NATO - North Atlantic Treaty Organization

  • Kazakhstan , Les relations entre l’OTAN et le -
    Les relations entre l’OTAN et le Kazakhstan L’OTAN et le Kazakhstan, qui coopèrent activement pour mettre en œuvre des réformes ayant trait à la démocratie, aux institutions et à la défense, ont instauré une coopération pratique dans de nombreux autres domaines. Le plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP) définit le programme général de coopération entre le Kazakhstan et l’OTAN. En matière de défense, la coopération s'appuie sur le processus de planification et d'examen (PARP). Cadre de la coopération Le dialogue entre l’OTAN et le Kazakhstan s’inscrit dans le cadre du Conseil de partenariat euro‑atlantique (CPEA). Le représentant spécial du secrétaire général de l’OTAN pour le Caucase et l’Asie centrale, M. James Appathurai, maintient un dialogue politique de haut niveau avec les autorités kazakhes par des visites régulières dans le pays. L’agent de liaison de l’OTAN en Asie centrale se rend lui aussi régulièrement à Astana pour faire le point sur les questions de coopération avec le gouvernement kazakh. L'OTAN et le Kazakhstan mettent en œuvre, à travers un IPAP, une coopération pratique dans plusieurs domaines. Dans ce document, qui est agréé pour une période de deux ans, le Kazakhstan expose ses plans de réforme et indique les échéances qu’il s’est fixées. Parmi les éléments clés de l'IPAP en cours pour le cycle 2012-2013 figurent des réformes dans les domaines politique et militaire et dans le secteur de la sécurité. L’OTAN a accepté d’aider le Kazakhstan à mener à bien ces réformes en lui fournissant des conseils et un soutien ciblés, adaptés à ses besoins spécifiques. Le Kazakhstan coopère aussi avec l'OTAN et les pays partenaires dans un large éventail d’autres domaines, dans le cadre du programme du Partenariat pour la paix (PPP) et du CPEA. Domaines clés de la coopération La sécurité Le Kazakhstan a désigné un bataillon d'infanterie (le KAZBAT) en vue d'un éventuel déploiement dans le cadre d’opérations de soutien de la paix dirigées par l’OTAN en vertu d’un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU. Le KAZBAT est devenu opérationnel dans le délai imparti et des éléments de ce bataillon se sont joints aux pays alliés pour plusieurs exercices réels. Dans le cadre du PARP, un grand projet consiste à développer cette unité pour en faire une brigade (KAZBRIG) afin de donner au Kazakhstan la capacité de fournir en permanence, par voie de rotation, une contribution de la taille d’un bataillon. En 2010, le Kazakhstan, tout comme la Fédération de Russie, l'Ukraine, l'Ouzbékistan et le Bélarus, a conclu avec l’OTAN un accord concernant le transport ferroviaire vers l’Afghanistan de fret non létal destiné à la FIAS. Depuis 2012, l'OTAN a également conclu avec le Kazakhstan (ainsi qu'avec plusieurs autres pays d'Asie centrale et avec la Russie) un accord concernant le rapatriement depuis l'Afghanistan de fret non létal de la FIAS. Le Kazakhstan joue un rôle actif en accueillant des activités d’entraînement et des exercices du PPP et en y participant. En consultation avec les Alliés, il a mis en place un centre d’entraînement régional PPP, et il poursuit sa collaboration avec les pays membres de l’OTAN et les partenaires régionaux dans le domaine des techniques de formation linguistique et militaire. Le Kazakhstan contribue aussi à la lutte contre le terrorisme grâce à sa participation au plan d’action du Partenariat contre le terrorisme (PAP-T). Il s’agit notamment de partager avec l’OTAN des informations et des analyses, de renforcer les capacités nationales de lutte contre le terrorisme et d’améliorer la sécurité aux frontières. En 2010, le Kazakhstan a accueilli un stage de haut niveau organisé par le Centre d'excellence pour la défense contre le terrorisme, basé à Ankara (Turquie). Ce stage traitait des différentes facettes du terrorisme et des stratégies de lutte contre ce phénomène, ainsi que de l'importance de la coopération internationale et interinstitutionnelle dans la lutte contre le terrorisme. Depuis 2006, le Kazakhstan, en coopération avec des pays de l’OTAN et des partenaires régionaux, accueille des exercices militaires annuels dénommés « Steppe Eagle ». Ces exercices contribuent à renforcer l’interopérabilité du KAZBAT avec les forces de l’Alliance. L'exercice de 2012 a été conduit par le Kazakhstan « dans l'esprit du Partenariat pour la paix » ; la planification de l'édition 2013 de « Steppe Eagle » est en cours. La réforme du secteur de la défense et de la sécurité L’OTAN soutient le processus de réforme démocratique et institutionnelle mis en œuvre au Kazakhstan, qui est présenté dans l’IPAP. Le Kazakhstan peut tirer parti des grandes compétences de l’OTAN et des divers pays alliés, en particulier dans le domaine de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité. La participation du Kazakhstan au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP depuis 2002 aide le pays à renforcer l’aptitude de ses forces à travailler avec l’OTAN. Le Kazakhstan cherche à parvenir à l’interopérabilité entre des éléments de ses forces armées et celles des pays alliés. Actuellement, il axe ses efforts sur ses forces aéromobiles. Des travaux conjoints se poursuivent pour développer le bataillon de maintien de la paix amené à opérer aux côtés des Alliés. Le Centre de formation et d'entraînement PPP du Kazakhstan (KAZCENT) a été reconnu par l'OTAN comme centre de formation et d'entraînement des partenariats en décembre 2010. Le KAZCENT propose des stages annuels – ouverts aux Alliés et aux partenaires – sur l'anglais militaire et les procédures d’état-major OTAN, ainsi qu'un stage – de 5 jours – de familiarisation à l'histoire, à l'économie et à la culture de l'Asie centrale et de l'Afghanistan. Les plans civils d’urgence Le Kazakhstan développe ses capacités en matière de plans civils d’urgence et de gestion des catastrophes en coopérant avec l’OTAN et en prenant part aux activités organisées