L'aide à l’Union africaine

  • Mis à jour le: 29 Jun. 2016 16:09

Depuis 2005, l'OTAN apporte différentes formes de soutien à l'UA, à la demande de cette dernière. L'UA est une organisation régionale qui rassemble 54 pays africains. Créée en 2002 à Addis Abeba (Éthiopie), elle a fait appel au soutien de l'OTAN dès 2005 pour la Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS), dans la province du Darfour.



Points principaux

  • C’est en 2005 que l’OTAN a mené sa première mission sur le continent africain, qui consistait à apporter une assistance à l’Union africaine (UA) au travers de la fourniture d'un soutien à la MUAS, la mission de l’UA au Darfour (Soudan).
  • Suite au transfert de la MUAS à la mission hybride UA/ONU au Darfour (MINUAD) fin 2007, le soutien de l’OTAN est devenu superflu.
  • À l’heure actuelle, l’OTAN apporte un soutien à la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM) avec des moyens de transport aérien et maritime stratégique.
  • L’UA a entrepris de constituer une capacité de maintien de la paix à long terme, la Force africaine en attente. L’OTAN y contribue aussi, par un soutien à la mise en place de capacités.
  • L’OTAN mène ses travaux avec l’UA en coordination avec des partenaires bilatéraux et avec d'autres organisations internationales, dont les Nations Unies et l'Union européenne.
  • Aide à l’Union africaine en Somalie

    Depuis 2007, l’OTAN, qui a accepté d'apporter une aide à l'AMISOM, fournit un soutien dans le domaine du transport aérien stratégique et du transport maritime stratégiques aux États membres de l’UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de cette mission. Ainsi, l’OTAN a par exemple mis en place un soutien aérien du Burundi à Mogadiscio ; elle a aussi escorté un bâtiment de l’UA qui transportait des équipements militaires burundais destinés à l’un des bataillons transférés par voie aérienne à Mogadiscio.

    L’OTAN a aussi mis des experts à la disposition de la Division des opérations de soutien de la paix (DOSP) de l'UA. C'est à la DOSP qu'incombent la planification, la conduite et la gestion des opérations et missions de l'UA, y compris l'AMISOM. Les experts de l'OTAN, aux côtés de leurs homologues de l'UA, interviennent dans des domaines spécifiques pendant une période de six à douze mois, renouvelable à la demande de l'UA.

    Outre cet appui en matière de logistique et de planification, l’OTAN faisant partie du Groupe de contact international sur la Somalie.

    Transport aérien stratégique

    Le 17 janvier 2007, l’UA a lancé un appel général à tous ses partenaires, dont l'OTAN, concernant un appui financier et logistique à l’AMISOM. Le 22 mai 2007, elle a adressé à l’OTAN une demande plus précise portant sur un soutien à apporter dans le domaine du transport aérien aux États membres de l'UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de l'AMISOM.

    Le 7 juin, le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande. Le soutien de l’OTAN a été initialement autorisé jusqu’au 21 août 2007. Depuis lors, et à la suite de nouvelles demandes de l’UA, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé à plusieurs reprises de prolonger ce soutien pour des périodes de six mois et, plus récemment, pour une année. Suite à la dernière décision du Conseil, le soutien est autorisé jusqu’en janvier 2017.

    Transport maritime stratégique

    Le soutien au transport maritime stratégique a été demandé un peu plus tard, et le Conseil de l’Atlantique Nord a marqué son accord de principe pour répondre positivement à cette demande le 15 septembre 2009. Ce soutien, qui est également accordé pour des périodes définies, est actuellement autorisé jusqu'en janvier 2017.

    Experts

    L’OTAN a mis des experts à la disposition de la DOSP de l'UA, qui appuie l’AMISOM. Ces experts ont partagé leurs connaissances dans des domaines tels que la planification maritime, la planification stratégique, la planification et le suivi en matière financière, la planification des acquisitions, la coordination des mouvements aériens, les télécommunications, l'informatique, la logistique, les ressources humaines, la gestion du personnel militaire et la planification de circonstance.

    Formation

    L'OTAN offre aux étudiants relevant de l'UA la possibilité de suivre des cours à l'École de l’OTAN à Oberammergau (Allemagne) dans des domaines tels que les exercices de gestion de crise. D'autres centres de formation sont en passe d'être sélectionnés, en fonction des besoins de l'UA. Depuis le début de 2015, suite à une demande de l'UA, l'OTAN a commencé à dispenser à Addis-Abeba des formations dédiées, selon le concept des équipes mobiles de formation et d'entraînement. L’objectif est de cibler un plus grand nombre de membres de l’UA, y compris les communautés économiques régionales, en proposant des modules de formation d’une à deux semaines sur des thèmes prédéfinis, comme la planification opérationnelle et la planification des exercices.

