des informations sur le rôle et les politiques de l’Alliance. Actuellement, c’est l’ambassade de Roumanie qui joue ce rôle en Azerbaïdjan. Évolution des relations Les relations entre l’OTAN et l’Azerbaïdjan remontent à 1992, lorsque l’Azerbaïdjan est devenu membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé en 1997 Conseil de partenariat euro-atlantique). La coopération s’est développée régulièrement depuis que l’Azerbaïdjan a adhéré au programme de Partenariat pour la paix en 1994 ; il participe notamment depuis 1997 au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP. Le soutien du processus de réformes nationales s’est intensifié depuis 2005, année du premier IPAP de l'Azerbaïdjan avec l'OTAN. Les grandes étapes : 1992 L’Azerbaïdjan devient membre du tout nouveau Conseil de coopération nord-atlantique, qui est rebaptisé en 1997 Conseil de partenariat euro-atlantique. 1994 L’Azerbaïdjan adhère au Partenariat pour la paix (PPP), programme qui vise à développer la coopération en matière de sécurité et de défense entre l’OTAN et les différents pays partenaires. 1997 L’Azerbaïdjan s’engage dans le processus de planification et d'examen (PARP) du PPP. 1999 L’Azerbaïdjan envoie une unité pour appuyer l’opération de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo 2001 L’Azerbaïdjan est l’hôte d’un exercice multinational d’entraînement militaire du PPP « Cooperative Determination 2001 » 2002 L’Azerbaïdjan envoie une unité pour appuyer la force dirigée par l’OTAN en Afghanistan. 2003 L’Azerbaïdjan est relié à la Route de la soie virtuelle. 2004 Au sommet d’Istanbul, les dirigeants des pays de l’OTAN accordent une place privilégiée au Caucase - un représentant spécial de l’OTAN et un agent de liaison sont désignés pour cette région. Le président Aliev présente le premier plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP) au siège de l’OTAN à Bruxelles. 2005 L’Azerbaïdjan entame son premier IPAP avec l’OTAN 2006 Le Centre euro-atlantique (centre d’information OTAN) est inauguré à Bakou.   Lancement d’un fonds d’affectation spéciale du PPP de l’OTAN pour l’élimination de munitions explosives non explosées dans une ancienne base militaire à Saloglu, dans le district d’Agstafa. Avec le soutien du programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité, une usine mobile de retraitement du « melanj » entre en service en Azerbaïdjan pour transformer en engrais cette substance extrêmement toxique. Le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, en visite au siège de l’OTAN. 2008 Le projet de transformation du « melanj » est mené à bonne fin. L’Azerbaïdjan et l’OTAN adoptent le deuxième IPAP. L’Azerbaïdjan retire des soldats de la KFOR. Le contingent militaire azerbaïdjanais en Afghanistan passe à 45 hommes. 2009 Le président Aliev, en visite au siège de l’OTAN, participe à une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord. Les effectifs du contingent azerbaïdjanais en Afghanistan sont doublés et passent à 90 hommes environ. 2010 Préparation du troisième plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) avec l’OTAN. Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, M. Elmar Mammadyarov, en visite au siège de l’OTAN. 2011 Le projet d’élimination de munitions explosives non explosées, qui a duré cinq ans et demi, s’est achevé en juin. L’OTAN et l’Azerbaïdjan approuvent leur troisième plan d’action individuel pour le Partenariat. Le président Aliev vient en visite au siège de l’OTAN. 2012 En mai, le président Aliev participe à une réunion du sommet de l’OTAN à Chicago, avec des homologues d’autres pays qui appuient la mission de stabilisation dirigée par l'OTAN en Afghanistan. En septembre, le secrétaire général de l’OTAN se rend en visite en Azerbaïdjan.