par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). Il a envoyé un représentant auprès de l'EADRCC et accueilli en 2009 l'exercice EADRCC Zhetysu, qui s’est déroulé sur un site proche d'Almaty. La science et l'environnement Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (programme SPS), le Kazakhstan a reçu des subventions pour plus de 20 projets de collaboration scientifique et environnementale, incluant des études sur les risques de contamination radiologique en Asie centrale, la gestion intégrée des ressources en eau et l’exploration de nouvelles technologies en matière de constructions parasismiques. En octobre 2009, des Kazakhs ont suivi un cours de haut niveau consacré à la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive par le renforcement de la sécurité des frontières. En mai 2010, des scientifiques et des ingénieurs du Kazakhstan ont participé, aux côtés de ceux d’autres pays de la Communauté des États indépendants (CEI), à un programme scientifique de l’OTAN visant à les former à la sécurisation des cyberréseaux. Cette formation avait pour objectif premier de renforcer les réseaux informatiques des communautés universitaires et scientifiques de toute la région. L’information publique L'OTAN et le Kazakhstan travaillent aussi largement à mieux faire connaître l’Alliance et les avantages de leur coopération. Ils ont tenu en 2007 un atelier conjoint dont l'objet était de contribuer à la formation des responsables kazakhs chargés des relations avec la presse et de l’information du public. Le centre d’information et de documentation de l’OTAN, qui a ouvert ses portes en 2007 à l'université nationale kazakhe Al Farabi d’Almaty, accueille chaque année plusieurs activités sur des thèmes en rapport avec l’OTAN ainsi que des visites de représentants de l’Organisation. En outre, une bibliothèque dépositaire des publications de l'OTAN a été inaugurée à Astana en 2008. Par ailleurs, des travaux conjoints visant à élaborer une stratégie générale d'information publique sont en cours. Des travaux conjoints visant à établir une stratégie d'information du public qui soit plus large sont aussi en cours. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un État membre de l’OTAN sert de point de contact et d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l'Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN au Kazakhstan est celle de la Lettonie. Évolution des relations Les relations entre l’OTAN et le Kazakhstan remontent à 1992, lorsque le pays est devenu membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé Conseil de partenariat euro-atlantique en 1997). La coopération s'est renforcée et, en 1995, le pays a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP). En 2002, il s’est associé au processus de planification et d’examen (PARP) du PPP. Le soutien des processus de réforme interne s’est intensifié depuis 2005, année du premier plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) du Kazakhstan. Les grandes étapes 1992 Le Kazakhstan adhère au Conseil de coopération nord‑atlantique, rebaptisé Conseil de partenariat euro‑atlantique (CPEA) en 1997. 1995 Le Kazakhstan adhère officiellement au Partenariat pour la paix. 1997 Le Kazakhstan tient son premier exercice annuel conjoint de maintien de la paix (exercice « Steppe Eagle ») avec des pays de l'Alliance afin d'améliorer l'état de préparation des unités kazakhes de maintien de la paix dans la perspective de leur participation à des opérations dirigées par l'OTAN. 2002 Le Kazakhstan est relié à la « Route de la soie virtuelle ».   Le Kazakhstan s'associe au PARP. 2004 Au sommet d'Istanbul, les dirigeants des pays de l'Alliance accordent une place privilégiée à l'Asie centrale – un représentant spécial de l'OTAN et un agent de liaison sont désignés pour cette région. 2005 Le Kazakhstan remet son document de présentation IPAP à l'OTAN. 2006 Le Kazakhstan et l'OTAN définissent ensemble le premier IPAP du Kazakhstan, qui porte sur la période 2006‑2008, ainsi que les objectifs du Partenariat 2006 au titre du PARP. 2007 Le président du Kazakhstan, M. Noursoultan Nazarbaïev, effectue une visite au siège de l'OTAN.   L'évaluation PARP 2007 présente l'état de réalisation des objectifs du Partenariat.   Le Prix OTAN du partenariat scientifique 2007 est décerné à deux scientifiques du Kazakhstan et du Royaume-Uni pour leur excellente collaboration sur l'évaluation de la contamination radioactive du site d'essais nucléaires de Semipalatinsk (Kazakhstan), qui était exploité par l'Union soviétique.   Le centre d'information de l'OTAN s'ouvre à l'université Al Farabi. 2008 La bibliothèque dépositaire des publications de l'OTAN est inaugurée dans l'enceinte de la bibliothèque nationale.   Le ministre de la Défense du Kazakhstan, M. Danial Akhmetov, se rend en visite au siège de l'OTAN et présente au Conseil les résultats de l'IPAP 2006‑2008. 2009 Le secrétaire général de l’OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, effectue une visite au Kazakhstan.    Le Kazakhstan accueille à Astana le Forum du Conseil de partenariat euro‑atlantique (CPEA) sur la sécurité.    L’exercice de réaction en cas de catastrophe Zhetysu 2009 se déroule au Kazakhstan.  2010 Le ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan, M. Kanat Saudabaïev, effectue une visite au siège de l’OTAN.    Des accords sont conclus entre l’OTAN et plusieurs pays, dont le Kazakhstan, concernant le transit ferroviaire de fret non létal à destination de l’Afghanistan.   Le président du Kazakhstan, M. Noursoultan Nazarbaïev, effectue une visite au siège de l’OTAN.  2011 M. James Appathurai, secrétaire général adjoint délégué (DASG) de l'OTAN pour les affaires politiques et la politique de sécurité, et représentant spécial pour le Caucase et l’Asie centrale, se rend au Kazakhstan. 2012 Le ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan, M. Erzhan Kazykhanov, participe au 25e sommet de l'OTAN à Chicago. 2013 Le ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan, M. Erlan Idrissov, effectue une visite au siège de l’OTAN.