    Coopération avec d’autres organisations internationales

    Outre cet appui en matière de logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international sur la Somalie. C’est en juin 2009 qu’elle a été invitée pour la première fois à assister aux réunions de ce Groupe, auxquelles elle participe régulièrement depuis lors.

    Les organes associés à la prise de décision et à la mise en œuvre des décisions

    Le Conseil de l’Atlantique Nord est l’organe qui, sur la base des avis donnés par les autorités militaires de l’OTAN, approuve le soutien à l’Union africaine.

    L’ambassade de Norvège à Addis-Abeba met en œuvre ses ressources diplomatiques à l’appui des activités de l’OTAN en Afrique. Les demandes sont transmises, par « notes verbales », de l’Union africaine à l’ambassade de Norvège, puis, par l’intermédiaire du commandement de forces interarmées (JFC) de Naples et du SHAPE, au siège de l’OTAN, où elles sont examinées et où des décisions sont prises, au besoin. Les demandes de l’UA sont examinées au cas par cas.

    L’officier de liaison militaire de haut rang (SMLO) de l'OTAN est le principal point de contact pour les activités menées par l’Alliance avec l’UA. Les pays déploient à tour de rôle, pour des périodes de six mois, un SMLO affecté à Addis-Abeba et secondé par un adjoint et un assistant administratif. Dans le cas précis du soutien apporté par l’OTAN à l'AMISOM, c’est le JFC Naples – placé sous le commandement général du Commandement allié Opérations – qui assume la responsabilité de l’équipe SMLO opérant depuis la capitale éthiopienne.

    Cette équipe ne se contente pas d'assurer les activités quotidiennes de l’OTAN ; elle est également le point de contact militaire de l’OTAN avec les pays partenaires et les organisations régionales, mais aussi avec les représentants des pays fournisseurs de troupes à l’AMISOM, avec les représentants des pays donateurs qui se sont engagés à fournir un appui à l’UA, ainsi qu’avec les Nations Unies, l’UE et diverses ambassades.

  • Contribuer à la création d’une Force africaine en attente (FAA)

    L’OTAN a fourni, à la demande de l’UA, un soutien à la FAA en mettant à disposition des experts et des formateurs. La FAA, qui devrait être déployée en Afrique en période de crise, s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer des capacités de maintien de la paix à long terme. Elle représente la vision de l’UA d’un dispositif continental de sécurité, disponible sur appel, et présentant des points de ressemblance avec la Force de réaction de l’OTAN.

    L'Alliance apporte un soutien au renforcement des capacités, par le biais de stages et d’exercices d’entraînement, et elle met en place diverses formes de soutien visant à rendre la FAA opérationnelle, toujours à la demande de l’UA. L’OTAN aide en particulier l’UA à conduire les processus d’évaluation relatifs à l’état de préparation opérationnelle des brigades de la FAA. Cette force continentale, en cours d'opérationalisation, pourrait être considérée comme une contribution africaine à l’action plus large menée par la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité.

    Mise à disposition d'experts

    Le 5 septembre 2007, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé, dans le cadre de son soutien au renforcement des capacités de l’Union africaine, d’aider cette dernière à réaliser une étude sur l’évaluation de l'état de préparation opérationnelle des brigades de la FAA.

    Aide à la formation

    L’OTAN a fourni à la FAA des modules de formation ciblés. Depuis 2009, l’École de l’OTAN à Oberammergau accueille des officiers d’état-major de l’UA, qui participent à différents stages, y compris dans le domaine de la planification opérationnelle.

    Le JFC de Naples, qui est le QG de l’OTAN désigné pour la mise en œuvre de la coopération pratique entre l’Alliance et l’UA, a également organisé des programmes de formation en matière d’homologation/évaluation pour le personnel de l’UA. Il a ainsi formé des fonctionnaires de l’UA participant à des exercices militaires et mis à disposition des experts militaires qui apportent une aide dans le cadre des procédures d’évaluation et de retour d'expérience liées aux exercices. L’OTAN a également participé, en y apportant son soutien, à divers ateliers préparatoires de la FAA ayant pour objectif de mettre au point des concepts en rapport avec la FAA.