  • Kirghize, Les relations entre l’OTAN et la République -
    Les relations entre l’OTAN et la République kirghize Le Kirghizistan coopère avec l’OTAN dans le cadre du Partenariat pour la paix et du Conseil de partenariat euro-atlantique. L’OTAN et le Kirghizistan ont mis en place une coopération pratique dans de nombreux domaines afin de renforcer la sécurité régionale et mondiale. Le programme de partenariat individuel (IPP) présente les activités de coopération entre l’OTAN et le Kirghizistan. Cadre de la coopération Le dialogue entre l’OTAN et le Kirghizistan s’inscrit dans le cadre du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA). Le représentant spécial du secrétaire général de l’OTAN pour le Caucase et l'Asie centrale, M. James Appathurai, maintient un dialogue politique de haut niveau avec les autorités kirghizes. L’agent de liaison de l’OTAN pour l’Asie centrale se rend lui aussi régulièrement à Bichkek, où il fait le point sur les questions de coopération avec le gouvernement. L'OTAN et le Kirghizistan développent une coopération pratique dans plusieurs domaines via le programme individuel de partenariat et de coopération (IPCP) du pays, approuvé conjointement chaque année. Les domaines clés de la coopération sont la sécurité et le maintien de la paix, notamment la lutte contre le terrorisme et la sécurité aux frontières, ainsi que la gestion de crise et les plans civils d'urgence. Le Kirghizistan participe depuis 2007 au processus de planification et d'examen du PPP (PARP) afin de coopérer plus étroitement avec les Alliés à des initiatives portant sur l’interopérabilité militaire et la planification de défense, dont les buts ont été définis sur la base d’un ensemble d'objectifs de Partenariat adaptés. Il devrait participer à la réunion en configuration élargie portant sur la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) ‑ dirigée par l’OTAN en Afghanistan – prévue au sommet de l’OTAN à Chicago, en mai 2012. Domaines clés de la coopération La coopération dans le domaine de la sécurité Le Kirghizistan participe à de nombreux exercices du PPP. Le gouvernement kirghize a recensé un certain nombre d’unités disponibles pour des opérations et des exercices de formation OTAN/PPP. La participation à ces activités nécessite dans chaque cas une décision gouvernementale. Ces unités comprennent une compagnie d’infanterie, un peloton spécial de la garde nationale pour la formation à la lutte antiterroriste et au maintien de la paix, ainsi qu'une compagnie de gardes-frontière. Par ailleurs, l’OTAN et le Kirghizistan élaborent actuellement un accord sur le transit de surface (ferroviaire et routier) de marchandises FIAS à travers le territoire de la République kirghize. La réforme du secteur de la défense et de la sécurité En concertation avec les Alliés, le Kirghizistan a entrepris de réformer ses forces armées. Le PARP, auquel il a adhéré en 2007, permet au gouvernement kirghize d’obtenir une aide supplémentaire pour l'élaboration des plans et activités de réforme. Ces réformes devraient également permettre au Kirghizistan d’être mieux à même de prendre part à des opérations de maintien de la paix aux côtés des forces de l’OTAN. Le Kirghizistan s’emploie à renforcer ses capacités de recherche et de sauvetage en montagne, ainsi que ses structures militaires de commandement et de contrôle. L’instruction militaire joue un rôle dans ces processus, et la coopération dans ce secteur couvre un large éventail de domaines, parmi lesquels la formation linguistique, la formation et l’entraînement à la recherche et au sauvetage, la sécurité et le contrôle des frontières, le droit des conflits armés et les droits de l’homme. Le Kirghizistan participe également à un programme soutenu par l’OTAN pour la reconversion du personnel militaire dégagé des cadres. L’objectif de ce programme est d’atténuer les conséquences socio-économiques de la restructuration des forces armées du pays en facilitant le retour des anciens militaires sur le marché de l’emploi civil. Les plans civils d'urgence Les plans civils d'urgence constituent pour le Kirghizistan un domaine de coopération clé. Le pays travaille avec les Alliés en vue d'améliorer sa capacité de répondre efficacement aux catastrophes naturelles et aux situations d’urgence. Il s’intéresse tout particulièrement à la coopération scientifique et technique dans ce domaine et aux mécanismes mis en place par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). Le Kirghizistan a envoyé des experts participer aux séminaires spécialisés organisés par l’École de l’OTAN d’Oberammergau ainsi qu’aux débats organisés au siège de l’OTAN sur le thème des plans civils d’urgence. La science et l’environnement Des scientifiques kirghizes ont reçu des subventions dans différents domaines d’étude relevant du programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS). Des scientifiques kirghizes travaillent aux côtés d’experts belges, russes et slovaques sur un projet de prévention des catastrophes liées aux barrages résultant de glissements de terrain dans le Tien Chan, région montagneuse de la République kirghize sujette à d’importants tremblements de terre et exposée à des glissements de terrain. En outre, des scientifiques kirghizes, britanniques, italiens et ouzbeks travaillent depuis quelque temps sur un projet visant à augmenter la sécurité géo-environnementale dans la région de la centrale hydroélectrique de Toktogoul. Des chercheurs de la République kirghize réfléchissent également aux moyens de gérer les déchets industriels issus de l’exploitation de l’uranium, le but étant d’empêcher ceux-ci d’avoir des effets nocifs sur la santé des populations locales et sur l’environnement. Le Kirghizistan participe par ailleurs au projet « Route de la soie virtuelle », qui a pour objectif de faciliter l’accès à l’Internet d’universitaires et de chercheurs des pays du Caucase et d’Asie centrale grâce à un réseau satellitaire. En septembre 2008, des ressortissants du Kirghizistan ont participé à un cours de haut niveau sur le concept et les paramètres de l’utilisation de la force dans la lutte contre le terrorisme. En mai 2010, des scientifiques et des ingénieurs du Kirghizistan ont participé, aux côtés de ceux d’autres pays de la Communauté des États indépendants (CEI), à un programme scientifique de l’OTAN visant à les former à la sécurisation des cyberréseaux. Cette formation avait pour objectif premier de renforcer les réseaux informatiques des communautés universitaires et scientifiques de toute la région. Au total, les scientifiques et les experts de la République kirghize ont joué un rôle de chef de file pour 49 activités menées au titre du programme SPS. L’information du public Le Kirghizistan et l’OTAN continuent de travailler ensemble pour faire mieux comprendre l’OTAN et les avantages de la coopération à l’opinion publique. Cela se fait dans le cadre de différents axes de travail, y compris de visites au siège de l’OTAN, d’ateliers internationaux tenus au Kirghizistan et de visioconférences entre l’OTAN et les établissements universitaires kirghizes. Des travaux sont en cours pour établir et développer des réseaux avec des universités, des organisations non gouvernementales, la presse et les médias afin de mieux faire comprendre la nature de l’Alliance et la sécurité euro-atlantique en général. À cet effet, le Kirghizistan a accueilli en novembre 2007, à Bichkek, le forum euro-atlantique de la jeunesse. L’OTAN soutient les activités de formation aux questions de sécurité et de défense et collabore avec le pays pour améliorer l’accès du public aux documents concernant l’OTAN et la sécurité. À cet effet, l’OTAN et le Kirghizistan ont ouvert à l'académie diplomatique de Bichkek, en février 2009, une bibliothèque dépositaire des publications de l'OTAN. Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un pays de l’OTAN joue le rôle de point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l’Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact au Kirghizistan est l’ambassade d’Allemagne. Évolution des relations En 1992, le Kirghizistan est devenu membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé en 1997 « Conseil de partenariat euro-atlantique »). En 1994, il a adhéré au Partenariat pour la paix afin de travailler aux côtés des Alliés dans des domaines de convergence des objectifs bilatéraux. Depuis son adhésion au PPP, le Kirghizistan a participé à plusieurs exercices du PPP, notamment ceux axés sur le commandement et le contrôle, les plans civils d’urgence et la coopération civilo-militaire. Les grandes étapes 1992 Le Kirghizistan devient membre du Conseil de coopération nord-atlantique, rebaptisé en 1997 « Conseil de partenariat euro‑atlantique » (CPEA). 1994 Le Kirghizistan adhère au Partenariat pour la paix. 2000 Le secrétaire général de l'OTAN effectue une visite au Kirghizistan . 2003 Le Kirghizistan est connecté à la « Route de la soie virtuelle ». 2004 Le secrétaire général de l'OTAN effectue une visite au Kirghizistan . 2006 Les Alliés apportent une aide au Kirghizistan par le biais de l’EADRCC alors que d’abondantes chutes de neige provoquent des dégâts importants dans le sud du pays. 2007 Le Kirghizistan s’associe au processus de planification et d'examen du PPP (PARP). Le Kirghizistan accueille en novembre, à Bichkek, le forum euro-atlantique de la jeunesse. 2008 Le Kirghizistan accueille à Bichkek un stage de formation parrainé par le programme pour la science au service de la paix et de la sécurité intitulé « L’utilisation de la force dans la lutte contre le terrorisme ». 2009 La bibliothèque dépositaire des publications de l'OTAN ouvre à l'académie diplomatique de Bichkek. Le Kirghizistan lance officiellement à Bichkek un programme soutenu par l’OTAN pour la reconversion du personnel militaire dégagé des cadres. 2011 En février, la présidente du Kirghizistan, Roza Otunbayeva, se rend au siège de l’OTAN. En mai, le nouveau secrétaire général adjoint délégué (SGAD) pour les affaires politiques et la politique de sécurité et représentant spécial de l’OTAN pour l’Asie centrale, James Appathurai, se rend au Kirghizistan, en Ouzbékistan et au Kazakhstan afin de débattre des questions de sécurité régionale et de l’expansion des programmes de coopération pratique.
  • Kosovo, La campagne aérienne du -
    La campagne aérienne du Kosovo Opération « Allied Force » L'OTAN a lancé une campagne aérienne, l'opération « Allied Force », en mars 1999, pour mettre fin à la catastrophe humanitaire qui se déroulait alors au Kosovo. La décision d'intervenir faisait suite à plus d'une année de combats dans la province et à l'échec des tentatives internationales visant à résoudre le conflit par la voie diplomatique. À la fin de 1998, plus de 300 000 Kosovars avaient déjà fui leur foyer, les divers accords de cessez-le-feu étaient systématiquement bafoués, et les négociations étaient au point mort. Les deux séries de pourparlers tenues sous l'égide de la communauté internationale à Rambouillet (France) en février 1999 et à Paris en mars 1999 n'ont pas permis de sortir de l'impasse. Toutes les voies diplomatiques étaient épuisées. À l'époque, il aurait été possible d'assurer l'autonomie du Kosovo au sein de la République fédérale de Yougoslavie, et de la garantir par la présence d'une force dirigée par l'OTAN. Acceptée par la délégation albanophone, la proposition a toutefois été rejetée par Belgrade. L'OTAN a annoncé la suspension de la campagne aérienne le 10 juin, après avoir signé un accord militaro-technique avec la République fédérale de Yougoslavie. Le même jour, le Conseil de sécurité des Nations Unies adoptait la résolution 1244, qui saluait l'adhésion de la République fédérale de Yougoslavie aux principes à appliquer en vue d'une solution politique, y compris l'arrêt immédiat de la violence, un retrait rapide par la République fédérale de Yougoslavie de ses forces militaires, paramilitaires et de police et le déploiement d'une présence internationale civile et de sécurité effective, avec une participation substantielle de l'OTAN. Les objectifs politiques de la campagne aérienne La campagne La montée en puissance de la campagne aérienne et ses effets immédiats Les objectifs politiques de la campagne aérienne Les objectifs étaient les suivants : qu'il soit mis un terme, de façon vérifiable, à toute action militaire, à la violence et à la répression ; que les forces militaires, les forces de police et les forces paramilitaires soient retirées du Kosovo ; qu’une présence militaire internationale soit mise en place au Kosovo ; que tous les réfugiés et personnes déplacées puissent rentrer dans leur foyer, sans conditions et dans un climat de sécurité, et qu'il soit permis aux organisations d'aide humanitaire d’avoir accès à eux d'accéder sans entraves ; que soit établi un accord politique pour le Kosovo en conformité avec le droit international et la Charte des Nations Unies. La campagne Malgré les tensions, l'Alliance est restée unie pendant les 78 jours qu’ont duré les frappes aériennes. Plus de 38 000 sorties ont alors été effectuées – dont 10 484 étaient des missions de frappe – sans que l'on ait à déplorer une seule victime alliée. Après avoir commencé par viser les défenses aériennes de la République fédérale de Yougoslavie, l'OTAN a graduellement augmenté l'intensité de la campagne, utilisant les systèmes à guidage de précision les plus évolués et évitant dans toute la mesure du possible de provoquer des pertes civiles. Le choix des cibles était examiné à plusieurs niveaux de commandement afin de s'assurer