    Des experts de l’OTAN ont apporté leur soutien aux phases de préparation de l'exercice Amani Africa II, qui a eu lieu en Afrique du Sud (octobre-novembre 2015), et ils ont également joué un rôle actif dans la phase d'exécution. Cet exercice d'entraînement sur le terrain de la FAA a été le premier à rassembler des brigades régionales en attente provenant de l'ensemble du continent. Des forces militaires et de police ainsi que des civils africains ont contribué à tester la capacité de déploiement rapide de la FAA et son niveau de préparation en vue de sa capacité opérationnelle totale.

  • Aider l’Union africaine au Darfour (Soudan)

    La MUAS a pour but de mettre un terme à la violence qui sévit dans cette région depuis l’éclatement d’un conflit en 2003, et d’y améliorer la situation humanitaire.

    Du mois de juin 2005 au 31 décembre 2007, l’OTAN a aidé l’UA à étendre sa mission de maintien de la paix au Darfour en fournissant des moyens aériens pour le transport d’un plus grand nombre de soldats de la paix dans la région et en dispensant une formation au personnel de l’UA. Le soutien de l’OTAN ne prévoyait pas la fourniture de troupes de combat.

    L’Alliance a cessé d’apporter son soutien à la MUAS le 31 décembre 2007, date à laquelle la MUAS a été remplacée par la MINUAD. Elle s’est déclarée prête à envisager, si on le lui demandait, d’apporter un soutien à la force de maintien de la paix hybride ONU-UA, constituée de soldats de la paix et de policiers civils.

    Le transport aérien de soldats de la paix et de policiers civils de l’Union africaine

    Entre le 1er juillet et le mois d’octobre 2005, l’OTAN a assuré la coordination du transport aérien stratégique de soldats de la paix provenant des pays africains fournisseurs de troupes et envoyés au Darfour, et a ainsi aidé à transporter près de 5 000 soldats. Cela a contribué à renforcer les troupes sur le terrain, dont l'effectif est passé à 8 000 personnes.

    En août 2005, à la demande de l’UA, le Conseil de l'Atlantique Nord a décidé de contribuer au transport de policiers civils. L’OTAN a ainsi coordonné le transport aérien de quelque 50 policiers civils de la MUAS entre les mois d'août et d’octobre 2005.

    À partir de septembre 2005, l'OTAN a aussi assuré la coordination du transport aérien stratégique pour la rotation des troupes, à destination comme au départ de cette région.

    En tout, les coordonnateurs aériens de l’OTAN et de l’UE ont organisé le transport de quelque 37 500 soldats, policiers civils et observateurs militaires à destination et au départ de cette région du Soudan. À elle seule, l’OTAN a coordonné le transport aérien de plus de 31 500 troupes et personnels de la MUAS.

    La gestion du transport aérien assuré par l’OTAN s’est faite à partir de l’Europe. Une cellule spéciale de l’UA, responsable du transport aérien et située au siège de l’UA à Addis-Abeba (Éthiopie), a coordonné les mouvements des troupes et personnels arrivant sur le terrain. L’UE et l’OTAN ont toutes les deux mis des personnels à la disposition de cette cellule, mais c’est l'UA qui avait la direction des opérations.

    La formation du personnel de l’UA

    Pendant toute la durée de la mission, l'OTAN a aussi aidé le personnel de la MUAS à se former dans diverses disciplines.

      • Planification aux niveaux stratégique et opérationnel : la formation dans ce domaine était axée sur les technologies et les techniques à mettre en œuvre pour analyser et comprendre l'ensemble de la situation au Darfour et pour déterminer les secteurs dans lesquels l’emploi des moyens de l’UA pouvait influencer au mieux l'environnement opérationnel et éviter les crises. Au total, 184 officiers de l’UA ont eu l’occasion de suivre cette formation dans deux quartiers généraux de la MUAS : le centre opérationnel intégré pour le Darfour, à Addis-Abeba (Éthiopie), et le quartier général de la force de la MUAS, à El Fasher (Soudan).

    Le 2 juin 2006, l’UA a demandé à l’OTAN d’appuyer la création d’un centre d’opérations interarmées (JOC) de la MUAS, ce que l’Alliance a accepté de faire six jours plus tard.
    Deux mois plus tard, en août 2006, l'OTAN a aussi contribué à un exercice sur cartes dirigé par les Nations Unies, dont le but était d'aider les personnels de l’Union africaine à comprendre la situation sur le théâtre d'opérations et à agir efficacement, et aussi de renforcer leur capacité à gérer des opérations stratégiques. L'OTAN a fourni 14 officiers, dont des concepteurs d’exercice et des contrôleurs au niveau tactique.

      • Formation portant sur le retour d'expérience : le 8 juin 2006, le Conseil de l'Atlantique Nord a accepté, à la demande de l’UA, de fournir une assistance pour ce qui est de la formation dans les domaines de la certification avant déploiement et du retour d'expérience. À la suite d'une nouvelle demande formulée par l’UA le 19 septembre de la même année, l’OTAN a assuré un encadrement et une formation sur la façon dont l’UA peut mettre en place son propre processus de retour d’expérience. Soixante-quinze officiers de la MUAS issus de trois quartiers généraux (le centre opérationnel intégré pour le Darfour, le quartier général de la force de la MUAS et le quartier général de la mission de l'UA à Khartoum) ont suivi ces stages.

    Dans ce domaine, l'OTAN a travaillé en totale complémentarité avec l’UE, qui a également apporté une contribution importante.  

      • Formation à la gestion de l’information : à la suite d’une note verbale envoyée par l’UA le 25 août 2006, l'OTAN a assuré temporairement la formation et le mentorat de six officiers de l’UA dans le domaine de la gestion de l'information, à la Cellule d'évaluation de l'information du centre opérationnel intégré pour le Darfour.

    Les organes associés à la prise de décision et à la mise en œuvre des décisions

    Le Conseil de l'Atlantique Nord, sur la base des avis donnés par les autorités militaires de l’OTAN, a marqué son accord pour qu’un soutien soit apporté à l’Union africaine. En ce qui concerne le soutien de l’OTAN à la MUAS, l'ancien JFC de Lisbonne a – sous le commandement général du Commandement opérations – assumé la responsabilité de l’équipe SMLO opérant depuis Addis-Abeba. Cette équipe était le seul point de contact militaire de l’OTAN avec l’UA à Addis-Abeba.

     

    Elle était aussi le point de contact militaire de l’OTAN avec les représentants des pays fournisseurs de troupes à la MUAS, avec les représentants des pays donateurs qui se sont engagés à fournir un appui à l’Union africaine, ainsi qu’avec les Nations Unies, l’UE et diverses ambassades. 

    L'évolution de l'aide apportée par l’OTAN à la MUAS

    Dans un courrier du 26 avril 2005, l’UA a demandé à l’OTAN d’envisager la possibilité de lui apporter un soutien logistique afin qu’elle puisse étendre sa mission de soutien de la paix au Darfour. En mai 2005, le président de la Commission de l’UA, M. Alpha Oumar Konaré, est venu au siège de l'OTAN afin de fournir des précisions sur la demande d’assistance. Le lendemain, le Conseil de l'Atlantique Nord a chargé les autorités militaires de l'Alliance de donner – d’urgence – des avis sur le soutien que l’OTAN pouvait apporter.

     

    À la suite de nouvelles consultations avec l’UA, l’UE et les Nations Unies, l'OTAN a convenu officiellement, en juin 2005, de fournir un soutien dans le domaine du transport aérien et en matière de formation. Les premiers avions transportant des soldats de la paix de l’UA ont décollé le 1er juillet de la même année. La formation des officiers de l’UA a débuté le 1er août et, quelques jours plus tard, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé de contribuer au transport de policiers vers le Darfour.

     

    Les grandes étapes – Darfour (Soudan)

    26 avril 2005

    L'Union africaine demande à l'OTAN son aide en vue d'étendre sa mission de maintien de la paix au Darfour.

    17 mai 2005

    Le président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, est le premier représentant officiel de l'Union africaine à venir en visite au siège de l'OTAN.

    18 mai 2005

    Le Conseil de l'Atlantique Nord convient de charger les autorités militaires de l'Alliance de fournir des avis sur l'assistance que l'OTAN pourrait offrir.

    24 mai 2005

    Le Conseil de l'Atlantique Nord approuve les premières options militaires d'un soutien possible de l'OTAN.

    26 mai 2005

    Le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, participe, à Addis-Abeba (Éthiopie), à une réunion sur le soutien international à la mission de l'Union africaine.