qu'il était conforme au droit international, militairement justifié et qu'il réduisait au maximum les risques pour la population civile et les biens. Si elle est d'abord intervenue au Kosovo afin de protéger les albanophones contre l'épuration ethnique, dès le déploiement de la KFOR dans la province, en juin 1999, l'OTAN s’est montrée tout aussi déterminée à protéger les Serbes contre un sort similaire. La montée en puissance de la campagne aérienne et ses effets immédiats À la fin février 1998, la tension qui couvait au Kosovo, du fait de l'imposition par Belgrade, en 1989, d'un régime d'administration directe de cette province à population majoritairement albanaise, a dégénéré en violence entre les forces serbes – armée et police – et les Albanais du Kosovo. Intervention de la communauté internationale La communauté internationale s'est montrée de plus en plus préoccupée par l'escalade du conflit, ses conséquences sur le plan humanitaire et le risque d'extension aux pays voisins, ainsi que par le mépris affiché par le président de la Yougoslavie, Slobodan Milosevic, à l'égard des efforts diplomatiques entrepris pour trouver une solution pacifique à la crise dans laquelle les militants albanais du Kosovo jouaient un rôle déstabilisateur. Le 13 octobre 1998, le Conseil de l'Atlantique Nord autorisait les ordres d'activation en vue de frappes aériennes de l'OTAN, à l'appui des efforts diplomatiques déployés pour amener le régime de Milosevic à retirer ses forces du Kosovo, à coopérer afin de mettre un terme à la violence et à faciliter le retour des réfugiés dans leur foyer. À la suite de nouvelles initiatives diplomatiques, le président Milosevic acceptait de respecter les décisions, et les frappes aériennes étaient annulées. La Mission de vérification au Kosovo D'autres mesures ont été prises à l'appui des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies demandant qu'un terme soit mis au conflit, avec notamment la création d'une Mission de vérification au Kosovo (KVM) par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), d'une mission de surveillance aérienne par l'OTAN, ainsi que d'une force spéciale de l'OTAN chargée d'aider à l'évacuation des membres de la Mission de vérification si le conflit devait se poursuivre. Intensification de la crise  La situation au Kosovo s'est embrasée à nouveau au début de 1999, suite à un certain nombre d'actes de provocation perpétrés par les deux parties et à un recours excessif à la force de la part de l'armée et de la police spéciale serbes. Celles-ci avaient notamment été responsables du massacre, le 15 janvier 1999, de 40 civils albanais du Kosovo non armés dans le village de Racak. Les efforts internationaux qui furent déployés pour relancer la recherche d'une solution pacifique au conflit aboutirent à l'organisation de négociations entre les deux parties, à Londres et à Paris, dans le cadre d'une médiation internationale. Toutefois, ces négociations échouèrent et, en mars 1999, l'armée et la police serbes firent monter en puissance leurs opérations, envoyant dans la région des renforts de troupes et des chars, en violation flagrante des accords qui avaient été passés. Cette offensive systématique déclencha l'exode de dizaines de milliers de personnes. La tentative menée par l'ambassadeur américain Richard Holbrooke pour convaincre le président Milosevic d'inverser sa politique se solda par un échec. Tous les recours diplomatiques ayant été épuisés, l'OTAN déclencha, le 24 mars 1999, une campagne aérienne contre le régime de Milosevic. Les effets de la campagne aérienne Suite aux efforts diplomatiques entrepris par la Russie et l'Union européenne le 3 juin, un accord militaro-technique fut conclu le 9 juin 1999 entre l'OTAN et la République fédérale de Yougoslavie. Le lendemain, après qu'il eut été confirmé que les forces yougoslaves avaient commencé à se retirer du Kosovo, l'OTAN annonça la suspension de la campagne aérienne. Le 10 juin, le Conseil de sécurité des Nations Unies adoptait la résolution 1244, qui saluait l'adhésion de la République fédérale de Yougoslavie aux principes à appliquer en vue d'une solution politique, y compris l'arrêt immédiat de la violence, un retrait rapide par la République fédérale de Yougoslavie de ses forces militaires, paramilitaires et de police, et le déploiement d'une présence internationale civile et de sécurité effective, avec une participation substantielle de l'OTAN.
  • Kosovo, Le rôle de l'OTAN au -
    Le rôle de l'OTAN au Kosovo Depuis juin 1999, l'OTAN dirige une opération de soutien de la paix au Kosovo, à l'appui d'initiatives internationales plus larges visant à consolider la paix et la stabilité dans la région. Aujourd'hui, quelque 5 000 hommes appartenant à la Force pour le Kosovo (KFOR) dirigée par l'OTAN – et mis à disposition par 31 pays – s'emploient toujours à maintenir un environnement sûr et sécurisé et à préserver la liberté de circulation de tous les citoyens, quelle que soit leur origine ethnique. Après la déclaration d'indépendance du Kosovo, prononcée unilatéralement le 17 février 2008, l'Alliance a réaffirmé que la KFOR resterait au Kosovo en vertu de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU, à moins que ce dernier n’en décide autrement. En juin 2008, l'OTAN a accepté d'assumer de nouvelles tâches au Kosovo, notamment la dissolution du Corps de protection du Kosovo (CPK) et la création de la Force de sécurité du Kosovo (KSF) en tant que force multiethnique constituée de professionnels volontaires, dotée d’un armement léger et prête à intervenir dans toutes les situations de crise. Son mandat englobe la réponse aux crises, l’assistance aux autorités civiles pour les interventions en cas de catastrophes naturelles (ou autres) et de situations d’urgence, la neutralisation des explosifs et munitions, ainsi que la protection civile. L'arrêt rendu par la Cour internationale de justice le 22 juillet 2010 n’a eu aucune incidence sur ces tâches ou sur le mandat général de la KFOR : consultée au sujet de la légitimité de la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, la Cour a émis l’avis que cette déclaration ne violait ni le droit international ni la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU. Dans le cadre de son mandat opérationnel, la KFOR coopère avec l'ONU, l'Union européenne (UE) et d'autres acteurs internationaux à l'échelle du Kosovo, comme il convient, et elle leur prête assistance pour favoriser l'établissement d'un Kosovo stable, démocratique, multiethnique et pacifique. En avril 2013, Belgrade et Pristina ont conclu un accord de normalisation qui permettra d'améliorer les relations entre les deux parties tout en donnant un nouvel élan à l'intégration euro‑atlantique des Balkans occidentaux. L'OTAN, et en particulier la