    9 juin 2005

    Les ministres de la Défense des pays membres de l'Alliance font part de leur décision d’appuyer l'opération de soutien de la paix de l'Union africaine au Darfour dans les domaines de la coordination du transport aérien stratégique et de la constitution de capacités d’état-major.

    1er juillet 2005

    Début des transports aériens assurés par l'OTAN.

    1er août 2005

    Début de la formation des officiers de l'UA assurée par l'OTAN.

    5 août 2005

    À la demande de l’Union africaine, le Conseil de l'Atlantique Nord accepte de contribuer au transport de policiers civils vers le Darfour.

    21 septembre 2005

    Le Conseil de l'Atlantique Nord décide de prolonger la durée du soutien que l'OTAN apporte dans le domaine du transport aérien jusqu'au 31 octobre 2005 de manière à assurer l'acheminement des renforts restants de soldats de la paix.

    9 novembre 2005

    Le Conseil de l'Atlantique Nord décide de prolonger de deux mois, jusqu'à la fin mai 2006, la coordination par l’OTAN des opérations de transport aérien stratégique, compte tenu du plan de rotation des forces de l’Union africaine.

    29 mars 2006

    Suite à un appel téléphonique du secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, effectué le 27 mars, le Conseil de l'Atlantique Nord annonce qu'il est disposé à permettre la poursuite de la mission de l'OTAN. Le Conseil charge les autorités militaires de l'OTAN de fournir des avis sur un éventuel soutien de l'OTAN à une mission des Nations Unies qui prendrait le relais au Darfour.

    13 avril 2006

    Le Conseil de l'Atlantique Nord annonce qu'il est disposé à permettre la poursuite de la mission de l'OTAN jusqu'au 30 septembre.

    5 mai 2006

    Deux parties signent l'accord de paix pour le Darfour.

    30 mai 2006

    Le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires de l'ONU, M. Jan Egeland, vient en visite au siège de l'OTAN pour des discussions sur le Darfour et sur le rôle des forces armées dans le cadre des secours en cas de catastrophe.

    2 juin 2006

    Le président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, demande à l'OTAN de poursuivre son soutien dans les domaines du transport aérien et de la formation, ainsi que les autres formes d'aide.

    8 juin 2006

    Les ministres de la Défense déclarent que l'Alliance est disposée à élargir l’aide à la formation qu'elle apporte à la MUAS et à envisager la possibilité d’apporter un soutien à une mission de l'ONU qui prendrait le relais. La coordination du transport aérien stratégique est prolongée jusqu'à la fin de 2006.

    16 novembre 2006

    Au cours d'une réunion à Addis Abeba, la notion de mission hybride UA-ONU de maintien de la paix est introduite.

    28-29
    novembre 2006

    Au sommet de Riga, l'OTAN réaffirme son soutien à l'UA et se déclare prête à élargir ce soutien. Elle réaffirme également son engagement à travailler en coordination avec d'autres acteurs de la communauté internationale.

    14 décembre 2006

    L'OTAN décide de prolonger de six mois sa mission de soutien.

    15 décembre 2006

    L'envoyé spécial des États-Unis au Darfour, M. l'ambassadeur Andrew Natsios, rencontre le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, au siège de l'OTAN.

    15 janvier 2007

    L'OTAN accepte d’apporter un soutien en matière de développement de capacités d’état-major au QG de la mission de l'UA à Khartoum, en plus de la formation qu’elle assure déjà à El Fasher et Addis-Abeba.

    14 juin 2007

    Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN réaffirment l'engagement de l'Alliance envers le Darfour et se félicitent de la décision du gouvernement soudanais d'autoriser une mission hybride ONU-UA au Darfour.

    6-7 décembre 2007

    Les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN se déclarent disposés à poursuivre le soutien que l'Alliance apporte à la Mission de l’Union africaine au Darfour, avec l'accord de l'ONU et de l’Union africaine.

    2-4 avril 2008

    Au sommet de Bucarest, l’OTAN exprime sa préoccupation à propos de la situation au Darfour et se déclare prête à soutenir les efforts de maintien de la paix menés par l’UA dans la région.

    3-4 avril 2009

    Au sommet de Strasbourg/Kehl, l’OTAN manifeste de nouveau sa préoccupation à propos du Darfour et, de manière plus générale, du Soudan. Soulignant le principe de responsabilisation des Africains, l’OTAN se déclare prête à examiner d’autres demandes de soutien formulées par l’UA, et notamment le développement des capacités régionales.