KFOR, se tiennent prêtes à appuyer au mieux la mise en application de ce nouvel accord dans le cadre de leur mandat actuel. Avec le temps, et à mesure que les conditions de sécurité s’améliorent, l’OTAN ajuste la posture de la KFOR pour arriver à une présence minimale : une force réduite reposant de plus en plus sur la capacité d’adaptation et le renseignement, et ayant moins de tâches fixes à accomplir. C’est le Conseil de l'Atlantique Nord qui décide du rythme et du niveau des réductions successives des effectifs, selon l'évolution de la situation sur le terrain et les conditions de sécurité. Ce processus est fonction des conditions et non d’un calendrier. Les objectifs de la KFOR La KFOR a été déployée au Kosovo le 12 juin 1999, au terme de la campagne aérienne de 78 jours lancée par l'Alliance en mars 1999 pour mettre fin à la catastrophe humanitaire qui frappait le pays et pour inverser le cours des choses. Le mandat de la KFOR découle de la résolution 1244 adoptée le 10 juin 1999 par le Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Accord militaro‑technique conclu entre, d'une part, l'OTAN et, d'autre part, la République fédérale de Yougoslavie et la Serbie. Les opérations de la KFOR sont menées en vertu du chapitre VII de la charte des Nations Unies et, à ce titre, constituent une mission d’imposition de la paix, communément appelée opération de soutien de la paix. À l'origine, le mandat de la KFOR était le suivant : empêcher les forces yougoslaves et serbes de reprendre les hostilités et de menacer à nouveau le Kosovo ; instaurer un environnement sûr et veiller au maintien de la sécurité et de l'ordre publics ; démilitariser l'Armée de libération du Kosovo ; appuyer l'action humanitaire internationale ; soutenir la communauté civile internationale présente sur place et assurer une coordination avec cette dernière. La présence de la KFOR a été essentielle au maintien de la sûreté et de la sécurité pour l'ensemble des habitants et des communautés du Kosovo. Aujourd'hui, la KFOR s'emploie toujours à maintenir un environnement sûr et sécurisé et à préserver la liberté de circulation de toute la population du Kosovo. Les tâches de la KFOR Tâches initiales La KFOR a notamment œuvré dans les domaines suivants : retour et réinstallation des personnes déplacées et des réfugiés, reconstruction et déminage, assistance médicale, sécurité et maintien de l'ordre public, protection des minorités ethniques, protection du patrimoine, sécurité aux frontières, prévention des trafics d'armes transfrontières, mise en œuvre, à l'échelle du Kosovo, d'un programme d'amnistie concernant les armes, les munitions et les explosifs, et destruction d'armes. Elle a également contribué à l'établissement d'institutions civiles, de l'ordre public, des systèmes judiciaire et pénal ainsi que du processus électoral, elle a pris en charge d'autres aspects de la vie politique et socioéconomique de la province. La KFOR continue d'accorder une attention particulière à la protection des minorités : elle patrouille régulièrement à proximité des enclaves minoritaires, elle installe des postes de contrôle, elle escorte des groupes minoritaires, elle assure la protection des sites patrimoniaux (les monastères, par exemple) et elle organise des distributions de vivres, de vêtements et de fournitures scolaires. Tâches supplémentaires Le 12 juin 2008, l'OTAN a accepté d'assumer des tâches supplémentaires au Kosovo, à savoir aider à la dissolution du Corps de protection du Kosovo (CPK) et à la mise sur pied de la Force de sécurité du Kosovo (KSF) ainsi qu'à la création d’une structure civile chargée de superviser cette force. Ces tâches sont mises en œuvre en coordination et en consultation étroites avec les autorités locales et internationales compétentes. o     Dissolution du Corps de protection du Kosovo (CPK) Le CPK, dispositif de transition mis sur pied à la suite du conflit et placé sous la responsabilité de la Mission des Nations Unies au Kosovo (MINUK), avait pour mission d'intervenir en cas de catastrophe, de mener des opérations de recherche et de sauvetage, d'apporter une aide humanitaire dans les zones isolées, d'aider au déminage et de contribuer à la reconstruction des infrastructures et des communautés. Le CPK a cessé ses activités opérationnelles le 20 janvier 2009 et a été officiellement dissous le 14 juin de la même année. Parallèlement, la Force de sécurité du Kosovo (KSF) a été mise en place afin de garantir la disponibilité de capacités clés en cas de situation d’urgence. Les membres du CPK qui n’ont pas été intégrés dans la KSF ont bénéficié de mesures de réinsertion, ont été réaffectés ou ont été admis à la retraite avec les honneurs. Un programme de réinsertion financé par un fonds d’affectation spéciale de l’OTAN est actuellement mis en œuvre par une ONG partenaire locale (APPK ‑ Employment Promotion Agency Kosovo ), sous la supervision du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). o     Mise sur pied de la Force de sécurité du Kosovo (KSF) L'OTAN a supervisé la mise sur pied et l’entraînement d'une KSF professionnelle et multiethnique, placée sous le contrôle d'un organe civil. La KSF est dotée d'un armement léger : elle ne possède donc pas d'armes lourdes telles que chars, artillerie lourde ou capacité aérienne offensive. Elle est avant tout chargée des tâches de sécurité qui ne sont pas du ressort de la police, par exemple les interventions d’urgence, la neutralisation des explosifs et munitions, la gestion des matières dangereuses, la lutte contre l’incendie et la protection civile. Cette force professionnelle, exclusivement composée de volontaires, a été entraînée selon les normes OTAN et placée sous le contrôle démocratique d’un organe civil. La première campagne de recrutement pour la KSF menée dans tout le Kosovo a débuté le 21 janvier 2009, et elle visait principalement à encourager toutes les communautés minoritaires du Kosovo à venir rejoindre cette force. Le processus de recrutement était ouvert à toutes les couches de la société et mené dans deux langues officielles : l’albanais et le serbe. Les activités et les stages de formation ont commencé le 2 février 2009. La capacité opérationnelle initiale a été atteinte à la mi‑septembre 2009, avec quelque 1 500 hommes ; la capacité opérationnelle totale a été déclarée par le Conseil le 9 juillet 2013, avec environ 2 200 personnels d'active (au final, ses effectifs ne dépasseront pas 2 500 personnels d’active et 800 réservistes). L'OTAN continue de soutenir la KSF au‑delà de la déclaration de la capacité opérationnelle totale, au travers de l'équipe OTAN de liaison et de conseil (NLAT). La NLAT, distincte de la KFOR, sera constituée d'une trentaine de personnels militaires et civils. Son rôle est de fournir des avis et un soutien au niveau de la brigade de la KSF et au niveau supérieur, dans des domaines comme le renforcement des capacités, la formation, le leadership, ou le commandement et le contrôle. Elle servira aussi à faciliter la poursuite du perfectionnement professionnel de la KSF. o     Mise en place d'un organe civil chargé de superviser la KSF L'OTAN a aidé et continue d’aider à mettre en place une institution civile chargée d'exercer un contrôle civil sur la KSF. C'est le siège de l'OTAN qui assume la principale responsabilité de cette tâche, et la KFOR doit aider l'équipe consultative de l'OTAN, établie à Pristina. Le commandement et la structure de la KFOR La deuxième étape de la transition marque le passage à une KFOR restructurée, le nombre de groupements tactiques multinationaux étant réduit à deux. La décision de restructurer la KFOR a été prise en octobre 2010, en fonction de la situation de sécurité au Kosovo et des résultats obtenus par la police du Kosovo et par la mission « État de droit » de l'Union européenne au Kosovo (EULEX). Les groupements tactiques multinationaux (MNBG) actuels Un groupement tactique est une unité militaire de la taille d'un bataillon, composée d'un grand nombre de compagnies. Ces dernières sont très mobiles, flexibles et peuvent être déployées rapidement sur les points chauds éventuels, dans tout le Kosovo. La KFOR est constituée de deux MNBG, qui se tiennent prêts à intervenir si une menace se fait sentir : le MNBG Est, dont le QG est situé au Camp Bondsteel, près d'Urosevac, dans l'est du Kosovo; le MNBG Ouest, dont le QG est situé au Camp Villagio Italia, à Pec. Le QG de la KFOR est toujours situé au Camp Film City, à Pristina. Il existe douze autres camps pour l'hébergement des compagnies de la KFOR. Outre les troupes de la KFOR au Kosovo, l'OTAN conserve une force de réserve prête à se déployer si nécessaire. La KFOR relève d'une chaîne de commandement unique, placée sous l'autorité du commandant de la Force (COMKFOR). Ce dernier fait rapport au commandant du Commandement allié de forces interarmées de Naples (JFCNP), en Italie. Le COMKFOR actuel est le général de division Salvatore Farina, qui a pris ses fonctions le 7 septembre 2013. Compositions précédentes À l'origine, la KFOR était composée de quatre brigades multinationales (MNB Est, MNB Centre, MNB Nord‑Est, MNB Sud‑Ouest) et, depuis juin 2006, de cinq forces opérationnelles multinationales (MNTF), à savoir la MNTF Centre, basée à Lipljan, la MNTF Nord, basée à Novo Selo, la MNTF Sud, basée à Prizren, la MNTF Ouest, basée à Pec, et la MNTF Est, basée à Urosevac. Le passage des brigades aux forces opérationnelles avait pour but d'accroître l'efficacité des forces ainsi que leur aptitude à opérer avec souplesse dans tout le Kosovo, sans restriction. Il mettait en outre davantage l'accent sur les opérations dirigées par les services de renseignement, les MNTF travaillant étroitement avec la police et la population locales pour le recueil des informations. En février 2010, la KFOR a été restructurée et les cinq forces opérationnelles multinationales, qui étaient en place depuis juin 2006, ont été remplacées par des groupements tactiques multinationaux (MNBG) adaptés à la mission : le MNBG Nord ; le MNBG Sud ; le MNBG Est ; le MNBG Ouest ; le MNBG Centre, qui couvrait également le quartier général de la KFOR à Pristina. Ceux‑ci ont fonctionné jusqu'en octobre 2010, date à laquelle la configuration actuelle a été mise en place. Anciens commandants de la KFOR GCA Sir Michael Jackson, forces terrestres britanniques 9 juin 1999 ‑ 8 octobre 1999 GCA Klaus Reinhardt, forces terrestres allemandes 8 octobre 1999 ‑ 18 avril 2000 GCA Juan Ortuño, forces terrestres espagnoles 18 avril 2000 ‑ 16 octobre 2000 GCA Carlo Cabigiosu, forces terrestres italiennes 16 octobre 2000 ‑ 6 avril 2001 GCA Thorstein Skiaker, forces terrestres norvégiennes 6 avril 2001 ‑ 3 octobre 2001 GCA Marcel Valentin, forces terrestres françaises 3 octobre 2001 ‑ 4 octobre 2002 GCA Fabio Mini, forces terrestres italiennes 4 octobre 2002 ‑ 3 octobre 2003 GCA Holger Kammerhoff, forces terrestres allemandes 3 octobre 2003 ‑ 1er septembre 2004 GCA Yves de Kermabon, forces terrestres françaises 1er septembre 2004 ‑ 1er septembre 2005 GCA Giuseppe Valotto, forces terrestres italiennes 1er septembre 2005 ‑ 1er septembre 2006 GCA Roland Kather, forces terrestres allemandes 1er septembre 2006 ‑ 1er septembre 2007 GCA Xavier Bout de Marnhac, forces terrestres françaises 1er septembre 2007 ‑ 29 août 2008 GCA Giuseppe E. Gay, forces terrestres italiennes 29 août 2008 ‑ 8 septembre 2009 GCA Markus Bentler, forces terrestres allemandes 8 septembre 2009 ‑ 1er septembre 2010 Général de division aérienne Erhard Bühler, forces terrestres allemandes 1er septembre 2010 ‑ 8 septembre 2011 Général de division aérienne Erhard Drews, forces terrestres allemandes 9 septembre 2011 ‑ 7 septembre 2012 Général de division aérienne Volker Halbauer, forces terrestres allemandes     8 septembre 2012 ‑ 6 septembre 2013 Général de division aérienne Salvatore Farina, forces terrestres italiennes depuis le 7 septembre 2013 L'évolution du rôle de l'OTAN au Kosovo Déploiement de la KFOR La résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU a été adoptée le 10 juin 1999 et, le 12 juin, les premiers éléments de la KFOR dirigée par l'OTAN sont entrés au Kosovo. Le 20 juin, toutes les forces serbes s'étaient retirées. La KFOR comprenait à l'origine quelque 50 000 hommes et femmes, mis à disposition par les pays membres de l'OTAN, des pays partenaires et des pays non membres, et placés sous un commandement et un contrôle unifiés. Début 2002, les effectifs de la KFOR ont été ramenés à environ 39 000 personnels. L'amélioration des conditions de sécurité a permis à l'OTAN de réduire encore les effectifs : 26 000 personnels en juin 2003, puis 17 500 à la fin de cette même année, et environ 5 000 aujourd'hui. Regain de violence L'évolution vers un Kosovo stable, multiethnique et démocratique a connu un coup de frein en mars 2004, lorsque des violences ont de nouveau éclaté entre Albanais du Kosovo et Serbes du Kosovo. Les troupes de la KFOR ont également été la cible d'attaques. Deux mille cinq cents militaires supplémentaires ont alors été rapidement déployés pour renforcer l'effectif de la KFOR. Au sommet d'Istanbul, en 2004, les dirigeants des pays de l'OTAN ont condamné les nouveaux épisodes de violence ethnique et réaffirmé l'attachement de l'OTAN à un Kosovo sûr, stable et multiethnique. Les pourparlers sur le statut du Kosovo En mars 2007, après 14 mois de négociations conduites par l'ONU, l'envoyé spécial pour le Kosovo, Martti Ahtisaari, a présenté au secrétaire général de l'ONU sa Proposition globale de Règlement portant statut du Kosovo. Si Pristina a entériné la proposition Ahtisaari, Belgrade l’a rejetée catégoriquement. Le 1er août 2007, le Conseil de sécurité de l'ONU n'ayant pris aucune décision sur le statut futur du Kosovo, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki‑moon, a lancé une période prolongée d'échanges avec les différentes parties, dirigés cette fois par la Troïka composée de l'Union européenne, de la Russie et des États‑Unis, sous les auspices du Groupe de contact. À la fin du mandat de la Troïka, le 10 décembre 2007, les parties n’étaient pas parvenues à se mettre d’accord sur le statut du Kosovo. Tout au long des négociations, l'OTAN a soutenu les efforts de Martti Ahtisaari, puis ceux de la Troïka, pour parvenir à un règlement de la question du statut du Kosovo ; la KFOR a contribué au maintien de la sécurité et de la stabilité sur le terrain, ce qui a permis aux négociations de se dérouler sans interruption. En décembre 2007, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN ont décidé que la KFOR resterait au Kosovo en vertu de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU, à moins que ce dernier n'en décide autrement. Ils ont en outre réaffirmé leur engagement à maintenir à leur niveau du moment, et sans nouvelles restrictions, les contributions des pays à la KFOR sous forme de forces, y compris de réserve.  Au sommet de Bucarest, en avril 2008, les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'OTAN sont convenus que l'OTAN et la KFOR continueraient de travailler avec les autorités. Ils ont également décidé que, compte tenu de son mandat opérationnel, la KFOR coopérerait avec l'ONU, l'Union européenne et d'autres acteurs internationaux, comme il conviendrait, et qu'elle leur prêterait assistance pour favoriser l'établissement d'un Kosovo stable, démocratique, multiethnique et pacifique. Ils ont par ailleurs souligné que l'OTAN se tenait prête à jouer son rôle dans l'application de futures dispositions de sécurité. Les 2 et 3 décembre 2008, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN ont réaffirmé que la KFOR, dirigée par l'OTAN sous mandat de l'ONU, maintiendrait sa présence au Kosovo en vertu de la résolution 1244 du Conseil de sécurité. Ils ont également souligné que le déploiement rapide de la mission « État de droit » de l'Union européenne (EULEX) dans tout le Kosovo était une priorité et, dans ce contexte, ils ont pris note de l'adoption, par le Conseil de sécurité de l'ONU, d'une déclaration de sa présidence à l'appui de la reconfiguration de la MINUK. Enfin, ils ont réaffirmé que l'Alliance continuerait d'œuvrer à la dissolution du Corps de protection du Kosovo et à la mise sur pied de la Force de sécurité du Kosovo sur la base de fonds d'affectation spéciale volontaires de l'OTAN. Des conditions de sécurité plus favorables Depuis lors, les conditions de sécurité ont continué de s’améliorer. Les 11 et 12 juin 2009, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont donc décidé d’ajuster progressivement la posture de la KFOR, pour passer à phase dite de présence dissuasive. Cela signifie que, lorsqu’il y a lieu et en fonction de l’évolution de la situation, l’OTAN réduira progressivement ses effectifs sur le terrain, et que les troupes qui demeureront sur le théâtre compteront de plus en plus sur le renseignement et la capacité d’adaptation. Lors de la réunion informelle qu'ils ont tenue à Istanbul les 3 et 4 février 2010, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont été informés par les autorités militaires de l’OTAN que la KFOR avait mené à bien la première étape (dite « Gate One ») de sa transition vers une phase de présence dissuasive, en ramenant ses effectifs sur le terrain à quelque 10 200 hommes. Le passage à la deuxième étape de la transition, prévoyant un effectif total d’environ 5 000 hommes, a été recommandé par les autorités militaires de l’OTAN et autorisé par le Conseil de l’Atlantique Nord le 29 octobre 2010. L'étape 2 a débuté le 28 février 2011. Parallèlement, l'amélioration de la situation de sécurité sur le terrain au Kosovo a également permis à l'OTAN de poursuivre la mise en œuvre du processus d'allègement du dispositif de protection, qui consiste à transférer progressivement, à la police locale, la responsabilité de la garde de sites religieux et culturels placés sous la protection de la KFOR. Fin 2012, la KFOR avait allégé le dispositif de protection de sept biens sous statut spécial désigné, à savoir le monument de Gazimestan ainsi que les monastères de Gračanica, de Zociste, de Budisavci, de Gorioc, des Saints‑Archanges et de Devič. Depuis lors, le dispositif de protection du patriarcat de Pec – site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO – a lui aussi été allégé. La situation dans le nord du Kosovo La situation de sécurité dans le nord du Kosovo s'est détériorée en juillet 2011, à cause d'un différend douanier. Des affrontements ont alors éclaté, qui donnèrent lieu à deux pics de violence majeurs, en juillet et en septembre, puis à un troisième, en novembre, ce qui a incité l'Alliance et ses partenaires à adapter leur posture sur le terrain. C'est dans ce contexte qu'un bataillon de la force de réserve opérationnelle de l’OTAN a été déployé en août, avec un contingent de quelque 600 soldats, afin d'aider à renforcer la présence dissuasive de la KFOR. Alors que les tensions et les affrontements s'intensifiaient dans le nord du Kosovo, la KFOR a agi avec doigté, avec fermeté et avec impartialité, afin d'assurer à la population du Kosovo un environnement stable, et de garantir la liberté de circulation ainsi que la sécurité. Fin 2012, le bataillon de la force de réserve opérationnelle s'est retiré du Kosovo. Cependant, la réduction des effectifs de la KFOR a été retardée, afin que celle‑ci soit en mesure de maintenir un environnement sûr et sécurisé en cas de tensions. Les décisions futures concernant de nouvelles réductions de la présence de la KFOR au Kosovo devront elles aussi être approuvées par le Conseil, en fonction de considérations tant militaires que politiques, le passage à l'étape 3 d'une présence dissuasive n'étant absolument pas automatique. L'OTAN continue de soutenir le dialogue engagé entre Belgrade et Pristina sous les auspices de l'UE. Ce dialogue destiné à normaliser les relations entre la Serbie et le Kosovo demeure essentiel pour qu'une solution puisse être trouvée au blocage politique au sujet de la partie nord du Kosovo. En avril 2013, Belgrade et Pristina ont conclu un accord de normalisation, qui permettra d'améliorer les relations entre les deux parties tout en donnant un nouvel élan à l'intégration euro‑atlantique des Balkans occidentaux. L'OTAN, et en particulier la KFOR, se tiennent prêtes à appuyer au mieux la mise en application de ce nouvel accord dans le cadre de leur mandat actuel.